La barge PA 3-37 du 6 juin 44 à 6h45

Suite à un documentaire diffusé sur France 5, j’ai voulu partager avec vous l’histoire de Fritz Wunderlich, jeune Allemand de dix-sept ans, servant dans l’armée allemande dans l’une des batteries côtières défendant les côtes Normandes. Nous sommes le 6 juin 1944 au petit matin.

Omaha Beach. La première vague d’assaut débarque à 06h36 avec mille quatre cent cinquante soldats répartis dans 36 barges à fond plat. Les libérateurs doivent parcourir cinq cents mètres à découvert avant de pouvoir trouver un semblant d’abri. La barge PA 3-37 avec quarante soldats débarque à 6h 45 et en moins de dix minutes, trente-neuf soldats de cette barge tombent sous la mitrailleuse de Fritz Wunderlich. Un seul Américain, Stargell, sort indemne de ce cauchemar.

Un autre cauchemar est pourtant en train de naître, et celui–là, c’est dans la vie de Fritz Wunderlich qu’il se développe. En quelques minutes, il vient d’enlever trente-neuf vies. C’est la première fois qu’il est au front, qu’il tire, qu’il tue; pour un baptême du feu c’est un baptême de mort. Trente-neuf jeunes hommes à terre en un seul coup de mitrailleuse. Bien entendu on dira: «c’est la guerre», on entendra les poncifs habituels «Tuer ou être tué»; certes il y aura toujours des gens pour parler de «l’instinct de survie», mais tout cela, ce sont des mots qui ne retirent rien au cauchemar du jeune Fritz. Fait prisonnier, il ne pourra plus jamais oublier ce qu’il a vécu ce matin-là et ce, tout au long de sa vie.

En 2002, soit cinquante-huit ans plus tard, Fritz Wunderlich est encore hanté, chaque nuit, par ces images de jeunes soldats, tombés sous ses balles, avec un numéro de barge qui l’obsède: PA 3-37. Des scènes mémorisées à jamais, que le devoir à accomplir, tout comme le danger imminent, ne pourront jamais adoucir d’aucune manière.

Un après midi de Novembre 2002, regardant un documentaire sur le débarquement de Normandie, il entend le témoignage d’un homme, qui raconte son cauchemar. Trente-neuf de ses amis tombent autour de lui, à la sortie de la barge numéro PA 3-37; il décrit la scène en détails. Cinquante-huit ans après, le choc est terrible pour Fritz. Il laisse tomber à terre la télécommande du téléviseur; il a, face à lui, le seul survivant de la barge PA 3-37, Mr Stargell.


Après de longues semaines d’hésitations, Fritz décide de prendre l’avion pour les États-Unis à la rencontre de Stargell. Il se retrouve bientôt devant sa maison; des enfants jouent au ballon; indéniablement il y a du bonheur ici et de la joie de vivre. Fritz, frappe à la porte et un homme de 75 ans heureux et épanoui, ouvre et demande à ce monsieur ce qu’il veut.

«Monsieur Stargell? Oui moi-même! Je suis Fritz Wunderlich, j’avais dix-sept ans le 6 juin 1944 sur Omaha Beach quand à 6h45 j’ai fait feu sur la barge numéro PA 3-37. J’ai fait ce voyage d’Allemagne jusqu’à vous aux États-Unis pour vous demander de me pardonner de cet acte horrible qui hante toutes mes nuits.»

Stargell, et Fritz tombent tous deux dans les bras l’un de l’autre et pleurent, l’un de regrets et l’autre de joie, celle de pouvoir pardonner. Stargell, raconte qu’il croit en Dieu depuis le drame du 6 juin 44 à 6h45 et qu’il n’a pas laissé sa vie entre les mains de la haine et de la vengeance et qu’au lieu de subir il a préféré vivre. Dieu a reconstruit sa vie, ses pensées et lui a permis de fonder un foyer avec le privilège de rendre témoignage dans les écoles, entreprises, et dans plusieurs villes et villages de sa région.

Stargell et Fritz se retrouvent depuis, chaque année sur les lieux de cette tragédie, pour rendre hommage à leurs collègues disparus, et renforcer les liens de l’amitié, là où il y plus de soixante ans tout les séparait.

Je terminerai avec une phrase d’un orateur chrétien qui disait ceci à propos du pardon: « Le défi n’est pas de pardonner et d’oublier. Le véritable honneur se trouve dans la capacité de pardonner tout en continuant à se souvenir.»

Les Anges de Dieu et de Christ

Les anges sont des esprits au service de Dieu (Hébr. 1:14; PS. 103 :20; Dan. 7 :10). Ce sont des anges qui viennent annoncer la naissance du . Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur – (Luc 2 :11).

 

Des anges vinrent auprès de Jésus pour Le servir, après son jeûne au désert (Matt. 4:11).

 

Un ange du ciel vint fortifier Christ durant son agonie (Luc 22 :43).

Les anges sont donc au service de Jésus. De plus, ils Lui sont soumis à cause de sa supériorité (Hébr. 1:4) et de son autorité (1 Pi. 3 :22; COL 1:16; Eph. 1:21). Bien plus, ils doivent l’adorer (Hébr. 1 :6; P5.97 :7).

 

Lorsque le Nouveau Testament parle des Anges, il les appelle anges de Dieu, anges du Seigneur ou -anges de Christ.

Anges de Dieu
Mt22:30 Lc 12:8; 15:10 Jn 5:51 Ac 10:3 ; 27:33 Hb 1 : 6 Ap 3:5
Anges de Christ
Mt 13:41 Mt 16:27 Mt 24:31 2 Th 1:7 Ap 1:1 ; 22:16

Jésus est Seigneur

Le chrétien authentique est celui qui reconnaît Jésus comme le Fils de Dieu, et qui accepte de placer sa vie sous sa divine autorité. Il ne s’agit pas d’une simple formulation de mots mais d’une sincère détermination à lui obéir et à le suivre fidèlement comme Seigneur et Maître. Jésus est appelé Sauveur 24 fois dans le Nouveau Testament, alors que le titre de Seigneur y figure 433 fois. C’est un élément essentiel dans la prédication des apôtres de Christ (Ac 2 : 36 à 40). Dans le Nouveau Testament il n’est mention nulle part que Jésus peut-être le Sauveur sans être nécessairement le Seigneur de celui qui se convertit à Christ.

 

Le commentateur biblique A. W. Tozer[1] souligne à ce sujet :

« Il est douteux qu’un homme venant à Christ pour être sauvé, puisse l’être vraiment, s’il n’a pas l’intention de lui obéir ; car les rôles de Jésus en tant que Sauveur et Seigneur sont indissolublement liés pour toujours. Considérez les instructions de l’apôtre Paul : ‘’Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut… Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (Ac 16 : 31)’’. »

 

En 1872, au cours d’un sermon intitulé « The Royal Savior (Le Sauveur Royal) » Charles Spurgeon[2] disait à ce propos : « Certains semblent désireux d’accepter Christ comme Sauveur, mais ne veulent pas le recevoir comme Seigneur… »

 

Comment séparer la personne de Christ de son œuvre ? Jésus Christ est Seigneur et Sauveur. Impossible de le choisir pour notre Sauveur et de le refuser pour être notre Seigneur. En grec, le nom Seigneur kurios, signifie : Etre Tout-Puissant qui possède le pouvoir, l’autorité et le droit de régner et de diriger.

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Notes :

[1] Aiden Wilson Tozer (1897 – 1963) était un Pasteur protestant, auteur, éditeur de magasines…

[2] Charles-Haddon Spurgeon (1834 – 1892) est un prédicateur baptiste réformé (les baptistes réformés sont à la fois des baptistes et des calvinistes) britannique. Baptiste et calviniste, Spurgeon était surnommé « le Prince des prêcheurs » dans la tradition puritaine, et était également apprécié des Presbytériens (le presbytérianisme rejette la hiérarchisation du clergé pour lui substituer des paliers décisionnels du local au national. Chaque communauté locale possède son conseil ou consistoire mettant en avant que tous les fidèles sont prêtres, et qu’ils sont appelés par Dieu à des ministères ecclésiastiques différents, dont celui d’Ancien  pour la direction matérielle et spirituelle.) et Congrégationalistes (Le congrégationalisme postule que l’église doit être formée par le consentement des chrétiens, et qu’en son sein l’assemblée des fidèles est la seule source du pouvoir après la parole révélée de Dieu.), avec lesquels il s’opposa pourtant farouchement sur des points de doctrine comme le baptême des enfants.