Signification d’Exode 20-5

(Suite de « La malédiction des ancêtres n’est pas biblique (Partie 2) » : https://wp.me/p8REsR-gf)

Nul ne peut être trompé s’il donne une attention particulière à ce que Dieu dit réellement dans les quatre versets suivants :

 

« Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commande­ments » (Ex 20:3-6).

 

  1. a) Le mot « malédiction » ne se trouve pas du tout dans le texte. Dieu avertissait Israël de son jugement sur l’extrême gravité du péché d’ido­lâtrie, celui-ci étant à l’origine de nombreux autres péchés.

 

  1. b) Dieu voulait que son peuple sache qu’une culture idolâtre a des conséquences désastreuses sur la progéniture jusqu’à la troisième ou quatrième génération.

 

  1. c) L’expression « troisième ou quatrième » génération est la transcription biblique d’un fait très largement constaté en psychologie et utilisé en psychothérapie : une atteinte à la personne morale par un membre proche de la famille est destructeur jusqu’à la troisième ou quatrième génération si le choix de chacune de ses générations est de marcher sans Dieu. Attention, cette transmission trans-générationnelle ne s’effectue que par reproduction du trouble ou des méfaits sur les enfants, sans qu’il n’y aie d’aucune façon que ce soit une transmission spirituelle !

 

  1. d) Les propagateurs de cette fausse doctrine ne parlent pratiquement jamais du verset suivant. Celui-ci affirme que Dieu promet aussi de faire miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements. D’une part l’apôtre Paul déclare « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5:20), d’autre part, le décompte des générations entre Adam et nous donne un nombre de aïeux inférieur à 700 !

 

Acceptons la Bonne Nouvelle de l’Evangile: « Christ nous a rachetés de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois) afin que la bénédiction d’Abraham ait pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ » (Ga 3:13-14). Il est donc vain de chercher un autre moyen de libération de la malédiction que celui de la croix. Nous ne pouvons absolument rien ajouter à l’oeuvre parfaite et complète de Golgotha. Ceux qui sont en Christ ne sauraient hériter la malédiction des ancêtres !

 

La malédiction des ancêtres n’est pas biblique (Partie 2)

(Suite de « Le chrétien et la malédiction de ses ancêtres (partie 1) » : https://wp.me/p8REsR-gd)

Les parents ont une très grande influence sur leurs enfants, mais les choix personnels sont encore plus engageant !

 

Les deux premiers enfants d’Adam et Eve ont bénéficié du même héritage. Et pourtant, Caïn est devenu meurtrier, et Abel le premier martyr de la foi (Gn 4 : 8-16; Hé 11:4).

 

Nous retrouvons le même principe de la responsabilité personnelle chez les rois d’Israël (2 Ch 28-35). Le méchant Achaz était le père d’Ezéchias qui craignait Dieu. Son fils Manassé et son petit-fils Amon étaient, par contre, idolâtres. Mais Josias fils d’Amon, lui, craignait Dieu et a conduit Israël dans un grand réveil. Remarquons ici que nous pouvons avoir de mauvais parents qui engendrent de bons enfants, mais aussi de bons parents qui engendrent de mauvais enfants.

 

Le « libre-choix » de l’homme est un mystère, mais aussi une réalité. La sagesse souveraine de Dieu accorde ce don à chaque personne. Ne nous lassons donc jamais de prier pour nos bien-aimés inconvertis, mais n’excusons pas leurs mauvaises actions en les appelant « la malédiction des ancêtres ».

 

Quatre raisons démontrant que « la malédiction des ancêtres » n’est pas biblique

 

  • Premièrement, lorsqu’une personne se convertit à Jésus-Christ, elle est délivrée de tous ses péchés, y compris les péchés occultes. La Bible ne classe pas le péché occulte dans une catégorie spéciale qui n’aurait pas été traitée à la croix. Rappelons-nous que chacun est né sous l’autorité de Satan (Col 1:13), et que nous marchions tous autrefois selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion (Ep 2:2).

 

  • Deuxièmement, les partisans de cette hérésie utilisent le terme « iniquité », tiré du texte classique d’Exode 20:5, pour synonyme de « malédiction des ancêtres », tout cela pour montrer que cette «iniquité » est un péché à part.

Les mots « iniquité » et « péché » ont-ils un sens différent? Pas du tout. Le langage biblique utilise un certain nombre de termes pour exprimer les mauvaises actions, mais la signification est la même. Tous deux signi­fient : « péché ». Les répétitions et les parallèles sont courants dans les Ecritures : « Je t’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas caché mon iniquité » (Ps 32:5); « Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités » (Hb 10:17). Le verset de Luc 13:27 nous montre que tous les pécheurs sont « ouvriers d’iniquité ». La conclusion est toute simple: toute iniquité est un péché et tout péché est une iniquité.

 

  • Troisièmement, il est faux de penser que le passage d’Exode 20:5, parlant de 1’Eternel Dieu « qui punit l’iniquité des pères sur les enfants » survient à cause de l’héritage plutôt que du choix personnel de chaque génération. Par conséquent, les enfants ne peuvent pas hériter d’une malé­diction résultant des péchés de leurs parents. L’enfant est seulement responsable du péché qu’il a commis lui-même. Assurément ce texte ne fait pas référence à une soi-disant malédiction transmise par des parents à leurs enfants. (Ez 18 : 2 à 4)

 

  • Quatrièmement, une simple remarque qui démontre la sagesse de Dieu et toute la précision du message biblique : il nous est dit que Dieu « bénit jusqu’à la millième génération »… Or depuis la création, les âges et périodes bibliques nous permettent de constater qu’entre Adam et Eve et notre génération, il y a moins de 700 générations ! Nous sommes donc toujours sous la bénédiction de Adam et de Noé (ancêtres communs à toute l’humanité)

(Suite « Signification exacte d’Exode 20-5 : https://wp.me/p8REsR-gh)

Le chrétien et la malédiction de ses ancêtres (partie 1)

Dans le combat spirituel, les déviations ne manquent pas et en voici une qui n’a absolument rien à voir avec la réalité biblique : la théorie de « la malédiction des ancêtres » dont le chrétien doit soi-disant chercher à être délivré. Cette fausse doctrine a neutralisé la puissance libératrice de la croix, culpabilisé et paralysé certains chrétiens dans leur croissance spirituelle.

 

Le verset le plus utilisé à ce sujet est celui-ci : « Tu ne te prosterneras point devant elles (images taillées), et tu ne les serviras point; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements » (Ex 20:5-6). L’essentiel de ces réflexions est tiré du livre anglais « Power Encounter » de Opal L. Reddin des U.S.A.[1]

 

Pourquoi la popularité d’une telle hérésie?

 

Deux raisons peuvent être données pour en expliquer le succès.

 

  1. a) La première est le refus de l’être humain d’assumer ses propres responsabilités. Les théories psychologiques modernes ont convaincu beaucoup de gens qu’ils ne sont pas vraiment pécheurs, mais plutôt victimes de la société en général et des parents en particulier.

 

  1. b) Pendant leurs réunions, lorsque les chrétiens s’approchent pour la prière, ceux qui enseignent cette «malédiction des ancêtres » prétendent être capables de « briser cette malédiction qui est sur eux ». Vivant dans la génération de « l’instantané », la promesse d’une transformation morale rapide est très attrayante.

 

L’influence importante des parents sur leurs enfants

 

Ne sous-estimons pas la puissance de l’exemple parental. C’ est dans le foyer que les parents ont l’inestimable privilège, mais aussi l’immense responsabilité de forger le caractère de leur enfant. Ils peuvent faire de leur maison un havre de bonheur et de paix ou alors un « enfer ».

 

La Parole de Dieu donne aux parents des instructions précises, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. « Ces commande­ments, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu seras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras »(Dt 6:6-7). L’apôtre Paul a dit: « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur »(Ep 6:4).

 

Les parents doivent aussi réaliser que leur mondanité ou leurs propres négligences spirituelles peuvent avoir de tragiques conséquences sur leurs enfants. Les enfants souffrent des péchés de leurs parents, seulement s’ils font le mal comme eux et adoptent leurs mauvaises habitudes. Si Dieu ne tient jamais le coupable pour innocent, il ne considère pas non plus 1’in­nocent pour le coupable (Ex 34:7; Ez 18:17).

 

La théorie des raisins verts et des dents agacées

 

Les Israélites avaient développé une « théologie de la malédiction des ancêtres » en se basant faussement sur un proverbe en circulation en Israël de ce temps-là. C’est pourquoi, le prophète Ezéchiel les reprend en disant: « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Israël : Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées? »(Ez 18:2; Jr 31:29).

 

Certains prédicateurs de nos jours utilisent ce verset pour expliquer que la malédiction des parents retombe bien sur les enfants. Mais, dans ce passage, Dieu dit exactement le contraire. Il dit au prophète d’an­noncer à son peuple, qu’ils ne doivent pas l’utiliser. « Je suis vivant! dit le Seigneur, l’Eternel, vous n‘aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël. Voici, toutes les âmes sont à moi; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi; l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ez 18:3-4). Le prophète Jérémie confirme aussi cette réalité en déclarant : « Mais chacun mourra pour sa propre iniquité; tout homme qui mangera des raisins verts, ses dents en seront agacées » (Jr 31:30). Dieu ne tient jamais l’innocent pour coupable.

(Suite « La malédiction des ancêtres n’est pas biblique (Partie 2) » :  https://wp.me/p8REsR-gf)

[1] Opal L. Reddin, Power Encounter, p. 198 à 208