Matthieu Nugues, l’emprise des tatouages

Déjà vers l’âge de 10 ans, je m’amusais à dessiner mon amertume. Je le faisais sur mes bras et exprimais ainsi ma révolte face à la vie tout comme ma soif inextinguible de liberté. Peu à peu, l’envie grandit en moi de me tatouer. Pour moi, c’était une manière d’imprimer ma vision de la vie, de façon indélébile, sur ma peau.


J’admirais les hommes tatoués car, à mes yeux, ils étaient pleinement libres – libres de faire ce qu’ils voulaient, où ils voulaient, quand ils voulaient. A l’âge de 17 ans, je suis passé à l’acte. Je désirais faire tatouer tout mon corps et gagner ma vie en tatouant les autres. Pour moi, c’était devenu une idée fixe.


Certains de ces tatouages exprimaient mon rejet du système familial et judiciaire, car toute ma vie ressemblait alors à un véritable enfer ; amertume, haine, désirs de vengeance et révolte face à la société et à l’injustice, je me sentais exclu, rejeté par mes proches, même par mes camarades d’école. J’avais des copains… mais peu.


D’une certaine façon, il fallait que je prouve à mon entourage que j’étais quelqu’un ; je ne voulais pas passer pour un nul. Un jour, je m’étais tatoué un poignard de la vengeance en jurant de tuer quelqu’un qui m’avait blessé profondément ! Peu de temps après ma rencontre avec Jésus, j’ai prié pour demander pardon à Dieu de m’être réservé le droit de la vengeance.


Grâce à ces marques, je voulais également démontrer que j’appartenais à une certaine couche de la société que j’admirais : les marginaux.


Pourtant, cinq ans plus tard, j’ai dû me rendre à l’évidence : les tatouages ne m’avaient pas donné la liberté ; bien contraire, ils n’étaient que les marques de mes mauvais choix (haine, vengeance, crainte, etc.).


Matthieu Nugues

Son tatouage disparaît

Un serviteur de Dieu (pasteur) a raconté le miracle suivant :

« Un homme violent, tatoué sur une grande partie de son corps, se convertit au contact de l’Evangile. Quelques temps après, il demande le baptême d’eau pour confirmer son changement de vie.

Juste après son baptême par immersion, alors qu’il se changeait, il revint en courant dans l’église torse nu. Toutes les personnes présentes virent de leurs yeux que le grand tatouage représentant une tête de bouc avait disparu. » D’autres de ses tatouages étaient restés visibles.

Dieu manifeste sa gloire… Comme l’a dit un autre homme tatoué qui avait pris son baptême le même jour que celui qui a vu une partie de son tatouage disparaître : « Mes tatouages sont tous restés pour servir de témoignage de ce que j’étais avant de rencontrer mon Sauveur. »

Selon les tatouages, la zone du corps couverte, il peut être utile de consulter un dermatologue pour en enlever certains. Ce pourra être une preuve du changement intérieur qui s’est opéré.


Mais, même avec les marques que nous pourrions continuer à porter, Dieu peut se glorifier de qui s’est produit dans nos vies, en nous faisant porter des fruits pour la vie éternelle.

Tatouages et piercing

Dans une recherche d’émancipation, les jeunes et parfois les moins jeunes, se laissent séduire ou attirer vers des pratiques ancestrales et tribales souvent douloureuses telles que le tatouage, le piercing, le branding ou la scarification… Que peut-on rechercher au travers de ces pratiques ?

1- Le tatouage[1]

La découverte de Ötzi[2] apporte le premier témoignage de l’existence des tatouages, le plus vieil exemple de tatouage. Le tatouage est une pratique ancestrale qui remonte aux origines des peuples de l’Antiquité. Le tatouage est un art répandu de façon indépendante au sein de nombreux peuples. On n’en connaît pas l’origine (population, culture, région…) ; les différentes techniques de tatouage ont vraisemblablement été inventées ou modifiées à plusieurs reprises, simultanément ou de manière indépendante.

Cette pratique était familière aux musiciennes et aux danseuses du Moyen Empire égyptien, comme le prouvent certaines momies retrouvées. Les Mayas[3], en Amérique du Sud précolombienne[4], les Indiens d’Amérique connaissaient aussi le tatouage. Les Grecs et les Romains, pour leur part, en furent de grands utilisateurs : ils se servaient des tatouages pour marquer leurs esclaves, ce qui leur permettait de les identifier en cas de fuite. Les esclavagistes d’Afrique, d’Amérique et de l’Orient y eurent également recours[5].


A l’époque des persécutions chrétiennes, il semble désormais certain que de nombreux fidèles avaient pour habitude de se tatouer des symboles religieux en guise de reconnaissance au sein de leur communauté. Une fois la période des persécutions terminée, cette pratique sortit de l’anonymat et devint une profession de foi symbolique jusqu’à ce que le pape Adrien 1er [6] en interdise l’usage en 789 après J.C.


Le tatouage n’est pas toujours volontaire : les esclaves de l’Antiquité ou, plus près de nous, les déportés des camps de concentration nazis étaient tatoués par leurs maîtres ou leurs geôliers pour signifier le fait que ces personnes ne s’appartenaient plus à elles-mêmes.


On trouve des tatouages ornementaux, magiques ou religieux, au Japon[7] chez les samouraïs[8] et la mafia[9], en Birmanie, entre autres chez les tribus berbères[10] et nord africaines[11]. Il en existe aussi qui indique une appartenance familiale ou tribale ou le fait qu’un pacte a été conclu : adhésion à une société secrète, lien avec une puissance spirituelle (démon, divinité païenne) comme par exemple, l’étoile à cinq pointes sur les pommettes de la figure qui signifie : « Je suis Dieu et je guéris par la force de Satan »[12].

Les risques d’un tatouage sont multiples, puisqu’ils peuvent être physiques, psychologiques et spirituels. Chaque tatouage introduit des substances étrangères dans le corps : encre de Chine, matières plastiques brûlées mélangées à du savon. Il faut savoir que chaque tatouage tue une partie de la peau. Le tatouage, en endommageant la peau, constitue une porte d’entrée de premier choix pour les agents infectieux graves et sérieux[13], comme pour une infection local des tissus qui peut amener des complications médicales.

Cette automutilation et la souffrance qui l’accompagne est souvent acceptée pour prouver ou se prouver quelque chose ! Que ne ferait-on pas pour acquérir la réputation d’un dur ? Mais ne l’oublions jamais : la mort de tissus vivants amène autre chose que la vie !


Les tatouages évoquant la rébellion ou la révolte tendent à renforcer le sentiment d’être fort et indépendant. Cela est également vrai pour ceux qui expriment la haine et la vengeance. Quant à ceux qui touchent à l’occultisme, ils contribuent à les emprisonner dans un monde spirituel contraire à celui dans lequel Dieu veut les voir évoluer.

La Bible dit : « Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel. » (Lv 19 :  28)


Cette interdiction de l’Eternel a pour objectif de garder Israël dans la sainteté. En effet, Dieu ne veut pas que son peuple s’égare comme les autres peuples. Dieu est Saint. II veut garder son peuple dans la propreté du corps, de l’esprit et de l’âme afin que celui-ci puisse demeurer en communion avec Lui et goûter sans cesse à son amour.


Dieu est jaloux (Ex 20 : 5, 34 : 14, Dt 4 : 24) et Il ne veut pas que son peuple se tourne vers pratiques du paganisme et se prostitue devant les idoles. Dieu ne veut pas que son peuple tombe sous le pouvoir des puissances gouvernées par le prince des ténèbres : Satan.


Le tatouage est une marque d’assujettissement, d’esclavage[14] ou de dépravation sexuelle[15]… Sur le plan spirituel, il en est de même : il est la marque d’une soumission à une autorité qui se rend maître de l’individu. On ne grave pas impunément sur le corps des figures de démons, des dragons, des têtes de mort, des serpents, des chaînes ou des liens, des signes magiques, cabalistiques ou ésotériques…


Si parfois, ils ont une apparence chrétienne (croix, calvaire), ils sont sous le coup de l’interdit de Lévitique 19 : 28. Par ces tatouages, nous faisons consciemment ou inconsciemment appel à la manifestation de forces occultes qui nous enchaînent jusque dans notre âme et dans notre esprit.

2- Le body-piercing[16] ou piercing


Le piercing correspond à une volonté esthétique ou une démarcation sociale. Ainsi, le piercing a pour but l’amélioration de son apparence, la volonté de se distinguer de l’ensemble de la population ou s’associer à un groupe particulier[17]. Le piercing est aussi utilisé pour se différencier. Il est utilisé par certains pour s’opposer à l’autorité ou à la société, croyant ainsi avoir trouvé un moyen de s’affirmer, de se construire et de s’exprimer.

La perforation d’un organe, serait-ce sous prétexte d’y accrocher un bijou, n’est jamais anodine, pas plus chez des peuples dits primitifs que pour les adolescents de nos sociétés dites modernes. Dans une société qui manque singulièrement de repères et de valeurs spirituelles, chaque génération essaye de refouler son besoin de Dieu en se créant des « rites initiatiques de passage[18] ». Dans un univers matérialiste où la science a supplanté la religion[19], le corps est sacralisé, la douleur refoulée ou sublimée. On est bien loin des marques initiatiques des sociétés sauvages et pourtant la connotation magique (occulte) du piercing perdure[20]. De plus, il est un moyen d’érotiser son corps, souvent associé à des pratiques sexuelles ou lié au masochisme[21] !

Un jeune adepte du piercing affirmait : « Le piercing est une expérience spirituelle qui m’a appris à dissocier le corps de l’esprit. Comme une paix intérieure, le sentiment étrange de retourner d’où l’on vient. »

 

Le piercing a été remis au goût du jour par trois groupes de personnes :


– Les punks[22] qui arrangent leurs tenues vestimentaires avec beaucoup d’imagination et de cynisme pour attirer l’attention sur eux et choquer : vêtements déchirés, tenues en sacs poubelles, chaînes à vélo, bottes à pointes d’acier, cuirs cloutés, ceintures à pointes et colliers de chiens, épingles à nourrice dans le nez, les joues ou les sourcils, croix gammées, lames de rasoir et crucifix accrochés à l’oreille, crêtes iroquoises aux couleurs flamboyantes, avec si possible un rat sur l’épaule ! A l’opposé du naturel prôné par les hippies, les punks arborent ostensiblement les ordures de la société de consommation pour signifier le refus de ses valeurs. Le piercing suggère la sauvagerie, manière cynique d’insinuer qu’elle est chez nous et non pas chez les peuples dits primitifs ; il fait aussi référence aux perversions, aux déviances, à l’obscénité, à la rébellion, à la violence… et au déni de soi ! Tout ce qui est dérangeant et choquant pour notre société est utilisé.

– Les néo-primitifs[23] : contrairement aux punks qui expriment leur désespoir au travers du piercing, les néo-primitifs le considèrent comme un embellissement, un enrichissement émotionnel, spirituel et sexuel. II s’agit, disent-ils, de faire du corps une oeuvre d’art affirmant par là améliorer ce que le créateur de ce corps aurait façonné imparfait et laid. Ils affirment aussi sanctifier cette œuvre d’art par le sang et d’étranges stigmates. En résumé, les prétentions esthétiques et « culturelles » de ce mouvement cachent un mélange de primitivisme[24], de sadomasochisme[25] et d’orgueil à se placer au-dessus du Dieu créateur. En fait, il n’est pas difficile d’y reconnaître une perversion singulière et des tendances pathologiques à l’automutilation voire à l’autodestruction.


– Les milieux fétichistes[26] ou sadomasochistes : Depuis un certain temps déjà, la mode s’est emparée des accessoires et de l’imagerie agressive du sadomasochisme : corps mis en évidence par des tenues moulantes, piercings et tatouages. La mode fétichiste est l’héritière de trois bouleversements :

  • les mouvements féministes des années 60, qui dénoncent l’image de « la femme-objet[27] », revendiquent leur place avec colère et entrent dans des luttes de pouvoir ;
  • le mouvement homosexuel qui jette le trouble, oblige à repenser la sexualité, bouleverse les repères et répand l’androgynie[28] ;
  • la mode qui s’imprègne d’érotisme pervers ; de nombreux stylistes se font alors un peu partout un nom dans le genre fétichiste en créant des vêtements moulants et très suggestifs quant aux formes des corps. Depuis les années 70, le phénomène n’a cessé de s’amplifier. Il en résulte une banalisation du piercing, du tatouage et d’apparences pervers (tenues vestimentaires et comportements éhontés…), et l’abandon des derniers tabous. Depuis plusieurs années, les homosexuels, sadomaso et autres « love parades[29] » fleurissent un peu partout dans les grandes villes rendant visible diverses perversions, le mélange des repères moraux (et le flou en résultant)… bref le malaise ambiant de notre société.


Tout ceci amène l’idée que pour « être » reconnu il faut d’abord « paraître », et pour « paraître » il faut « souffrir ». Sur le plan physique, lors de la mise en place de leur piercing, certains subissent des chutes de tension sérieuses et graves, d’autres s’évanouissent… Tout le monde s’accorde à reconnaître le piercing douloureux, ennuyeux, compliqué à gérer. II faut prendre soin de ses bijoux, observer une hygiène irréprochable, combattre les infections, éviter parfois les vêtements ajustés, le tabac, le maquillage et autres substances irritantes, s’abstenir dans certains cas de relations sexuelles. Ceux qui se font piercer la langue en sont contraints à ingurgiter une alimentation liquide…

3- Le branding[30] et les scarifications

Le piercing venant à être commun et dépassé, les cicatrices volontaires deviennent « tendance ». Après le piercing et le tatouage, c’est le retour des cicatrices tribales au goût du jour chez les jeunes Occidentaux urbains.

 

Aujourd’hui, les modes se suivent rapidement : l’une des dernières nouveautés s’appelle le « branding », c’est-à-dire le marquage d’un sigle ou d’un dessin au fer rouge sur la peau. « Une seconde d’exposition à un bout de métal brûlant, un grésillement, un soupçon de fumée et voici que débute une oeuvre artistique » raconte un adepte du branding.


Le marquage au fer n’est pas nouveau. On y avait recours sur les criminels et les esclaves. Les Français marquaient au fer rouge les criminels d’une fleur de lys sur l’épaule, afin d’en faire pour toujours des parias dans le monde civilisé. Puis ce fut le tour des protestants de recevoir cette marque[31]. Jusqu’au 18ème  siècle, on marqua les voleurs de la lettre « S », pour en faire des serviteurs. Un retour du marquage est venue dans les années 20 et 30 lorsque cela est devenu très populaire, au sein d’une même fraternité, de montrer leur soumission à l’organisation par ce moyen. La pratique existe toujours et de nombreuses célébrités[32] portent gravées dans leur peau les lettres grecques de leur fraternité[33].

 

Après le branding, les adeptes se voient proposé les scarifications[34] pour, d’après eux, revenir aux sources ethniques profondes de nos origines. Ces cicatrices sont perçues comme belles par les ethnies qui les pratiquent. Signes de courage, elles possèdent surtout des pouvoirs magiques puisqu’elles marquent une soumission à un ou plusieurs dieux ou démons.


Un des pionniers de la pratique en France a dit : « Chez nous, cela rejoint toujours la démarche tribale pour représenter et changer quelque chose en soi. C’est vraiment une modification profonde ; psychologiquement, c’est le sens rituel qui ressort, certains changent même de noms après. C’est pour changer de statut, te faire avancer… On s’attendait à des gens qui avaient déjà une culture tribale. On a eu des tatoués, mais petit à petit d’autres sont venus. J’ai scarifié des gens non-tatoués, non-piercés, mais pour qui la scarification faisait partie d’une quête personnelle. Ce n’est pas uniquement décoratif, c’est bien plus brut que ça… L’intéressant, c’est le passage à l’acte, faire le choix de se réapproprier, voire de renforcer son identité, même si ce n’est pas toujours conscient au départ. Le rituel est parfois vital dans certaines tribus. Ici, cela rejoint un peu ces considérations. »


Inutile de préciser que ces pratiques sont très douloureuses, et cela durant un certain temps. Le branding par exemple, produit une brûlure au deuxième ou au troisième degré, avec un risque élevé d’infection. Certains jeunes Africains vivant chez nous se posent des questions en voyant ces Occidentaux, alors qu’ils sont si heureux d’avoir échappé, parfois de peu, aux cérémonies traditionnelles de leur pays. Et un journaliste d’écrire : « C’est clair, un petit tour en Afrique ferait le plus grand bien à certains. Car à voir les timbrés et autres fondus du citron de nos contrées qui se gravent des âneries cabalistiques un peu partout… »[35]

4- Le seul chemin de la liberté


Toutes les pratiques ancestrales comme le tatouage, le piercing, le branding ou la scarification ne mènent qu’à se placer sous la domination de puissances ténébreuses… Leur finalité est toujours la destruction de l’individu, dans son corps et dans son être intérieur : « Esclaves des marques ou marques d’esclaves »…

La Bible invite à une tenue modeste et décente (1 Ti 2 : 9). Un des aspects d’un habillement modeste est de faire en sorte que tout ce qui doit être couvert par des vêtements soit bien couvert. Cependant, la signification essentielle de la modestie est de ne pas attirer l’attention sur nous. Ceux qui s’habillent modestement le font de façon à ce qu’ils n’attirent pas l’attention sur eux (sans pour autant suivre la mode fétichiste !). Le but des tatouages et des piercings est d’attirer l’attention… En ce sens, tatouages et piercings ne sont pas modestes.

Par ailleurs, des textes bibliques nous mettent en garde contre « les marques sur le corps » :

  • Dans l’Ancien Testament, l’interdiction de graver ou inciser la peau est clairement instituée : « Vous ne ferez point d’incisions dans votre chair pour un mort[36] et vous n’imprimerez point de figures[37] sur vous. Je suis l’Eternel » (Lv 19 : 28 ; lire aussi Dt 14 : 1).
  • Esaïe dénonce les anneaux de nez parmi d’autres marques de suivi de la mode ainsi que les « boucles qui servent d’ornement aux pieds », les chaînettes aux chevilles[38], les boucles d’oreilles… (Es 3 : 16 à 21).
  • Les prophètes de Baal se faisaient des incisions pour essayer d’obtenir des réponses de leur dieu et pour marquer leur appartenance au groupe des adorateur de Baal : « Et ils crièrent à haute voix, et ils se firent, selon leur coutume, des incisions[39] avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coulât sur eux » (1 Rs 18 : 28).
  • Certaines personnes se faisaient des marques sur le corps à l’occasion d’enterrements (Jr 16 : 6)
  • Jérémie mentionne que des hommes d’Israël s’en étaient fait pour aller à la maison de l’Éternel, et furent égorgés peu après par Ismaël fils de Nethania (Jr 41 : 5 à 7).
  • Les peuples ennemis du peuple de Dieu, comme les philistins (Jr 47 : 5) ou les moabites (Jr 48 : 36 et 37) s’en faisaient.
  • L’action du malin dans un homme l’amène à dégrader son corps (Marc 5:5)

Par ailleurs, il est expressément demandé aux enfants d’Israël et particulièrement aux serviteurs de Dieu de ne pas se faire de telles marques (Lv 21 : 5) sachant que le symbole profond de ces marques est l’esclavage aux puissances des ténèbres qui promettent la liberté et la pleine gouvernance de sa vie : « vous serez comme des dieux » (Gn 3 : 5). En réalité ces puissances poussent à l’autodestruction et à l’automutilation (Jb 2 : 7 et 8 ; Mc 5 : 1 à 10). Cette voie n’est pas pour la libération[40]… Seul Dieu peut « détacher les chaînes de la méchanceté, dénouer les liens de la servitude, renvoyer libres les opprimés et rompre toute espèce de joug » (Es 58 : 6).

Si dans nos cœurs nous sommes prêts à changer de vie et d’état d’esprit, Dieu Lui-même nous conduira à la vie telle qu’Il l’entend. Soulignons-le, il ne suffit pas d’être sincère, il faut chercher Dieu de tout son cœur, Lui demander qu’Il se révèle. Ensuite il faut Le croire et Le suivre, dans l’obéissance et la pratique d’une vie saine.


Dieu n’a jamais fermé la porte de la Vie à celui qui frappe et Le cherche (Ps 116 : 1 à 9 et Ap 3 : 20). Bien plus, Il nous a donné la possibilité de changer, en Jésus-Christ. Seulement, ne perdons pas patience, car Dieu met tout en oeuvre pour nous restaurer dès que nous aurons décidé de Le suivre, mais parfois le processus peut être long… Dieu nous respecte toujours et agit en nous dans le cadre d’une construction durable…


Dieu guérit les conséquences de nos péchés que ce soit le mal être, la paranoïa, la folie, les cauchemars… Il nous délivre de la culpabilité et de la honte.


Rappelons-nous ceci :

  • « notre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Co 6 : 19)
  • « Le Seigneur est pour le corps, et le corps pour le Seigneur » (1 Co 6 : 13)
  • « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? …, car le temple de Dieu est saint, et tel vous êtes » (1 Co 3 : 16 et 17)

Notes

[1] Les premiers tatouages arrivèrent en Europe sur les bras des marins de Polynésie. Le mot « tatouage » vient du mot tahitien Tatou qui imite le bruit que fait le petit marteau de bois quand il frappe sur les petites aiguilles que l’on enfonce sous la peau !

[2] Ötzi (se prononce Eutsi) est le nom donné à un être humain, congelé et déshydraté découvert fortuitement par des randonneurs le 19 septembre 1991 à 3 200 mètres d’altitude, à la frontière entre l’Italie et l’Autriche dans les Alpes de l’Ötztal (d’où son nom) par des randonneurs. Enseveli pendant des millénaires sous une couche de glace, la fonte importante du glacier, cet été-là, a révélé son existence. La momie congelée est celle d’un homme d’environ 45 ans, de 1,59 mètre et de 40 kilogrammes. La datation par le carbone 14 indique que le chasseur a vécu durant une période comprise entre 3 350 et 3 100 av. J.-C.

[3] Les Mayas (maya signifie maïs, céréale qui tient une place primordiale dans les mythologies précolombiennes et dans la vie quotidienne des Mayas au point qu’ils se sont désignés eux-mêmes comme des « hommes de maïs » depuis une très haute antiquité) constituent un groupe culturel varié d’Amérindiens vivant encore aujourd’hui dans le sud du Mexique et le nord de l’Amérique centrale. Durant le 1er millénaire, les Mayas formaient l’une des grandes civilisations de l’Amérique Centrale. Leur civilisation se caractérise par une grande activité mathématique, astronomique et architecturale.

[4] Relatif aux peuples qui occupaient la partie centrale du continent américain (sud du Mexique, Amérique centrale et nord de l’Amérique du Sud), à leur histoire et à leur civilisation, avant le voyage de Christophe Colomb et la conquête par les Espagnols.

[5] Dans certains cas, le tatouage initial était caché par un autre tatouage, comme au Japon il y a près de 300 ans.

[6] Adrien Ier fut pape de 772 à 795.

[7] Les recherches historiques semblent montrer que les Aïnous, population pionnière du Japon, portaient déjà des tatouages faciaux dès l’ère Jomon (-10000 à -300 av. JC), comme symbole d’appartenance à un clan ou un métier particulier.

[8] Certains samouraïs se faisaient tatouer le symbole de leur clan sur le bras ou le corps. Lors des batailles, le tatouage permettait d’identifier à coup sûr les cadavres à une époque où les armures étaient volées et où l’on avait l’habitude de couper la tête des ennemis…

[9] L’irezumi est traditionnellement un signe de reconnaissance chez les yakuza (membres d’un groupe du crime organisé au Japon ou, par extension, n’importe quel voyou japonais). Kaplan et Dubro, auteurs spécialistes du monde yakuza, estiment qu’environ 73% des yakuza actuels sont tatoués. Se faire tatouer constitue un test d’endurance et de courage étant donné la méthode particulièrement douloureuse. En outre, c’est le symbole que l’on quitte la société civile pour entrer dans une société parallèle, celle du crime. L’origine de ces tatouages remonte aux Bakuto (joueurs professionnels à tous jeux d’argent, itinérants au Japon, des années 1700 jusqu’au milieu du 20ème siècle, ancêtre des yakuza), qui se tatouaient d’un cercle noir au bras pour chaque « exploit ». Ce fut considéré comme une preuve de force, car il faut 100 heures pour réaliser un tatouage noir ! Le tatouage signifia aussi vite la volonté déterminée de ne s’adapter à aucune règle ou norme de la société. (les Bakuto pour la plupart des parias, qui vivaient en dehors des lois et des normes de la société. Toutefois, au cours de l’ère Tokugawa, jusqu’en 1868, ils ont parfois été embauchés par les gouvernements locaux pour jouer avec les travailleurs, et regagner leur rémunération en échange d’un pourcentage.)

[10] Les femmes berbères utilisaient les tatouages à des fins érotiques.

[11] Dans les pays musulmans, le tatouage est une mutilation, donc un péché. Pour pallier cette contrainte religieuse, les femmes lui ont substitué le henné (arbuste épineux du Maghreb. Le terme désigne également un colorant dont l’usage est ancien puisqu’on en retrouve la trace sur les momies égyptiennes, en particulier celle de Ramses II).

[12] En ésotérisme, les relations avec les esprits ténébreux sont réparties suivant trois branches : le spiritisme, la goétie et la théurgie. Le spiritisme est considéré par les ésotériques comme un simple effleurement des sciences occultes. En théurgie, l’une des puissance ténébreuses les plus vénérées est personnifiée sous le nom de Lilith (qui est aussi nommée Lolita lorsqu’elle prône la pédophilie) qui est, pour les musulmans, la mère des djinn (les démons dans le coran) et l’une des principales sources tantriques dans le Reiki. Lors des séances occultes, ses « serviteurs » doivent se faire marquer une étoile à cinq branches retournées (de préférence jaune), la pointe vers le bas (symbolisant « avoir les jambes en l’air » pour reconnaître la prépondérance du sexe dépravé et libertin sur la raison et la morale). La goétie est la pratique, proche de la sorcellerie, permettant l’invocation de démons.

[13] Le risque réside principalement en la contamination par des virus tels que le HIV, et les virus de l’hépatite B et C, surtout lorsque les conditions d’hygiène ne sont pas maîtrisées. Sans avoir été clairement démontré, ce risque existe en théorie. Le matériel (aiguilles, buses, etc.) utilisé est susceptible d’être souillé par du sang contaminé lorsqu’il n’est pas systématiquement jeté après usage ; le danger d’infecter non seulement le client suivant mais aussi le tatoueur peut être bien réel.

[14] Le tatouage d’un anneau ou de chaînes autour de la cheville d’une femme signifie qu’elle est une esclave sexuelle.

[15] Le tatouage en forme d’ailes (ou s’y approchant) situé aux dessus des fesses des femmes est un signe de libertinage. Il existe une autre forme de tatouage symbolisant une libération tant morale que physique : la chaîne brisée. Nous trouvons généralement ce genre de tatouage à la cheville des femmes voire à l’épaule ; certains hommes le portent aussi. Au contraire, si elles sont intactes, elles sont représentatives d’un asservissement physique, moral ou spirituel.

[16] Le body-piercing est un terme anglo-saxon qui possède aucun équivalent français. Il signifie littéralement perçage (piercing) corporel (body). Le piercing, abréviation plus couramment utilisée, consiste à insérer un « bijou » (de composition allant de l’acier chirurgical à la corne de vache), un anneau ou une barre, à travers la la peau par incision ou perforation. Le « pierceur », personne supposée compétente à pratiquer ce genre « d’intervention » utilise une aiguille ou de tout autre objet en faisant office.

[17] Les punks (mot anglais signifiant « vaurien », « voyou », « hors-la-loi »), les goths (mouvement issu du mouvement punk à la fin des années 1970 se caractérisant par une esthétique sombre, macabre, parfois provocatrice et arborant des éléments considérés comme mystiques, et perçus selon les points de vue comme sexy, provocateur, excentrique ou effrayant), les teufeurs (personnes participant aux manifestations techno ou tekno) et d’autres groupes utilisent les piercings parmi leurs moyens d’identification.

[18] Ces rites sont incontournables pour qu’un individu puisse intégrer le groupe social ou ethnique.

[19] Dans bien des cas, la science est devenue une religion à laquelle on voue tout !

[20] L’emplacement du piercing a une signification et un lien avec les coutumes anciennes : à l’oreille, il permettait de distinguer une personne riche d’une personne pauvre (Dans le sud de l’Afrique, les tribus agrandissaient les trous et plus il était grand, plus grand était leur rang social) ; au nez, il permettait de se distinguer des autres en montrant sa richesse (Son origine remonte à 4000 ans, au Moyen Orient. Il s’est répandu en Inde au 16ème siècle. Dans les années 1960-70, il est adopté par les Hippies et les Punks) ; à la langue, il permet de rentrer en communication avec des esprits (Dans les temples aztèques et mayas, les prêtres se perçaient la langue lors de rituels pour communiquer avec leurs dieux) ; à la lèvre, il sert à exciter les personnes de l’autre sexe (Les tribus africaines ainsi que sud-américaines s’ornaient les lèvres de bijoux en or pour séduire et exciter les partenaires potentiels) ; au sein, il est considéré comme signe de force et d’endurance sexuelles (Les Romains se perçaient les mamelons pour tenir leurs capes et pour montrer leurs haut grades. En 1890, se sont les femmes qui se sont mises à porter des anneaux aux seins, pour embellir leurs décolletés) ; au nombril, il permet de s’élever en dignité, de devenir un « petit dieu » (La première trace du piercing au nombril remonte aux Égyptiens. Seules les familles royales avaient le droit de se piercer le nombril).

[21] Le masochisme est la recherche du plaisir dans la douleur. Cette douleur peut-être psychologique (humiliations) ou physique.

[22] Ce mot vient de l’anglais signifiant « sans valeur ». Il est accepté avec ironie par les punks puisqu’ils rejettent les « valeurs établies ». Dans les années 1950, a punk, représentait la petite amie masculine qui attendait le prisonnier à sa sortie. Le « mouvement punk » est associé au nihilisme (le monde, et particulièrement l’existence humaine, est dénué de toute signification, tout but, toute vérité compréhensible ou toute valeur) et à l’anarchisme (négation du principe d’autorité dans l’organisation sociale et le refus de toutes contraintes). Les punks se disent être les portes-parole d’une génération qui a fait les frais de la crise économique et du chômage : désillusionnés et tout aussi déracinés, ils affichent leur désespoir avec par exemple le « No Future » des Sex Pistols (groupe de punk rock anglais formé en 1975 à Londres). Par la suite, le mouvement punk a évolué et s’est diversifié en différents courants jusqu’à nos jours.

[23] En Occident, ils désignent les adeptes les plus extrémistes des modifications corporelles ancestrales : piercing, tatouage, scarification, branding (marquage du corps au fer rouge)… Ils se réclament des traditions des peuples primitifs. Dans les années 70 sur la côte ouest des Etats-Unis, un petit noyau d’individus (appartenant pour la plupart à des milieux sadomasochistes portant le costume et la cravate la journée et s’adonnant la nuit à leurs dérèglement) partagent une même fascination pour les modifications corporelles et les rites de certaines tribus sauvages mais aussi pour le bizarre, l’étrange et le pervers. Ils sont à l’origine de la version propre et aseptisée du piercing et de son déferlement actuel. La demande augmentant, des salons pratiquant le piercing et vendant des bijoux adaptés (spécialement aux organes génitaux) s’ouvrent dans plusieurs grandes villes des USA, puis d’Europe. Ceux qui fréquentent ces salons sont souvent marginaux : les adeptes du sadomasochisme, les héritiers des punks, du hard rock et de la techno, les skinheads, les grunges et les gothiques, les milieux homosexuels mais aussi les motards, les squatters et les toxicomanes. Pour certains, le piercing est un prolongement naturel du tatouage ; ces deux types de « décoration » sont d’ailleurs souvent liés.

[24] Doctrine politique qui s’appuie sur un rejet radical de la civilisation industrielle, celle-ci étant considérée comme la source principale des différentes formes d’aliénation qui pèsent sur la liberté humaine.

[25] Pratique sexuelle consistant à utiliser la douleur, la domination ou l’humiliation dans la recherche de plaisir.

[26] Le fétichisme sexuel désigne la fixation du désir érotique et la recherche d’une satisfaction sexuelle, par le contact ou la vue d’une partie du corps.

[27] Le terme de femme-objet vient du titre d’un film pornographique dans lequel un écrivain de science-fiction, après plusieurs déceptions amoureuses, trouve enfin la partenaire idéale dans un robot qu’il fabrique de ses mains et qu’il programme pour obéir à sa volonté.

[28] Un androgyne est un être humain dont l’apparence physique et vestimentaire ne permet pas de savoir à quel sexe il appartient.

[29] La Love Parade est un évènement annuel qui se tient depuis 1989 au début de l’été à Berlin, célébrant l’amour plutôt que la guerre depuis la réunification allemande et la fin du Mur de Berlin. Il existe cependant plusieurs évènements dérivés appelés Love Parade (FuckParade, Techno Parade, Lake Parade, City Parade, Street Parade, Burning Man…) où les mœurs et habillements sont débridés.

[30] Branding vient du mot anglais brand (marque) issu lui-même du mot allemand brinnan (brûler). Originellement le branding signifie la technique de marquage au fer rouge. De nos jours il signifie davantage le « pouvoir de la marque » que le marquage au fer rouge au sens propre.

[31] Essentiellement sous le règne de Louis XIV, les protestants étaient marqués au fer rouge puis envoyés aux galères.

[32] Tels que Michael Jordan, la star des Chicago Bulls (club de basket ball), Emmit Smiths des Dallas Cow-boys et le révérend Jesse Jackson.

[33] Une fraternité peut être un groupe d’étudiants comme un gang de rue.

[34] Incisions superficielles de la peau faites au moyen de scalpels, lames de fer, crochets, aiguilles de fer, verre, coquillages ou épines ; elle est un type de modification corporelle ou un acte d’automutilation ou plus précisément de « lésion auto-infligée ». Après l’incision, il y a un traitement spécial de la cicatrisation ; pour obtenir une chéloïde (forme de cicatrice résultant d’une excroissance du derme au niveau d’une blessure guérie. Elle se présente sous forme de lésions fermes, caoutchouteuses ou des nodules brillants, fibreux et sa couleur varie du rose au chair ou du rouge au brun foncé), il faut vraiment que la cicatrisation dégénère. En Europe, la pratique des scarifications a existé avant notre ère. Elle est encore très présente en Afrique, dans les villages, mais aussi en ville chez les anciennes générations. II s’agit alors essentiellement de signes de reconnaissance ethnique. En Afrique noire, la pratique ancestrale de la scarification répond autant à des besoins thérapeutiques qu’identitaires, religieux, sociaux et esthétiques. Aujourd’hui interdite par certains gouvernements, la pratique subsiste cependant dans les mœurs de nombreuses communautés.

[35] Citation de Alain Kreis, ancien drogué et alcoolique. Il passe plusieurs années de sa vie à la recherche de la vérité : Krishna, méditation transcendentale (technique de relaxation et un mouvement para-religieux fondé à la fin des années 1950 par Maharishi Mahesh Yogi qui consiste à répéter mentalement un mantra, c’est-à-dire un mot qui est théoriquement secret et adapté à sa personnalité et révélé par l’instructeur), gourou Maharaji (né en Indes, ce gourou se disait « entièrement parfait et maître de tous les pouvoirs », au-dessus de tout dieu) et il est l’un des fondateurs du premier ashram (la ashram est un centre de primes, disciples en sanscrit, qui véhicule les enseignements du gourou) « Mission de la lumière divine » (mouvement créé par Maharaji) à Genève. Mais son voyage en Inde lui fait découvrir le vrai visage du gourou. A son retour, il passe par une crise très profonde avant de rencontrer Celui qui est le chemin, la vérité et la vie: Jésus-Christ.

[36] Le mot traduit par mort est vpn nephech. Ce mot ne signifie pas mort mais « un être vivant » mais aussi « le siège des appétits » et « le siège des émotions et des passions ».

[37] Figure est la traduction de eqeq qahaqah qui signifie littéralement tatouage.

[38] Depuis l’Egypte antique, le fait de porter une chaînette à la cheville (ou de s’en faire tatouer une) est signe de libertinage (avec une notion d’homosexualité ou de bisexualité si elle se situe à gauche), le nombre de chaînettes ou de chaînes donnant le nombre de partenaire recherché simultanément (une chaînette ou chaîne portée à la taille signifie aussi une bisexualité affirmée ou, parfois, une recherche de partenaires libertins). Ces signes extérieurs sont encore utilisés par les homosexuelles.

[39] Incisions est la traduction de ddg gadad qui signifie aussi regroupement, se rassembler.

[40] Les Massaï (groupe ethnique d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est) ou les Papous (populations autochtones de la Nouvelle-Guinée) se perforent pour introduire des plumes chatoyantes, des défenses de cochon, des crocs de chien ou tout autre objet provenant d’animaux peuplant leur mythologie qui servent à conférer à l’individu les vertus de l’animal de qui elles proviennent, mais aussi à se lier spirituellement à eux.

Les barbiers n’existent pas

Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement.

Il entama la conversation avec le barbier. Ils discutèrent de sujets nombreux et variés.

Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu.  Le barbier dit :

 « Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le dis. »

« Pourquoi dis-tu cela?  » répondit le client. »

« Bien, c’est facile, tu n’as qu’à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n’existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades ? Y aurait-il tant d’enfants abandonnés? Si Dieu existait, il n’y aurait pas de souffrance ni de peine. Je ne peux penser à un Dieu qui permet toutes ces choses. »

Le client s’arrêta un moment pour penser mais il ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation. Le barbier termina son travail et le client sortit du salon.

Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux et une barbe (il semblait bien qu’il avait été longtemps sans s’être occupé de lui-même car il avait l’air vraiment négligé).

Le client retourna dans le salon et dit au barbier:

« Tu sais quoi ? Les barbiers n’existent pas. »

« Comment ça, les barbiers n’existent pas ? demanda le barbier. Ne suis-je pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même ? »

« Non! s’écria le client. Ils n’existent pas parce que s’ils s’existaient, il n’y aurait pas de gens avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet homme qui marche dans la rue. »

« Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c’est que les gens ne viennent pas à moi. »

« Exactement! affirma le client. Tu l’as dit : Dieu existe. Ce qui arrive c’est que les gens ne vont pas vers LUI et ne LE cherchent pas, c’est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde. »

La déception du changement d’orientation

Un missionnaire, engagé dans avec son foyer sur un champs missionnaire étranger depuis de nombreuses années, se voit un jour obligé, avec sa femme, de ren­trer au pays. Il est alors confronté à une forte déception :

« j’ai perdu tous mes repères, dit-il. Je n’avais au­cun but. Plus rien ne me semblait important. Quand, ma femme et moi, nous nous som­mes rendu compte que nous ne pourrions plus être missionnaires, nous étions anéantis. »

Après quelques temps et la prise de conscience que la dépression risquait d’emboîter le pas à cette grande déception, le couple réagit :

« Nous avons fini par établir deux priorités :

  • pren­dre soin de maman ;
  • persévérer en temps que témoins fidèle autour de nous là où nous nous trouvons.

Quand il nous faut prendre des dé­cisions, nous envisageons l’effet qu’elles au­ront sur ces priorités, ce qui nous simplifie les choses. »

Se tenir devant Dieu pour être consolé et écouter nous permet de voir le plan de Dieu se dessiner…

Lorsqu’un peintre commence un tableau, il travaille par petites touches éparses, avec des traits, des contours, des couleurs. Au départ, le tableau du peintre ne représente rien pour un œil extérieur… Mais au fur et à mesure qu’il travaille dessus, les formes se distinguent, les couleurs de marient… et tous finit dans une harmonie et un équilibre que tous peuvent apprécier. Avec Dieu, bien souvent il en est de même : Il n’agit jamais par « hasard », mais Il a un but, un dessein divin… Laissons-nous diriger entre Ses doigts agiles et au fur et à mesure des évènements qui passent, notre vie deviendra Son œuvre pour l’avancement de Son royaume.

Un miracle pour des chaussures !

Je raconterai un témoignage, qui s’est passé pendant mon travail pour le Seigneur à Cincinnati. Je recevais des vêtements pour les pauvres, et je les distribuais. Je me rendis à Mount Lookout, un faubourg de Cincinnati, et une sœur qui habitait là me donna quelques vêtements. Au cours des semaines précédentes, j’avais remarqué qu’une Chrétienne fidèle de notre assemblée n’était pas venue depuis quelque temps. J’allai la visiter pour voir ce qui se passait. Je la trouvai en train de faire sa lessive. Je lui fis remarquer qu’elle n’était pas venue à plusieurs réunions, ce qui était plutôt inhabituel. C’était une pauvre femme. Elle avait trois enfants, et devait payer son loyer. Elle ne nous avait jamais permis de l’aider, car nous avions l’habitude d’aider ceux qui traversaient des moments difficiles. Comme elle répugnait à donner la raison de son absence, je remarquai qu’elle avait des chaussures en piteux état.

Je finis par lui dire :

  • “Ma Sœur, est-ce que ce sont les meilleures chaussures que vous avez ?” Elle rougit et me tourna le dos, me faisant comprendre que c’étaient effectivement les meilleures.

Elle me dit :

  • “Frère Bevington, je dois admettre que ce sont mes meilleures chaussures. Je m’attends à avoir une nouvelle paire de chaussures la semaine prochaine, mais il faut que j’habille et que je nourrisse mes enfants, sans tenir compte de mon besoin !”

C’était un mercredi soir. Quand je revins dans ma chambre, je commençai à prier pour qu’elle ait une nouvelle paire de chaussures. Je n’en avais aucune me paraissant en assez bon état pour lui en faire cadeau. Ceci me poussa à intensifier ma prière.

Je pris mon petit-déjeuner, heureux et convaincu de par ce que Dieu avait placé en mon cœur de savoir que ma sœur aurait une paire de chaussures neuves pour la réunion du vendredi soir. C’était notre réunion d’évangélisation habituelle. En me rendant à la Mission, je fus un peu retardé, et je n’y arrivai que vers dix heures du matin. Je me rendis à la salle de prière.

L’une des monitrices des enfants sortit et me dit :

  • “Il y a une dame qui veut vous voir.”

Celle-ci vint dans le hall principal et me dit :

  • “Frère Bevington, j’ai acheté une paire de chaussures ce matin, mais l’une d’elles a au moins deux tailles de plus que l’autre. Elles ont l’air d’être pareilles, mais elles ne le sont pas. Celles que j’ai essayées au magasin m’allaient pourtant très bien. Je n’étais pas loin d’ici, et j’ai eu envie de voir le travail que vous faites auprès des enfants. Pendant que je vous attendais, j’ai voulu mettre mes chaussures neuves pour rentrer chez moi. C’est alors que j’ai découvert qu’il y en avait une beaucoup plus grande que l’autre.”

Je lui dis :

  • “Que le Seigneur soit loué ! J’ai prié toute la nuit dernière pour une paire de chaussures et je pense que ce sont celles-ci !”
  • “Oui, Frère Bevington, mais je n’ose vraiment pas donner de telles chaussures à quelqu’un ! Je n’ai pas envie non plus de les rapporter au magasin !”

Elle était bien trop fière pour les rapporter. Aussi décida-t-elle de voir si je pouvais en faire un bon usage.

Je lui dis :

  • “Je connais une pauvre femme qui a besoin de chaussures. Elle pourra facilement mettre un rembourrage en coton dans la plus grande. Je crois que la petite est tout à fait à sa taille.”
  • “Les voici, prenez-les !”

Mais je voulais que ce soit elle-même qui aille voir la pauvre femme. Je pensais qu’elle pourrait l’aider dans beaucoup de domaines. J’insistai donc pour qu’elle porte les chaussures elle-même, car elle devait passer non loin de sa maison pour prendre son tramway.

Elle finit par prendre les chaussures et se dirigea vers la maison de cette pauvre femme. Elle la trouva en train de repasser.

Elle se présenta et dit :

  • “Le Frère Bevington m’a envoyée ici pour une mission bien embarrassante !”

Elle sortit les chaussures, sans dire à la femme qu’il y en avait une plus grande que l’autre.

Pendant tout le temps qu’elle lui parlait des chaussures et d’autres choses, la pauvre femme se disait : “Que faire ? Je ne pourrai pas porter ces chaussures ! Mon pied droit est plus court que l’autre d’au moins deux pointures, et je n’ose pas le lui dire !” Elle se décida pourtant à prendre les chaussures. Peut-être pourrait-elle les échanger.

L’autre femme partit. Mais elle sentit qu’elle devait dire la vérité à sa sœur. Elle retourna donc lui dire comment étaient les chaussures. L’autre se mit à rire de bon cœur et dit :

  • “Laquelle est la plus grande ?”
  • “La gauche.”

Elle rit de plus belle et dit :

  • “Merveilleux, merveilleux ! Dieu connaît réellement toutes choses ! Mon pied gauche a presque deux pointures de plus que l’autre ! C’est exactement ce dont j’avais besoin. Gloire à Dieu !”

Je ne savais pas que ses pieds n’avaient pas la même taille, mais Dieu le savait. Voyez-vous tout ce qu’Il fit pour exaucer ma prière de toute une nuit ? N’est-ce pas suffisant pour nous convaincre qu’Il sait parfaitement ce qu’Il doit faire ?

La Bible : en avance sur les règles d’urbanisme

« Ordonne aux fils d’Israël de donner aux Lévites, sur leur part de leurs possessions, des villes pour y habiter outre un espace ouvert autour de ces villes, vous en donnerez aux Lévites. Les villes leur serviront pour l’habitation et leur espace ouvert sera pour leurs animaux et pour leurs biens et pour tout ce qui est vital. » (Nombres 35 :2-3)

En fait, il n’était permis ni de construire des maisons, ni de planter des vignes, ni de semer des produits agricoles pour créer une « ceinture verte » autour de la ville.

Certains traducteurs (comme Rachi) traduisent ainsi : « Un espace ouvert autour de ces villes ». Le mot « migrach » (traduit par espace ouvert) désigne une parcelle de terre située hors et autour de la ville et destinée à son embellissement.

L’ordre donné d’établir une ceinture verte autour des villes concerne les villes des Lévites. Toutefois, Maimonide, dans Michné Torah, rapporte que l’espace vert autour des agglomérations ne concerne pas seulement les villes des Lévites mais s’applique à « toutes les villes d’Israël »[1]. Les villes des Lévites servent donc de modèle pour l’urbanisation de toutes les cités d’Israël.

Selon le plan d’aménagement des villes prôné par la Bible, les citadins ont droit à une ceinture verte.

Dans le verset 35 :4, il est écrit que la largeur de la ceinture verte doit être de « mille coudées » ; cependant, dans le verset suivant, il est statué que cette largeur doit être de « deux mille coudées ». Comment comprendre cette contradiction ?

Dans son commentaire sur le verset 35 :4, Rachi explique que la ceinture verte fait en tout deux mille coudées et qu’elle est divisée en deux cercles. Le premier verset fait référence au cercle intérieur. Rachi écrit : « Mille à l’intérieur pour l’espace ouvert (pour la beauté) et les mille extérieurs pour les champs et les vignobles (agriculture). » Il en résulte que, non seulement les citadins ont une connexion avec la nature mais ont aussi la possibilité de pratiquer l’agriculture !

La Bible se positionne en « respect de l’environnement » car, même dans le cas où un promoteur souhaiterait acquérir tout ou partie de la « ceinture verte », « l’espace ouvert aux abords de leurs villes ne peut être vendu ; elle est leur propriété inaliénable » (Lévitique 25 :34).

Lorsque la population s’agrandit, de nouvelles villes doivent être édifiées dans des sites qui n’avaient jamais été utilisés dans un but agricole. Une ville ne peut donc pas s’étendre aux dépens de la ceinture verte. Le Rabbin Samson Raphaël Hirsch, dans son commentaire sur ce verset, explique que les lois bibliques sur l’urbanisme sont destinées à empêcher le développement d’énormes cités. Il écrit :

« Ces lois semblent être conçues pour […] empêcher que les villes ne croissent trop et deviennent des métropoles détachées de la campagne. Les cités déjà existantes ne doivent pas s’étendre au-delà de leurs limites au détriment des champs…Lorsque la population s’agrandit, de nouvelles villes doivent être édifiées dans des sites qui n’avaient jamais été utilisés dans un but agricole. »

Les villes servent de centres économique, culturel et spirituel ; néanmoins, du point de vue holistique de la Bible, les cités doivent permettre à leurs habitants d’être en relation avec la nature.

Les lois mentionnées ci-dessus s’appliquent à toutes les villes d’Israël. Pourquoi donc la Torah met l’accent sur les villes des Lévites, quand elle discute de ces lois écologiques ?

Avant de répondre à cette question, il faut se rappeler qu’il y a douze tribus d’Israël et que les membres de la tribu de Levi (y compris les Kohanim, les descendants d’Aaron) se virent confiés la charge d’être les maîtres et les guides spirituels de toute la nation. Ils n’obtinrent pas de portion de la Terre d’Israël ; au lieu de cela, ils demeuraient dans des villes séparées qui devaient servir de centres bibliques. On trouve une mention de leur rôle spécial dans la bénédiction que Moïse donna à la tribu de Lévi devant la nation qui s’apprêtait à entrer dans la Terre promise : « Ils enseignent Tes lois à Jacob et Ta Parole à Israël. » (Deutéronome 33 :10)

Il nous est maintenant loisible de comprendre pourquoi la Parole de Dieu met en valeur les villes des Lévites. En tant que centres bibliques de référence spirituelle pour tout le peuple, ces villes devaient servir de modèles des enseignements divins.

Sur ce point encore, nous voyons que la Bible, depuis son origine, intègre ce que l’homme a « redécouvert » par la force des choses et pour sa survit… Le respect d’un équilibre entre la nature et le produit de la société…


[1] Zeraïm, Hilkhot Chemita veYovel 13 :5

Le mot Evangile signifie « Parole de Dieu »

Ci-dessous, une comparaison de quelques versets du Nouveau Testament qui parlent de l’Evangile, dans la traduction de la Nouvelle Bible Segond  2002[1] et dans la traduction de David Martin 1707. Le mot Evangile est loin de signifier « bonne nouvelle » !

Traduction NBS 2002Traduction David Martin 1707
Matthieu 24
14 Cette bonne nouvelle du Règne sera proclamée par toute la terre habitée ; ce sera un témoignage pour toutes les nations. Alors viendra la fin.
Matthieu 24
14 Et cet Evangile du Royaume sera prêché dans toute la terre habitable, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin.
Commentaire  : Réalisons simplement ici comment l’expression « bonne nouvelle du Règne » dilue complètement la spécificité de la Parole de Dieu au sein des nations païennes…
Matthieu 26
13 Amen, je vous le dis, partout où cette bonne nouvelle sera proclamée, dans le monde entier, on racontera aussi, en mémoire de cette femme, ce qu’elle a fait.
Matthieu 26
13 En vérité je vous dis, que dans tous les endroits du monde où cet Evangile sera prêché, ce qu’elle a fait sera aussi récité en mémoire d’elle.
Marc 10
29 Jésus répondit: Amen, je vous le dis, il n’est personne qui ait quitté, à cause de moi et de la bonne nouvelle, maisons, frères, sœurs, mère, père, enfants, ou terres,
Marc 10
29 Et Jésus répondant, dit: en vérité je vous dis, qu’il n’y a personne qui ait laissé ou maison, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou femme, ou enfants, ou champs, pour l’amour de moi, et de l’Evangile,
Commentaire  : Dans ce verset de Marc 10:29, le Seigneur Jésus associe sa personne avec la Parole de Dieu. Quand on lit la traduction NBS, on ne s’en rend pas compte. Il faut la comparer avec une traduction respectueuse de la pensée biblique pour sentir une grande différence spirituelle. A noter que le texte grec de Nestle-Aland (NBS) omet le mot « femme » tandis que le Texte Reçu (Martin) le précise. Ce n’est pas rien comme omission au niveau doctrinal…
Marc 14
9 Amen, je vous le dis, partout où la bonne nouvelle sera proclamée, dans le monde entier, on racontera aussi, en mémoire de cette femme, ce qu’elle a fait.
Marc 14
9 En vérité je vous dis, qu’en quelque lieu du monde que cet Evangile sera prêché, ceci aussi qu’elle a fait sera récité en mémoire d’elle.
Commentaire  : La NBS a également supprimé de son vocabulaire les mot « prêcher, prédication ». Toujours pour rendre « l’ambiance » littéraire du 1er siècle…
Luc 3
18 Jean annonçait la bonne nouvelle au peuple avec beaucoup d’autres encouragements.
Luc 3
18 Et en faisant plusieurs autres exhortations, il évangélisait au peuple.
Luc 4
18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a conféré l’onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer libres les opprimés,
19 pour proclamer une année d’accueil de la part du Seigneur
. (dans la NBS, ce passage figure en italique pour signifier qu’il est une citation de l’Ancien Testament)
Luc 4
18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint; il m’a envoyé pour évangéliser aux pauvres; pour guérir ceux qui ont le cœur froissé.
19 Pour publier aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue; pour mettre en liberté ceux qui sont foulés; et pour publier l’an agréable du Seigneur.
Luc 9
6 Ils partirent et se mirent à passer de village en village ; ils annonçaient la bonne nouvelle et réalisaient partout des guérisons.
Luc 9
6 Eux donc étant partis allaient de bourgade en bourgade, évangélisant, et guérissant partout.
Commentaire  : Intéressant ce parallèle entre l’évangélisation et la guérison. Nous savons que la prédication de l’Evangile de Christ possède la puissance de DIEU pour guérir les malades et faire des miracles. Je me réjouis en Jésus-Christ d’utiliser le mot EVANGILE quand j’exhorte des personnes malades à se tourner vers Dieu et à ouvrir une Bible. Que je serais triste si on m’enlevait de la bouche le mot Evangile pour le remplacer par l’insipide expression « bonne nouvelle« ….
Luc 16
16 Jusqu’à Jean, c’était la Loi et les Prophètes ; depuis, le royaume de Dieu est annoncé comme une bonne nouvelle, et chacun use de violence pour y entrer.
Luc 16
16 La Loi et les Prophètes ont duré jusqu’à Jean; depuis ce temps-là le Règne de Dieu est évangélisé, et chacun le force.
Commentaire  : Ce verset met en parallèle la Parole de Dieu de l’Ancien Testament et la Parole de Dieu du Nouveau Testament. On voit très bien dans la traduction de Martin que la balance porte sur un plateau la Loi et les Prophètes et sur l’autre plateau « l’Evangile du Royaume de Dieu ». C’est complètement perdu dans la NBS, quelle tristesse…
Luc 20
1 Un de ces jours-là, comme il instruisait le peuple dans le temple, et qu’il annonçait la bonne nouvelle, les grands prêtres et les scribes, avec les anciens survinrent
Luc 20
1 Et il arriva un de ces jours-là, comme il enseignait le peuple dans le Temple, et qu’il évangélisait, que les principaux Sacrificateurs et les Scribes survinrent avec les Anciens.
Commentaire  : Jean 1:1 nous dit que Jésus-Christ est la Parole de Dieu faite chair. Dans le temple, Jésus annonçait-il la bonne nouvelle, ou prêchait-il la Parole de Dieu ?…
Actes 16
10 Dès qu’il a eu cette vision, nous avons cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que Dieu nous y appelait à y annoncer la bonne nouvelle.
Actes 16
10 Quand donc il eut vu cette vision, nous tâchâmes aussitôt d’aller en Macédoine, concluant de là que le Seigneur nous avait appelés pour leur évangéliser.
Romains 2
16 au jour où Dieu, selon ma bonne nouvelle, juge les secrets des humains par Jésus-Christ.
Romains 2
16 Tous, dis-je, donc seront jugés au jour que Dieu jugera les secrets des hommes par Jésus-Christ, selon mon Evangile.
Commentaire  : Cette appropriation du mot grec EUAGGELIW (évangile) par Paul prouve bien que ce mot avait un sens différent dans l’esprit de l’Apôtre. S’il reprend un terme littéraire de son époque, il lui donne une signification nouvelle, plus profonde qu’une simple ‘bonne nouvelle ». D’autres passages parallèles le confirment, voir ci-dessous.
Romains 16
25 A celui qui est a le pouvoir de vous affermir selon ma bonne nouvelle et la proclamation de Jésus-Christ – conformément à la révélation du mystère qui était tenu secret depuis toujours,
Romains 16
25 Or à celui qui est puissant pour vous affermir selon mon Evangile, et selon la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère qui a été tû dans les temps passés,
Commentaire  : Une fois de plus, Paul met en parallèle, dans la même phrase et sur le même plan d’égalité : « l’évangile » et « la prédication de Jésus-Christ« . L’un est synonyme de l’autre. C’est pour cette raison spirituelle qu’il n’est pas convenable de remplacer Evangile pour l’expression neutre et littérale « bonne nouvelle ». L’Evangile, c’est bien l’annonce de la Parole de Dieu, Jésus-Christ venu en chair.
1 Corinthiens 1
17 Car le Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer la bonne nouvelle, non pas dans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas vidée de son sens.
1 Corinthiens 1
17 Car Christ ne m’a pas envoyé pour baptiser, mais pour évangéliser, non point avec les discours de la sagesse humaine, afin que la croix de Christ ne soit point anéantie.
Attention, ci-dessous ! traduction scandaleuse !
1 Corinthiens 9
18 Quel est donc mon salaire ? C’est d’offrir gratuitement la bonne nouvelle que j’annonce, sans user réellement du droit que cette bonne nouvelle me donne.
1 Corinthiens 9
18 Quelle récompense en ai-je donc? c’est qu’en prêchant l’Evangile, je prêche l’Evangile de Christ sans apporter aucune dépense, afin que je n’abuse pas de mon pouvoir dans l’Evangile.
Commentaire  : Cher lecteur, il y a de quoi frémir en comparant les deux traductions, n’est-ce pas ? On pourrait croire qu’il ne s’agit pas du même texte original ! En effet la NBS se base sur le texte grec de Nestle-Aland qui omet des dizaines de fois le mot « Christ ». Quand on lit la traduction Martin du Texte Reçu, on comprend dans ce verset que l’Evangile et l’Evangile de Christ sont la prérogative de Paul, inspirée par l’Esprit de Dieu. Quand on lit cela dans la NBS, on a affaire à un discours intellectuel qui passe à côté de la pensée biblique. Je crie : « au secours ! » en pensant à tous ces jeunes convertis à qui l’on va offrir une NBS : leur intelligence sera séduite mais leur foi ne sera vraiment pas bien nourrie, c’est ce que je crains profondément.
2 Corinthiens 4
3 Si cependant notre bonne nouvelle est encore voilée, elle est voilée pour ceux qui vont à leur perte.
2 Corinthiens 4
3 Que si notre Évangile est encore voilé, il ne l’est que pour ceux qui périssent.
2 Corinthiens 10
16 en annonçant la bonne nouvelle dans les régions situées au-delà de chez vous, au lieu de mettre notre fierté en ce qui a déjà été fait dans le domaine d’autrui.
2 Corinthiens 10
16 Jusque à évangéliser dans les lieux qui sont au delà de vous; et non pas à nous glorifier dans ce qui a été départi aux autres selon la mesure réglée, dans les choses déjà toutes préparées.
2 Corinthiens 11
4 En effet, si le premier venu proclame un autre Jésus que celui que nous vous avons proclamé, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu ou une autre « bonne nouvelle » que celle que vous avez accueillie, vous le supportez fort bien.
2 Corinthiens 11
4 Car si quelqu’un venait qui vous prêchât un autre Jésus que nous n’avons prêché; ou si vous receviez un autre Esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez reçu, feriez-vous bien de l’endurer ?
Commentaire  : Encore une fois, dans ce verset de Paul, nous avons la démonstration éclatante que l’Evangile = Jésus = l’Esprit de Dieu.
La NBS a même mis l’expression bonne nouvelle entre guillemets pour essayer de rendre la pensée spirituelle que ses choix ont altérée ! Quel désaveu pour ses traducteurs qui se sentent obligés de rédiger une note où ils disent : une autre « bonne nouvelle  » ou un autre « evangile ». Cher lecteur , comment ne pas se sentir attristé, quand on a basé sa vie sur la Parole de Dieu, de voir comment la simplicité de l’Evangile est faussée par la vaine science littéraire des hommes…
Le même phénomène se reproduit dans le passage ci-dessous.
Galates 1
6 Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, pour passer à une autre « bonne nouvelle« ,
7 Qui d’ailleurs n’en est pas une : il y a seulement des gens qui vous troublent et qui veulent pervertir la bonne nouvelle du Christ.
8 Mais si nous-mêmes, ou si un ange du ciel annonçait une bonne nouvelle différente de celle que nous vous avons annoncée, qu’il soit anathème !
9 Nous l’avons déjà dit, et je le répète maintenant : si quelqu’un vous annonce une bonne nouvelle différente de celle que vous avez reçue, qu’il soit anathème !
Galates 1
6 Je m’étonne qu’abandonnant Jésus-Christ, qui vous avait appelés par sa grâce, vous ayez été si promptement transportés à un autre Evangile.
7 Qui n’est pas un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile de Christ.
8 Mais quand nous-mêmes vous évangéliserions, ou quand un Ange du Ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème.
9 Comme nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant: si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème.
Commentaire  : au verset 6, encore une fois, Jésus-Christ est étroitement associé dans le même verset au mot grec EUAGGELIW (évangile). Vois aussi avec quelle précision la traduction de Martin met en avant l’action d’évangéliser : vois comment, dans cette traduction de 1707, le souci de Paul est rendu avec force ! En lisant ce verset, je ne peux m’empêcher de penser à cet esprit insidieux du new-age qui tente d’altérer le vocabulaire de la Bible pour délivrer un nouvel « évangile » où les mots repentance, conversion, prédication, enfer, péché, etc, sont remplacés par des approximations littéraires : tout cela va dans le sens de l’oecuménisme ambiant (voir la Bible Bayard 2001[2]). Il faut veiller, chacun pour soi, à respecter l’intégrité de la Bible, ce verset de Paul parle de la malédiction qui est attachée à la falsification de la Parole de Dieu (et de sa pensée !).
Galates 3
8 Aussi l’Ecriture, voyant d’avance que Dieu justifierait les non-Juifs en vertu de la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi. (dans la NBS, ce passage figure en italique pour signifier qu’il est une citation de l’Ancien Testament)
Galates 3
8 Aussi l’Ecriture prévoyant que Dieu justifierait les Gentils par la foi, a auparavant évangélisé à Abraham, en lui disant: toutes les nations seront bénies en toi.
Commentaire  : En lisant ce verset dans la traduction de Martin, on se rend compte d’une chose : l’évangélisation avait déjà commencé du temps de l’Ancien Testament : non pas sous la forme d’une « bonne nouvelle » mais sous la forme de la « parole de Dieu » adressée à Abraham. Dans ce passage de Galates, le verbe évangéliser a pour sujet l’Ecriture ! Est-ce que l’on se rend compte de la portée spirituelle que cela revêt ? L’Ecriture est la Parole inspirée de Dieu, on a encore une fois la démonstration que le terme Evangile, sous la plume de Paul, est bien liée à l’Ecriture = Parole de Dieu.
Galates 4
13 Vous le savez, c’est à cause d’une maladie que je vous ai annoncé la bonne nouvelle pour la première fois.
Galates 4
13 Et vous savez comment je vous ai ci-devant évangélisé dans l’infirmité de la chair.
Ephésiens 2
17 Il est venu annoncer, comme une bonne nouvelle, la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient proches ;
Ephésiens 2
17 Et étant venu il a évangélisé la paix à vous qui étiez loin, et à ceux qui étaient près.
Commentaire  : Si, en lisant l’expression « a évangélisé », on comprend son vrai sens spirituel qui est « a annoncé la parole de Dieu », on perçoit dans la traduction de Martin une puissance associée au mot « Paix » qui est absente de la NBS. C’est avec ce genre de nuances que la foi se nourrit de piété et d’assurance en Christ !
Ephésiens 4
11 C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme annonciateurs de la bonne nouvelle, d’autres comme bergers et maîtres,
Ephésiens 4
11 Lui-même donc a donné les uns pour être Apôtres, les autres pour être Prophètes, les autres pour être Evangélistes, les autres pour être Pasteurs et Docteurs.
Commentaire  : Cette traduction de la NBS frise le ridicule : drôle de ministère en Christ que d’être un « annonciateur de la bonne nouvelle »… Mais quel esprit a donc poussé les traducteurs à un tel choix de vocabulaire ? Je reste perplexe et estomaqué.
2 Thessaloniciens 2
14 C’est à cela aussi qu’il vous a appelés par notre bonne nouvelle, pour que vous acquériez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.
2 Thessaloniciens 2
14 A quoi il vous a appelés par notre Evangile, afin que vous possédiez la gloire qui nous a été acquise par notre Seigneur Jésus-Christ.
1 Timothée 1
11 d’après la bonne nouvelle de la gloire du Dieu bienheureux, bonne nouvelle qui m’a été confiée.
1 Timothée 1
11 Suivant l’Evangile de la gloire de Dieu bienheureux, lequel Evangile m’a été commis.
Commentaire  : Avec la NBS, on hésite à comprendre en quoi l’expression « bonne nouvelle » peut avoir affaire avec la Gloire de Dieu. En relisant le contexte, il est question de l’enseignement de la Parole de Dieu. (version Martin) 1 Timothée 1:9  Sachant ceci, que la Loi n’est point donnée pour le juste, mais pour les iniques, et pour ceux qui ne se peuvent point ranger; pour ceux qui sont sans piété, et qui vivent mal; pour des gens sans religion, et pour les profanes; pour les meurtriers de père et de mère, et pour les homicides; 10  Pour les fornicateurs, pour ceux qui commettent des péchés contre nature, pour ceux qui dérobent des hommes, pour les menteurs, pour les parjures, et contre telle autre chose qui est contraire à la saine doctrine; 11 Suivant l’Evangile de la gloire de Dieu bienheureux, lequel Evangile m’a été commis. Encore une fois dans ses écrits, Paul associe étroitement le mot évangile à la sainte doctrine, pas à une bonne nouvelle : d’ailleurs, dans ce contexte, Paul énumère les méchants qui sont sous la colère de Dieu : Paul est loin de faire une allusion à une « bonne nouvelle » selon la littérature de l’époque : en lisant ce passage les écrivains grecs de l’époque ne pouvaient pas y trouver l’annonce d’une bonne nouvelle, mais bien plutôt la sanction de la PAROLE de Dieu. Ici comme partout, la traduction « bonne nouvelle » est vraiment un non-sens spirituel.
2 Timothée 2
8 Souviens-toi que Jésus-Christ, qui s’est réveillé d’entre les morts, et qui est issu de la descendance de David, selon ma bonne nouvelle,
2 Timothée 2
8 Souviens-toi que Jésus-Christ, qui est de la semence de David, est ressuscité des morts, selon mon Evangile.
2 Timothée 4
5 Mais toi, sois sobre en tout, supporte les souffrances, annonce la bonne nouvelle, assure pleinement ton ministère.
2 Timothée 4
5 Mais toi, veille en toutes choses, souffre les afflictions, fais l’œuvre d’un Evangéliste, rends ton Ministère pleinement approuvé.
Hebreux 4
2 Car la bonne nouvelle nous a été annoncée tout aussi bien qu’à eux. Mais la parole qu’ils ont entendue ne leur a servi de rien, car ils n’étaient pas unis par la foi à ceux qui l’ont entendue.
(…)
6 Ainsi, puisqu’il est réservé à certains d’y entrer, et que ceux qui avaient reçu les premiers cette bonne nouvelle n’y entrèrent pas, à cause de leur refus d’obéir,
Hebreux 4
2 Car il nous a été évangélisé, comme il le fut à ceux-là; mais la parole de la prédication ne leur servit de rien, parce qu’elle n’était point mêlée avec la foi dans ceux qui l’ouïrent.
(…)
6 Puis donc qu’il reste que quelques-uns y entrent, et que ceux à qui premièrement il a été évangélisé n’y sont point entrés, à cause de leur incrédulité,
1 Pierre 1
25 Mais la parole du Seigneur demeure pour toujours. Cette parole, c’est la bonne nouvelle qui vous a été annoncée.
1 Pierre 1
25 Mais la parole du Seigneur demeure éternellement; et c’est cette parole qui vous a été évangélisée.
1 Pierre 4
6 C’est pour cela, en effet, que même aux morts la bonne nouvelle a été annoncée, afin qu’après avoir été jugés humainement, quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l’Esprit.
1 Pierre 4
6 Car c’est aussi pour cela qu’il a été évangélisé aux morts, afin qu’ils fussent jugés selon les hommes en la chair, et qu’ils vécussent selon Dieu dans l’esprit.

[1] Voir « La Louis Segond 2002 – une traduction dangereuse » -> https://wp.me/p8REsR-Bm

[2] Voir « La Bible Bayard – une traduction dangereuse » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/la-bible-bayard-dangereuse/

La Bible Bayard : une traduction dangereuse

Aujourd’hui, les traducteurs de la Bible font preuve de négligence : ils altèrent la précision du vocabulaire biblique, sous prétexte qu’il faut traduire le texte hébreu ou grec dans une langue dépoussiérée et compréhensible par tous. C’est un faux prétexte. En fait, ils sont conduits par l’esprit du monde qui ne supporte pas le message de la repentance et du salut contenu dans la Parole de Dieu.

La Bible Bayard, parue en 2001, a complètement changé la valeur des mots de l’Evangile. Avec cette Bible, impossible de présenter le message de Jésus-Christ à des hommes qui ont déjà leur propre philosophie. Il n’y a plus de distinction entre les notions fondamentales de l’Evangile (le péché, la repentance, le salut par la grâce, la résurrection des morts, le Saint-Esprit) et les notions du Bouddhisme par exemple. C’est la perversion du mouvement New-Age qui s’introduit depuis une vingtaine d’années dans les mentalités chrétiennes, via les mouvements oecuméniques.

Voici ci-dessous un tableau comparatif sur la Bible Bayard qui démontre l’altération des mots et de la pensée chrétienne :

1 – Dans les versets suivants extraits de la Bible BAYARD, Jésus-Christ n’est plus le Fils unique de Dieu, il n’est plus le seul messie.

Il n’est plus la Parole qui est Dieu. La Bible Bayard enlève le trait d’union qui unit ensemble Jésus et Christ et enlève la majuscule au mot « Fils ».

Jésus ne fait plus de « miracles », il accomplit des « signes »… Il ne montre pas sa « Gloire », mais seulement son « éclat ».

A tel point que ses disciples ne croient plus en Lui, « ils lui font confiance » tout simplement !

Ostervald 1 Jean 5:5

Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

Bayard

Qui est victorieux du monde sinon celui qui croit que Jésus est fils de Dieu.

(le déterminant LE a disparu et fils est écrit en minuscule)

Ostervald 1 Jean 5:10

Celui qui croit au Fils de Dieu (…)

Bayard

Celui qui croit au fils de Dieu.

(fils est écrit en minuscule)

Ostervald  Jean 4:25-26

Cette femme lui répondit: Je sais que le Messie, celui qu’on appelle Christ, doit venir; quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses.

Jésus lui dit: Je le suis, moi qui te parle. 

BAYARD  Je sais qu’un messie vient, appelé christ, dit la femme. Quand il sera là, il nous expliquera tout.

C’est moi qui te parle, dit Jésus.

Ostervald Jean 1:1-5

Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Elle était au commencement avec Dieu.

Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle.

En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.  BAYARD

Au commencement, la parole

la parole avec Dieu

Dieu, la parole

elle est au commencement avec Dieu.

Par elle tout est venu

et sans elle rien n’a été fait de ce qui fut.

En elle, la vie, la vie, lumière des hommes.

et la lumière brille à travers la nuit

la nuit ne l’a pas saisie.

Ostervald Jean 2:11

Jésus fit ce premier miracle à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire; et ses disciples crurent en lui. 

Bayard

Voici le commencement des signes de Jésus, à Cana, de Galilée, il s’est montré dans tout son éclat et ses disciples lui ont fait confiance.

La BAYARD fait disparaître complètement l’unicité et la déité de Jésus-Christ, Parole de Dieu faite chair. Elle dilue ces passages dans un flou poétique en ne disant plus qu’il est la Parole de Dieu. Cela prépare un terrain favorable aux nouvelles doctrines qui veulent enlever la place fondamentale qui revient à Jésus-Christ. Antichrist : veut dire « contre Christ », mais aussi « à la place de Christ ».

Ces passages de la BAYARD ouvrent la porte à toutes les interprétations possibles. 

2 – Dans les versets suivants, qui sont les enfants de Dieu, ceux que toutes les Bibles appellent les Saints ? Dans la BIBLE BAYARD, les Saints en Jésus-Christ ont disparu. Ils deviennent « ceux qui font confiance », CROIRE en JESUS ne veut plus rien dire mais devient « ceux qui s’en remettent à Dieu ». Etre en Christ ne veut plus rien dire : il suffit d’être « amis de Christ » 

Ostervald 1 Co 15: 22  et 23

Car, comme tous meurent en Adam, de même tous revivront en Christ;

Mais chacun en son propre rang; Christ est les prémices, ensuite ceux qui sont de Christ, à son avènement. 

Bayard

Comme avec Adam tous meurent avec le Christ aussi tous vivront

mais chacun à sa place prémices Christ puis les amis du christ quand il viendra

Ostervald Jean 3:16

Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. 

Bayard

Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son fils unique afin que tous ceux qui s’en remettent à lui ne meurent pas et vivent la vie sans fin.

Ostervald  Philippiens 4:21

Saluez tous les Saints en Jésus-Christ; les frères qui sont avec moi vous saluent. Tous les Saints vous saluent, (…)

BAYARD

Saluez tous ceux qui font confiance à Christ Jésus. Tous ceux qui font confiance vous saluent (…). 

3 – Dans la Bible Bayard, Le Saint-Esprit n’existe plus : il devient le souffle. 

Ostervald  Romains 8:9  et 10

Pour vous, vous n’êtes point dans la chair, mais dans l’esprit, s’il est vrai que l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a point l’Esprit de Christ, celui-là n’est point à Lui.

Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’esprit est vivant à cause de la justice.

BAYARD

Mais vous, vous n’êtes pas dans la chair, mais dans le souffle, s’il est vrai que le souffle de Dieu vous habite. Qui n’a pas le Souffle de Christ ne lui appartient pas. Mais si le Christ est en vous, bien que le corps soit mort à cause du péché, le souffle est vivant grâce à la justice.

Ostervald Jean 4:24

Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.  BAYARD

Dieu est souffle et ceux qui adorent doivent adorer par le Souffle de vérité.

(la Bayard a fait disparaître la précision « L’adorer ».)

4 – Dans la Bible Bayard, la Grâce de Dieu disparait, elle n’est plus que tendresse, ou faveur. 

Ostervald  Philippiens 4:23

La grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous! Amen. BAYARD

La faveur du Seigneur Jésus Christ accompagne votre souffle.

(la Bayard enlève le trait d’union entre Jésus et Christ : un vrai symbole apostate!)

Ostervald Jean 1:16

Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce.

BAYARD

de sa plénitude nous avons tous reçu tendresse sur tendresse

5 – Dans la Bible Bayard, le péché a disparu, il est devenu simple « égarement », la repentance n’est plus d’actualité, il suffit de « changer ». Le baptême est devenu ambigue : on parle « d’immersions » ou « d’être plongé ». 

Ostervald   Matthieu 3:6

Et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en confessant leurs péchés. BAYARD

Chacun reconnaissait ses égarements, puis était plongé par lui dans le fleuve, le Jourdain.

Ostervald Matthieu 3:2

Et disant: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. 

BAYARD

Changez ! Le règne des cieux est proche !

6 – Dans la Bible Bayard, le monde des ténèbres a disparu : Fini les mot « Satan, Diable, démon ». 

Ostervald Jean 1:5

Et la lumière a lui dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. BAYARD

et la lumière brille à travers la nuit, la nuit ne l’a pas saisie

Ostervald Jean 13:27

Et après que Judas eut pris le morceau, Satan entra en lui. 

BAYARD

Avec la bouchée pénètre l’Adversaire.

(note : la Bayard raconte les Evangiles au présent de narration…).

Ostervald Matthieu 12:43

Lorsqu’un esprit immonde est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit (…).

BAYARD

Quand il est expulsé de l’être où il vivait, le souffle maléfique erre dans les plaines sèches, en quête d’une oasis. Et le souffle se dit : (…)

Le mot Evangile dans le nouveau Testament

Les 118 occurrences du mot évangile dans la traduction du Nouveau Testament par David Martin (1707) : elles sont classées par thèmes pour permettre de discerner que la Parole de Dieu est cohérente et très précise !

1 – Le mot « Evangile » est étroitement associé à la personne de Jésus-Christ, Parole de Dieu[1].

2 – Le mot « Evangile » est étroitement associé à la Parole de Dieu, à l’Ecriture sainte et à la vérité (Jésus-Christ est la vérité)[2].

3 – Le mot « Evangile » est étroitement associé à Dieu[3].

4 – Le mot « Evangile » est étroitement associé au ministère du Saint-Esprit sur terre[4].

5 – Le mot « Evangile » est étroitement associé au Ministère de la Prédication et à l’enseignement de la Doctrine[5].

6 – Le mot « Evangile » est approprié par l’Apôtre Paul pour le corps de Christ[6].

7 – Le mot « Evangile »  est la puissance de Dieu, guérison et miracles[7].

8 – Le mot « Evangile » pour témoignage.

Mt 24:14

Et cet Evangile du Royaume sera prêché dans toute la terre habitable, pour servir de témoignage à toutes les nations, et alors viendra la fin.

Mt 26:13

En vérité je vous dis, que dans tous les endroits du monde où cet Evangile sera prêché, ce qu’elle a fait sera aussi récité en mémoire d’elle.

Mc 14:9

En vérité je vous dis, qu’en quelque lieu du monde que cet Evangile sera prêché, ceci aussi qu’elle a fait sera récité en mémoire d’elle.

9 – Le mot « Evangile »  pour le caractère sacré de l’Evangile

Gal 1:8

Mais quand nous-mêmes vous évangéliserions, ou quand un Ange du Ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème.

Gal 1:9

Comme nous l’avons déjà dit, je le dis encore maintenant: si quelqu’un vous évangélise outre ce que vous avez reçu, qu’il soit anathème.

10 – Le mot « Evangile » et l’obéissance à la Parole de Dieu : l’évangile n’est pas une bonne nouvelle, c’est un commandement pour le salut (commandement = la Parole de Dieu)[8].

11- Autres occurrences du mot « Evangile ».

Mc 1:14

Or après que Jean eut été mis en prison, Jésus vint en Galilée, prêchant l’Evangile du Royaume de Dieu,

Mc 13:10

Mais il faut que l’Evangile soit auparavant prêché dans toutes les nations.

Lc 4:43

Mais il leur dit: il faut que j’évangélise aussi aux autres villes le Royaume de Dieu: car je suis envoyé pour cela.

Act 8:40

Mais Philippe se trouva dans Azote, et en passant il annonça l’Evangile dans toutes les villes, jusqu’à ce qu’il fût arrivé à Césarée.

Act 14:7

Et ils y annoncèrent l’Evangile.

Rom 1:15

Ainsi, en tant qu’en moi est, je suis prêt d’annoncer aussi l’Evangile à vous qui êtes à Rome.

1Cor 9:23

Et je fais cela à cause de l’Evangile, afin que j’en sois fait aussi participant avec les autres.

2Cor 8:18

Et nous avons aussi envoyé avec lui le frère dont la louange, qu’il s’est acquise dans la prédication de l’Évangile est répandue par toutes les Églises:

2Cor 10:16

Jusques à évangéliser dans les lieux qui sont au delà de vous; et non pas à nous glorifier dans ce qui a été départi aux autres selon la mesure réglée, dans les choses déjà toutes préparées.

Gal 4:13

Et vous savez comment je vous ai ci-devant évangélisé dans l’infirmité de la chair.

Eph 2:17

Et étant venu il a évangélisé la paix à vous qui étiez loin, et à ceux qui étaient près.

Eph 6:19

Et pour moi aussi, afin qu’il me soit donné de parler en toute liberté, et avec hardiesse, pour donner à connaître le mystère de l’Evangile,

Jude 1:1

Jude serviteur de Jésus-Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés par l’Evangile, que Dieu a sanctifiés et Jésus-Christ a conservés.


[1] Voir « Le mot Evangile associé à Jésus-Christ » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/evangile-associe-a-jc/

[2] Voir «  Le mot Evangile associé à la Parole de Dieu » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/evangile-associe-a-la-parole-de-dieu/

[3] Voir « Le mot Evangile étroitement associé à Dieu » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/evangile-associe-a-dieu/

[4] Voir « Le mot Evangile lié au ministère du St-Esprit sur terre » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/evangile-lie-au-st-esprit/

[5] Voir «  Le mot Evangile lié à l’enseignement de la Doctrine » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/evangile-lie-a-la-doctrine/

[6] Voir « Le mot Evangile approprié pour le corps de Christ » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/evangile-approprie-pour-l-eglise/

[7] Voir «Le mot Evangile puissance de Dieu » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/evangile-puissance-de-dieu/

[8] Voir « Le mot Evangile et l’obéissance à la Parole de Dieu » -> https://theonoptie.org/2021/01/29/evangile-et-lobeissance-a-la-parole/