La Kundalini ou la puissance du Serpent

La Kundalini est un concept intimement lié au yoga et plus ou moins explicite dans son enseignement, selon l’école de yoga.

 

Dans les enseignements yoguiques, la Kundalini (d’après un terme sanskrit, kundal signifiant « boucle ») désigne une puissante énergie se trouvant lovée dans l’os sacrum. Elle est représentée comme un serpent enroulé sur lui-même trois fois et demi. Par différentes techniques de stimulation, la Kundalini s’éveille et « monte » le long de la colonne vertébrale depuis l’os sacrum jusqu’au sommet de la tête, progressant d’un chakra[1] à l’autre afin de les harmoniser un à un. Le yoga enseigne que cette énergie porte la conscience du Soi, et que l’éveil de la Kundalini conduit à la réalisation, par le pratiquant, de sa plus haute conscience[2].

 

La traduction en français de l’expression « Kundalini Yoga » signifie « Yoga de la puissance du Serpent. » L’Hindouisme enseigne que tout être humain possède un « serpent spirituel » résidant à la base de sa colonne vertébrale. Un maître « éveillé » ou gourou possède l’onction nécessaire pour éveiller ce serpent. Il peut le faire de diverses manières :

 

  • En touchant le candidat.
  • En soufflant sur lui.
  • Par ses enseignements.
  • Par sa simple présence.

 

L’Hindouisme offre diverses formes de yoga. Le mot « yoga » signifie « joindre. » Le but de tous ces yogas est de donner à l’adepte une conscience cosmique et de l’unir (le joindre) à « Dieu », Shiva. Le Kundalini Yoga provient d’une forme de l’Hindouisme connu sous le nom de Kashmir Shivaism (Shivaïsme du Cachemire).

 

Cette forme de yoga est pratiquée dans la région du Cachemire. Le dieu adoré par ces Hindous s’appelle Shiva qui est l’un des principaux dieux Hindous.

 

Le Kundalini Yoga fut découvert en Europe par l’entremise de Carl-Gustav Jung au cours de conférences qu’il donna sur ce sujet en 1932 au Club Psychologique de Zürich, alors que la discipline était encore totalement inconnue en Occident. Cependant, les divers enseignements d’autres types de yoga avaient déjà été comparés aux écrits de Jung avant que ce dernier ne s’intéresse au sujet.

 

Dès la fin des années 1960, le Kundalini Yoga, jusqu’alors resté confidentiel en Inde car considéré comme très puissant et réservé à une élite, fut enseigné en Occident par le maître de cette discipline Yogi Bhajan (1929-2004). Utilisant notamment le Kundalini Yoga pour aider les toxicomanes à sortir de la dépendance aux drogues, il diffusa son enseignement à travers le monde entier ayant surtout comme objectif de former des professeurs[3].

 

En pratiquant le Kundalini yoga, les chants répétitifs, la méditation, et avec la transmission de pouvoirs spirituels d’un gourou, l’adepte peut éveiller sa Kundalini[4].

 

Le Kundalini Yoga est donc le yoga Hindou de la PUISSANCE. C’est le chemin de la puissance surnaturelle et de l’union avec la divinité.

 

Le Kundalini Yoga peut aussi conduire au dérangement mental, à la psychose, à la possession démoniaque ou à l’oppression démoniaque. Si vous consultez n’importe quel site du Nouvel Age sur Internet, on y parle de la Kundalini. Ils mettent tous en garde contre les dangers de ce yoga, et le risque que l’on court à éveiller la puissance de ce serpent.

 

Depuis la chute d’Adam, l’homme a recherché la puissance et s’efforce de devenir semblable à Dieu. Dans l’Hindouisme, le Shivaïsme du Cachemire est le moyen le plus direct d’atteindre ces objectifs.


Notes :

[1] Un chakra (roue, disque en sanskrit) est le nom couramment donné à des objets ayant la forme d’un disque, parmi lesquels le soleil. Les Chakra spirituels sont décrits dans le Kundalinî yoga, représentés par des fleurs de lotus et marquant, sur le corps spirituel de l’homme, la progression de l’énergie (essentiellement sexuelle). Les Chakra sont utilisés en médecine chinoise et en acupuncture, mais aussi dans le Reiki, dans le mouvement du Nouvel Age, dans les philosophies ésotériques et occultes…

[2] Certains ésotéristes voient dans la libération de l’énergie de la Kundalini une pratique très dangereuse pouvant avoir des conséquences très néfastes sur la psychologie de la personne dont la Kundalini a été libérée.

[3] Curieusement tous les mouvements de ce type se diffusent toujours en affichant un souhait d’élitisme !

[4] Déjà certains ésotéristes voient dans la libération de l’énergie de la Kundalini une pratique très dangereuse pouvant avoir des conséquences très néfastes sur la psychologie de la personne dont la Kundalini a été libérée.

Le yoga et ses implications

Depuis les années 1960 et 1970, le Yoga a fait son apparition en Occident suivi d’un intérêt toujours grandissant des populations. Du coup, est apparu un nombre grandissant de personnes se contorsionnant dans tous les sens, dans des positions étranges qui ne présentent de l’extérieur qu’un intérêt de prouesses physiques sans aucune considération psychique. Mais est-ce vraiment cela le Yoga ? Assurément non et c’est cela que nous allons découvrir ensemble.

 

Le Yoga est apparu il y a des milliers d’années en Inde, berceau d’une civilisation où de nombreuses spiritualités virent le jour. Personne ne sait exactement quand eut lieu la naissance de cette discipline, ni de quelle manière. Une légende, très riche en symboles, nous raconte comment le Yoga fut transmis à l’homme :

« Shiva, Dieu hindou, enseigna le Yoga à son épouse la déesse Parvatti dans le plus grand secret. Mais un poisson assista discrètement aux leçons. Shiva s’en rendit compte et voulut le tuer pour avoir osé braver l’interdit. Seulement, grâce au Yoga, le poisson avait atteint un rayonnement et une beauté exceptionnelle qui charma Parvatti qui plaida en sa faveur et réussit à convaincre Shiva de juste chasser l’indiscret. Le poisson partit donc et s’échoua plus tard sur les rivages de l’Inde où, à force de pratique persévérante du Yoga, il se transforma en homme. Les habitants l’appelèrent Matsyendra et l’accueillirent. Touché par cet accueil, en remerciement, il leur enseigna le Yoga. C’est ainsi que cette discipline d’origine divine fut transmise à l’homme. »

 

Le yoga est l’un des six darśana[1] de la philosophie védique[2]. Il est l’aspect pratique du Sâmkhya[3], le moyen de sa réalisation et de sa concrétisation dans l’individu.

 

Toutefois, il y a une subtilité car le Sâmkhya est athée, alors que le Yoga est théiste ! Ceci s’explique par la présence du terme Ishvara dans les Yoga-Sûtra[4]. Celui-ci est souvent attribué à un dieu, mais en fait, il s’agit surtout d’un principe absolu. On peut donc l’interpréter différemment selon le contexte culturel. Au final, cette différence entre le Sâmkhya et le Yoga n’est pas si marqué que l’on pense. Ainsi, le yoga laisse paraître la reconnaissance de Dieu alors qu’il en renie l’existence ! Ainsi, le chrétien peut avoir l’impression de « se retrouver » dans le yoga en pensant retrouver un équilibre « voulu par Dieu » alors qu’en réalité, il s’agit d’un système qui petit à petit amène à déifier l’homme et à rejeter Dieu…

 

Revenons sur le terme de yoga : il vient du sanskrit. Ce mot possède le même radical indo-européen que l’on retrouve dans le français joug (du latin jugum) et l’anglais yoke. D’après Gérard Huet (excellent site lexique de sanskrit) yoga (raçine : yuj) se traduit :

  • véhicule, équipement, moyen, méthode, convenance, contact,
  • union, jonction, zèle, soin,
  • discipline, concentration d’esprit, pratique du yoga, extase ou union mystique.

 

Il existe différentes « voies du yoga ». Voici les quatre principales (car il en existe encore d’autres, Kundalini Yoga, Kriya Yoga…) :

 

  • Bhakti Yoga : la voie de la dévotion où le pratiquant s’abandonne en toute confiance au divin à travers des chants, des prières, des mantras.

 

  • Jnana Yoga : la voie de la connaissance où le pratiquant essaie d’aller au-delà du mental par la pensée, le raisonnement. Il pousse dans ses derniers retranchements la logique et tend à voir le monde à travers une connaissance éclairée.

 

  • Karma Yoga : la voie de l’action désintéressée où le pratiquant agit d’abord pour les autres afin de se libérer de son ego. Il effectue chaque acte en pleine conscience, en union avec celui-ci sans faire intervenir son ego

 

  • Raja-Yoga : la voie royale dont le Hatha-yoga en fait partie. Ici, l’accent est mis sur les exercices physiques, mentaux, méditatifs. Bien souvent la pratique du yoga commence par celui-ci, ce qui masque toutes les implications réelles de la pratique du yoga.

 

Le Raja-Yoga est parfois appelé Roi des Yogas, ou Kundalini Yoga car la Kundalini est la puissance, l’énergie que la pratique du yoga est sensée libérer pour atteindre un état d’union et de fusion avec l’univers, en passant par une amélioration de la santé physique, une meilleure connaissance de soi, un état de calme intérieur, une spiritualité supérieure…


Notes :

[1] Ce mot signifie vision ou visite de l’idole dans le sanctuaire du temple, et aussi doctrine du salut.

[2] La philosophie védique est la religion mère de l’hindouisme.

[3] Le Sâmkhya est une doctrine du salut qui vise la libération de l’être. Il énumère la constitution de l’être et trace le fonctionnement psychique de l’humain. Par l’exploration et la connaissance de notre fonctionnement profond et de notre essence, le Sâmkhya affirme l’existence d’une possibilité de se soustraire à la souffrance et d’atteindre le salut. Celui-ci ne dépend plus d’un quelconque sauveur ou d’un acte de foi vis à vis d’un dieu, mais dépend d’un travail intime et volontaire sur soi, ce qui rejoint totalement l’une des premières paroles de Satan à l’humanité : « Vous serez comme des dieux (ou comme Dieu selon les traductions) » (Gn 3 :5)

[4] Un sūtra (ou soutra, sûtra voir soûtra) désigne ce qu’on nommerait en Occident un « classique », un « canon » voire, simplement, un « livre ». Il s’agit d’un mot sanskrit signifiant « fil » et s’appliquant à des écrits spéculatifs ou philosophiques rédigés sous forme d’aphorismes.

Bénédiction de Toronto et manifestations démoniaques

Témoignage du Pasteur G. Williams[1].

 

Après m’être longuement informé sur l’église Vineyard de Toronto, j’ai finalement décidé de m’y rendre en personne pour voir ce qui s’y passait, et qui attirait toute l’attention, non seulement de Toronto, mais dans tout le Canada et même dans le monde entier.

 

En entrant dans l’église de Toronto, mon attention fut immédiatement attirée par un jeune homme d’environ 35 ans, qui était debout à l’arrière de l’église. Il avait les yeux fermés, les bras étendus devant lui. Il les élevait et les abaissait très rapidement, comme s’il maniait le manche d’une ancienne pompe à eau. Il faisait aussi un bruit de moteur d’avion.

(…/…)

Tout son corps tremblait violemment, apparemment sans qu’il puisse le contrôler. Je pris un siège. Peu après, une jeune femme vint s’asseoir à côté de moi et commença à faire les mêmes exercices giratoires avec son corps. Je parcourus du regard la salle, et je vis que beaucoup de gens s’efforçaient « d’entrer dans l’Esprit » de la même manière. Il me sembla que ce phénomène était accepté par tout le monde, et même, je m’en rendis compte plus tard, encouragé.

 

La réunion commença par un moment de « louange et d’adoration. » Les gens semblaient tout à fait libres de lever les bras dans la louange. Les cantiques et les chœurs étaient bien conduits. On pouvait assurément ressentir une atmosphère d’attente. L’auditorium était plein à craquer. Quand la louange fut achevée, on nous conduisit dans la prière.

 

L’un des responsables nous expliqua ensuite qu’il allait demander à plusieurs personnes de partager leur témoignage, pour raconter ce que le Seigneur avait fait pour eux depuis qu’ils étaient venus dans cette église Vineyard. La première personne invitée à monter sur l’estrade fut justement ce jeune homme qui avait attiré mon attention quand je suis entré dans la salle. Apparemment, c’était un prédicateur Baptiste de l’Angleterre. Il vint sur le devant de l’estrade et commença à parler. Après avoir prononcé quelques phrases, il s’écroula à terre en rugissant et en poussant des cris perçants.

 

Le responsable nous assura que tout allait bien. Il nous expliqua que ce rugissement venait du Saint-Esprit… C’était le rugissement du lion de Juda. Cela semblait se produire fréquemment dans leurs réunions. Cette explication me surprit, parce que j’avais rencontré de tels rugissements des centaines de fois au cours de mes réunions tout au long des années passées. Et je peux vous assurer que ces rugissements ne venaient pas du Saint-Esprit. C’étaient simplement des démons qui exprimaient leur angoisse et leurs tourments, parce qu’ils possédaient ou tourmentaient ces gens (Marc 5:7).

 

Je fus plus que surpris par ce manque de « discernement des esprits ». Ce jeune homme fut suivi par trois autres personnes. Dès qu’elles se mirent à donner leur témoignage, elles tombèrent à terre en rugissant et en hurlant. Les responsables se mirent à rire et à louer le Seigneur, puis ils reprirent le cours de la réunion.

 

Ce soir-là, l’orateur était un Pasteur Vineyard des Etats-Unis. Apparemment, il appartenait à l’équipe dirigeante du Mouvement. Il nous dit qu’il avait préparé un message, mais qu’il se sentait conduit à le laisser de côté, et à le remplacer par un meilleur, que le Seigneur venait de lui donner. En commençant son message, il nous dit qu’auparavant il était « bien élevé », mais qu’à présent, il était « oint ». Cela ne me dérange pas du tout qu’un prédicateur mette de côté un message, même si le Saint-Esprit le lui a inspiré, pour en donner un autre, que le saint-Esprit lui inspire sur le moment. Cependant, si un prédicateur me dit qu’il met de côté son intellect et qu’il utilise le Saint-Esprit pour justifier un message douteux et confus, je pense qu’il y a là un problème, car l’onction du Saint-Esprit n’est pas incompatible avec le fait d’être bien élevé. En fait, le Saint-Esprit utilise très bien notre éducation, quand c’est Lui qui nous dirige.

 

Pour nous prouver que son nouveau message était bien conduit par le Saint-Esprit, l’orateur ponctuait sa prédication, de temps en temps, par de brefs soubresauts de sa tête, de ses épaules et de ses mains, accompagnés d’un roulement de ses yeux. À chaque fois, il disait : « L’onction du Saint-Esprit est toujours avec moi ! » Je crois que l’onction se démontre par le message lui-même, et non par des secousses physiques ou des manifestations spéciales, qui peuvent ou non accompagner ce message.

 

L’orateur conclut son message en nous disant que le Saint-Esprit était en train d’agir au milieu de nous, et que tous ceux qui ressentaient des tremblements, des secousses quelconques, ou une insensibilité de leurs membres, devaient comprendre que ces manifestations venaient du Saint-Esprit. Il demanda à tous ceux qui ressentaient ces manifestations de lever la main, pour qu’un membre de leur équipe pastorale vienne prier pour eux. Beaucoup de gens commencèrent à manifester un tremblement incontrôlable de leur corps. Beaucoup tombèrent à terre en rugissant et en poussant de grands cris. D’autres se mirent à rire à gorge déployée. Je pus marcher à mon aise dans toute la salle pour observer ce qui se passait.

 

Il ne fait aucun doute que si ces gens étaient à la recherche d’une expérience religieuse, ils étaient en train d’en vivre une, qui était complètement différente de celles qu’ils pouvaient avoir dans une église évangélique, pentecôtiste ou charismatique traditionnelle. Même s’il y avait certaines ressemblances.

 

En observant ce qui se passait dans cette église Vineyard, beaucoup de gens pourraient en conclure que, même si tout cela semblait assez différent de ce qui se passait dans la plupart des églises, c’était probablement bon, et que cela venait sans doute de Dieu. Après tout, les gens venaient ici du monde entier, et repartaient dans leurs églises pour y répandre ce qu’ils avaient reçu à Toronto !

 

Je retournai à l’église de Toronto le 17 novembre, dans l’après-midi, pour une conférence réservée aux Pasteurs et responsables d’églises. Voici le programme : louange, adoration, prière, et message donné par un ancien professeur d’un Institut Biblique de Dallas, dirigeant du Mouvement Vineyard, qui était à présent Pasteur d’une Eglise Presbytérienne.

(…/…)

Ce message fut bien reçu, et se conclut par une (prétendue) parole de connaissance invitant ceux qui le désiraient à s’approcher, pour qu’ils soient guéris de divers problèmes de santé. La réponse fut positive. Là encore, un peu partout dans l’assistance, des gens ont commencé à trembler d’une manière incontrôlable. Plusieurs tombèrent à terre.

 

Je crois que le ministère de l’église Vineyard de Toronto doit être évalué et examiné à la lumière des Ecritures. Nous ne pouvons pas nous contenter de l’écarter d’un revers de main, comme certains ont tenté de le faire pour les premiers disciples, le jour de la Pentecôte, en disant qu’ils étaient ivres. Mais nous devons l’évaluer et l’examiner, pour voir ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. Jacques a dit, en parlant de la bouche : « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? Un figuier, mes frères, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? De l’eau salée ne peut pas non plus produire de l’eau douce (Jc 3:10-12). On pourrait dire de même en ce qui concerne la louange et l’exercice du ministère. Si un ministère produit à la fois la bénédiction et la malédiction, nous devons l’examiner pour voir d’où cela provient afin de sonder les Ecritures (Jn 5 : 39 et Ac 17 : 11) et de juger de tout au travers de celles-ci.

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Note :

[1] Le Pasteur G. Williams a exercé son ministère pendant plusieurs années en compagnie du Pasteur David Mainse, à l’Eglise du 100, Huntley Street, à Kitchener, au Canada. Il a ensuite été Pasteur de l’Eglise du Bon Samaritain, dans la même ville. Il exerce à présent un ministère d’évangéliste dans tout le Canada.

Comparaison des manifestations de Toronto et de la Kundalini

(Pour ceux qui ne connaissent pas la kundalini : Voir « « Le yoga et ses implications » et « Le yoga et ses manifestations par la Kundalini »)

 

Voici une comparaison des manifestations de Toronto, de Pensacola ou encore de Bromptom (Angleterre) telles qu’elles sont décrites par des témoignages vécus, par des journalistes ou encore par ceux-là mêmes qui prêchent ces « bénédictions » :

 

Manifestations de Toronto et de Pensacola[1] Manifestations de la Kundalini
Rires incontrôlables « Rire et pleurer sont aussi involontaires et incontrôlables que des hoquets »
Lévitations, projections et tremblements Lévitations, projections, tremblements, secouements
Mouvements involontaires du corps dans des positions étranges (parfois même yoguiques) Maintiens ou déplacements du corps de manières curieuses et peu banales
« état de repos dans l’esprit » Etats spontanés de transe
Hurlements d’animaux, cris Hurlements, grognements, cris
Comme ivre dans l’esprit, spasmes Mouvements convulsifs ou spasmes musculaires
Visions reçues en état de « repos dans l’esprit » Conseils reçus par des voix intérieures, des visions et des rêves
Confusion mentale, troubles de la mémoire Confusion mentale, difficulté de concentration
Sentiment de chaleur et d’énergie circulant dans le corps Précipitation de l’énergie qui circule dans le corps
Sauts sur place ou en se déplaçant Danses rituelles
Ressenti d’odeur agréables et de parfums Expériences de sortie du corps durant lesquels il y a perception d’odeurs d’encens et de fleur

 

Il y a aussi similarité sur la façon de recevoir « la puissance » :

 

Comment reçoit-on la bénédiction dans les églises de Toronto et de Pensacola Comment reçoit-on la Kundalini
Par l’imposition des mains de n’importe qui Par l’imposition des mains durant le « Shakti-Pat »

 

Qui peut envoyer la bénédiction Qui peut transmettre la Shakti-Pat
Toute personne qui l’a elle-même reçu d’un « Béni »[2] N’importe qui, s’il a reçu ce pouvoir du Gourou ou de l’un de ces élèves.

Notes :

[1] Ces manifestations ne sont pas des « inventions modernes » car nous les retrouvons dans différents mouvements qui prônaient un réveil spirituel profond.

[2] Ceux-ci s’appellent Arnott, benny Hinn, Rodney Browne, Rick Joyner etc…

Des âmes sauvées, certes, mais trompées

Pour être parfaitement juste et honnête, il faut dire que plusieurs observateurs ont assisté aux réunions de l’évangéliste Stephen Hill et ont remar­qué qu’il prêchait souvent l’Evangile d’une manière claire. Après la prédication, une invitation est offerte pour accepter Christ. Beaucoup répondent à l’appel. Des âmes perdues sont sauvées et nées dans le royaume de Dieu. Il existe pour­tant un dilemme. Elles sont sauvées oui, mais dans quelle conditions et dans quel contexte ?[1]

 

Si notre hôpital local faisait fi de toutes les règles élémentaires d’hygiène, serions-nous tout de même conten­ts et satisfaits de nous y faire soigner, tout simplement parce que c’est un lieu de soin ? Ne serions-nous pas au contraire parmi les premiers à demander au personnel de cet hôpital de prendre ses responsabilités et de nettoyer les lieux de fond en comble, afin que la santé des malades ne soient pas mise en dan­ger ? La joie de se voir soigné ne serait-elle pas suivie de lendemains dra­matiques ?

 

Il en est de même des nouveaux convertis qui viennent à Christ dans un contexte douteux et malsain, où des enseignements erronés et des pratiques étranges leur sont imposés dès leur nouvelle naissance. Les réjouissances momentanées de la conversion se transformeront tôt ou tard en drame. Ignorer ce contexte et affirmer que l’important est de voir des âmes sauvées, c’est faire preuve d’une grande irresponsabilité de la part du prédicateur qui aura des comptes à rendre au Seigneur. Tout nouveau converti a bien sûr, lui aussi, sa part de responsabilité. Il doit apprendre à contrôler, dès le début de sa vie chrétien­ne, toute expérience et tout enseignement à la lumière des Ecritures. Il doit être prêt, si nécessaire, à se séparer de ceux qui prêchent des fausses doctrines (Ac 17:11 ; Rm 16:17).

 

Les pasteurs ne peuvent ignorer les enseignements clairs du Seigneur et avoir en même temps la pleine approbation divine sur leurs ministères. Jésus a bien précisé à ses disciples comment ils devaient prendre soin des « nouveaux conver­tis » et bâtir son Eglise. Il leur a ordonné : « Allez, faites de toutes nations des dis­ciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28:19).

 

Comment se fait-il qu’une séduction aussi évidente puisse induire en erreur autant de pasteurs et de chrétiens ? Manifestement, cela ne peut se faire que si tout est présenté ou fait « au nom de Jésus ». Une telle chose ne s’avère possible que par la manifestation d’une certaine « puissance » qui semble glorifier Jésus-Christ, mais qui, en réalité, n’a pas de fondements bibliques. C’est là que se trouve le piège dans lequel beaucoup tombent, car il est insuffisant de faire une chose « au nom de Jésus », si celle-ci n’est pas conforme à la Parole de Dieu. Rappelons-nous que toute manifestation de puissance qui semble glorifier Jésus, mais qui est sans fondements bibliques, doit être rejetée catégoriquement.

 

Ainsi, accepter la pensée qu’une chose peut être permise dans l’Eglise, même si elle n’est pas mentionnée dans les Ecritures, ouvre la porte toute grande à toutes sortes de séductions et d’hérésies qui ne peuvent plus être contrôlées. Si c’était le cas, le Saint-Esprit serait lui-même l’auteur de la confusion. Bien au contraire, la Parole de Dieu est, et demeurera toujours, l’autorité finale en matiè­re de doctrine et de pratiques.

 

Le « réveil de Pensacola » a créé chez beaucoup de chrétiens un changement radical dans leur conception de l’autorité des Ecritures, de l’œuvre de Christ, du caractère du Saint-Esprit et des manifestations spirituelles dans l’Eglise. Ce changement d’attitude est nouveau et déterminant. Il permet à de « nouvelles visitations » totalement extérieures à la Bible de s’infiltrer et de s’établir dans le Corps de Christ. Soyons donc sur nos gardes, car celles qui viendront seront de plus en plus séduisantes, dangereuses et destructrices pour la foi du chrétien en particulier et pour son Eglise en général. Retenons fermement ce que nous avons, afin que personne ne nous ravisse notre couronne ! (Ap 3:11)


Note :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997

Pratiques anti-bibliques à Pensacola

Lévitation et projection

 

L’évangéliste Stephen Hill, associé du pasteur John Kilpatrick, qui amena ce « réveil » dans son église, déclare que mis à part le fait de « tomber dans l’Esprit », certains chrétiens expérimentent encore d’autres phénomènes : ils sont, dit-il, soulevés de terre et même projetés contre les murs ou sur leurs bancs. D’autres encore tombent les uns sur les autres, et cela avant que le service d’ordre ne soit capable de les retenir.[1]

 

Inutile de dire que certaines personnes sont alors physiquement blessées. Mais puisque ce sont des actes de Dieu, comme ils disent, ce n’est plus le pro­blème des responsables. Ils rejettent donc la responsabilité des conséquences de ces phénomènes dangereux sur le Seigneur. Quel raisonnement !

 

Etre projeté surnaturellement contre un mur est non seulement contraire aux Ecritures, mais encore à la nature même de Jésus. Dans Ephésiens 5: 25-29, il est question d’un parallèle entre les relations d’un mari avec sa femme et celles de Christ avec son épouse, l’Eglise. L’apôtre Paul nous recommande d’aimer, de nourrir et de prendre soin de nos épouses comme Christ le fait pour son Eglise. Un mari chrétien projettera-t-il son épouse contre un mur pour lui démontrer son amour ? Il ne le fera pas, tout simplement parce que Christ ne fera jamais une telle chose avec son épouse, l’Eglise.

 

Comment le Saint-Esprit pourrait-il être appelé « le Consolateur », si ses méthodes d’actions étaient de projeter les chrétiens contre les murs ? L’évangéliste Stephen Hill affirme même que pendant une réunion, l’onction de Dieu était si forte, qu’il fut soulevé de terre puis projeté au sol à plusieurs reprises.

 

Si Dieu était à l’origine de telles manifestations, alors le texte d’Ephésiens 5 que nous venons de considérer, ainsi que bien d’autres dans les Ecritures, ne devraient pas seulement être réinterprétés, mais réécrits. Une autre réalité alar­mante est celle-ci : dans les sociétés occultes, de telles pratiques d’agitations physiques, de personnes projetées et blessées ne sont pas rares. Satan agit juste­ment de cette manière dans ces milieux.

 

L’évangéliste Stephen Hill dit encore à ce sujet : « Le service d’ordre est impuissant devant une femme projetée par la puissance de Dieu contre un mur et qui se réveille avec des blessures à la tête ».[2] Il y a seulement quelques années en arrière, les églises pentecôtistes auraient identifié ce phénomène comme démoniaque et s’y seraient systématiquement opposées. Comme les temps ont changé !

 

Nous pouvons tomber sous la puissance de l’Esprit, si l’on est certain que cela est bien causé par le Saint-Esprit, et que la personne en reçoit un bénéfice. Cela s’est produit à plusieurs reprises, mais quand on tombe sous la puissance de l’Esprit, cela produit des résultats positifs : salut, baptême dans l’Esprit, réception de dons de l’esprit, guérison, délivrance, miracle, réponse à un besoin… En outre, le fruit de l’Esprit grandit (Ga 5 : 22-23).

 

Les cris et les rugissements

 

Plusieurs témoignages nous rapportent les manifestations de cris et de rugissements de personnes lors des réunions dirigées par des pasteurs du mouvement de la bénédiction de Toronto ou de Pensacola. Ils expliquent que les rugissements entendus lors de ces réunions sont causés par le Saint-Esprit : « Ce n’est rien ! C’est simplement le lion de Juda qui rugit ! » Il n’y a qu’un seul Lion de Juda, Jésus-Christ. Quand Il rugit, Il S’adresse clairement au monde et annonce le jugement de Dieu. Ce n’est pas Lui qui pousse les gens à rugir. Il les pousse à adorer Dieu. Il les pousse à louer Dieu. Pierre nous dit qui est celui qui rugit aujourd’hui : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pi 5 : 8). Dans le Mouvement Vineyard, on accueille volontiers ce rugissement.

 

Les rires incontrôlables

 

Le fait de rire n’est pas dérangeant non plus. Beaucoup de gens ont besoin d’être restaurés dans la joie, car « la joie du Seigneur est notre force » (Ne 8 : 10). Mais l’Ecclésiaste (Ecc 3 : 4) nous rappelle qu’il y a « un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser. » Mais quand les choses se passent d’une manière déplacée, quand le rire devient incontrôlable, quand il dérange, ou qu’il empêche la prédication de l’Evangile, ce rire ne vient pas de Dieu.

Impossibilité de rendre témoignage

 

Nous constatons, dans les différents témoignages, que ceux qui veulent témoigner de leur expérience en sont empêchés par diverses manifestations. Or la Bible dit clairement qu’un témoignage personnel est très important et très puissant. Jésus veut que nous soyons capables de partager notre témoignage, pour que d’autres puissent croire. « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1:8). Un témoin est celui qui partage son témoignage. « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort » (Ap 12:11). Il n’y a qu’une personne qui soit désireuse d’empêcher quelqu’un de donner son témoignage, en utilisant un signe mensonger. Bien entendu, il s’agit du diable.

 

Les tremblements incontrôlables

 

La description du fruit de l’Esprit dans Galates 5 : 23, où il est parlé de maîtrise de soi. Dans toute action du Saint-Esprit, il peut y avoir certaines réactions physiques en réponse à la présence et à l’œuvre du Saint-esprit, mais ces réactions sont rapidement contrôlables par un acte de volonté. Tout au début de l’Eglise primitive, des tremblements incontrôlables étaient considérés comme un excès de la chair, ou une œuvre de l’ennemi, qui tentait d’interférer avec l’œuvre légitime du Saint-Esprit. Hélas, ces manifestations sont aujourd’hui encouragées dans le Mouvement Vineyard, comme si elles étaient causées par le Saint-Esprit. Certaines personnes qui ont assisté à des réunions Vineyard, et qui ont commencé à trembler de manière incontrôlable se doutaient qu’il pouvait y avoir quelque chose de mauvais, mais on leur affirmait le contraire. Il a fallu l’assistance de la prière pour que ces  tremblements cessent. En général, ces gens étaient allés dans une réunion pour rechercher le baptême dans le Saint-Esprit. Au lieu de cela, ils avaient été saisis par ce tremblement violent et incontrôlable, et ils n’ont pas pu parler en langues.

 

Voici une expérience du pasteur G. Williams[3] :

« Dans l’Eglise de la rue Kennedy, quelqu’un répondit à l’appel que j’ai lancé, au cours de la réunion de vendredi soir. Cette femme voulait que je prie pour elle. Avant même que je m’approche d’elle, elle tomba à terre et commença à être secouée violemment. J’ai ordonné à cet esprit de la quitter, et j’ai encouragé cette femme à parler en langues. Elle y parvint avec quelque difficulté. Ce soit-là, je n’eus pas l’occasion de discuter avec cette femme.

 

Le vendredi 18 novembre 1994, je suis retourné prêcher dans la même église. La même femme était présente. Quand je fis un appel, elle s’avança à nouveau, pour recevoir la prière. J’ai commencé à prier pour elle, et elle fut saisie à nouveau de tremblements, mais ils n’étaient pas aussi violents que la première fois. Je pris à nouveau autorité sur cet esprit mauvais. Je lui ordonnai de quitter cette femme, et elle fut libérée. Elle tomba, mais cette fois sous la puissance du Saint-Esprit. Mais elle était dans la paix et dans un plein contrôle de soi, et elle resta un moment étendue en priant en langues.

 

Cette femme attendit pour me parler, lorsque j’eus fini de prier pour tous ceux qui s’étaient avancés. Elle voulait que je lui explique ce qui lui était arrivé. Car chaque fois qu’elle se rendait à une réunion Vineyard, elle attrapait un mauvais esprit. Le premier soir, au moment où j’avais prié pour elle, non seulement elle avait complètement perdu le contrôle d’elle-même, mais elle était empêchée de parler en langues. En outre, quand je lui ai demandé de parler en langues, elle a senti qu’elle était remplie de colère. »

 

Il est clair que les manifestations incontrôlables ne peuvent venir de Dieu et de son Esprit-Saint… elles ne peuvent provenir que du prince des ténèbres, au regard des témoignages comme celui ci-dessus, mais aussi après comparaison de ces manifestations avec celles que l’on trouve dans des religions ou philosophies ténébreuses.


Notes :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997

[2] The Quaterly Journal, April-June 1997

[3] Le Pasteur G. Williams a exercé son ministère pendant plusieurs années en compagnie du Pasteur David Mainse, à l’Eglise du 100, Huntley Street, à Kitchener, au Canada. Il a ensuite été Pasteur de l’Eglise du Bon Samaritain, dans la même ville. Il exerce à présent un ministère d’évangéliste dans tout le Canada.

Enseignements anti-bibliques à Pensacola

Voici des exemples de torsion des Ecritures pour arriver à justifier les pratiques hérétiques des ces mouvements de la bénédiction de Toronto ou de Pensacola :

 

– Lors d’une réunion tenue au « Tillis Theater » à Branson dans le Missouri, le pasteur John Kilpatrick, appelé par ses fidèles « l’homme de Dieu », s’attribua un rôle semblable à celui du prophète Elie dans 1 Rois 17. A la fin de son messa­ge, il demanda aux chrétiens d’écrire sur un morceau de papier, ce qu’ils dési­raient le plus recevoir de la part de Dieu. Les requêtes lui furent amenées dans des seaux et dispersées sur l’estrade. « L’homme de Dieu » se coucha alors sur toutes ces demandes, en affirmant que beaucoup d’entre elles leur seraient accordées le soir même, avant qu’ils ne rentrent chez eux.[1]

 

Une action aussi rituelle ne rompt-elle pas la relation personnelle entre le chrétien et son Père céleste ? Quelle place le prédicateur cherche-t-il à prendre ? Ne devient-il pas alors un intermédiaire ou un intrus ? Cette manière de faire n’est-elle pas dangereuse ? Jésus-Christ n’est-il pas le seul intermédiaire entre Dieu et les hommes ? (1 Tm 2 : 5-6)

 

Ce pasteur a non seulement des pratiques douteuses, mais il a aussi des inter­prétations fantaisistes par lesquelles il cherche à prouver le côté biblique des manifestations étranges qu’ils expérimentent dans son église. Par exemple, pour justifier que le fait de « tomber dans l’Esprit » est biblique, il déclare: « Vous rap­pelez-vous dans les Actes des Apôtres qu’un jeune homme tomba dans l’Esprit, se brisa la nuque et se tua. Puis, Paul le ressuscita des morts ».[2]

 

L’incident dont il fait ici allusion concerne le jeune homme Eutychus que Paul ressuscita des morts dans Actes 20 (verset 9 en particulier). Mais ce que Luc, le narrateur, dit de cet épi­sode est tout à fait différent de la description qu’il en donne. Ce jeune homme « ne tomba pas dans l’Esprit », mais « s’endormit profondément ». Luc ne dit pas non plus que sa nuque fut brisée. Cette exégèse démontre donc bien la légèreté avec laquelle il est possible d’utiliser et d’interpréter la Parole de Dieu pour lui faire dire ce que l’on veut.

 

– Lors d’une conférence pastorale, l’orateur invité encourageait les assistants à utiliser leurs dons spirituels. Il assénait sur les auditeurs toute une série de lieux communs religieux, leur disant que « s’ils n’utilisaient pas leurs dons (de l’esprit), ils les perdraient. » Le seul problème est que ces affirmations ne correspondent pas à ce que dit la Bible. Paul nous dit exactement le contraire : « Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel » (Rm 11 :29).

 

Il n’y a aucun appel à la repentance. Pour recevoir quoi que ce soit de Jésus-Christ, une condition indispensable doit être remplie. L’apôtre Paul le dit d’une manière parfaitement claire : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Co 7:10). Le jour de la Pentecôte, quand le peuple entendit Pierre expliquer ce qui se passait, les gens demandèrent : « Hommes frères, que ferons-nous ? » Pierre leur dit alors : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Ac 2 : 38-39). Dans toutes les invitations que nous lançons, lorsque nous voulons prier pour que les gens reçoivent quelque chose, notre thème unique doit être la repentance. Il est clair que le Mouvement Vineyard ne s’en soucie pas.


Notes :

[1] Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

[2] The Quaterly Journal, April-June 1997.

Ce serait le plus grand réveil de toute l’histoire

On ne manque pas d’audace! Les promoteurs du « réveil de Pensacola » n’ont pas peur de déclarer qu’il est aussi important, sinon plus, que celui des Actes des Apôtres. D’après eux, il serait plus grand et meilleur que tous les précédents réveils rapportés dans l’histoire de l’Eglise. Ils estiment que ces derniers n’étaient que le fondement de celui-ci. Quel orgueil et quel aveuglement !

 

Lors d’une conférence pour serviteurs de Dieu dans la région de Pensacola, le pasteur John Kilpatrick a informé ses collègues présents que Dieu lui aurait demandé s’il était prêt à voir son église « se diviser ». Il continua en disant que Dieu désirait séparer ceux qui sont contre ce mouvement de ceux qui lui sont favorables. Une division eut réellement lieu, et il déclara: « Dieu a ôté de mon église ceux qui étaient trop re1igieux ».[1] Il concluait ses remarques en affirmant que ceux qui se dressaient contre ce réveil n’étaient que des gens « religieux ». Les Ecritures ne sont-elles pas l’unique point de repère pour juger ou discerner si un « mouvement » est de Dieu ou non ? Dans un autre discours, il prétendait encore : « Ce mouvement est de Dieu et vous avez intérêt à ne pas le critiquer ». Ce n’est pas en déclarant « qu’un mouvement est de Dieu », que celui-ci devient authentique. En fait, toutes ces menaces voilées et ce mépris des opposants ne révèlent-ils pas une profonde insécurité et un esprit autoritaire qui n’a absolu­ment rien à voir avec l’Esprit de Christ ?

 

Un autre pasteur, favorable à Pensacola, formula la phrase suivante pour inti­mider sa congrégation : « Si vous n’entrez pas dans ce mouvement, vous souffri­rez comme les juifs lorsqu’ils ont manqué le moment de leur visitation. S’opposer à ce mouvement équivaudrait, selon eux, à manquer l’heure de la visitation divine ! » Quelle prétention !

 

Un autre grave problème, dans ce mouvement, est leur insistance à refuser tout « contrôle » de leurs manifestations. En cataloguant leurs opposants de « juges », les leaders de ce réveil ne se rendent pas compte qu’ils font exactement ce qu ils condamnent chez les autres. En fait, ils s’érigent eux-mêmes en « juges » en décrétant qui est « religieux » et qui est « spirituel », et cela sur la seule base de l’acceptation ou du refus de leurs manifestations.

 

L’auteur chrétien Arthur Katz fait aussi des remarques pertinentes sur ce réveil dans un de ses articles. Il y exprime bien la pensée et l’inquiétude de beau­coup de chrétiens actuels : « J’estime, dit-il, que les caractéristiques les plus importantes de ce mouvement sont les différentes menaces proférées par leurs promoteurs. Ils cataloguent leurs opposants « d’ennemis » et « d’obstacles » à l’effusion de Dieu. Ils affirment par exemple : « Joignez-vous au nombre, ou alors débarrassez le chemin, afin que les autres puissent y entrer…». Je me demande, reprend l’auteur, si ce n’est pas, en définitive, la gloire de l’homme qui est recherchée et défendue d’une manière si véhémente, plutôt que celle de Dieu. Nous pourrions bien être au début de ce que Jésus nous a avertis en décla­rant : « Et même, l’heure vient où quiconque vous fera mourir, croira rendre un culte à Dieu » (Jn 16 : 2).


Note :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

Après la bénédiction de Toronto,… Pensacola

Il y a quelques années, lorsque le phé­nomène de « la vague de rire dite de Toronto » a submergé le monde entier, de très nombreux pasteurs et chrétiens ont annoncé cet événement comme un signe extraordinaire de réveil. Après l’effervescence due essentiellement à une soif de « nouveauté », grandes ont été les désillusions lorsqu’on s’est aperçu que les résultats escomptés n’étaient pas du tout à la hauteur de ce qui avait été promis.

 

Un autre fait majeur est aussi venu obscurcir les lendemains prometteurs de cette fameuse église de Toronto lors de son exclusion du mouvement charisma­tique « Vineyard » auquel elle appartenait depuis plusieurs années. Celle-ci a eu lieu à cause de certaines manifestations de plus en plus troublantes de bruits d’animaux qui se passaient en son sein.

 

C’est à partir de ce moment-là qu’elle a vu sa renommée internationale bais­ser de façon significative. Toutefois, la séduction a continué à exercer ses ravages par l’entremise de pasteurs qui ont ramené ces pratiques et leurs enseignements dans leurs églises.

 

C’est ainsi que « cette bénédiction » s’est ensuite orientée plus particulière­ment vers les U.S.A., où elle a fait une incursion majeure dans une église pente­côtiste située à « Pensacola » en Floride. Ainsi, depuis 1995, un nouveau centre d’attraction et d’expansion est né. Comme ce fut le cas à Toronto, des milliers de personnes du monde entier se sont déjà rendues là-bas pour voir cet « authentique réveil », comme elles le prétendent, et recevoir cette « nouvelle onction ». Leur but est donc de faire « de nouvelles expériences ». La gravité de la situation est telle que le devoir urgent de chacun d’entre nous est d’examiner sérieusement ce qui se passe à la seule lumière de la Parole de Dieu. Ne nous laissons aucunement entraîner ou séduire par les belles apparences ou par certains rapports élogieux (Actes 17:11). Combien il est triste et déconcertant de constater que certains lea­ders spirituels bien connus, jusque-là opposés à la vague de rire de Toronto, puis­sent ensuite accepter un tel mouvement. Il nous faut toutefois immédiate­ment préciser que de nombreux autres pasteurs (pentecôtistes et évangéliques), ainsi que leurs églises, ont été profondément bouleversés et peinés par cette prise de position. Fermement attachés aux vérités fondamentales de la Parole de Dieu, de même qu’à l’autorité finale des Ecritures, ils rejettent cette hérésie.

 

Beaucoup de mou­vements charismatiques et même de chrétiens de façon isolée donnent souvent la première place aux expériences plutôt qu’à l’autorité suprême de la Parole de Dieu. C’est malheureusement cette attitude compromettante qui génère la grande confusion spirituelle que nous trouvons dans beaucoup d’églises aujourd’hui.

 

En 1995 qu’un évangéliste pentecôtiste des U.S.A., nommé Stephen Hill, a introduit « ce réveil » dans une de leurs églises dirigée par le pasteur John Kilpatrick, à Brownsville (banlieue de Pensacola) en Floride. De retour d’une mission en Russie, cet évangéliste s’était arrêté quelques jours à Londres pour se reposer. Durant son séjour, il s’est rendu à « Holy Trinity Church » à Brompton. Il est important de souligner ici que c’est précisément cette dernière qui a importé la « bénédiction de Toronto » en Angleterre. L’évangéliste, fatigué par sa mission en Russie, demanda l’imposition des mains du pasteur de cette église, Sandy Millar. C’est à ce moment-là qu’il aurait reçu une « nouvelle onc­tion » qu’il s’empressa de communiquer à son propre pasteur.[1]

 

Malgré les faits dont nous venons de parler, et d’autres preuves, les dirigeants de ce réveil refusent d’admettre que leur mouvement est une extension de « la bénédiction de Toronto ». Ils disent que ce qui se passe à Pensacola est une toute nouvelle action de Dieu. Pourtant, l’évangéliste Stephen Hill a déclaré avoir été lui aussi à Toronto où Carol Arnott, l’épouse du pasteur John Arnott (respon­sable de l’église de « la vague de rire »), a prié pour lui. Au cours d’une interview, il a aussi déclaré que les méthodes de prière de l’église de Pensacola ont été copiées sur celles de Toronto.[2]

 

Plusieurs autres membres de l’église de Pensacola montèrent également à Toronto, dont l’épouse du pasteur John Kilpatrick. Au retour de cette dernière, son mari a déclaré avoir trouvé sa femme transformée. Enthousiasmé, il désira lui aussi obtenir ce qu’elle avait reçu. Et c’est ainsi qu’il se rendit à Toronto. En route, il éprouva un malaise cardiaque et dut interrompre son voyage.[3]

 

Depuis ce jour, des expériences incroyablement semblables à celles de Toronto se produisirent à Pensacola. Voici, entre autres, les manifestations les plus flagrantes : des chrétiens

  • tombent à terre inconscients,
  • gémissent,
  • grognent
  • rugissent comme des animaux ;
  • quelques-uns sont même soulevés du sol
  • ou se mettent à rire d’une manière hystérique.
  • D’autres crient,
  • sont secoués
  • et agités
  • et deviennent comme ivres.
  • D’autres encore perdent même la maîtrise de soi à tel point qu’ils sont incapables de s’habiller ou de faire leur travail quotidien normalement.
  • Sous cette onction, les chrétiens qui rendent témoignage ont des pertes de mémoire si profondes, qu’ils ne se souviennent plus de leur propre nom ou de leur adresse.
  • Certains se tordent et ont des tics sur leur visage pen­dant de longs moments, même à l’école ou à leur travail, d’autres encore cli­gnotent des yeux.
  • Plusieurs vont jusqu’à pratiquer ce qu’ils appellent en anglais le « Fetal Birthing », ce qui correspond selon eux, à une puissante intercession qui se manifeste par des gestes semblables à une femme en train d’accoucher. L’explication qu’ils donnent de cette expérience bizarre et totalement anti-­biblique, est celui d’un « enfantement spirituel ».[4]

 

Où allons-nous ? Cela ne relè­ve-t-il pas d’un délire mystique extrêmement dangereux ? On pourrait encore allonger la liste. De tels agissements, que l’on rencontre surtout dans les milieux du « nouvel âge », se passent évidemment de commentaires. Où voyons-nous tout cela dans l’Eglise modèle des Actes des Apôtres ? La vigilance s’impose plus que jamais !


Notes :

[1] Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

[2] Stephen Hill, interview with Destiny Image Digest, winter 1997, Volume 5, p. 14 ; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997; The end time magazine, March-April 1997

[3] Stephen Hill, interview with Destiny Image Digest, winter 1997, Volume 5, p. 14 ; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997; The end time magazine, March-April 1997

[4] The end time magazine, March-April 1997

Quelque chose de grave se passe dans l’Eglise

Cela ne fait aucun doute : quelque chose d’extrêmement grave est en train de se passer dans l’Eglise aujourd’hui, et la question que nous devons nous poser est la suivante : que trouvons-nous derrière toute l’agitation spirituelle que nous retrouvons dans ces hérésies florissantes ?

 

Les partisans de ces mouvement hérétiques clament que nous avons là une action souve­raine de l’Esprit de Dieu. Certains critiques disent que l’esprit agissant derrière ces phénomènes est démoniaque. D’autres blâment plutôt le comportement bizar­re et extrêmement influençable de certains pasteurs et chrétiens si facilement manipulés par ces nouveaux leaders charismatiques.

 

La Bible ne nous dit-elle pas de tester les esprits pour savoir s’ils viennent de Dieu ? (1 Jean 4 : 1). Jésus n’a-t-il pas dit aussi d’être prudents comme les ser­pents, tout en étant simples comme les colombes ? (Mt 10 :16). L’apôtre Paul n’a-t-il pas également averti les chrétiens de Corinthe de ne pas aller au delà de ce qui est écrit ? (1 Co 4 :6). Et ne les a-t-il pas exhorté à être ses imitateurs comme il l’était lui-même de Christ ? (1 Co 11 :1).

 

Cependant, lorsque d’autres serviteurs de Dieu ou chrétiens prudents veulent mettre en pratique ces recommandations, on s’empresse de les cataloguer avec mépris, les déclarant « étroits d’esprit », « remplis d’orgueil » ou comme étant de ceux qui « éteignent l’Esprit ». Cette façon de procéder de certains pasteurs n’est en fait qu’une manipulation pour garder leurs fidèles avec eux et pour que ceux-ci continuent de les suivre aveuglément sans poser de questions embarrassantes.

 

Cette attitude nous rappelle celle, par exemple, du propagateur de la « vague de rire » Rodney Howard-Browne qui déclarait qu’on ne peut faire passer de test théolo­gique à ce mouvement. En réalité, les messages de ces hérésies ne sont rien d’autre que : « Ne réfléchissez pas ! Ne questionnez pas ! Acceptez simplement et expérimentez sans discuter ! Faites confiance à vos leaders ! » Une telle attitude n’est-elle pas très dangereuse et pré­judiciable pour la foi du chrétien et ne rappelle-t-elle pas aussi le comportement dominateur des sectes ?