Où nous conduisent toutes les hérésies ?

Combien il est urgent pour tout chrétien aujourd’hui de savoir résister avec l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu (Ep 6:17) à toutes les nouvelles hérésies et pratiques extra-bibliques. C’est pourquoi nous devons plus que jamais prendre garde à ne pas nous laisser emporter à tout vent de doctrines par la tromperie des hommes, comme nous le suggère l’apôtre Paul (Ep 4 : 14).

Il faut signaler que tous les mouvements de l’Esprit, y compris la vague de rire de Toronto, nous orientent vers une théologie appelée, parmi les charismatiques, « la pluie de l’arrière-saison » des années 50. Car il est impossible de comprendre l’enseignement et l’orientation de tous « les mouvements actuels de l’Esprit » sans les associer à cette théologie. En effet, très peu de chrétiens, et même de pasteurs, réalisent la forte influence que les doctrines de la pluie de l’arrière saison ont exercé sur ces prétendues mouvances de l’Esprit.

L’ignorance n’est pas une excuse valable

Très peu de chrétiens connaissent l’existence, les origines, la doctrine et les pratiques du mouvement appelé «la pluie de l’arrière-saison». Même les pas­teurs des mouvements charismatiques ne réalisent souvent pas d’où vient ce qui leur est présenté dans des conférences ou séminaires. Beaucoup n’ont jamais entendu parler de «la pluie de l’arrière-saison» et renient par conséquent tout lien avec ces nouvelles doctrines. Cependant, à leur insu, ils subissent un endoctrinement subtil. L’ignorance n’excuse pas une attitude aussi passive à l’égard de telles doctrines qui sont pourtant clairement en opposition à la Parole de Dieu. Les pasteurs, comme les chrétiens, n’ont-ils pas la responsabilité de tes­ter toute prétendue nouvelle révélation? Pourquoi accepter de telles tromperies, simplement par prétexte qu’elles sont populaires ou approuvées par des servi­teurs de Dieu renommés?

Un éloignement des Ecritures engendre toujours la confusion

Un éloignement de la Parole de Dieu engendre toujours confusion, séduction et division. La tragédie est que beaucoup de pasteurs aujourd’hui ne sont pas conscients de l’influence néfaste de ces hérésies qui cherchent à renverser la foi transmise aux saints une fois pour toutes. Malheureusement, la vision de l’Eglise a subtilement changé ces dernières années. Il n’y a plus cette attente du retour imminent de Jésus-Christ et de l’enlèvement de l’Eglise. Les chrétiens ne croient pas pouvoir être séduits. On met maintenant l’accent sur une Eglise triomphante et victorieuse qui doit dominer le monde. La nécessité de veiller et prier n’est plus à l’ordre du jour, car dans ces mouvements de l’Esprit, on ne se soucie guère des signes imminents du retour de Jésus-Christ qui s’accom­plissent pourtant sous nos yeux.

L’avertissement de Jésus de nous préparer pour son retour est cependant clair : «Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vien­ne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habi­tent sur la face de la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21: 34-36). Puisse ce jour ne pas nous sur­prendre!

L’urgence d’annoncer tout le conseil de Dieu

Il existe «un scandale de la croix» (Ga 5:11). Un Evangile qui n’interpelle et ne dérange personne est une tromperie. La prédication fidèle de l’Evangile a toujours inclus impérativement deux choses :

  1. Prêcher la saine doctrine
  2. Dénoncer les fausses doctrines.

Réalisons l’urgence de ces deux réalités au tra­vers des exhortations solennelles de Paul à Timothée quand il lui déclare : « Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume, prêche la parole, insiste en toute occasion , favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute dou­ceur et en instruisant. Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Mai toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère» (2 Ti 4:1-5). Nous vivons exactement cette pério­de d’apostasie prophétisée par Paul. Soyons donc fidèles à la sainte vocation qu’Il nous a adressée, surtout en ces temps de confusion spirituelle.

Puissions-nous tous reprendre le flambeau des premiers apôtres. Unissons-nous au message libérateur de la Réforme, SOLA SCRIPTURA (l’Ecriture seule). Joignons nos voix à celle de l’apôtre Paul pour affirmer courageusement :

« Car nous ne falsifions point la parole de Dieu comme font plusieurs; mais c’est avec sincérité, mais c’est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu » (2 Co 2:17).

Que le derniers discours de l’apôtre Paul aux anciens d’Ephèse renouvelle notre zèle, notre consécration, notre amour et notre obéissance au Seigneur, afin que, comme lui, nous puissions dire : « Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile. C’est pourquoi je vous déclare aujourd’hui que je suis pur du sang de vous tous, car je vous ai annoncé tout le conseil de Dieu, sans en rien cacher. Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis surveillants pour paître l’Eglise du Seigneur qu’Il s’est acquise par son propre sang» (Actes 20:20-28).

Lien d’approfondissement : « Tomber dans l’esprit » (https://theonoptie.org/?p=4669)

Deux témoignages de la « couverture spirituelle »

1. Témoignage d’Annie :

J’ai été trouvée par le Seigneur il y a de nombreuses années. Dans ma stupidité de jeune convertie, je me suis immédiatement jointe, en même temps que mon ami, à une église qui enseignait la doctrine de la couverture spirituelle. C’était le soir même où j’ai donné ma vie au Seigneur.

Cette église était une église Baptiste, qui était en train de quitter la Convention Baptiste, pour devenir pleinement charismatique.

Le résumé que m’a donné Bill à propos de la couverture spirituelle est formidable ! Tout ce qui y est écrit au sujet de la manière de diriger ce type d’églises est parfaitement vrai, je peux en rendre personnellement témoignage.

Il y a un sujet dont j’aimerais parler, c’est celui des « cellules de maison » qui ont été instituées dans mon église. On nous a fait croire que ces cellules de maison nous permettraient d’avoir des relations plus intimes et plus étroites avec un petit groupe de personnes de notre environnement proche, que nous pourrions appeler pour la prière ou d’autres besoins.

Ce que nous ignorions à cette époque, c’est que les responsables des cellules se rencontraient avec le pasteur chaque semaine, afin de recevoir de lui les « enseignements » qu’ils devaient nous donner pendant les réunions des cellules. Pourtant, ils proclamaient tous avec ardeur que ces petits groupes étaient conduits par l’Esprit de Dieu ! Quand j’y réfléchis, je me rends compte que ces cellules étaient en fait sous l’emprise d’un esprit de contrôle, et nullement sous la direction du Saint-Esprit !

En outre, tout ce qui était dit après la réunion, alors que nous prenions le café en croquant des friandises, était immédiatement rapporté au pasteur. Ils nous avaient séduits pour nous faire croire que nous aurions une meilleure communion fraternelle, mais, en réalité, on avait mis en place une sorte de Gestapo pour espionner les Chrétiens.

Quand nous avons quitté cette église, mon mari et moi, nous sommes partis parce que nous savions clairement que Dieu nous avait dit qu’il était temps de partir. Nous ne sommes pas partis suite à une quelconque dispute avec des membres de l’église. Nous ne savions pas que le jour même, neuf autres familles avaient parlé au pasteur pour lui annoncer qu’elles quittaient aussi l’église ! Dieu a réellement le sens de l’humour !

Comme on doit s’y attendre dans une église qui enseigne la couverture spirituelle, nous avons été publiquement dénoncés comme « ayant rejeté la couverture de l’église. » On a demandé à tous les membres de l’église de nous éviter. Cela prit de telles proportions que quand nous rencontrions l’un des membres de l’église dans un supermarché, ils se détournaient de nous, et se précipitaient dans une autre allée !

Je regrette de ne pas avoir pris position fermement sur ce problème plus tôt. Car cette doctrine produit bien plus de dégâts qu’on peut l’imaginer, des années encore après la délivrance que nous a accordée le Seigneur Jésus. Cela nous a pris presque trois ans pour nous « déprogrammer, » et effacer les conséquences des mauvais traitements qui nous avaient été infligés, ainsi que des enseignements corrompus et tordus que nous avions reçus. Celui que le Fils affranchit est réellement libre !

2. Témoignage de Bill :

J’ai été membre d’une église qui avait annulé ses réunions du dimanche soir, pour que des « petits groupes » puissent se réunir dans des maisons. Tout ce qui était raconté sur le pasteur ou sur tout autre sujet intéressant l’église était rapporté au pasteur par un ancien. En secret, bien entendu ! Si vous souleviez le moindre problème, c’est vous qui deveniez un problème. Si vous ne souteniez pas la direction de l’église, vous étiez automatiquement contre Dieu !

Nous n’avons pas accepté ce qui se passait dans notre église, et nous sommes partis. Ce fut très difficile, surtout pour mon épouse. Le dimanche suivant, le pasteur s’est adressé à toute l’église et a menti sur les causes de notre départ. Le groupe des anciens l’a laissé faire.

Incroyable…! Inutile de dire que nous étions blessés spirituellement. Plus tard, j’appris qu’il existait une expression pour définir ce que nous avions subi : « l’abus spirituel » …

Il me semble que presque toute l’église était spirituellement aveuglée et suivait tout ce que le pasteur lui disait. Les gens avaient perdu la faculté de réfléchir librement. Un frère m’a demandé si j’allais dans une autre église. Je lui ai répondu que je n’en avais pas encore trouvé. Il se faisait du souci pour moi, croyant que je cesserais peut-être de fréquenter une église. Cela m’a étonné, et je lui ai dit que je n’avais rien contre Dieu, et qu’il y avait, pour adorer Dieu, bien d’autres endroits que le bâtiment que nous venions de quitter. Mais il ne semblait pas me comprendre.

Faites bien attention à ne pas vous joindre à une église qui pratique la couverture spirituelle, car vous n’apprécierez pas ce que cela produira dans votre vie ! Je le sais par expérience.

Je serais en particulier très prudent chaque fois qu’une église est répartie en petits groupes de maison ! Identifiez les personnes qui sont les plus admirées, et qui sont considérées comme des modèles. Faites votre enquête, et contrôlez si tout cela est bien conforme à ce que vous croyez que Dieu dit dans Sa Parole.

La foi de ma fille est encore « naufragée », et j’ai encore des combats avec l’amertume, quand je pense à la manière dont les dirigeants de mon ancienne église se sont comportés. Ma fille ne fait plus confiance à personne à présent. 

La fausse doctrine de la couverture spirituelle

Le mouvement de la Couverture spirituelle[1] veut remédier à certaines déficiences de l’Eglise moderne en affirmant que chaque chrétien doit avoir un berger chargé d’assurer sa direction spirituelle.

Il n’y a pas si longtemps, on ne rencontrait pas cette expression de « couverture spirituelle » dans la littérature chrétienne. Toutefois, la popularité du Mouvement de la Couverture Spirituelle a fait apparaître ce sujet au grand jour.

Ce Mouvement est apparu au début des années 70, comme une tentative de remédier à certaines déficiences de l’Eglise moderne. En effet, de nombreux jeunes convertis n’étaient pas correctement formés comme « disciples. » Ils ne recevaient pas un enseignement leur permettant de grandir dans la foi. Ils étaient en grande partie laissés à eux-mêmes pour étudier la Bible, apprendre à prier, et apprendre à mener une vie agréable au Seigneur. En conséquence, de nombreux convertis devinrent des « blessés de la route, » et abandonnèrent les églises chrétiennes.

Le Mouvement de la Couverture Spirituelle fut lancé pour tenter de corriger cette situation, en affirmant que chaque Chrétien devait avoir un berger chargé d’assurer sa direction spirituelle. Ce berger devait devenir le conducteur spirituel du jeune converti, le conseiller, et même prendre certaines décisions à sa place.

On commença à enseigner que ce berger était « l’autorité divine déléguée, » et que ses avis devaient toujours être suivis. Le berger devenait « l’ambassadeur de Dieu, » chargé de communiquer les messages de Dieu au disciple. Le fait de désobéir au messager de Dieu revenait à désobéir à Dieu Lui-même. Par conséquent, le disciple devait toujours faire confiance au jugement de son berger, plutôt qu’à son jugement propre.

En raison de l’importance énorme de l’autorité attribuée au berger, on se mit à enseigner aux Chrétiens de prier Dieu pour qu’Il leur montre qui était le berger qu’Il avait choisi pour eux. On leur dit que ce berger, une fois trouvé, devenait désormais la « couverture spirituelle » du disciple, c’est-à-dire celui qui le protégeait sur le plan spirituel. Le disciple entrait dans une « relation divine » avec son berger. En raison de cette relation, le disciple était censé être protégé en toute occasion, même quand le berger prenait des mauvaises décisions à son égard. Le berger était aussi censé protéger le disciple des attaques de Satan, qui pouvait l’influencer dans le mauvais sens, pour prendre de mauvaises décisions.

L’un des dirigeants du Mouvement de la Couverture Spirituelle a déclaré ceci, qui résume bien ce que nous venons de dire : « Nous sommes protégés par l’autorité à laquelle nous nous soumettons. Si nous ne sommes pas soumis, nous ne sommes plus protégés » [2].

Il est important de savoir ce que la Bible dit à ce sujet, afin de pouvoir détecter l’influence cachée d’une doctrine de la couverture spirituelle. Que dit la Bible au sujet de notre « couverture spirituelle » ?

Les implications de la « couverture spirituelle. »

Dans quel sens utilise-t-on l’expression « couverture spirituelle » ? Dans les publications du Mouvement de la Couverture Spirituelle, il est évident que cette expression est utilisée dans le sens de « protection » (sakak). Selon cette doctrine, le fait d’avoir un berger revient à bénéficier d’une « police d’assurance divine ». Les conséquences des erreurs éventuelles sont « couvertes », parce que le disciple est soumis à un berger.

Le Mouvement de la Couverture Spirituelle ne garantit pas qu’un berger n’exercera jamais une mauvaise influence sur son disciple. Mais il enseigne clairement que Dieu finira toujours par arranger toutes choses, simplement parce que le disciple sera resté « soumis ».

Il est toutefois clair que ce Mouvement ne se contente pas d’employer l’expression « couverture spirituelle » dans le sens de « protection » (sakak), mais qu’il l’emploie également dans le sens de « kaphar », c’est-à-dire d’expiation et de pardon.

Dans le livre qu’il a écrit sur le thème de la couverture spirituelle, Derek Prince[3] affirme ceci :

« En tant que Chrétiens, nous ne devons pas obéir à ceux qui sont en position d’autorité parce qu’ils ont raison. Nous leur obéissons simplement parce qu’ils sont en position d’autorité. Car toute autorité a été instituée par Dieu Lui-même ».

Si cette affirmation était vraie, il en résulterait qu’un disciple pourrait faire quelque chose que l’on pourrait considérer comme un péché, c’est-à-dire quelque chose qui n’est pas dans la volonté de Dieu. Ce disciple ne serait pas jugé par Dieu pour avoir commis ce péché, pour la seule raison qu’il était soumis à son berger. Dans ce cas, comment un péché pourrait-il être assimilé à un acte d’obéissance ? La seule réponse possible est que la « couverture spirituelle » dont a bénéficié le disciple, par sa soumission, a effacé (kaphar) le péché qu’il a commis !

En résumé, la couverture spirituelle fonctionne de la manière suivante :

Notre berger nous demande de faire quelque chose qui est contre la volonté de Dieu. Nous obéissons, parce que nous lui sommes soumis. Notre soumission nous « couvre spirituellement ». En raison de notre soumission, notre péché est donc transformé en acte de justice.

Si notre péché peut être effacé de cette manière, c’est uniquement parce que notre soumission nous a permis de bénéficier d’une expiation, d’une « couverture spirituelle », dans le sens de « kaphar ». Seule une expiation peut effacer ainsi le péché, l’annuler et le faire disparaître.

En d’autres termes, le Mouvement de la Couverture Spirituelle enseigne que l’expiation de nos péchés nous est acquise grâce à un berger humain, en raison de notre soumission à son autorité !

Christ seul est notre couverture spirituelle !

Il est vrai que les Chrétiens doivent « couvrir » (kasah) les péchés des autres par l’amour. Nous reconnaissons que ceux qui nous ont offensé ont péché, mais nous pardonnons leurs offenses, comme Dieu a pardonné les nôtres.

Toutefois, l’idée qu’un berger humain puisse être la « couverture spirituelle » d’un Chrétien, au sens de « protection » (sakak), n’est pas conforme à l’enseignement des Ecritures. La Bible dit :

« Celui qui observe la loi est un fils intelligent, mais celui qui fréquente les débauchés fait honte à son père » (Proverbes 28 : 7).

« Ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver. Leur souffle s’en va, ils rentrent dans la terre, et ce même jour leurs desseins périssent. Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, qui met son espoir en l’Eternel, son Dieu ! » (Psaume 146 : 3-5).

Toutefois, l’enseignement selon lequel un berger peut faire l’expiation (kaphar) pour les péchés d’un disciple constitue une erreur bien plus grave encore ! Imaginez à quel point le Seigneur Jésus doit être attristé d’entendre dire que des hommes puissent nous permettre d’expier nos péchés (kaphar), alors qu’Il a donné Sa vie pour faire l’expiation de nos péchés !

« Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage, sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pierre 1:17-19).

Le Chrétien doit uniquement se soumettre à Celui qui a payé le prix de sa rédemption, le Seigneur Jésus. C’est à Lui seul que nous devons obéir.

Il est écrit dans l’épître aux Romains : « C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience » (Rom. 8:25).

Nous avons vu que le mot hébreu « kaphar » peut être traduit par trois mots synonymes : « couverture spirituelle », « expiation », et « propitiation ». On pourrait donc dire, en utilisant ces trois mots pour interpréter ce verset de l’épître aux Romains :

  1. « C’est par la foi que nous bénéficions du sang de Jésus, qui a fait propitiation pour nos péchés. »
  2. « C’est par la foi que nous bénéficions du sang de Jésus, qui a fait l’expiation de nos péchés. » 
  3. « C’est par la foi que nous bénéficions du sang de Jésus, qui est notre couverture spirituelle. »

Nous pouvons à présent comprendre pourquoi le Mouvement de la Couverture Spirituelle s’est engagé dans une telle erreur : il a attribué à des hommes ce qui n’appartient qu’à Dieu. Au lieu de proclamer que le Seigneur Jésus est notre couverture spirituelle, il prétend que ce sont nos bergers humains qui constituent cette couverture. La Bible dit que nous devons nous confier en Dieu pour être fortifiés et dirigés. Le Mouvement de la Couverture Spirituelle dit qu’il nous est également nécessaire de nous confier en un homme.

Bref, le Mouvement de la Couverture Spirituelle répand le doute sur la capacité du Seigneur à prendre Lui-même soin des Chrétiens.

Faisons confiance au Seigneur, qui est notre couverture spirituelle. Il est écrit dans le Livre des Proverbes : « Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers » (Pr 3 : 5-6).

Quand nous plaçons totalement notre confiance dans le Seigneur, nous pouvons recevoir sans danger l’aide et les conseils dont nous avons besoin pour apprendre à grandir spirituellement.


[1] Le nom original du mouvement était « Discipleship and Shepherding Movement », c’est-à-dire « Mouvement des Disciples et des Bergers ».

[2] Charles Simpson, « Covering of the Lord, » New Wine, Vol. 5, N° 12, page 29.

[3] « Discipleship, Shepherding, Commitment. » (« Disciple, berger et alliance. »), page 18.

Les sens de « couvrir » dans la Bible

L’Amour couvre tout est souvent utilisé pour justifier soit des péchés à cacher, soit des déviations… voire des hérésies ! Certains donc, comme le Mouvement de la Couverture Spirituelle qui utilise même ce mot dans leur dénomination, prétendent utiliser l’expression « couverture spirituelle » ou « couvrir » dans un sens conforme à la Bible, car la plupart des principaux utilisateurs de cette « phrase prétexte » utilisent la Bible comme fondement de leur autorité.

Si la Bible est le fondement de toute doctrine chrétienne, alors nous devons dire que toute doctrine contraire à la Bible constitue une hérésie. Par conséquent, nous devons veiller à utiliser l’expression « couverture spirituelle » conformément au contexte dans lequel elle est employée.

Il existe trois mots hébreux principaux traduits par « couvrir. » Si quelqu’un doit être considéré comme notre « couverture spirituelle, » il doit agir d’une manière qui correspond au sens de ces mots, du moins en partie, selon les différents cas de figure.

Le premier mot hébreu, « sakak » signifie « couvrir » ou « entourer d’une haie ». Dans son sens figuré, il signifie « protéger », dans le sens de « défendre, couvrir, entourer d’une protection, joindre, ou enfermer ». En d’autres termes, les hommes peuvent se protéger en se joignant ensemble, en s’enfermant dans une position fortifiée, ou en s’entourant d’une protection, afin que l’ennemi ne puisse pas les voir ou les atteindre.

La Bible affirme que seul le Seigneur, et non un homme, peut être notre « couverture » dans le sens du mot « sakak ». Il est écrit dans le Psaume 91 : « Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur, de la peste et de ses ravages. Il te couvrira (sakak) de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; sa fidélité est un bouclier et une cuirasse » (versets 3 et 4).

Le second mot hébreu traduit par « couvrir » est « kasah ». Le sens premier de ce mot est « couvrir pour revêtir ou pour cacher ». Il signifie également « recouvrir, masquer, dissimuler, voiler, fermer ». Il est utilisé dans Proverbes 10:12 : « La haine excite des querelles, mais l’amour couvre (kasah) toutes les fautes. »

Un célèbre commentateur biblique a écrit : « Par l’amour, nous passons sur les offenses qui nous ont été faites, et nous les couvrons, afin d’éviter les querelles ». Ceci n’efface pas le péché, mais le couvre, le cache.

Le troisième mot hébreu est « kaphar. » Il est en général traduit par « faire l’expiation ». C’est la racine de ce mot qui a donné « kippour », « expiation ». D’où l’expression Yom Kippour, Jour des Expiations. « Kaphar » est aussi traduit par « réconcilier, pardonner, pacifier, faire propitiation ». Contrairement à « kasah », qui signifie « recouvrir », « kaphar » traduit l’idée « d’effacer complètement, d’annuler, de faire disparaître ».

La mot « kaphar » est utilisé dans le contexte des offrandes de sang présentées dans l’Ancien Testament. Aaron, le premier Souverain Sacrificateur d’Israël, a reçu l’ordre de sacrifier un bouc comme offrande pour le péché du peuple. Il dut apporter le sang de l’animal au-delà du voile, et en faire l’aspersion sur le propitiatoire, et devant le propitiatoire, à cause des péchés d’Israël.

« Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au-delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C’est ainsi qu’il fera l’expiation (kaphar) pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il fera de même pour la tente d’assignation, qui est avec eux au milieu de leurs impuretés » (Lévitique 16:15-16).

Peu à peu Muhammad a remplacé Allah

La façon dont nous nous représentons Dieu se montre dans nos actions. Ishak Ibraham dit que « …le comportement d’un homme est la démonstration la plus convaincante de sa compréhension de Dieu; et son idée de Dieu exerce une influence profonde sur sa manière d’agir ». Cela est vrai pour les musulmans aussi bien que pour les adhérents des autres religions.

De nombreux livres ont été publiés sur la vie de Muhammad. Par mil­lions ses disciples ont étudié et admiré sa personnalité, il semble que nous puis­sions percevoir dans une certaine conception musulmane et dans la vie quotidien­ne, que Dieu, d’une façon ou d’une autre, a pris de moins en moins de place, tandis que Muhammad a pris de plus en plus une position d’importance.

Dieu est si merveilleux, si majestueux, si inaccessible. Mais Muham­mad est humain, il est plus proche.

Les musulmans tendent à être davantage impressionnés par lui. C’est une légende. C’est leur héros. Ils utilisent son nom pour un serment. Ils font la louan­ge de ses actions et ils évoquent les détails de sa vie quotidienne. Comme l’explique Ray Register: « Les musulmans ont développé une aura de sainteté autour de Mu­hammad. Chacun de ses actes en tant qu’homme a fixé le modèle de la vie quoti­dienne de tout musulman pieux »

Il est le sceau de tous les prophètes.

C’est-à-dire qu’il est le dernier et le plus important de tous. Ainsi, c’est le dernier messager de Dieu pour ce monde. Son message est donc la conclusion de tous les messages divins. Celui-ci s’adresse à tous les peuples, de toute race et de toute langue jusqu’au Jour du Jugement (Coran 7:158). Tous les apôtres et prophètes avant Muhammad étaient régionaux, et leurs messages ne s’adressaient qu’aux personnes de leur région.

Il fut créé avant tout autre création ou vie humaine.

Il est né pur.

Tor Andrae montre que les musulmans croient que Muhammad « était né pur et sans tache comme un agneau qui naît circoncis, et avec le cordon ombilical déjà coupé »

Sa religion est la religion parfaite.

Le Coran dit que l’islam est la religion parfaite de Dieu. Par elle, Dieu a accompli sa faveur envers l’homme (Coran 5: 3).

En fait, on peut observer des signes de vénération, d’adoration et presque de déification de Muhammad bien que les musulmans prétendent ne pas l’adorer et que lui-même les exhortait à n’adorer que Dieu seul. Considérons ce qui suit :

1 – Muhammad est vénéré au-dessus de tout autre être humain. Zafar Ah Khan dit dans l’un de ses poèmes: « Même si ma relation avec Dieu est rompue, que ma main ne se détache jamais du bord du vêtement de l’élu [Muhammad]. »

2- Il est considéré comme étant infaillible dans son jugement.

3- Il est considéré comme étant sans péché. Cette idée est maintenue, bien que le Coran dise que Muhammad fut chargé :

            a – de dire à ses disciples, « Je ne suis qu’un être humain comme vous »

            b – de demander pardon à Dieu pour son péché (Coran 18:109 ; 40: 55).

4-Son intercession peut procurer aux personnes l’entrée au Paradis.

5 – il est invoqué dans la prière. Les musulmans s’adressent à Muhammad dans certains appels à la prière, disant: « O! le plus beau dans la création de Dieu, celui au beau visage [visage aimable] le messager de Dieu… »

Qui est véritablement Allah ?

Allah est le mot arabe pour désigner « Dieu ». L’étymologie que rapporte Dalil Boubakeur[1] est la contraction de Al-Ilāh, (« le Dieu ») en Arabe.

Le mot Allah est utilisé par les musulmans du monde entier, ainsi que par les arabophones chrétiens, juifs ou autres. La plupart des musulmans francophones préfèrent utiliser cette appellation plutôt que le mot « Dieu »[2], car celui-ci peut prendre une forme féminine (déesse) ou un pluriel (dieux), alors qu’Allah est unique, ni masculin ni féminin. D’un point de vue musulman, Allah est considéré comme le nom le plus précieux, nom qui n’est pas descriptif comme les quatre-vingt-dix-neuf attributs qui lui sont traditionnellement attribués, mais évoque la présence même du Dieu unique.

Pour comprendre qui est Allah, faisons un retour historique sur les débuts de l’utilisation de ce nom…

Le symbole du père des dieux au Moyen-Orient, c’est-à-dire Baal, l’équivalent de Zeus pour les Grecs et Jupiter pour les Romains, est, d’après l’archéologie et la Bible, un taureau avec des cornes en croissant de lune. Le dieu principal de Babylone dans l’Antiquité est le dieu de la lune lui aussi représenté par un taureau avec des cornes en croissant de lune, et plus simplement parfois par un croissant de lune.

Image ci-contre : Relief du dieu-lune Sîn, 8ème siècle av. J.-C., Harran, calcaire. Musée d’Alep (Syrie) : Le dieu Sîn disposait à Harran d’un important sanctuaire symbolisé par des hampes surmontées d’un croissant lunaire.  

Au Moyen-Orient, le  dieu de la lune est Ilah[3]. Il ne s’agit pas du nom propre d’un dieu spécifique mais d’une appellation générique pour « le dieu ». Chaque tribu arabe locale se rapportait à son propre dieu tribal local en le nommant Al-Ilah[4] qui  est devenu plus tard Allah[5]. De plus Al-Lât, féminin de Allah est une divinité adorée à la Mecque bien avant la venue de Mahomet. Nous apprenons ainsi que Ilah (ou Allah) est adoré sur une longue période pré-islamique, parfois sous d’autres appellations de Allah que nous connaissons aujourd’hui, et donc que Allah ne trouve pas son origine dans la Bible, comme essaient de le faire croire les musulmans, mais du paganisme païen[6]. D’ailleurs, des érudits arabes le reconnaissent puisque Al-Kindi[7] a précisé que l’Islam et son dieu Allah ne sont pas venus de la Bible mais du paganisme des Sabéens[8].

Dans le hadith de Sahîh de Bukhari[9], il est rapporté, au moment où Mahomet reconquit la Mecque en 630[10], qu’il y avait 360 statuettes représentant autant de divinités. Parmi ces divinités, il y avait Baal, le seigneur et maître de tous les autres dieux !

Nous savons par ailleurs que les arabes païens de la Mecque adoraient le Al-Ilah, dieu de la lune qu’ils appelaient Hubal[11]. Ce dieu est présenté par ces habitants de la Mecque comme le seigneur le plus élevé des 360 dieux de ka’ba, tout comme Allah. En fait, Hubal est le dieu auquel les arabes païens adressaient leur prières pour Allah. En d’autres termes, Allah était Hubal[12], dieu de la lune.

Il est clair que Allah était un dieu païen vénéré à la Ka’ba avant la venue de Mahomet.

Nous venons de démontrer qui est Allah, le dieu que Mahomet a choisi d’adorer[13] : c’est le dieu de la lune[14] appelé Baal[15] dans la Bible et dans les textes des civilisation sumériennes, raison pour laquelle le croissant de lune[16] est le symbole universel de l’Islam : il se rencontre sur tous les drapeaux, toutes les mosquées…

Dans la Bible, Baal n’a aucune identité précise mais rassemble toutes les divinités qui peuvent détourner le peuple de Yahvé (Dieu dans la Bible) du droit chemin. Nous trouvons à plusieurs reprises dans la Bible « Le peuple de l’Eternel se détourna du Seigneur et adora les Baals et les Astartés[17] » (Jg 2 : 13).


[1] Personnalité de la communauté musulmane en France : recteur de la mosquée de Paris et ancien président du conseil français du culte musulman.

[2] Chaque fois qu’un musulman prononce le mot Allah en dehors de la récitation d’un verset du Coran ou de la prière, il doit prononcer la formule « Soubhanahou wa ta’ala » qui signifie « Gloire à lui, il s’est élevé (au-dessus de tout) ».

[3] Le i majuscule pourrait laisser penser qu’il s’agit de Llah au lieu de ilah.

[4] D’après le lexique arabe de Lane de 1893, Al-Ilah fait référence « au grand serpent ».

[5] La plupart des lexiques étymologiques arabes reconnaissent que le mot Allah tire son origine de Al-Ilah par contraction.

[6] Nous trouvons le signe du croissant de lune associé aux philistins et aux madianites dans la Bible (Jg 8 : 26 et Es 3 : 18), c’est-à-dire des peuples païens imprégnés de paganismes et d’idolâtries.

[7] Abu Yusuf Yaqub ibn Ishaq al-Sabah Al-Kindi (801 – 873), plus connu en Occident sous son nom latinisé de Alchindius ou Al-kindi, est considéré comme le premier philosophe (faylasuf) arabe, féru dans des domaines très variés : philosophie, mathématiques, médecine, musique, physique, astronomie. Il a écrit 290 ouvrages sous forme de bref traités.

[8] Courant religieux très antérieur à l’Islam (Jb 1 : 15, Es 45 : 14, Ez 23 : 42, Jl 3 : 8) qui consiste dans l’adoration des corps célestes, du soleil de la lune mais aussi des étoiles, soit séparément, soit ensemble. Son nom vient des Sabéens ou Sabiens, ancien peuple de l’Arabie.

[9] L’autorité du Sahîh de Bukhari est reconnue dans le monde musulman. Il comprend 7397 hadith dont 2762 différents. Les Hadith (commentaires initialement oraux et mis par écrit sous forme de recueils) sont classés par thèmes et chaque thème forme un livre (kitâb), divisé en chapitres (bâb). Il y a ainsi 97 kitâb et 3450 bâb.

[10] Les diverses divinités mentionnées dans le Coran sont: Wadd, Suwâ, Yagûth, Yaûq, Nasr (sourate 71.23), Manât, Al-Lât, Uzza (sourate 53.19 et 20).

[11] Certains auteurs arabes modernes estiment que son nom vient de Baal, appellation des dieux cananéens et phéniciens, précédé de hou, article défini dans un dialecte cananéen.

[12] Selon Muhammad ibn Ishaq (historien traditionaliste musulman arabe de Médine [704 – vers 767], connu pour avoir rédigé la première « biographie du prophète » Mahomet appelée sîra.), la statue de Hubal aurait été rapportée de voyage alors qu’elle était placée sur le toit de l’édifice de la Ka’aba. Mahomet l’aurait obtenue à Moab.

[13] Les premiers musulmans étaient à l’aise avec l’Islam, et lui faisaient confiance puisque dans la pratique il n’était pas différent des conceptions mystiques de Qusayy (gouverneur de la Mecque vers 430) : Tabari 6 : 25 « Les ordres de Qusayy n’étaient jamais désobéis » et « En ce qui concerne le hadj, il confirma le droit des Arabes de continuer leur anciennes coutumes. Il les considéra comme un devoir religieux qui ne devait pas changer. » (Tabari est né en 839 au Tabaristan en Iran, ce qui lui vaut son surnom de at-Tabarî. Il est un des plus précoces et des plus célèbres historiens, exégète et écrivain perse du Coran)

[14] Nanna ou Sîn sont les noms les plus courants du dieu mésopotamien de la Lune. Il s’agit d’une des plus importantes divinités des panthéons du Proche-orient ancien. Les Sumériens le nommaient entre autres Nanna ou Zu-en, les Akkadiens, les Babyloniens et les Assyriens plus volontiers Sîn. Son culte est réputé très ancien dans la ville d’Ur mais aussi à Harran. Sous ses différents noms, il fut très tôt adoré dans la plupart des grands centres urbains mésopotamiens. Dans la période où le pays de Sumer et toute la vallée de l’Euphrate furent sous la domination de la cité d’Ur, entre – 2600 et -2400 environ, Nanna en vint à être considéré comme le chef du panthéon sumérien. On le vénérait alors comme le « Père des dieux » ou le « Créateur de toute chose ». Le dieu-Lune est comparé à un taureau, symbole de force, de fécondité, mais surtout, en tant que « porteur des cornes puissantes », du croissant lunaire. Il est représenté par le croissant orienté vers le haut, évoquant tout à la fois la nouvelle lune, des cornes de taureau ainsi qu’une embarcation.

[15] Dans le Coran, Baal est comparé à Allah et présenté comme le Meilleur des créateurs : « Invoquerez-vous Baal (une idole) et délaisserez-vous le Meilleur des créateurs, Allah, votre Seigneur et le Seigneur de vos plus anciens ancêtres ? » (Coran, sourate 37 [les rangées] verset 125).

[16] Mahomet, en détruisant les idoles de la Mecque, dont Hubal, laissait les païens sans idole pour prier. Hubal, leur dieu principal a été remplacé par Allah, les signes associés auparavant à Hubal (comme les croissant de lune et la ka’ba) le furent à Allah. Ainsi, les païens priaient Allah devant l’image de Hubal (sources: La Mecque de Mohammed par W. Mongomery Watt chapitre 3: Religion des l’Arabie préislamique Page 26 à 45). Le culte de la lune a donc été pratiqué en Arabie plus de 2000 av Jésus-christ. La lune en croissant est le symbole le plus commun de ce culte ! Un apologiste musulman a établi que le symbole du dieu de la lune Hubal fut placé sur le toit de la Ka’ba environ 400 ans avant la naissance de Mohamet. Ceci nous donne l’origine du symbole du croissant de lune placé sur chaque minaret à la Mecque aujourd’hui et symbole central de l’Islam placé sur chaque mosquée dans le monde entier !  (source complémentaire : Muhammad le prophète, le Hafiz Ghulam Sarwar (Pakistan), p 18 et 19)

[17] De la même façon, Astartés rassemble les divinités se référant à Ishtar, la déesse de Babylone.

Allah, le dieu des musulmans

Islam est un mot arabe qui veut dire “soumission, re­nonciation et abandon”. En tant que religion, l’islam signifie une soumission totale à la volonté de Dieu en toutes choses. Un musulman est quelqu’un qui s’est aban­donné à Dieu selon la foi islamique. Même des personnages historiques ayant vécu avant l’apparition de l’islam sont appelés musulmans dans le Coran, dont Abraham (Coran 2:128, 133-136), les prophètes juifs (Coran 5: 44) et les disciples de Jésus (Coran 3: 52). (Dans la version française du Coran, le mot « musulman » dans ces ver­sets est traduit par « soumis ».)

Les musulmans vénèrent Dieu et parlent de Lui. Il est le centre de leur philosophie. Il est Un – le Souverain Créateur, le Souverain Tout-Puissant, le Juge in­contestable et le Planificateur de tout – et Il est absolu dans sa volonté.

Les musulmans moyens citent avec vénération le nom de Dieu plusieurs fois par jour. Au commencement de la journée, du repas, d’une discussion ou de toute autre activité, ils disent souvent bismellah (« au nom de Dieu »). D’autres expressions telles que inshaAllah (« s’il plaît à Dieu »), subhanAllah ou alhamdulellah (« louange à Dieu »), masha’ Allah (« comme il est bon ») et Allah-u Akbar (« Dieu est grand ») ne sont que quelques-unes des déclarations généralement entendues tout au long d’une journée dans une communauté musulmane. Une réponse typique à la question désinvolte « Comment allez-vous ? » n’est pas: « Bien, merci » mais « Louange à Dieu ». Il est vrai, pourtant, que les gens utilisent de telles expressions pieuses davantage par tradition et habitude que par ferveur religieuse. Ces expressions n’indiquent pas particulièrement une foi consciente, bien que la foi en l’existence de Dieu soit une chose normale et indiscutable.

Dieu est Un

Les musulmans croient que Dieu est Un. Son unité est simple et abso­lue. Il n’a pas d’égal ni d’associés. En réalité, Muhammad[1] ne fut pas le premier Arabe à présenter a ses compatriotes Allah comme le seul Dieu. Son père qui naquit dans une famille pré-islamique, fut appelé Abd-ullah, « le serviteur du Dieu ». Même avant l’islam, de nombreux Arabes préféraient n’adorer qu’Allah. Ils étaient appelés des Hanifs. La croyance dans l’unité absolue de Dieu est si importante qu’elle est considérée comme étant le dogme le plus essentiel de la théologie isla­mique.

Il est au-dessus de tout

Les musulmans disent que Dieu est supérieur et au-dessus de tout. Il est le Créateur, mais Il est bien au-dessus de sa création et n’y intervient pas. Il est partout. Il voit et veille sur les humains, mais Il s’en tient éloigné. Il est éternel, alors que tout autre est mortel. Il est parfait en majesté et beauté. Il est tout-puissant. Il est une abstraction et les gens ne peuvent pas Le comprendre. En réalité, les gens ne devraient même pas essayer de l’expliquer. Il est au-dessus de l’analogie.

Pour la plupart des musulmans, expérimenter la réalité de Dieu ou son essence est hors de question. Il est lointain et inaccessible mais très proche d’une façon mystérieuse.

Il est le Maître Souverain

La volonté de Dieu est suprême et il fait ce qu’il veut, il pardonne à qui Il veut pardonner et il punit qui Il veut punir. Les humains ne sont pas les enfants de Dieu; plutôt, ils sont ses esclaves ou ses serviteurs et n’ont pas à discuter ou à s’éle­ver contre sa volonté. Peu importe le fait qu’une personne soit proche de Dieu, elle se tiendra toujours dans la présence du Tout-Puissant comme un abd (un « esclave »).

L’islam rejette catégoriquement le concept chrétien d’un Dieu qui est notre Père, de peur d’en diminuer la grandeur (Coran 5:18). Par ailleurs, l’idée que « Dieu est amour » ne se trouve pas dans le Coran. Selon le saint livre de l’islam, l’amour de Dieu est réservé aux gens biens (Coran 3: 76; 9 : 4; 2:195; 3:146). De plus, même si Dieu s’intéresse à la souffrance humaine, il ne s’en occupe pas. L’islam ne voit rien de faux ou de problématique dans une telle idée.

La compréhension générale musulmane au sujet de Dieu peut être comparée à un juge assis à l’extrémité d’une course d’obstacles, sur un trône dans le faste et le luxe du Paradis. Ce souverain délivre des lois et des règlements à travers des messagers. Cependant, il n’est pas lui-même directement préoccupé à secourir les gens dans leur lutte. Alors que les coureurs rivalisent, le juge distribue récompense ou punition à chaque personne selon de ce qu’il a accompli.

Dans la compréhension chrétienne, Dieu donne les règles, et Il est directement impliqué Lui-même en parcourant la même course. Dans la Bible, Dieu a choisi la voie de la souffrance. A travers l’incarnation, Il s’identifie à l’humanité souffrante, et cela ne Le rabaisse pas et ne diminue ni sa gloire ni sa grandeur. Dans l’islam, Dieu manifeste sa souveraineté en envoyant des messagers ; dans le chris­tianisme, en venant Lui-même. Dans la théologie islamique, la relation de Dieu avec les personnes se fait à travers la révélation et les prophètes; dans la théologie chrétienne, Dieu va jusqu’à se donner Lui-même par amour.

Le message central de l’Evangile est que Dieu a pris Lui-même l’initia­tive de chercher et de sauver les gens. il a visité les humains et a pris contact avec eux. Un tel concept est tout à fait incompréhensible et inacceptable pour l’islam qui enseigne que Dieu se tient à l’écart des personnes. Celles-ci doivent prendre l’initia­tive et entreprendre seules la course à travers une véritable lutte et une persé­vérance afin de transformer leur situation.

La Bible enseigne que Dieu qui est le Seigneur Souverain est pro­fondément compatissant à l’égard de l’humanité pécheresse et impuissante. Dans son amour, Dieu est descendu pour sauver l’homme de son état de misère et de dépravation (1 Jean 4 :10). C’est la vérité la plus grande et la plus réconfortante. L’Eternel Roi Souverain de l’univers est aussi le Père compatissant et aimant !

La pensée musulmane refuse et rejette une telle idée, la trouvant inconcevable. L’islam enseigne que l’homme est censé aimer Dieu en premier et obéir à ses ordres. Alors Dieu l’aimera (voir Coran 3 : 31). Dans le Haddith, nous lisons que Dieu dit:

Si mon serviteur continue à s’approcher de moi avec des sacrifices,

Il me sera plus proche jusqu’à ce que je l’aime.

Et une fois que je l’aimerai, je deviendrai pour lui l’oreille par laquelle il entendra, l’œil par lequel il verra, la main avec laquelle il touchera, et le pied avec lequel il marchera. Et s’il m’adresse une demande, je lui donnerai, et s’il a besoin de mon aide, je la lui accorderai.

Dans le Coran, Dieu a plusieurs noms. Les musulmans en ont pris 99 et les appellent « les noms merveilleux de Dieu ». (Certains pensent que cela fut fait pour satisfaire les Arabes païens polythéistes qui adoraient les nombreuses filles de Dieu qui furent toutes détrônées par Muhammad. Mais rien ne prouve cette théorie).

Ces 99 noms parlent des attributs et des caractéristiques de Dieu. Bien que certains de ces noms se rapportent à sa compassion et à sa miséricorde, la plupart d’entre eux se rapportent à sa puissance, à sa force, et à sa vengeance. Ainsi, Il est grand, juste, exalté; Il est le Juge, le Roi du Jour du Jugement, etc.

Parfois, on peut avoir l’impression que le Dieu islamique est capri­cieux, parce que tandis qu’il guide dans le droit chemin, il égare aussi quelquefois les gens. Par ailleurs, Il apporte de temps à autre dégât et destruction. il est décrit aussi par des expressions comme « Celui qui abaisse », « Celui qui oblige » ou « le Ty­ran », « le Hautain ». Tous ces termes, quand ils sont utilisés par les hommes, ont un sens péjoratif.

Même le musulman le plus pieux n’est pas sûr que Dieu l’acceptera ou non au Dernier Jour; il ira soit au paradis soit en enfer. Abu Bakr (le premier homme converti à l’islam, le compagnon le plus proche du prophète, et le premier calife musulman après Muhammad) jura un jour: « Par le nom de Dieu, je me méfie­rais de la ruse de Dieu, même si j’avais déjà un pied dans le Paradis. »

Puisque Dieu est bien au-dessus de la compréhension de l’homme, celui-ci est incapable de Le définir. Même si quelqu’un essayait de Le décrire en disant « Dieu est amour » comme le font les chrétiens, cela pourrait signifier qu’il n’est pas haine. Si quelqu’un disait « Dieu est bon », cela pourrait vouloir dire qu’il n’est pas méchant. Les musulmans considèrent que de telles descriptions imposent des limites à la nature de Dieu. L’idée que Dieu soit limité est inacceptable pour eux.

L’islam enseigne cependant qu’une personne peut connaître Dieu parce qu’il s’est annoncé et s’est révélé Lui-même aux prophètes pour guider le peuple dans le droit chemin. Selon l’islam, Dieu a envoyé le Coran au plus grand des prophètes, Muhammad. L’islam est une religion avec un livre, le Coran. Pour les musulmans, le Coran est la révélation finale. C’est le plus grand de tous les livres par sa langue, son style et son message.

Le Coran est lu, appris, étudié, mémorisé et récité. Son contenu est sacré et vénéré. En tant que livre, il ne doit pas être manipulé avec légèreté ou négli­gence. C’est la déclaration essentielle et centrale de la religion, ce qui lui donne une extrême valeur aux yeux des musulmans. Il les influence grandement dans tous les aspects et les activités de la vie.


[1] Voir « Mahomet ou Muhammad » -> https://wp.me/p8REsR-qH