L’inscription au-dessus de Jésus sur la croix

Les quatre évangiles, Matthieu, Marc, Luc et Jean nous parlent de l’inscription qui se trouvait au-dessus de Jésus, sur la croix :

« Pour indiquer le sujet de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête: Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » (Mt 27 :37)

« L’inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots: Le roi des Juifs. » (Mc 15 :26)

« Il y avait au-dessus de lui cette inscription[1]  : Celui-ci est le roi des Juifs. » (Lc 23 :38)

« Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » (Jn 19 :19)

Nous voyons que cela pourrait paraître contradictoire ! Les quatre Evangiles qui affirment quatre faits différents au sujet de l’inscription sur la croix. En fait, il ne faut pas mettre la citation de Marc avec les autres. En effet, Marc écrivait aux chrétiens de Rome, et son souci est l’essentiel du message qu’a apporté Jésus. On le remarque à la longueur de son Evangile. Allant au principal, il ne cite que « Le roi des Juifs », ce que disent tous les autres.

En fait, les trois autres Evangiles ne se contredisent pas du tout, bien au contraire : ils se complètent ! Il faut remarquer dans le verset suivant de Jean :

« Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où Jésus fut crucifié était près de la ville l’inscription était en hébreu, en latin et en grec. » (Jn 19 :20)

Nous voyons que l’inscription était en trois langues. Et nous avons de quoi penser que les trois auteurs des Evangiles nous ont rapporté l’inscription    dans ses trois langues.

Pour Matthieu :

Matthieu était un péager (Mt 9 :9) et était donc habitué à travailler avec les romains. Or la langue utilisée à cette époque dans l’administration romaine était le latin. Nous avons vu plus haut que l’une des langues de l’inscription était le latin ! Nous pouvons donc être assuré que c’est cette inscription qui frappa le regard de Matthieu. C’est donc le message qu’il nous a retranscrit !

Pour Luc:

Luc était médecin (Col 4 :14). Il a donc été habitué à lire le grec lors de ses études de médecine. En effet, à l’époque les études se faisaient en grec, quelque soit la discipline. Ainsi, il nous a retranscrit dans son Evangile l’inscription grecque !

Pour Jean:

Jean, lui, était pêcheur (Mt 4 :21), et donc pour lui, la langue qu’il a toujours utilisée est l’hébreu, ou l’araméen. Ainsi, pour lui, la partie la plus frappante de l’inscription de la croix était celle écrite en hébreu ou en araméen car le terme « en hébreu », dans le Nouveau Testament, s’applique aussi bien à l’araméen (Jean 5:2 ; 19:13 et 17) qu’à l’hébreu proprement dit (Apocalypse 9:11 et 16:16). C’est donc celle-ci qu’il nous a retranscrite dans son Evangile !

Ainsi, ce qui pouvait apparaître comme une contradiction notoire, n’est qu’une précision extraordinaire de la Parole de Dieu. Il suffit de regarder de près, de rechercher, de demander, de se documenter,… et surtout de prendre la Parole de Dieu dans son ensemble car « toute écriture est inspirée de Dieu et utile à enseigner » (2 Ti 3 :16)

Avec toutes ces remarques, nous pouvons reconstituer, à peu près, l’écriteau qui était au-dessus de Jésus, sur la croix :

En latin, d’après Matthieu:

HIC EST JESUS REX JUDAEORUM;

en grec, d’après Luc:

HOUTOS ESTIN HO BASILEUS TON IOUDAION;

et en hébreu, d’après Jean

YESHOUA HANOTSRI VEMELECK HAYEHOUDIM[2].

De plus, si Pilate avait voulu mettre la citation complète en latin ou en grec, il n’aurait pas eu assez de place sur un écriteau car cela aurait été très long, trop long ! Cela est un argument de plus en faveur de l’exactitude de la Bible comme Parole inattaquable.

 

Notes

[1] Dans la version Louis Second, l’omission de quelques mots rentre dans une logique dangereuse de modification du message de la Parole de Dieu (Cf. Mt 25-13, Mc 12-29, Lc 1-28 ; 4-4 et 8 ; 11-2, 4 et 44 ; 20-23 ; 21-4) :

  • Traduction King James 1611 : “And a superscription also was written over him in letters of Greek, and Latin, and Hebrew, THIS IS THE KING OF THE JEWS”
  • Traduction d’Ostervald, de 1744, revue en 1996 : « Et il y avait cette inscription au-dessus de sa tête, en grec, en latin et en hébreu: CELUI-CI EST LE ROI DES JUIFS. »
  • Traduction Louis Second : retranscrite ici.

Traduction Darby revue en 1991 : « Et il y avait aussi au-dessus de lui un écriteau en lettres grecques, romaines, et hébraïques: Celui-ci est le roi des Juifs. »

[2]   Yeshoua Hanotsri Vemeleck Hayehoudim. Les premières lettres de chaque mot forment le tétragramme  YHVH de Dieu ce qui a littéralement fait explosé les pharisiens qui, habitués à lire les premières lettres des mots ou des phrases dans les psaumes n’ont pas du tout été étonné de cela mais ont demandé de changer un seul mot en ajoutant « il a dit qu’il est roi des juifs » ce qui annulait la puissance de la présence du tétragramme.

Harry Potter, quelques remarques

Il y a quelques années, une adolescente de la famille m’avait demandé non seulement mon avis sur Harry Potter, mais des exemples pour fournir à son professeur des arguments montrant l’aspect plus que dérangeant d’étudier ce livre (le tome 1) en cours au collège… Voici ce texte qui fut transmis…

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Le problème du livre de Harry Potter n’est pas l’aspect magique des faits grotesques énoncés (moto volante, chien à 3 têtes,…), mais la façon insidieuse du texte de prendre systématiquement le contre-pied de la Bible par des images fines et discrètes, cachées par les traits grossiers des personnages ou des faits. Au fur et à mesure de la lecture, les aspects grossiers des descriptions viennent imprégner une impression de déjà vu ou connu… Ce déjà vu ou connu n’est autre que la Bible qui se trouve alors refoulée comme si elle n’était qu’une image inversée d’un miroir qu’il faut remettre à l’endroit ! Mais inverser ce qui est supposé à l’envers dans ce cas revient à remplacer la lumière par les ténèbres, la vérité par le mensonge, les qualités par les défauts,…

Et tout au long du livre, c’est ce qui est fait !

 

De plus, il y a un « saupoudrage » d’expressions toutes faites (« nom de Dieu », « croyez-vous qu’ils soient des saints ? », « une prière pour nous aider », « Dieu merci »,…) qui assimilent le nom de Dieu aux aspects ténébreux tout au long du livre.

 

Voici quelques points importants du livres :

 

-* Harry Potter : la première chose qu’il est important de savoir, c’est que le héros du livre n’a pas un nom anodin ! « To harry » en anglais signifie attaquer, harceler, pourchasser ; en anglais « potter » signifie potier. Nous lisons dans la Bible : Genèse 2-7 « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. », et Jérémie 18-6 « Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël ? dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël ! ». Harry Potter est celui qui s’attaque au potier, à Dieu, et nous le verrons par quelques exemples tirés du livre.

 

-* Albus Dumbledore : dans Harry Potter, ce personnage est le plus grand sorcier qui ait existé. Il est présenté comme un vieil homme à la longue barbe argentée ; il a de très grands pouvoirs… En fait, il remplit quelque peu la « fonction de Dieu » dans l’école des sorciers : il sait tout, suit tout, connaît tout… Et son nom signifie : blanc ou bon (traduction du latin Albus) ; stupide ou sot (Dumb en anglais) ; habitant de Doride (dore en latin) ou dorien : société guerrière de la Grèce antique). On pourrait traduire par « le saint guerrier stupide » par exemple. Exode 15:3 : « L’Eternel est un vaillant guerrier; l’Eternel est son nom ».

 

-* P12 : les êtres humains normaux sont appelés des « moldus ». Le mot moldus est une latinisation du mot anglais « molder » (ou moulder) qui signifie tomber en moisissure, en poussière… l’inverse de la création de Dieu (Genèse 2-7 « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. »). La description des hommes tombant en poussière est le symbole de la mort : inversion des rôles, les êtres humains sont les morts, et les sorciers et les fantômes (voir commentaire suivant des pages 120 à 128 et 125)sont les vivants.

 

-* P18 : Dedalus Diggle est un sorcier « qui n’a jamais eu de jugeote » selon certains sorciers. Dans la mythologie grecque, Dédale est le constructeur du labyrinthe du Minotaure. Il est d’origine royale. Le fils de Dédale est Icare. Dédale et Icare étaient prisonniers dans le labyrinthe et, pour s’en échapper, Dédale leur construisit des ailes. Icare ne suivit pas les instructions de son père et s’envola toujours plus haut… Il s’approcha trop près du soleil qui fit fondre ses ailes et il tomba dans la mer. Le petit passage décrivant l’intervention de ce personnage fait référence au passage de la naissance du Christ : dans Harry Potter, Dedalus fait apparaître des étoiles filantes dans le ciel aux jours de la naissance de Harry. Matthieu 2:2 « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer ».

 

-* P21 : l’un des personnages (Dumbledore) possède une montre en or, avec 12 aiguilles et aucun chiffre. Les chiffres sont remplacés par de petites planètes autour du cadran. Dans le monde des sorciers, l’heure n’existe pas : on vit à l’heure des astres (astrologie et zoroastre).

 

-* P37 à 41 : dans ce passage, Harry Potter parle avec un serpent et lui rend la liberté que les hommes (de vraies caricatures qui ne comprennent rien dans le livre) lui ont volée. C’est à partir du moment où Harry Potter libère le serpent que sa vie bascule et qu’il va rentrer dans sa vie « formidable » de sorcier : tout va s’accélérer. Apocalypse 20:2  « Il (le Christ) saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans ». Harry Potter fait l’inverse de la prophétie biblique.

 

-* P45 : sur l’enveloppe que Harry Potter reçoit du monde des sorciers, il y a un écusson qui représente un aigle, un lion, un blaireau et un serpent. Ceci n’est pas sans rappeler les quatre faces des êtres vus par Ezéchiel dans sa vision : Ezéchiel 1-10 « Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de boeuf à gauche, et tous quatre une face d’aigle. » ; ou la vision de Jean : Apocalypse 4-7 « Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d’un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. »

-** La face d’homme (créature de Dieu) a été remplacée par le serpent (Genèse 3-1 « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » et Genèse 3-14 « L’Eternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. ») L’homme, la créature merveilleuse de Dieu (Psaumes 139-14), a été remplacée par la créature maudite par Dieu.

-** La face de bœuf (symbole du serviteur dans la Bible) a été remplacée par le blaireau (symbole de l’agressivité) (Lévitique 19-13 « Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence (ou agressivité). »)

-** Dans la Bible, l’aigle représente l’Esprit vivifiant et édifiant de Dieu (Exode 19-4 « Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Egypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi »). Dans le symbolisme occulte, il représente l’esprit qui s’élève vers le soleil, apportant l’éveil et l’illumination pour apprendre à aimer l’ombre.

-** Dans la Bible le lion représente la force tranquille, le courage et la majesté. Dans le symbolisme païen, le lion représente la force du conquérant.

 

-* P45 : le serpent du sceau à quatre faces enlace la première lettre de Potter, symbole du serpent qui enlace la jambe de sa proie… Message en contre-pied du passage biblique de Genèse 3-15 « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon ». Dans le récit de Harry Potter, le serpent ne se fait pas écraser par l’homme, mais il vainc l’homme.

 

-* P57 : le meilleur ami de Harry Potter est Hagrid, durant tout le livre. Hagrid est le diminutif de « hagridden » en anglais, qui signifie tourmenté, obsédé. De plus il est présenté comme « le gardien des clés » : allusion claire à l’apôtre Pierre.

 

-* P59 à 72 : ce passage nous annonce l’origine de Harry Potter. Il est l’enfant de très grands sorciers qui ont disparu, tués par le « Méchant », Voldemort. Dès lors, Harry Potter est placé dans une « famille d’accueil » dite normale, humaine avant de pouvoir reprendre la lutte… comme le fils de Dieu a été placé dans une famille humaine avant de pouvoir accomplir le plan de son Père céleste. Ce passage laisse sous-entendre que Dieu aurait perdu contre le serpent, et qu’il aurait envoyé son fils miraculeusement sauvé pour ré-essayé de vaincre la mort.

 

-* P66 : le « Méchant » dans le récit s’appelle Voldemort, mais il ne faut pas dire son nom… Inversion des rôles par rapport au texte biblique où le nom de Dieu ne peut être prononcé puisqu’on ne connaît que le tétragramme (les quatre lettres formant son nom :YHWH). Le tétragramme YHWH serait une forme verbale causative, et voudrait dire : « Il fait être », celui qui est à l’origine de toute chose et qui plane sur sa création (Genèse 1-2 « La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. »). Voldemort, lui, détruit et tue ce qui est le plus pur (d’après les sorciers), c’est-à-dire les licornes (p238 à 256).

 

-* P66 et 67 : ce passage, qui nous relate « la chute de Voldemort », n’est rien d’autre que la traduction des passages de Ezéchiel 28-12 à 19, de Luc 10-18, de 2 Pierre 2-4 et de Apocalypse 12-4 qui décrivent la chute de Satan et du tiers des anges qui le suivirent.

 

-* P69 : la description de ceux qui s’étaient ralliés à l’ennemi ressemble énormément à la description des possessions, mais avec le message que l’on peut s’en sortir seul et sans dommage ! Alors que la Bible affirme l’inverse : Matthieu 17-16 à 21 « Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir. Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi ici. Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon? C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. (…) Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne. »

 

-* P69 : Harry Potter est rapidement (en deux lignes) présenté comme celui qui a réussi à réduire l’ennemi à rien, comme le sauveur… Le message est clair : l’histoire du Christ, c’est la même chose ! Il devait être un bon sorcier et il a réussi à contrecarrer l ‘ennemi « par un phénomène auquel il (l’ennemi) ne s’attendait pas ».

 

-* P90 : le vendeur de baguettes magiques s’appelle Mr Ollivender… contraction de « Holly vender » qui signifie en anglais le vendeur de sainteté !

 

-* P95 : Harry dit « Tout le monde pense que je suis quelqu’un d’exceptionnel… mais je ne suis rien » Ce passage amène à penser que le sauveur (voir commentaire P69) n’est rien d’autre qu’une réputation et que son pouvoir n’est rien d’autre qu’un don qu’il ne maîtrise pas ! … Sous entendu comme le Christ…

 

-* P108 : Harry gagne dans une friandise, une image de Albus Dumbledore, le grand sorcier qui dirige tout. Cette image bouge et va se promener… Apocalypse 13-15 « Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. » Manière « amusante » de dédramatiser un passage biblique ! De plus (voir commentaires ci-dessus sur Albus Dumbledore), celui qui représente Dieu est assimilé à la bête de l’Apocalypse : le bon devient le mauvais ; et le mauvais devient le bon !

 

-* P118 à 126 : dans l’école des sorciers (Poudlard), il existe 4 maisons et à la rentrée des classes, chaque élève est placé dans une maison. Il s’agit en quelque sorte de 4 groupes pour répartir les élèves de l’école. Ces maisons sont présentées comme la nouvelle famille de l’enfant. Pour savoir dans quelle maison l’enfant va aller, il doit passer par un rite de « choixpeau ». C’est un chapeau qui parle et qui lit dans les pensées, les sentiments,… de celui qui le porte. Il détermine pour chaque nouvel élève dans quelle maison il va aller. Le rite décrit est exactement le rite initiatique des Francs-maçons pour l’incorporation d’un nouvel initié dans une loge maçonnique (mise à part le chapeau qui parle bien sûr).

 

-* P120 à 128 : les élèves rapportent des points à leur maison s’ils se comportent bien, et ils en font perdre s’ils se comportent mal. Mais chaque maison a un spectre, un fantôme à sa tête, et c’est pour lui, pour lui faire plaisir que l’on doit rapporter des points !

 

-* P125 : Harry touche un spectre et parle avec plusieurs autres spectres (il les interroge sur plusieurs sujets)… ça ne fait rien ! C’est même « amusant ». Dans Lévitique 20:6  « Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, (…) , je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple. », Lévitique 19-31 « Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » et Deutéronome 18-10 et 11 « Qu’on ne trouve chez toi personne qui (…) exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. »

 

-* P132 : Pour pouvoir rentrer dans son dortoir, il faut donner le mot de passe « caput draconis » à une grosse dame peinte sur un tableau. En latin, caput draconis signifie Serpent fabuleux ou dragon (draconis) à tête humaine (caput). Apocalypse 12-9 : « Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » et 20-2 : « Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. »

 

-* P143 : le chien terrifiant « Crockdur »  est lâché sur Harry Potter… et il lui fait des joies : en fait la magie, ça fait peur, alors que c’est parfaitement anodin (selon le message de Harry Potter).

 

-* P151 : la magie est quelque chose de très facile, et surtout qui n’est absolument pas dangereux avant qu’on arrive à un sérieux niveau qui demanderait des années… Donc il n’y a rien à craindre… C’est même très amusant.

 

-* P164 : Harry fait face à un énorme chien à 3 têtes appelé Touffu[1]. Il s’agit en fait de Cerbère (chien à 3 têtes dans la mythologie grecque) qui est le gardien des enfers. En art, il est figuré avec trois têtes, une queue de dragon et des têtes de serpent sous l’échine. Ce chien tricéphale, qui se tenait devant une antre au bord du Styx, permettait aux ombres des morts de pénétrer dans les Enfers, mais déchiquetait quiconque essayait de tromper sa vigilance, ses morsures étant empoisonnées comme celles de la vipère. Orphée le calma en jouant de la lyre. D’ailleurs, Hagrid dévoile à Harry Potter que le seul moyen de dompter Touffu est de lui jouer de la musique. Cerbère est, comme beaucoup d’êtres des mythologies, une image inversée du Dieu trinitaire de la Bible, « Père – Fils – Saint-Esprit ».

 

-* P183 : le Quidditch (jeu très important à l’école des sorciers) se joue à 7 joueurs (2 lanceurs, deux poursuiveurs, deux cognards, un attrapeur). Le Quidditch est la réunion de deux mots : Quid en latin et ditch en anglais. Quid synthétise la connaissance ; to ditch signifie « se débarraser de »… 1 Corinthiens 1:5  « Car en lui (Dieu) vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance». Le jeu essentiel pour les gens normaux (les sorciers car les « moldus » sont des moins que rien !) vise à se débarrasser de la Connaissance que seul Dieu donne.

 

-* P 199 : Pour Noël, la maman de Ron (meilleur ami de Harry) offre à Harry un pull over vert émeraude… Apocalypse 6:8  « Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur verdâtre[2]. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre ». Quelle coïncidence…

 

-* P203 : Harry Potter prend un livre dans la bibliothèque de magie noire.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 1 Pierre 1:23 : « puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu ». La Bible est la parole vivante de Dieu, délivrant un message d’amour et de paix. Ici, on trouve une image inversée de la Bible.

 

-* -* P229 : Hagrid a un œuf de dragon. Pour nourrir le petit après éclosion, il faut lui donner du cognac et du sang de poulet : base des rites satanistes.

 

-* P248 : Harry et ses amis se promènent dans la forêt interdite et ils rencontrent deux centaures. Les centaures sont des êtres au buste d’homme et au corps de cheval. Ils se nourrissent de chair crue. Leurs mœurs brutales les rendent dangereux. Ils ont tout de la description des habitants de Sodome et de Gomorrhe. Ici, ce sont des amis et des êtres avenants.

 

-* P253 : l’astrologie est présentée comme une science certaine pour y comprendre le présent et y lire l’avenir.

 

-* P270 : Harry et ses deux amis (Hermione et Ron) se trouvent pris au piège dans « le filet du diable » (une plante qui étouffe ceux qu’elle attrape). Dans le récit, il est extrêmement facile de s’en sortir. Une fois de plus, la magie, le diable, c’est amusant et il n’y a aucun risque sérieux !

 

-* P285 à 288 et 293 : le professeur Quirell est possédé par Voldemort. Il l’a reçu pour maître en son propre être (p287 : « Heureusement qu’il y en reste toujours qui sont prêts à m’accueillir dans leur cœur et dans leur tête… »).

 

-* P289 : Harry est aussi possédé. La possession est présentée, dans le cas de Harry, comme un bienfait, une aide.

 

-* P290 : Après le combat final contre Voldemort, Harry est resté 3 jours comme mort… puis il s’est réveillé. Marc 10:34 : « qui se moqueront de lui (Jésus-Christ), cracheront sur lui, le battront de verges, et le feront mourir; et, trois jours après, il ressuscitera ».

 

-* P291 : « La mort n’est qu’une grande aventure de plus ». La mort est présentée comme quelque chose de neutre, de facile, et la vie éternelle (jeu entre l’existence éternelle en contre-pied de la vie éternelle proposée par Dieu) comme quelque chose de mauvais.

 

-* P292 et 293 : L’amour nous protège de tout, même de Voldemort ! La mère de Harry l’a tellement aimé que Voldemort n’a pas pu le tuer. Ce passage prend le contre pied de la Bible qui affirme que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). En effet, l’amour de Dieu est ramené à un amour maternel : humanisme, on supprime Dieu.

 

-* La pierre philosophale : il s’agit de la pierre recherchée par Voldemort pour retrouver des forces et « revivre ». Elle donne la richesse et la vie éternelle. Le message est clair : ce n’est pas la foi qui sauve, c’est la philosophie.

 

 

Voici quelques exemples, par certains noms et certaines descriptions du livre, qui nous montrent l’aspect agressif et dangereux de ce livre quant aux valeurs chrétiennes et à l’enseignement biblique. Nul doute, la lecture d’un tel ouvrage est loin d’être anodine : elle laisse des traces, surtout sur un esprit non averti.

 

On pourrait dire, comme les personnages de Unesco dans « la cantatrice chauve » : « Comme c’est curieux, comme c’est bizarre. Quelle coïncidence… » mais de telles coïncidences et en nombre si important (puisque nous n’avons traité ici que quelques unes d’entre elles) sont loin d’être le fruit du hasard.

Notes

[1] Touffu : dans la Bible, le mot touffu est systématiquement associé à l’idolâtrie Ez 6-13, 20-28 et 31-3

[2] Verdâtre : traduction du mot grec Khloros, verdâtre. Dans certaines traductions de la Bible, le mot est traduit par « de couleur pâle ».

L’Index… ou la liste des livres interdits

Pourquoi tant de gens ont-ils des préjugés à l’égard de la Bible? Dans certains pays, l’expli­cation pourrait bien tenir à l’existence pen­dant des siècles d’un instrument destiné à en­diguer l’ « hérésie » : l’index des livres interdits.

L’Église catholique salue avec enthousiasme l’in­vention de l’imprimerie. Des papes vont même por­ter aux nues cet “ art divin “, pour reprendre les termes de certains ecclésiastiques. Cependant, le haut clergé se rend vite compte que l’im­primerie sert aussi à répandre des idées contraires au catholi­cisme. À la fin du 15ème siècle, des restrictions sont imposées dans plusieurs diocèses européens. L’imprimatur (autorisation d’im­primer) fait son apparition, et, en 1515, le cinquième concile du Latran émet des directives en vue de régenter l’impression. Les transgres­seurs risquent l’excommunication. Pourtant, surtout après la naissance de la Réforme, cela ne suffit pas à em­pêcher la circulation d’imprimés et de livres que l’Eglise juge dangereux pour la foi et pour la morale. Tandis que le 16ème siècle touche à sa fin, dans les sphères vaticanes on souhaite donc « qu’il n’y ait plus d’imprimerie avant de nombreuses années ».

 

Pour faire obstacle à « ce torrent boueux de livres corrompus » — comme le dira en­core en 1951 un Jésuite italien — l’Église souhaite dresser une liste dont tous les catholiques devront tenir compte. En 1542, l’Inquisition romaine est fondée. Apparem­ment, son premier acte officiel est un édit contre la liberté d’édition dans le domaine religieux. Lorsque l’ancien inquisiteur gé­néral, Gian Pietro Carafa, devient en 1555 le pape Paul IV, il ordonne immédiatement à une commission d’établir une liste des li­vres interdits. En 1559 est ainsi imprimé le premier Index des livres interdits.

Quels livres sont mis à l’index?

 

L’Index est divisé en trois « clas­ses ». La première répertorie tous les auteurs dont les ouvrages sont prohibés, quel que soit le sujet traité. La deuxième regroupe les ti­tres d’ouvrages interdits mais dont les auteurs ne sont pas condamnés par ailleurs. La troisième dénonce une longue liste d’oeuvres anony­mes. L’index contient 1 107 censures qui condamnent des auteurs d’ouvra­ges religieux mais également d’autres formes de littérature. Un appendice dresse une liste des éditions interdites de la Bible et stipule que toutes les tra­ductions en langue vernaculaire[1] sont prohibées.

 

Même si, dans certains endroits, la Bible a déjà été frappée d’interdit, « avec ces restrictions étendues à l’en­semble du catholicisme, l’Église se pro­nonce pour la première fois officielle­ment contre l’impression, la lecture et la possession du Livre saint en langue ver­naculaire », explique Gigliola Fragnito, professeur d’histoire moderne à l’uni­versité de Parme. L’Index suscite une violente opposition, tant de la part des li­braires et des éditeurs que de celle des gouvernements, pour lesquels l’imprime­rie est une source de revenus. C’est pour cette raison, entre autres, qu’une nouvelle édition de l’Index voit le jour en 1564, à la suite du concile de Trente.

 

La congrégation de l’Index est spé­cialement créée en 1571 pour assurer la ré­vision de ce livre. Jusqu’à trois entités déci­deront conjointement quels ouvrages sont à bannir : la congrégation du Saint-Office, la congrégation de l’index, et le maître du Sacré Palais, un dignitaire papal. Le che­vauchement des responsabilités, conjugué à des désaccords sur la question de savoir s’il faut donner plus de pouvoir aux évê­ques qu’aux inquisiteurs locaux[2], sont quel­ques-unes des raisons pour lesquelles la pu­blication du troisième catalogue des livres interdits sera différée. Préparé par la con­grégation de l’Index et promulgué par Clé­ment VIII en mars 1596, l’Index voit sa diffusion suspendue à la demande du Saint-Office ; il ne reparaîtra que pour condam­ner de manière encore plus péremptoire toute lecture de la Bible en langue vernacu­laire.

 

À partir de cette édition et malgré de continuelles mises à jour au fil des siè­cles, l’Index des livres interdits adopte une forme plus au moins stable. De nombreux protestants, dont les oeuvres y sont réper­toriées, le définissent comme “ le meilleur guide pour déterminer les ouvrages à lire absolument “. Précisons cependant, qu’à l’époque, souverains protestants et catholi­ques exercent une politique similaire quant à la censure des livres.

 

L’Index aura un effet désastreux sur la culture qui, dans des pays comme l’Ita­lie, s’enferme alors dans ce que l’historien Antonio Rotondô nomme « un isolement borné ». Guido Dall’Olio, autre historien, affirme que l’Index fut « l’un des princi­paux facteurs de l’énorme retard culturel pris par l’Italie sur la plupart des autres pays d’Europe ». Paradoxalement, certains livres survivent parce qu’ils échouent dans 1’ « enfer », un lieu aménagé dans de nom­breuses bibliothèques ecclésiastiques pour conserver sous clé tout ouvrage interdit.

 

Cependant, le poids grandissant de l’opi­nion publique à partir du siècle des Lumiè­res contribue à faire disparaître l’ « appa­reil le plus répressif qui ait jamais été conçu contre la liberté de presse ». En 1766, un éditeur italien écrit : « Les inter­dictions de Rome n’établissent en rien la valeur des livres. C’est le public qui l’éta­blit. » L’Index perd progressivement sa toute-puissance et en 1917 la congrégation de l’Index, qui en assurait le contenu, est dissoute. Depuis 1966, l’Index « n’a plus la force d’une loi ecclésiastique avec les cen­sures qui y sont attachées ».

 

La Bible dans la langue du peuple

 

L’histoire de l’Index révèle que de tous les « livres corrompus », un en particulier inquiétait les autorités ecclésiastiques : la Bible en langue vernaculaire. Au 16ème siè­cle, « environ 210 éditions intégrales de la Bible ou du Nouveau Testament » avaient été mises à l’index, explique le spécialiste Jesus Martinez de Bujanda. A cette épo­que, les Italiens ont la réputation d’être de fervents lecteurs de la Bible. Or l’Index, en condamnant formellement les Ecritures en langue vernaculaire, a radicalement modi­fié les liens que la nation entretenait avec la Parole de Dieu. « Interdites et suppri­mées, car pouvant conduire à l’hérésie, les Saintes Écritures finissent par être ran­gées, dans l’esprit des Italiens, parmi les écrits d’hérétiques », déplore le professeur Fragnito, qui ajoute : « Pour les popula­tions catholiques du sud de l’Europe, la voie du salut passe par le catéchisme : on préfère un peuple d’enfants à un peu­ple d’adultes sur le plan religieux. »

 

Ce n’est qu’en 1757 que le pape Be­noît XIV autorise la lecture des « traduc­tions vernaculaires de la Bible approuvées par le siège apostolique ». Une nouvelle ver­sion italienne, basée sur la Vulgate (version latine), peut alors être mise en chantier. Cela dit, les italiens devront at­tendre 1958 pour disposer de leur première traduction intégrale de la Bible réalisée di­rectement à partir des langues originales.

Notes :

[1] On appelle langue vernaculaire la langue locale communément parlée au sein d’une communauté. Pendant des siècles, la liturgie catholique était en latin (langue véhiculaire) alors que l’enseignement de la religion se faisait en langue locale (langue vernaculaire).

[2] D’un point de vue canonique, les inquisiteurs sont des commissaires pontificaux, spécialement chargés de lutter contre l’hérésie et censés collaborer avec les évêques. Cependant, les évêques n’ont pas été dessaisis de leurs prérogatives en matière d’hérésie, non plus que les légats (le mot légat désigne un titre officiel, provenant du latin lex, qui signifie loi. Il s’agissait Titre porté par les représentants officiels de la Rome antique. Les ambassadeurs étaient des légats du Sénat romain. Le titre de légat se transmit de l’Empire romain à l’Église catholique ; il fut porté dans celle-ci par les envoyés personnels du souverain pontife.) : sur un même territoire, ces différents dispositifs peuvent coexister et donc se recouvrir, entraînant ainsi des querelles de juridiction.

Le livre apocryphe d’Enoch

Introduction : il est conseillé de consulter la page  « Le canon biblique » ( https://wp.me/p8REsR-bv) avant ou après la lecture de l’article ci-dessous…

Le livre d’Enoch est un écrit attribué à Enoch, arrière-grand-père de Noé. Il fait partie du canon de l’Église éthiopienne orthodoxe mais est considéré comme apocryphe par les autres chrétiens et les Juifs. Le texte n’est pas inclus dans la Septante.

 

Les principaux partisans de la canonicité du livre d’Enoch évoquent des similitudes frappantes entre ce livre et le Nouveau Testament. Pour eux, ces similitudes remettent en cause la canonicité du Nouveau Testament, et « l’honnêteté » de Jésus[1] qui n’aurait fait que citer le livre d’Enoch dans ses discours ; de même, les écrivains du Nouveau Testament (Paul et Jude essentiellement) se seraient basé sur les écrits de Enoch pour rédiger leurs épîtres. En comparant ces passages dont ils se servent, plusieurs remarques s’imposent :

  • les passages sont souvent dans des contextes différents ;
  • les passages ne concernent pas les mêmes interlocuteurs ;
  • les passages sont des citations littérales ou conceptuelles de l’Ancien Testament (sachant que le livre d’Enoch a été rédigé, de l’avis de tous les spécialistes en écrits anciens, vers 200 avant JC, c’est-à-dire après la rédaction du canon hébreu de l’Ancien Testament[2])

 

Ils s’appuient aussi sur l’emploi d’un mot, l’Elu, par un jeu de traduction d’un verset biblique, « prouvant » la canonicité du livre d’Enoch : Luc 9 : 35 aurait été mal traduit par toutes les traductions connues en transcrivant « Et une voix vint de la nuée, disant: celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le. » D’après eux, il faudrait traduire par « Celui-ci est mon fils, l’Elu ». Cette divergence de traduction vient du fait que les différents manuscrits que nous possédons portent deux mots différents :

  • le Codex Alexandrinus[3], le Palimpseste d’Ephrem[4], le Manuscrit de Cambridge[5] et 15 manuscrits antérieurs au 10ème siècle ont les mots grecs « o agaphtov mon o agapetos mon » qui signifie Bien-aimé, affectionné ;
  • le Codex Sinaïticus[6], le Codex Vaticanus[7] et le Zacynthius[8] ont les mots « o eklelegmenov o eklelegmenos » qui signifie l’élu.

 

Ainsi, le fait que le livre d’Enoch emploierait 14[9] fois le mot « Elu » en parlant prophétiquement de celui qui allait venir prouverait l’inspiration divine et la canonicité du livre… Mais le terme grec pour « l’Elu » n’apparaît que dans des Codex[10] et des traductions modernes qui amènent à douter de leur fiabilité. Ainsi, le terme de « Bien-aimé » est le seul possible dans ce passage[11]

 

Enfin, ils s’appuient sur la citation de Jude[12] (14 et 15) affirmant qu’il s’agit d’une parole de Enoch : « C’est aussi pour eux qu’Enoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies. » L’épître de Jude est une lettre adressée à certains qui faiblissaient dans la foi, troublés par ceux d’entre eux qui professaient être chrétiens tout en pratiquant un culte païen immoral et prétendaient être dispensés de l’obéissance à la loi morale. Jude voulait sensibiliser les saints au danger spirituel dans lequel ils se trouvaient et les encourager à rester fidèles. De plus, pour interpeller ces « chrétiens de nom », il est allé jusqu’à citer leurs sources, comme Paul l’a fait pour l’épisode d’Epiménide (Ac 17 : 23), le poète grec Aratus[13] (Ac 17 : 28) et Menandre[14] (1 Co 15 : 33).

 

Prenons maintenant quelques exemples d’enseignement du livre d’Enoch, contraires à ceux énoncés par la Bible :

 

  • La Bible dit que vous et moi sommes coupables parce que Adam et Eve ont péché ; à cause de cela, ils sont exclus du Paradis. Enoch dit le contraire : ce n’est ni Eve ni Adam qui ont chutés, mais une certaine catégorie d’anges qui, en se répandant sur Terre, ont corrompu les femmes, par leurs gènes d’abord et par leurs enseignements ensuite. Ainsi, l’homme est déresponsabilisé et la faute n’est plus du ressort de l’humanité… C’est de la faute des anges et de Dieu…

 

  • Enoch reçoit d’innombrables révélations d’anges… Il aurait connu des centaines de noms d’anges car tous se seraient présentés à lui en donnant leur nom. Bibliquement, cette attitude est étrange car nous trouvons l’inverse dans plusieurs passages comme celui de Juges : « Et Manoach dit à l’ange de l’Eternel : Quel est ton nom, afin que nous te rendions gloire, quand ta parole s’accomplira ? L’ange de l’Eternel lui répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux. » (Jg 13 : 17 et 18) Les démons interrogés sur leurs noms, le donnent toujours : « Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui. » (Lc 8 : 30)

 

  • Quasiment tous les attributs divins du Messie sont donnés à divers anges, amoindrissant de page en page le caractère messianique de Jésus-Christ, et de tous les textes bibliques qui annoncent et décrivent Jésus-Christ.

 

  • Nous trouvons un rapprochement entre l’expression « Fils de l’homme » du livre de Enoch et « Fils de l’homme » dans les Evangiles. Toutefois, il faut remarquer que l’expression du livre d’Enoch est non pas « Fils de l’homme », mais « fils d’homme », ce qui tend à supprimer la portée messianique et divine du Christ.

 

  • Dans ce livre, le Seigneur « viendra pour juger ses saints ». Ceci est en contradiction avec les paroles du Seigneur Lui-même en Jean 5 : 24 « les saints ne viendront point en jugement ».

 

 

Regardons ceux qui s’appuient sur ce livre pour accréditer leurs dogmes ou leurs croyances anti-bibliques :

 

  • Les Francs-Maçons : les différentes loges des Francs-Maçons sont appelées « loges de Saint Jean » car ils font références aux écrits de cet apôtre. L’un de leurs textes religieux fondateurs est la Bible, l’évangile de Jean en particulier, appelée « Volume de la loi Sacrée » ou « Volume de la Sainte Loi ». La Bible est considérée comme l’une des « Trois Grandes Lumières » de la Franc-Maçonnerie, avec le Coran et le Livre d’Enoch. Ce dernier est utilisé par les Grands Initiés de la Francs-Maçonnerie.

 

  • Les mouvements anti-scripturaires comme le mouvement de la foi, les ministères de délivrance, les manifestations de Toronto et Pensacola… qui utilisent tous des techniques occultes pour parodier la puissance de Dieu dans son œuvre de salut, de guérison et de délivrance.

 

  • Le Nouvel Age considère qu’il y a « une incontestable similitude entre le livre d’Enoch et le Corpus Hermeticum d’Hermès[15] et le début de Pymandre[16]». Ainsi, tout individu qui aurait son intelligence éclairée par cet enseignement accède à cette Connaissance qui rend la pensée Juste, et par voie de conséquence rend Juste : « pour qui s’efforce de comprendre sérieusement cet enseignement, que recevoir des paroles Justes, qu’elles viennent d’Enoch, de Thoth, d’Hermès ou d’ailleurs, est une véritable bénédiction car elle le protège, par les pensées Justes qu’elles engendrent et fécondent en lui, de l’affliction et de la réprobation réservées aux ignorants sans vertus, les impies. »

 

Pour clore cette réflexion sur le livre d’Enoch, et les raisons des incessantes réclamations pour canoniser ce livre, remarquons quelques faits révélateurs de l’origine de ce livre :

 

  • Le monde chrétien et hébreu avait perdu toute trace du Livre d’Enoch après sa condamnation officielle. Il est admis que les 1400 ans de silence ne sont interrompus que par la découverte de James Bruce en Abyssinie[17] et surtout par la traduction du professeur Laurence au début du 19ème siècle. Toutefois le livre d’Enoch a fait une apparition fulgurante à la cour de la Reine d’Angleterre par le biais de son astrologue, le mathématicien diplômé de Cambridge John Dee, version anglaise de Nostradamus[18].

 

  • On retrouve tout au long de ce livre des idées qui aboutissent plus ou moins ouvertement à la question « Dieu a-t-il réellement dit ? ». Nous retrouvons-là une stratégie connue de l’ennemi de nos âmes !

 

  • Le livre d’Enoch s’attaque à tous les fondements bibliques en excluant Dieu systématiquement par l’intervention d’un ange « spécialiste ». Par ce biais, nous retrouvons les processus ésotériques et spirites de la transmission de la connaissance.

 

En conclusion nous constatons différents points essentiels :

 

  • Le personnage biblique nommé Enoch (ou Hénoc) était un homme de Dieu qui a certainement prévenu ses contemporains de la colère de Dieu à venir (déluge) même s’il a été enlevé 70 ans avant la naissance de Noé. Dans « sa marche avec Dieu », il a certainement reçu des révélations et peut-être même des visions ; les hommes n’ont pu que lui attribuer ou reprendre, puis amplifier, modifier, tordre, ajouter… des pensées, idées, rêves… à ce qui aurait été dit initialement : Enoch n’était pas ce personnage mystique et illuminé tel qu’il est présenté dans le livre qui porte son nom : « Il marcha avec Dieu[19]» (Gn 5 : 22 et 24).

 

  • Dans quasiment toutes les tentatives de rapprochement entre le livre d’Enoch et le Nouveau Testament, nous pourrions faire les mêmes rapprochements entre le livre d’Enoch et l’Odyssée d’Homère, par exemple… Est-ce à dire que l’un a plagié l’autre[20]?

 

  • Le Nouveau Testament est « l’accomplissement » de l’Ancien Testament… et il le cite dès que cela est possible (littéralement ou dans le message). Pour comprendre les quelques rapprochements possible entre le livre d’Enoch et le Nouveau Testament, il suffit de s’apercevoir que les passages en question sont dans les deux cas des citations de l’Ancien Testament.

 

  • Ce livre apocryphe contient trop de doctrines gnostiques dont la pensée se déguise sous des apparences bibliques pour nous laisser dans l’indécision quant à son origine !

Notes

[1] Certains vont jusqu’à accuser Jésus et les apôtres de « plagiat » pur et simple.

[2] On attribue au scribe Esdras, appelé le scribe versé dans la loi de Moïse (Esd 7 : 6 à 10), un rôle essentiel comme instrument de Dieu pour rassembler et conserver les écrits bibliques. Le canon de l’Ancien Testament était arrêté dès le IIe siècle av. J.-C. c’est-à-dire à l’époque de la rédaction du livre d’Enoch.

[3] Le Codex Alexandrinus est un manuscrit presque complet de la Septante et du Nouveau Testament datant du 5ème siècle. Le codex tire son nom de la ville d’Alexandrie où l’on suppose qu’il fut rédigé.

[4] Le Codex d’Ephrem, palimpseste, du 5ème siècle, fut écrit probablement en Égypte. Il manque environ les trois huitièmes du Nouveau Testament. Ce manuscrit est à la Bibliothèque nationale de Paris

[5] Son intituté « Codex de Bezæ Cantabrigiensis ». Ce précieux manuscrit du 6ème siècle le tient de sa préservation par les Huguenots lors des guerres de religion. En effet Théodore de Bèze  l’avait eu sous sa sauvegarde en 1562, quand il fut retiré du monastère St Irénée de Lyon pris dans les flammes durant les guerres de religion. Il l’adressa quelques années plus tard à la Bibliothèque de l’Université de Cambridge où il est conservé depuis lors.

[6] A l’origine, le Codex Sinaïticus fut l’une des cinquante copies des Saintes Écritures envoyées par Eusèbe de Césarée à l’empereur Constantin Ier au 4ème siècle. C’est en 1844 qu’un érudit allemand de 29 ans, Constantin von Tischendorff (sous le parrainage de Frédéric Auguste roi de Saxe), visita le monastère orthodoxe de Sainte-Catherine sur le mont Sinaï. En parcourant les lieux, son attention fut attirée par une corbeille contenant de vieux parchemins allant servir de combustible pour le feu. Il s’agissait de 129 grandes pages de parchemin contenant des extraits de la traduction grecque de l’Ancien Testament : la Septante.

[7] Le Codex Vaticanus est un manuscrit en écriture grecque onciale du 4ème siècle. Il s’agit peut-être de la Bible commandée par l’empereur Constant Ier en 340 à Athanase d’Alexandrie exilé à Rome ? Sa présence est attestée dès le premier catalogue de la bibliothèque vaticane en 1475. Il fut conservé par les autorités vaticanes et inaccessible même aux exégètes les plus éminents jusqu’en 1809 où il fut exposé à Paris.

[8] Manuscrit du 8ème siècle des Evangiles.

[9] Le doublement du chiffre 7, chiffre de Dieu, n’est pas sans rappeler la structure numérique de construction grammaticale de la Bible… Mais le mot Elu y est employé 19 fois ! (39 : 5 ; 44 : 3 et 4 ; 47 : 5 ; 48 : 2 et 4 ; 50 : 3 et 5 ; 51 : 5 et 10 ; 54 : 5 ; 60 : 4, 7, 9, 10 et 13 ; 61 :1 ; 80 : 9 [2 fois]) .

[10] Voir « Le canon biblique (vidéo) » : https://wp.me/p8REsR-bv

[11] Le fait de spéculer sur la traduction d’un mot en utilisant la Bible pour accréditer des idées ou textes non-bibliques, voire anti-bibliques, rappelle celui utilisé par le musulmans par rapport à Muhammad et le Saint-Esprit.

[12] Cette citation ayant été la cause de l’exclusion du Canon biblique pendant une courte période. voici le témoignage de Saint Jérôme concernant son admission dans le canon : « Jude, frère de Jacques, a laissé une brève épître, qui est du nombre des sept épîtres catholiques ; elle est rejetée par plusieurs car elle invoque le témoignage du livre d’Hénoch, un apocryphe. Cependant, par son ancienneté et  son usage, elle n’a pas manqué d’autorité et elle prend place au rang des Saintes Écritures. »

[13] Aratus ou Aratos de Soles fut un poète et astronome grec du IIIe siècle av. J.-C. Il a composé sur l’astronomie un poème intitulé « Les Phénomènes et les Pronostics » duquel sont tirés presque tous les noms d’étoiles utilisés aujourd’hui. Des œuvres d’Aratus, seuls les Phénomènes, poème de 1154 vers sur l’astronomie, est parvenu jusqu’à nous. Si la doctrine exposée suit pour l’essentiel les idées d’Eudoxe, Aratus y ajouta le catastérisme, c’est-à-dire la transformation des êtres en astres ou constellations.

[14] Ménandre (fin du 4ème siècle av. J.-C.) est un auteur comique grec, représentant de la « Comédie nouvelle ». Il a écrit : « La nuit porte conseil. », « Le sommeil nourrit celui qui n’a pas de quoi manger. », « Le fruit le plus agréable et le plus utile au monde est la reconnaissance. », « Mieux vaut se taire que parler pour ne rien dire. », « Le repentir est un jugement que l’on porte sur soi-même. »…

[15] Le Corpus Hermeticum est l’ouvrage clef de voûte de l’Hermétisme. C’est un recueil d’une quinzaine de textes. Parmi les plus anciennes copies on trouve certains chapitres dans la bibliothèque de Nag Hammadi redécouverte vers 1950 (une ‘cache’ en Egypte enfouie vers 400.ap. J.-C. – probablement en réaction à la dogmatisation du Christianisme initialisée au concile de Nicée). Il est associé à d’autres textes gnostiques – évangiles gnostiques par exemple. Il subsiste en Grèce jusqu’à ce qu’il devienne le texte majeur de la communauté d’Harran vers 600.ap. J.-C. (frontière Syrie/Turquie). Ensuite vers l’an 1000, il influence l’Islam et arrive en Europe à la Renaissance au 15ème siècle.

[16] Pymandre est nommé le Verbe de Dieu dans les écrits d’Hermès. Il a « la bonté d’essayer de rendre intelligible à notre faible entendement la sublime perfection de l’immuable Vérité Absolue ». (Livre I d’Hermès Trismégiste, Pymandre, verset : 13 et 14)

[17] Il s’agit de quatre manuscrits éthiopiens incomplets des 15ème et 16ème siècles ; ils forment la base des différentes traductions modernes.

[18] Nostradamus, né Michel de Nostredame (14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence – 2 juillet 1566) était un médecin (soit vrai, soit prétendu) et apothicaire français. Pratiquant l’astrologie comme tous ses confrères à l’époque de la Renaissance, il est connu pour ses prédictions sur la marche du monde.

[19] Les textes bibliques sont clairs : « Hénoch marcha avec Dieu » et non avec les anges comme il est écrit dans le livre d’Enoch : « Voici les paroles d’Enoch par lesquelles il bénit les élus et les justes qui vivront au temps de l’affliction, quand seront réprouvés tous les méchants et les impies. Enoch, âme juste qui marchait devant (et non avec) le Seigneur, quand ses yeux furent ouverts, et qu’il eut contemplé une sainte vision dans les cieux, parla, et il prononça : Voici ce que me montrèrent les anges. » (Enoch 1 : 1)

[20] Le livre d’Enoch ayant été rédigé en 200 avant JC  et l’Odyssée vers la fin du 8ème siècle avant JC, la conclusion sur le plagiaire serait évidente.

La malédiction des ancêtres n’est pas biblique (Partie 2)

(Suite de « Le chrétien et la malédiction de ses ancêtres (partie 1) » : https://wp.me/p8REsR-gd)

Les parents ont une très grande influence sur leurs enfants, mais les choix personnels sont encore plus engageant !

 

Les deux premiers enfants d’Adam et Eve ont bénéficié du même héritage. Et pourtant, Caïn est devenu meurtrier, et Abel le premier martyr de la foi (Gn 4 : 8-16; Hé 11:4).

 

Nous retrouvons le même principe de la responsabilité personnelle chez les rois d’Israël (2 Ch 28-35). Le méchant Achaz était le père d’Ezéchias qui craignait Dieu. Son fils Manassé et son petit-fils Amon étaient, par contre, idolâtres. Mais Josias fils d’Amon, lui, craignait Dieu et a conduit Israël dans un grand réveil. Remarquons ici que nous pouvons avoir de mauvais parents qui engendrent de bons enfants, mais aussi de bons parents qui engendrent de mauvais enfants.

 

Le « libre-choix » de l’homme est un mystère, mais aussi une réalité. La sagesse souveraine de Dieu accorde ce don à chaque personne. Ne nous lassons donc jamais de prier pour nos bien-aimés inconvertis, mais n’excusons pas leurs mauvaises actions en les appelant « la malédiction des ancêtres ».

 

Quatre raisons démontrant que « la malédiction des ancêtres » n’est pas biblique

 

  • Premièrement, lorsqu’une personne se convertit à Jésus-Christ, elle est délivrée de tous ses péchés, y compris les péchés occultes. La Bible ne classe pas le péché occulte dans une catégorie spéciale qui n’aurait pas été traitée à la croix. Rappelons-nous que chacun est né sous l’autorité de Satan (Col 1:13), et que nous marchions tous autrefois selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion (Ep 2:2).

 

  • Deuxièmement, les partisans de cette hérésie utilisent le terme « iniquité », tiré du texte classique d’Exode 20:5, pour synonyme de « malédiction des ancêtres », tout cela pour montrer que cette «iniquité » est un péché à part.

Les mots « iniquité » et « péché » ont-ils un sens différent? Pas du tout. Le langage biblique utilise un certain nombre de termes pour exprimer les mauvaises actions, mais la signification est la même. Tous deux signi­fient : « péché ». Les répétitions et les parallèles sont courants dans les Ecritures : « Je t’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas caché mon iniquité » (Ps 32:5); « Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Hb 10:17). Le verset de Luc 13:27 nous montre que tous les pécheurs sont « ouvriers d’iniquité ». La conclusion est toute simple: toute iniquité est un péché et tout péché est une iniquité.

 

  • Troisièmement, il est faux de penser que le passage d’Exode 20:5, parlant de 1’Eternel Dieu « qui punit l’iniquité des pères sur les enfants » survient à cause de l’héritage plutôt que du choix personnel de chaque génération. Par conséquent, les enfants ne peuvent pas hériter d’une malé­diction résultant des péchés de leurs parents. L’enfant est seulement responsable du péché qu’il a commis lui-même. Assurément ce texte ne fait pas référence à une soi-disant malédiction transmise par des parents à leurs enfants. (Ez 18 : 2 à 4)

 

  • Quatrièmement, une simple remarque qui démontre la sagesse de Dieu et toute la précision du message biblique : il nous est dit que Dieu « bénit jusqu’à la millième génération »… Or depuis la création, les âges et périodes bibliques nous permettent de constater qu’entre Adam et Eve et notre génération, il y a moins de 700 générations ! Nous sommes donc toujours sous la bénédiction de Adam et de Noé (ancêtres communs à toute l’humanité)

(Suite « Signification exacte d’Exode 20-5 : https://wp.me/p8REsR-gh)

Le chrétien et la malédiction de ses ancêtres (partie 1)

Dans le combat spirituel, les déviations ne manquent pas et en voici une qui n’a absolument rien à voir avec la réalité biblique : la théorie de « la malédiction des ancêtres » dont le chrétien doit soi-disant chercher à être délivré. Cette fausse doctrine a neutralisé la puissance libératrice de la croix, culpabilisé et paralysé certains chrétiens dans leur croissance spirituelle.

 

Le verset le plus utilisé à ce sujet est celui-ci : « Tu ne te prosterneras point devant elles (images taillées), et tu ne les serviras point; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements » (Ex 20:5-6). L’essentiel de ces réflexions est tiré du livre anglais « Power Encounter » de Opal L. Reddin des U.S.A.[1]

 

Pourquoi la popularité d’une telle hérésie?

 

Deux raisons peuvent être données pour en expliquer le succès.

 

  1. a) La première est le refus de l’être humain d’assumer ses propres responsabilités. Les théories psychologiques modernes ont convaincu beaucoup de gens qu’ils ne sont pas vraiment pécheurs, mais plutôt victimes de la société en général et des parents en particulier.

 

  1. b) Pendant leurs réunions, lorsque les chrétiens s’approchent pour la prière, ceux qui enseignent cette «malédiction des ancêtres » prétendent être capables de « briser cette malédiction qui est sur eux ». Vivant dans la génération de « l’instantané », la promesse d’une transformation morale rapide est très attrayante.

 

L’influence importante des parents sur leurs enfants

 

Ne sous-estimons pas la puissance de l’exemple parental. C’ est dans le foyer que les parents ont l’inestimable privilège, mais aussi l’immense responsabilité de forger le caractère de leur enfant. Ils peuvent faire de leur maison un havre de bonheur et de paix ou alors un « enfer ».

 

La Parole de Dieu donne aux parents des instructions précises, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. « Ces commande­ments, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu seras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras »(Dt 6:6-7). L’apôtre Paul a dit: « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur »(Ep 6:4).

 

Les parents doivent aussi réaliser que leur mondanité ou leurs propres négligences spirituelles peuvent avoir de tragiques conséquences sur leurs enfants. Les enfants souffrent des péchés de leurs parents, seulement s’ils font le mal comme eux et adoptent leurs mauvaises habitudes. Si Dieu ne tient jamais le coupable pour innocent, il ne considère pas non plus 1’in­nocent pour le coupable (Ex 34:7; Ez 18:17).

 

La théorie des raisins verts et des dents agacées

 

Les Israélites avaient développé une « théologie de la malédiction des ancêtres » en se basant faussement sur un proverbe en circulation en Israël de ce temps-là. C’est pourquoi, le prophète Ezéchiel les reprend en disant: « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Israël : Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées? »(Ez 18:2; Jr 31:29).

 

Certains prédicateurs de nos jours utilisent ce verset pour expliquer que la malédiction des parents retombe bien sur les enfants. Mais, dans ce passage, Dieu dit exactement le contraire. Il dit au prophète d’an­noncer à son peuple, qu’ils ne doivent pas l’utiliser. « Je suis vivant! dit le Seigneur, l’Eternel, vous n‘aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël. Voici, toutes les âmes sont à moi; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi; l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ez 18:3-4). Le prophète Jérémie confirme aussi cette réalité en déclarant : « Mais chacun mourra pour sa propre iniquité; tout homme qui mangera des raisins verts, ses dents en seront agacées » (Jr 31:30). Dieu ne tient jamais l’innocent pour coupable.

(Suite « La malédiction des ancêtres n’est pas biblique (Partie 2) » :  https://wp.me/p8REsR-gf)

[1] Opal L. Reddin, Power Encounter, p. 198 à 208

La lecture quotidienne de la Bible (avec plans de lecture)

La lecture de la Bible doit être quotidienne… Déjà, pour certains, lire la Bible relève d’un défi ! Et pourtant, cette lecture est « notre pain quotidien », la nourriture qui  permet de marcher en nouveauté de vie et de grandir en Christ.

 

Il existe des plans de lecture en cinq, six ou huit ans. Ces parcours peuvent convenir aux personnes très occupées qui ne peuvent consacrer à la lecture de la Bible tout le temps qu’elles voudraient[1]. Il existe aussi des traductions de la Bible pour une lecture rapide… Mais beaucoup d’anomalies voire d’erreurs y sont introduites… Pour les personnes qui cherchent à connaître notre Créateur et à compren­dre son dessein, rien ne peut se substi­tuer à la Bible complète.

 

Bien que les plans que vous trouverez ci-dessous prévoient de commencer le 1er janvier, il n’est pas nécessaire d’attendre la nouvelle année pour démarrer. On peut très bien le commencer et boucler le cycle à une autre date.

 

Lire la Bible en un an donne une vue d’ensemble de la Bible. On peut éprouver le besoin, à un moment donné, de s’arrêter pour réfléchir à certains passages où d’avoir envie de revenir dessus ! C’est la raison pour laquelle je suggère deux lectures à deux moments distincts de la journée :

 

  • une lecture « en continu » qui correspond à la lecture de la Bible en un an. Cette lecture pourrait être assimilée à une « lecture du cœur » qui laisse la Parole de Dieu agir directement en nous.
  • une lecture réflexive qui permet de consacrer du temps à la réflexion et à la méditation de certains passages qui peuvent être ceux lus lors de la lecture en continu. Cette lecture pourrait être assimilée à une « lecture avec la tête ».

 

Ces deux moments correspondent à deux types de nourritures pour notre être :

  • L’eau qui s’infiltre partout et apporte fraîcheur et vitalité ;
  • La nourriture solide qui nécessite une digestion plus lente pour assimiler tous les élément qui permettent de construire une stature solide.

 

Lors de la seconde lecture, un carnet de note, voire un agenda, pourra servir de journal de bord afin de consigner des remarques qu’il serait dommage d’oublier : relations entre les textes lus ou relations entre les textes et des événements d’actualité, mots d’ordre, pensées ou sujets de prière. Il peut arriver que nous soyons choqués par des textes bibliques. Nous risquons alors d’abandonner la lecture ou de faire comme si nous n’étions pas choqués. Exprimons nos réactions dans la prière et si nous en avons l’occasion partageons nos difficultés avec un proche.

 

La Bible éclaire la vie, mais les circonstances de la vie donnent quelquefois un relief saisissant aux textes bibliques. Et la Bible est le livre qui parle de Jésus Christ… Découvrir Christ dans tous les livres de la Parole de Dieu[4] est aussi riche d’enseignement !

 

Comme toute lecture biblique, celle de la Bible en un an amène à la prière. Un moment de prière en « face à face » avec Dieu laissera le Saint Esprit utiliser la Parole lues afin que tout « tombe dans la bonne terre »…

 

Bien entendu ces plans de lecture sont des propositions… Libre à chacun d’organiser son « alimentation spirituelle »…

 

Bonnes lectures…

 

Plan de toute la Bible en un an

Je propose trois lectures en parallèles :

  • deux dans l’Ancien Testament
  • une dans le Nouveau Testament

Ce plan e lecture permet de lire en continu l’ensemble des textes bibliques sans jamais relire trois textes le même jour… De plus, certains passages pouvant paraître difficiles ou abstraits ou compliqués, avoir d’autres lectures qui seront plus à propos ce jour-là…

00 AA 000-000 011 Lecture de la Bible en un an

Plan de lecture chronologique

Cette lecture replace tous les textes dans l’ordre chronologiques des livres. Ainsi, les Actes des Apôtres se trouvent entrecoupés par les différentes épîtres aux moments où l’on pense qu’ils ont été écrits. Bien que tous ne soient pas d’accord avec la chronologie des textes présentée ici, le plus grand nombre des érudits et commentateurs l’accepte ainsi.

00 AA 000-000 012 Lecture chronologique de la Bible en un an

Plan de lecture chronologique détaillé

Cette lecture replace tous les textes dans l’ordre chronologiques des textes dans les livres. Ainsi, les livres sont parfois entrecoupés car des textes d’un livre de la Bible ont été écrits à des années d’intervalle, temps durant lequel d’autres écrivains ont écrit…

00 AA 000-000 013 Lecture chronologique détaillée de la Bible en un an

 

Notes

[1] Il est tout de même intéressant de se poser la question de savoir où sont les priorités ?

Le danger de la foi en sa propre foi

Voilà une fausse conception de la foi qui nous vient (également) de Kenneth Hagin : « Avez-vous jamais pensé, dit-il, à la possibilité d’avoir foi en votre propre foi ? Manifestement, Dieu a foi dans sa propre foi, puisqu’il pro­nonce des paroles de foi et qu’elles s’accomplissent… En d’autres termes, avoir foi dans vos paroles, c’est avoir foi en votre foi. C’est ce que vous devez apprendre pour obtenir ce que vous demandez à Dieu. Ayez donc foi en votre foi ».[1] Quelle confusion !

 

Dan McConnell nous rend attentif qu’un dieu qui dit « avoir foi en sa propre foi » n’est pas le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Un tel dieu n’est pas dieu du tout, mais une « force impersonnelle » qui ressemble à celui que nous présentent les sectes métaphysiques[2]. Cette force serait à la disposition de tous ceux qui connaissent et pratiquent « ses formules et ses lois ». Ce sont précisé­ment ces formules et ces lois qu’ils nomment « la foi », mais en réalité, elles ne sont rien d’autres que des formules de sectes métaphysiques recyclées.[3]

 

Quand E.W. Kenyon parle « des grandes lois spirituelles qui gouvernent les forces invisibles de la vie », en fait il épouse des concepts métaphysiques qui affirment que l’univers est gouverné par des lois spirituelles et non par Dieu. « La théologie de la foi » enseigne en principe un Dieu personnel. Mais en pra­tique, le dieu de leur théologie diffère peu de celui des sectes métaphysiques.[4]

 

Dans ces milieux, la déclaration la plus populaire en ce qui concerne la natu­re de la foi est la suivante: « Ce que je confesse, je le possède ».[5] Bien qu’attri­buée à Hagin, cette parole provient de Kenyon qui a aussi déclaré : « Une loi spirituelle que peu d’entre nous connaissent est que notre confession nous gou­verne ».[6]

 

Selon eux, une confession verbale positive deviendrait donc le détonateur qui mettrait en action « les lois spirituelles » qui gouvernent l’univers.

 

« La théologie de la foi » plaide en faveur d’un autre dieu que celui de la Bible. Cette foi se distingue de la vraie foi biblique par son concept d’un univers gou­verné par des lois spirituelles et non par Dieu. Elle détruit soit la souveraineté de Dieu, soit sa personnalité.[7]

 

Dieu est-il souverain ou sujet ? Lorsque ce mouvement enseigne que Dieu doit obéir aux lois spirituelles qu’ils ont établies et qu’il ne peut faire autrement, il détruisent sa souveraineté. La Bible enseigne clairement l’absolue souveraineté de la volonté de Dieu. « Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu’il veut » (Ps 115 : 3). Aucun homme ne peut forcer la main de Dieu avec des formules et il n’existe aucune loi spirituelle en dehors de Sa volonté (Dn 4 : 34-35). Dans l’univers, Dieu « opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté » (Ep 1:11) et non d’après des « formules » exprimées par la volonté d’un homme.[8]

 

Dieu est-il une personne ou une formule ? Si d’un côté, les docteurs de la foi acceptent la souveraineté de Dieu, ils croient que sa pensée et sa volonté ne se distinguent pas des lois spirituelles. Ils détruisent ainsi la personnalité de Dieu et nient les attributs qui font de lui une personne. Ce que ces hommes n’arrivent pas à discerner, c’est que Dieu puisse avoir une volonté séparée de leurs préten­dues lois spirituelles qui gouvernent l’univers.

 

Cette théologie de la foi donc est centrée sur l’homme. Elle est basée sur une mauvaise traduction de Marc 11:22: « Ayez foi en Dieu ». Ils traduisent: « Ayez la foi de Dieu », ce qui est totalement faux selon les spécialistes et les commen­tateurs du texte grec. Jésus ne conférait pas une sorte de divinité aux hommes qui avaient la foi, il était en train d’exhorter des hommes à mettre leur foi en Dieu, c’est-à-dire en sa personne, son caractère et son oeuvre rédemptrice. Par contre, par leur attitude, les leaders de ce mouvement réduisent la foi en une dangereuse formule abstraite qui devient ainsi une hérésie. La Bible enseigne que Dieu est à la fois le sujet et l’objet de notre foi, notre source et notre but. Un homme dont « la foi est en sa propre foi » est un homme dont la foi n’est qu’en lui-même et non en Dieu. La foi biblique est toujours théocentriste (centrée sur Dieu) et non sur l’homme.

 

Les disciples de la « confession positive » font souvent des déclarations pré­sentant l’homme comme « souverain » et Dieu comme « serviteur ». Une telle atti­tude place Dieu au service de l’homme et non l’homme au service de Dieu comme la Bible l’enseigne. Avec une telle conception de la foi, on passe forcé­ment très peu de temps à rechercher la communion avec le Seigneur et à décou­vrir sa volonté dans les Ecritures. Dans ces milieux, on entend très peu d’ex­hortations allant dans ce sens-là. Dans leur relation avec Dieu, ils donnent la priorité à leurs désirs et considèrent cela comme un signe d’autorité. Quelle illu­sion !

 

N’oublions pas que cette autorité du chrétien n’existe que lorsque ses désirs sont en harmonie avec la volonté souveraine de Dieu. L’exhortation de l’apôtre Paul est toujours actuelle: « C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5:17). Quand le disciple reconnaît la souveraineté de Christ dans sa vie, il ne cherche plus à lui « donner des ordres », ni à utiliser égoïstement sa puissance. Il cherche plutôt à obéir, et n’aura qu’un seul désir, s’abandonner entre les mains de son Maître pour devenir un instrument docile à son service.

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Notes

[1] K. Copeland, Believers’ Voice of Victory (traduction en français : La Voix des croyants de la Victoire ), Sept. 91, p. 3-4, 8

[2] Description que l’on retrouve dans toutes les « philosophies » orientales et New Age.

[3] E.W. Kenyon, What Happened (traduction en français : Ce qui arriva), p. 64 ; K. Hagin, Word of Faith (traduction en français : Le Mot de la Foi), April 1982, p. 2

[4] Charles Capps, Authority in Three Words (L’Autorité en Trois Mots), 1982, p. 212-213

[5] Dan McConnell, A Different Gospel (traduction en français : Un Evangile Différent), p. 127

[6] E.W. Kenyon, Hidden Man (traduction en français : L’Homme Caché), p. 47

[7] K. Hagin, How Jesus Obtained His Name (traduction en français : Comment Jésus Obtint son Nom), tape (cassette) 44 H 01

[8] K. Hagin,, The Name of Jesus (traduction en français : Le Nom de Jésus), p. 31

Jésus crucifié un mercredi soir

Jésus fut-il crucifié un vendredi, puis ressuscité le dimanche matin ?

Selon la tradition populaire, si Jésus fut mis au tombeau le vendredi soir avant le coucher du soleil, et qu’il ressuscita le dimanche matin un peu avant ou tout juste au lever du soleil, cela fait seulement un jour et deux nuits, soit environ 36 heures.

Mais Jésus dit lui-même spécifiquement : trois jours et trois nuits.

Voyons les faits exacts.

Tout le monde sait qu’il y a 24 heures dans un jour, ce qui veut dire que dans trois jours il y a exactement 72 heures. Si nous croyons que Jésus serait ressuscité le dimanche matin et qu’à partir de là nous entamons un compte à rebours de 72 heures, en revenant en arrière à partir du dimanche matin au lever du jour, nous arrivons à jeudi matin au lever du jour.

Nous avons là un problème de taille, car cela ne peut pas non plus être correct, car les Écritures sont très précises, Dieu est très précis, et nous voyons dans Mathieu 27 : 57-60 et dans Marc 15 : 42 que Jésus fut mis au tombeau le soir.

Examinons Matthieu 27 : 57-60 :

« Et le soir étant venu, un homme riche d’Arimathée, nommé Joseph, qui avait été, lui aussi, disciple de Jésus, vint vers Pilate et demanda le corps de Jésus ; et Pilate commanda qu’on le lui donnât. Joseph, ayant pris le corps, l’enveloppa dans un linceul blanc, et le mit dans un sépulcre neuf, qu’il s’était fait tailler dans le roc; et ayant roulé une grande pierre à l’entrée du sépulcre, il s’en alla. »

Marc 15 : 42-46 :

« Comme il était déjà tard, et que c’était le jour de la préparation, c’est-à-dire, la veille du sabbat. […] Et Joseph ayant acheté un linceul, le descendit de la croix, l’enveloppa dans ce linceul, et le mit dans un sépulcre qui était taillé dans le roc; et il roula une pierre à l’entrée du sépulcre. »

Nous serions donc obligé d’ajouter 12 heures de plus à notre compte à rebours pour arriver au soir, et arriver alors au mercredi soir. Mais cette fois il y aurait trop d’heures et on compterait donc plus de trois jours et trois nuits.

 

Et maintenant la question qui se pose est celle-ci : Jésus peut-il avoir été crucifié le mercredi ? Beaucoup diront que non, ce n’est pas possible puisque que dans Marc 15 : 42, il est clairement dit que c’était le jour avant le sabbat. Mais ce jeudi alors peut-il avoir été jour de sabbat ? Et voici la réponse : Oui, en effet, ce jeudi était un jour de sabbat !

Ceci est un fait qui déconcerte énormément  de gens. Et malheureusement c’est aussi un fait qui demeure complètement ignoré de tous, car les chrétiens ont complètement perdu le sens des jours des Fêtes de L’Éternel, jours saints pleins de signification que Dieu avait donné à Israël. La signification réelle de ces fêtes a été occultée et perdue pendant des siècles. Pourtant, ces fêtes révèlent en totalité et avec grande exactitude, les étapes précises du Grand Plan de Dieu pour le salut de l’humanité.

Bien qu’elles n’ont plus à être observées tels que prescrites à Israël, il n’en demeure pas moins que les Fêtes de L’Éternel sont un extraordinaire pédagogue sur lequel nous devrions nous appuyer pour comprendre un bonne parties de la vérité biblique, tellement elles sont révélatrices. Satan c’est bien joué de nous en les occultant et les remplaçant par d’autres fêtes qui ont l’air légitimement chrétiennes mais qui ne sont en fait que des artifices et des contrefaçons de la vérité.

 

C’est grâce cette connaissance, entres autres, que nous découvrirons que, ce fameux sabbat dont il est question en Marc 12 : 42 révèle la clé du mystère !

 

Nous lisons dans Jean 19 : 31 que c’était un grand jour de sabbat :

« Or, les Juifs, de peur que les corps ne demeurassent sur la croix le jour du sabbat (car c’était la préparation, et ce sabbat était un grand jour), demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât. »

Or, ce sabbat, un sabbat annuel, n’était pas un sabbat comme à l’ordinaire, mais un sabbat très spécial, « un grand jour ». Il était toujours fêté le 15ème jour du mois de Nisan, quel que soit le jour de la semaine où il tombait. Ce sabbat n’avait rien à voir avec le sabbat célébré chaque semaine, le samedi.

Il pouvait donc arriver, en effet, qu’il y eût deux jours de sabbat dans la même semaine. Le jour de la Pâque était célébré le 14ème jour du mois Nissan, et le jour suivant était toujours un sabbat. On peut lire cela soi-même dans Exode 12:1-14, Lévitique 23 : 5-7, Nombres 9 : 1-5, 28:16-18, et Deutéronome 16.

Il est fortement recommandé que vous examiniez ces passages des Écritures pour avoir le maximum de compréhension et de révélation de la vérité. Voyons en Lévitique 23 : 5 à 7 :

« Le premier mois, le quatorzième jour du mois, entre les deux soirs, sera la Pâque de l’Éternel ; Et le quinzième jour de ce mois, sera la fête des pains sans levain à l’Éternel; vous mangerez des pains sans levain pendant sept jours. Le premier jour vous aurez une sainte convocation; vous ne ferez aucune ouvre servile. »

Ce sabbat, dont on parle ici, fut institué lors de la première « Pâque de l’Éternel » en Égypte, à la veille de la fuite d’Israël ! Il y avait sept sabbats qui étaient célébrés seulement une fois par an (Lévitique 23:15, 24, 27, 34 et 39), en plus des sabbats hebdomadaires, et qui pouvaient tomber à différents jours de la semaine.

L’agneau pascal devait être immolé le 14ème jour, le soir de la Pâque. Nous pouvons lire dans Exode 12 : 6, 11 :

« Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute l’assemblée d’Israël l’immolera entre les deux soirs ». « C’est la Pâque de l’Éternel. »

Donc, si Dieu avait tant de vigilance pour que l’agneau pascal fût immolé à un moment précis, et la Bible nous révèle à quel point Dieu est précis et ne ment pas, il devrait être encore plus rigoureux au sujet du sacrifice du véritable agneau pascal : Jésus-Christ. Jésus fut donc crucifié au soir du jour de la Pâque le 14 de Nisan. S’il avait été crucifié le vendredi dans ce cas-ci, il aurait été sacrifié deux jours trop tard.

Considérons la signification immense du MIRACLE DE JONAS.

(voir la vidéo : « Le signe de Jonas » : https://www.youtube.com/watch?v=PxC1ccEQas4)

 

Mathieu 12 : 39-40.

« Quand des scribes et des pharisiens demandèrent un signe à Jésus, Il répondit: Une race méchante et adultère demande un miracle; mais il ne lui en sera accordé aucun autre que celui du prophète Jonas. Car comme Jonas fut dans le ventre d’un grand poisson trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits. »

 

Jésus prouvait qu’il était le Sauveur en accomplissant le signe de Jonas, le SEUL miracle  d’ailleurs, qu’Il allait donner à cette race perverse, adultère et méchante, qui demandait un miracle comme preuve de qui Il était.

Examinons encore la précision divine avec Matthieu 12:38-40 :

« Alors quelques-uns des scribes et des pharisiens lui dirent: Maître, nous voudrions te voir faire quelque miracle. Mais lui, répondant, leur dit: Une race méchante et adultère demande un miracle; mais il ne lui en sera accordé aucun autre que celui du prophète Jonas. Car comme Jonas fut dans le ventre d’un grand poisson trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre trois jours et trois nuits. »

Son corps resta donc au tombeau précisément TROIS JOURS ET TROIS NUITS. Et si nous comptons 72 heures depuis mercredi au coucher du soleil, nous arrivons au samedi au coucher du soleil. Jésus avait alors accompli le miracle de Jonas et prouvé qu’il était le Messie.

Nous avons vu que du vendredi soir au dimanche matin nous avons un sérieux problème de manque de temps. Ce qui ferait mentir Dieu ou dénigré Sa Parole. Il ne peut s’agir de plus de temps non plus, car à ce moment là cela impliquerait plus de 72 heures et il ne s’agirait plus de trois jours et trois nuits mais trois jours et trois nuits et demi ou trois quarts. Il s’agit donc d’une période très précise, ni plus, ni moins. Encore une fois, Dieu ne ment pas.

Jésus pouvait donc très bien être déjà ressuscité le samedi soir. Il n’est pas écrit à quel moment Il ressuscita, mais Jésus dit lui-même qu’il ressusciterait LE troisième jour. Pas, après le troisième jour ou tout de suite après. Mais, très exactement LE troisième jour !

Mathieu 16:21 :

« Dès lors Jésus commença à déclarer à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, et qu’il y souffrît beaucoup de la part des sénateurs, et des principaux sacrificateurs, et des scribes, et qu’il y fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. »

Matthieu 17:23 :

« Et ils le feront mourir, mais il ressuscitera le troisième jour. Et les disciples en furent fort attristés. »

Matthieu 20:19 :

« Et ils le livreront aux gentils, pour être moqué, et fouetté et crucifié; mais il ressuscitera le troisième jour. »

Et puisque samedi était le troisième jour, 72 heures exactement après sa mise au tombeau juste avant le sabbat qui débutait au coucher du soleil le mercredi précédent, Jésus ressuscita donc déjà le samedi soir juste avant le couché du soleil. Cela est d’autant plus très significatif en ce que symboliquement c’est exactement au 7ème jour que, lors de la création, Dieu acheva toute son œuvre !

Quand les femmes vinrent au tombeau tôt le dimanche matin, Jésus n’y était déjà plus, il était déjà ressuscité. Examinons encore une fois la précision des Écritures en Marc 16:2, 6 :

« Et elles vinrent au sépulcre de grand matin, le premier jour de la semaine, comme le soleil venait de se lever. Mais il leur dit: Ne vous effrayez point; vous cherchez Jésus de Nazareth qui a été crucifié ; il est ressuscité [c’était déjà fait], il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis. »

Luc 24:1 :

« Mais le premier jour de la semaine, elles vinrent de grand matin au sépulcre, apportant les parfums qu’elles avaient préparés; et quelques personnes les accompagnaient.  Il n’est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée, disant: Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des méchants, et qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour. »

Notez qu’il n’est jamais fait mention spécifiquement que la résurrection ait eu lieu en ce premier jour au grand matin. La Bible ne dit pas qu’il venait juste de ressuscité en ce grand matin du premier jour lorsqu’elles vinrent au sépulcre. Mais précisément ce qu’elle dit c’est qu’Il n’était déjà plus là, qu’Il était parti de cet endroit parce qu’Il était en effet déjà ressuscité lorsqu’elles se présentèrent ce matin là. Quand elles vinrent, ce matin là, Il n’était déjà plus là, car il était ressuscité le troisième jour, la veille au soir juste avant le la fin du sabbat, exactement comme la Bible le mentionne.

 

De plus, une prophétie du prophète Osée nous révèle que Jésus est ressuscité le deuxième jour : « Venez, retournons à l’Éternel. Car, il a déchiré, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il bandera nos plaies. Il nous rendra la vie dans deux jours ; le troisième jour il nous relèvera. Et nous vivrons devant lui. » (Osée 6 : 1 et 2)…

Jésus et les manuscrits de la mer morte

Le Judaïsme officiel étant muet, tant celui des Pharisiens que celui des Saducéens, aura-t-on plus de chance avec les mouvements religieux et les sectes qui, à l’époque du Christ, se rencontrent en Judée ?

Les Zéloles : on ne connaît aucun texte. Professionnels du poignard, ils se souciaient moins de théologie que de politique, s’opposaient aux pouvoirs établis qu’ils tenaient pour trop faibles et n’hésitaient pas à tuer sans mot ceux qu’ils jugeaient traîtres à la cause de la liberté d’Israël. En ce cas, furent-ils d’accord avec les Princes des prêtres pour condamner un personnage assez fou pour prêcher l’amour des ennemis et la fraternité universelle ? Ils n’ont pas laissé le moindre document sur ce point, pas plus que sur d’autres.

Les Esséniens : Ceux-ci, jusqu’à une date récente, nous sont connus, non par des textes juifs officiels mais par les écrivains Philon d’Alexandrie[1], Pline l’Ancien[2] et Flavius Josè­phe. Selon ces témoignages, les Esséniens étaient des sortes de moines, vivant en retrait du monde une existence de prière et d’ascèse, « sans femme et sans argent, dans la seule société des palmiers », travaillant pour assurer leur subsistance. Ils étaient organisés selon une hiérarchie stricte. Depuis longtemps on se posait des questions à propos de ces moines mysté­rieux vêtus de blanc, pratiquant la mise en commun intégrale des biens, multipliant les ablutions et les observances ; La communauté principale était à En Guédi[3], près de la Mer Morte.

Or, depuis mars 1947, dans la région même d’En Guédi, au nord-ouest de la Mer Morte, des découvertes sensationnelles ont été faites. Dans une, puis dans plusieurs grottes de la falaise par laquelle la Judée se termine en abrupt sur la Mer maudite, des manuscrits sont trouvés, tous religieux, un grand nombre de textes bibliques, les autres exposant la doctrine et la règle d’une secte juive qui s’appelait elle-même « Commu­nauté de la Nouvelle Alliance ». Peu après, les Pères Dominicains français, de l’École Biblique de Jérusa­lem, fouillant d’autres ruines pro­ches des grottes aux trouvailles, en un lieu dit Khirbet Qûmran, révélèrent qu’il s’agissait du couvent où avaient vécu les adeptes de la Nouvelle Alliance ; salles de réunion, « scriptorium », piscines, magasins ; rien ne manquait pour que la description de ces ruines fût celle d’un monastère. Le rapprochement avec les Esséniens s’imposa donc aux esprits, et se fit de plus en plus persuasif à mesure que les textes des rouleaux découverts furent publiés.

Tout ce que l’on savait des Esséniens, de leur mode de vie, de leur doctrine se trouvait confirmé. Leur origine, demeurée mystérieuse, pou­vait être mise en relation avec ces Hassidim qui s’étaient écartés du reste de la Communauté à l’époque de la domination hellénistique pour ne pas obéir aux Grands Prêtres Asmonéens, suspects à leurs yeux de trop de complaisance à l’égard des Grecs. D’après les textes découverts, on pouvait dire que, vers 65 avant notre ère, la secte était entrée en conflit violent avec les chefs officiels d’Israël et que son supérieur, dit « le Maître de Jus­tice », fut mis à mort. Fuyant un temps les  solitudes de la Mer Morte, les disciples de la Nouvelle Alliance se réfugièrent quelque temps en Syrie[4] pour revenir se fixer au Khir­bet Qûmran, une fois la domination romaine installée en Judée, probablement vers 4 avant J.-C.

La Communauté resta alors dans son monastère environ trois quarts de siècle, connaissant certaine­ment un rayonnement dans tout le monde juif. On a retrouvé près de Qûmran un vaste cimetière où des gens pieux, même des femmes furent inhumés à côté des ascètes. Mais au cours de la « Guerre Juive » en 68 de notre ère, où Titus[5] réprima rudement la révolte de la Judée la 10ème légion opéra dans cette région de la Mer Morte. Les moines esséniens s’enfuirent, en ayant pris soin de cacher dans des grottes inaccessibles leurs précieux trésors, leurs livres sacrés, avec l’espoir de les retrouver un jour…

Les Esséniens, ou si l’on préfère les zélateurs de la Nouvelle Alliance, sont donc installés près de la Mer Morte au moment où Jésus paraît et s’engage dans Sa mission. Leurs textes les plus récents se situent entre -4 et +68. Parlent-ils de Jésus ? Non. Aucun document n’est trouvé dans les Manuscrits de la Mer Morte où il est fait mention du fils de Marie. Cela paraît étonnant si l’on sait que le rapproche­ment entre Essénisme et Christianisme s’est fait depuis longtemps. Dans une lettre à d’Alembert[6], le 17 octobre 1770, Frédéric Il de Prusse[7] écrivait « Jésus était propre­ment un Essénien ; il était imbu de la morale des Essé­niens, qui tient beaucoup de celle de Zénon[8] », ce qui était fort aventuré. Plus prudent, Renan, sans admettre de « commerce direct » entre Jésus et la secte essénienne, disait que « le Christianisme est un essé­nisme qui a largement réussi ». En tout cas les moines de la Nouvelle Alliance n’ont pas fait ce rapprochement.

Il ne semble pas davantage qu’ils aient prêté attention à d’autres rapprochements sur lesquels les historiens et exégètes modernes discutent encore. Par exem­ple, entre Jean Baptiste et les plus ardents des membres de la secte qui, refusant même la vie com­mune, fuyaient toute présence humaine dans le désert ou dans quelque anfractuosité de la falaise. Non plus qu’ils aient su ce qui se passait au gué de Bethabara[9], sur le Jourdain, où Jean Baptiste baptisait procédant à ce qui pouvait paraître des cérémonies d’ablutions analogues aux leurs. Et bien entendu, rien n’indi­que dans leurs textes qu’ils aient identifié Jésus le Nazaréen à l’un de leurs « Maîtres de Justice », selon une hypothèse que certaines cri­tiques ont avancée complaisamment.

Le silence des Manuscrits de la Mer Morte n’a rien de surprenant. Les Esséniens et les Moines de Qûmran appartenaient certainement à la caste sacerdotale juive, eux-mêmes l’écrivent dans leurs textes, se désignant comme fils de Sa­doc[10], ou encore descendants de Lévi et d’Aaron. Même sépa­rés du sacerdoce officiel, ils en gardaient les habitudes de pensée, les préjugés, un mépris tacite des « ignorants » et dont Jésus et ses disciples étaient tout proches. Pour ces austères ascètes, enfermés dans un légalisme plus strict que celui des Pharisiens, quelle importance pouvait avoir l’aventure d’un charpentier, flanqué de quelques pêcheurs du lac de Galilée, qui venait se faire prendre à Jérusalem et crucifier comme un bandit vulgaire ? Les pieux de Qûmran n’avaient jamais perdu leur temps ni leur encre à raconter des événements historiques, tout occupés qu’ils étaient des seules choses religieuses, ils n’allaient pas commencer à parler d’un si piètre sujet !

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Notes

[1] Philon d’Alexandrie (vers -12 – vers +54) est un philosophe juif hellénisé né à Alexandrie. Les rares détails biographiques le concernant se trouvent dans ses propres œuvres, en particulier Legatio ad Caium (Ambassade chez Caligula) et chez Flavius Josèphe.

[2] Pline l’Ancien est un auteur et naturaliste romain, auteur notamment d’une monumentale encyclopédie intitulée Histoire naturelle. Il est né en 23 après J.-C. à Novum Comum (l’actuelle Côme) et mort en 79 à Stabies (Stabia en latin), près de Pompéi, lors de l’éruption du Vésuve. Il adopte son neveu qui prend le nom de Gaius Plinius Caecilius Secundus (Pline le Jeune) en 79 après J.-C.

[3] En-Guédi est une ville remarquable : elle se trouve dans un désert. Lors du partage du pays de la promesse elle a été donnée en héritage à la tribu royale, la tribu de Juda (Jos 45 : 62). C’est dans cette ville que David, le roi rejeté, a trouvé des lieux forts où il s’est réfugié lorsqu’il était poursuivi par Saül (1 Sm 24 : 1 et 2). C’est aussi à En-Guédi que se réunirent les rois qui s’étaient ligués contre le roi Josaphat (2 Ch 22 : 2).

[4] D’où provient le curieux Écrit de Damas trouvé en 1896 dans une synagogue du Caire, et dont la ressemblance avec les Manuscrits de la Mer Morte ne fait aucun doute.

[5] Voir « 17 Est 003-010 001 Hip hip hip hourra »

[6] Jean le Rond d’Alembert, né le 16 novembre 1717 à Paris où il est mort le 29 octobre 1783, est un mathématicien et philosophe français. Il est célèbre pour avoir donné naissance à l’Encyclopédie avec Denis Diderot.

[7] Frédéric II de Prusse, dit Frédéric le Grand (24 janvier 1712, Berlin – 17 août 1786, Potsdam) fut le troisième roi de Prusse (1740-1772). Après avoir un temps fréquenté Voltaire, il devient célèbre pour être l’un des porteurs de l’idéal du prince du siècle des Lumières en tant que « despote éclairé ».

[8] Il parlait de Zénon de Citium, v.-335, mort à Athènes v.-262/-261, philosophe, fondateur du stoïcisme, ou de Zénon d’Élée, né vers -495, mort vers -430, philosophe grec, surnommé par Platon le Palamède d’Elée, inventeur de la dialectique (art du discours bref).

[9] Jean 1 : 28 « Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait. » Béthanie est la traduction de Bhyabara Bethabara, qui signifie le lieu du passage, voir « 23 Es 040-003 001 L’importance de la voix qui crie dans le désert »

[10] Prêtre du temps de Salomon.