Bénédiction de Toronto et manifestations démoniaques

Témoignage du Pasteur G. Williams[1].

 

Après m’être longuement informé sur l’église Vineyard de Toronto, j’ai finalement décidé de m’y rendre en personne pour voir ce qui s’y passait, et qui attirait toute l’attention, non seulement de Toronto, mais dans tout le Canada et même dans le monde entier.

 

En entrant dans l’église de Toronto, mon attention fut immédiatement attirée par un jeune homme d’environ 35 ans, qui était debout à l’arrière de l’église. Il avait les yeux fermés, les bras étendus devant lui. Il les élevait et les abaissait très rapidement, comme s’il maniait le manche d’une ancienne pompe à eau. Il faisait aussi un bruit de moteur d’avion.

(…/…)

Tout son corps tremblait violemment, apparemment sans qu’il puisse le contrôler. Je pris un siège. Peu après, une jeune femme vint s’asseoir à côté de moi et commença à faire les mêmes exercices giratoires avec son corps. Je parcourus du regard la salle, et je vis que beaucoup de gens s’efforçaient « d’entrer dans l’Esprit » de la même manière. Il me sembla que ce phénomène était accepté par tout le monde, et même, je m’en rendis compte plus tard, encouragé.

 

La réunion commença par un moment de « louange et d’adoration. » Les gens semblaient tout à fait libres de lever les bras dans la louange. Les cantiques et les chœurs étaient bien conduits. On pouvait assurément ressentir une atmosphère d’attente. L’auditorium était plein à craquer. Quand la louange fut achevée, on nous conduisit dans la prière.

 

L’un des responsables nous expliqua ensuite qu’il allait demander à plusieurs personnes de partager leur témoignage, pour raconter ce que le Seigneur avait fait pour eux depuis qu’ils étaient venus dans cette église Vineyard. La première personne invitée à monter sur l’estrade fut justement ce jeune homme qui avait attiré mon attention quand je suis entré dans la salle. Apparemment, c’était un prédicateur Baptiste de l’Angleterre. Il vint sur le devant de l’estrade et commença à parler. Après avoir prononcé quelques phrases, il s’écroula à terre en rugissant et en poussant des cris perçants.

 

Le responsable nous assura que tout allait bien. Il nous expliqua que ce rugissement venait du Saint-Esprit… C’était le rugissement du lion de Juda. Cela semblait se produire fréquemment dans leurs réunions. Cette explication me surprit, parce que j’avais rencontré de tels rugissements des centaines de fois au cours de mes réunions tout au long des années passées. Et je peux vous assurer que ces rugissements ne venaient pas du Saint-Esprit. C’étaient simplement des démons qui exprimaient leur angoisse et leurs tourments, parce qu’ils possédaient ou tourmentaient ces gens (Marc 5:7).

 

Je fus plus que surpris par ce manque de « discernement des esprits ». Ce jeune homme fut suivi par trois autres personnes. Dès qu’elles se mirent à donner leur témoignage, elles tombèrent à terre en rugissant et en hurlant. Les responsables se mirent à rire et à louer le Seigneur, puis ils reprirent le cours de la réunion.

 

Ce soir-là, l’orateur était un Pasteur Vineyard des Etats-Unis. Apparemment, il appartenait à l’équipe dirigeante du Mouvement. Il nous dit qu’il avait préparé un message, mais qu’il se sentait conduit à le laisser de côté, et à le remplacer par un meilleur, que le Seigneur venait de lui donner. En commençant son message, il nous dit qu’auparavant il était « bien élevé », mais qu’à présent, il était « oint ». Cela ne me dérange pas du tout qu’un prédicateur mette de côté un message, même si le Saint-Esprit le lui a inspiré, pour en donner un autre, que le saint-Esprit lui inspire sur le moment. Cependant, si un prédicateur me dit qu’il met de côté son intellect et qu’il utilise le Saint-Esprit pour justifier un message douteux et confus, je pense qu’il y a là un problème, car l’onction du Saint-Esprit n’est pas incompatible avec le fait d’être bien élevé. En fait, le Saint-Esprit utilise très bien notre éducation, quand c’est Lui qui nous dirige.

 

Pour nous prouver que son nouveau message était bien conduit par le Saint-Esprit, l’orateur ponctuait sa prédication, de temps en temps, par de brefs soubresauts de sa tête, de ses épaules et de ses mains, accompagnés d’un roulement de ses yeux. À chaque fois, il disait : « L’onction du Saint-Esprit est toujours avec moi ! » Je crois que l’onction se démontre par le message lui-même, et non par des secousses physiques ou des manifestations spéciales, qui peuvent ou non accompagner ce message.

 

L’orateur conclut son message en nous disant que le Saint-Esprit était en train d’agir au milieu de nous, et que tous ceux qui ressentaient des tremblements, des secousses quelconques, ou une insensibilité de leurs membres, devaient comprendre que ces manifestations venaient du Saint-Esprit. Il demanda à tous ceux qui ressentaient ces manifestations de lever la main, pour qu’un membre de leur équipe pastorale vienne prier pour eux. Beaucoup de gens commencèrent à manifester un tremblement incontrôlable de leur corps. Beaucoup tombèrent à terre en rugissant et en poussant de grands cris. D’autres se mirent à rire à gorge déployée. Je pus marcher à mon aise dans toute la salle pour observer ce qui se passait.

 

Il ne fait aucun doute que si ces gens étaient à la recherche d’une expérience religieuse, ils étaient en train d’en vivre une, qui était complètement différente de celles qu’ils pouvaient avoir dans une église évangélique, pentecôtiste ou charismatique traditionnelle. Même s’il y avait certaines ressemblances.

 

En observant ce qui se passait dans cette église Vineyard, beaucoup de gens pourraient en conclure que, même si tout cela semblait assez différent de ce qui se passait dans la plupart des églises, c’était probablement bon, et que cela venait sans doute de Dieu. Après tout, les gens venaient ici du monde entier, et repartaient dans leurs églises pour y répandre ce qu’ils avaient reçu à Toronto !

 

Je retournai à l’église de Toronto le 17 novembre, dans l’après-midi, pour une conférence réservée aux Pasteurs et responsables d’églises. Voici le programme : louange, adoration, prière, et message donné par un ancien professeur d’un Institut Biblique de Dallas, dirigeant du Mouvement Vineyard, qui était à présent Pasteur d’une Eglise Presbytérienne.

(…/…)

Ce message fut bien reçu, et se conclut par une (prétendue) parole de connaissance invitant ceux qui le désiraient à s’approcher, pour qu’ils soient guéris de divers problèmes de santé. La réponse fut positive. Là encore, un peu partout dans l’assistance, des gens ont commencé à trembler d’une manière incontrôlable. Plusieurs tombèrent à terre.

 

Je crois que le ministère de l’église Vineyard de Toronto doit être évalué et examiné à la lumière des Ecritures. Nous ne pouvons pas nous contenter de l’écarter d’un revers de main, comme certains ont tenté de le faire pour les premiers disciples, le jour de la Pentecôte, en disant qu’ils étaient ivres. Mais nous devons l’évaluer et l’examiner, pour voir ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. Jacques a dit, en parlant de la bouche : « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? Un figuier, mes frères, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? De l’eau salée ne peut pas non plus produire de l’eau douce (Jc 3:10-12). On pourrait dire de même en ce qui concerne la louange et l’exercice du ministère. Si un ministère produit à la fois la bénédiction et la malédiction, nous devons l’examiner pour voir d’où cela provient afin de sonder les Ecritures (Jn 5 : 39 et Ac 17 : 11) et de juger de tout au travers de celles-ci.

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Note :

[1] Le Pasteur G. Williams a exercé son ministère pendant plusieurs années en compagnie du Pasteur David Mainse, à l’Eglise du 100, Huntley Street, à Kitchener, au Canada. Il a ensuite été Pasteur de l’Eglise du Bon Samaritain, dans la même ville. Il exerce à présent un ministère d’évangéliste dans tout le Canada.

Comparaison des manifestations de Toronto et de la Kundalini

(Pour ceux qui ne connaissent pas la kundalini : Voir « « Le yoga et ses implications » et « Le yoga et ses manifestations par la Kundalini »)

 

Voici une comparaison des manifestations de Toronto, de Pensacola ou encore de Bromptom (Angleterre) telles qu’elles sont décrites par des témoignages vécus, par des journalistes ou encore par ceux-là mêmes qui prêchent ces « bénédictions » :

 

Manifestations de Toronto et de Pensacola[1] Manifestations de la Kundalini
Rires incontrôlables « Rire et pleurer sont aussi involontaires et incontrôlables que des hoquets »
Lévitations, projections et tremblements Lévitations, projections, tremblements, secouements
Mouvements involontaires du corps dans des positions étranges (parfois même yoguiques) Maintiens ou déplacements du corps de manières curieuses et peu banales
« état de repos dans l’esprit » Etats spontanés de transe
Hurlements d’animaux, cris Hurlements, grognements, cris
Comme ivre dans l’esprit, spasmes Mouvements convulsifs ou spasmes musculaires
Visions reçues en état de « repos dans l’esprit » Conseils reçus par des voix intérieures, des visions et des rêves
Confusion mentale, troubles de la mémoire Confusion mentale, difficulté de concentration
Sentiment de chaleur et d’énergie circulant dans le corps Précipitation de l’énergie qui circule dans le corps
Sauts sur place ou en se déplaçant Danses rituelles
Ressenti d’odeur agréables et de parfums Expériences de sortie du corps durant lesquels il y a perception d’odeurs d’encens et de fleur

 

Il y a aussi similarité sur la façon de recevoir « la puissance » :

 

Comment reçoit-on la bénédiction dans les églises de Toronto et de Pensacola Comment reçoit-on la Kundalini
Par l’imposition des mains de n’importe qui Par l’imposition des mains durant le « Shakti-Pat »

 

Qui peut envoyer la bénédiction Qui peut transmettre la Shakti-Pat
Toute personne qui l’a elle-même reçu d’un « Béni »[2] N’importe qui, s’il a reçu ce pouvoir du Gourou ou de l’un de ces élèves.

Notes :

[1] Ces manifestations ne sont pas des « inventions modernes » car nous les retrouvons dans différents mouvements qui prônaient un réveil spirituel profond.

[2] Ceux-ci s’appellent Arnott, benny Hinn, Rodney Browne, Rick Joyner etc…

Des âmes sauvées, certes, mais trompées

Pour être parfaitement juste et honnête, il faut dire que plusieurs observateurs ont assisté aux réunions de l’évangéliste Stephen Hill et ont remar­qué qu’il prêchait souvent l’Evangile d’une manière claire. Après la prédication, une invitation est offerte pour accepter Christ. Beaucoup répondent à l’appel. Des âmes perdues sont sauvées et nées dans le royaume de Dieu. Il existe pour­tant un dilemme. Elles sont sauvées oui, mais dans quelle conditions et dans quel contexte ?[1]

 

Si notre hôpital local faisait fi de toutes les règles élémentaires d’hygiène, serions-nous tout de même conten­ts et satisfaits de nous y faire soigner, tout simplement parce que c’est un lieu de soin ? Ne serions-nous pas au contraire parmi les premiers à demander au personnel de cet hôpital de prendre ses responsabilités et de nettoyer les lieux de fond en comble, afin que la santé des malades ne soient pas mise en dan­ger ? La joie de se voir soigné ne serait-elle pas suivie de lendemains dra­matiques ?

 

Il en est de même des nouveaux convertis qui viennent à Christ dans un contexte douteux et malsain, où des enseignements erronés et des pratiques étranges leur sont imposés dès leur nouvelle naissance. Les réjouissances momentanées de la conversion se transformeront tôt ou tard en drame. Ignorer ce contexte et affirmer que l’important est de voir des âmes sauvées, c’est faire preuve d’une grande irresponsabilité de la part du prédicateur qui aura des comptes à rendre au Seigneur. Tout nouveau converti a bien sûr, lui aussi, sa part de responsabilité. Il doit apprendre à contrôler, dès le début de sa vie chrétien­ne, toute expérience et tout enseignement à la lumière des Ecritures. Il doit être prêt, si nécessaire, à se séparer de ceux qui prêchent des fausses doctrines (Ac 17:11 ; Rm 16:17).

 

Les pasteurs ne peuvent ignorer les enseignements clairs du Seigneur et avoir en même temps la pleine approbation divine sur leurs ministères. Jésus a bien précisé à ses disciples comment ils devaient prendre soin des « nouveaux conver­tis » et bâtir son Eglise. Il leur a ordonné : « Allez, faites de toutes nations des dis­ciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28:19).

 

Comment se fait-il qu’une séduction aussi évidente puisse induire en erreur autant de pasteurs et de chrétiens ? Manifestement, cela ne peut se faire que si tout est présenté ou fait « au nom de Jésus ». Une telle chose ne s’avère possible que par la manifestation d’une certaine « puissance » qui semble glorifier Jésus-Christ, mais qui, en réalité, n’a pas de fondements bibliques. C’est là que se trouve le piège dans lequel beaucoup tombent, car il est insuffisant de faire une chose « au nom de Jésus », si celle-ci n’est pas conforme à la Parole de Dieu. Rappelons-nous que toute manifestation de puissance qui semble glorifier Jésus, mais qui est sans fondements bibliques, doit être rejetée catégoriquement.

 

Ainsi, accepter la pensée qu’une chose peut être permise dans l’Eglise, même si elle n’est pas mentionnée dans les Ecritures, ouvre la porte toute grande à toutes sortes de séductions et d’hérésies qui ne peuvent plus être contrôlées. Si c’était le cas, le Saint-Esprit serait lui-même l’auteur de la confusion. Bien au contraire, la Parole de Dieu est, et demeurera toujours, l’autorité finale en matiè­re de doctrine et de pratiques.

 

Le « réveil de Pensacola » a créé chez beaucoup de chrétiens un changement radical dans leur conception de l’autorité des Ecritures, de l’œuvre de Christ, du caractère du Saint-Esprit et des manifestations spirituelles dans l’Eglise. Ce changement d’attitude est nouveau et déterminant. Il permet à de « nouvelles visitations » totalement extérieures à la Bible de s’infiltrer et de s’établir dans le Corps de Christ. Soyons donc sur nos gardes, car celles qui viendront seront de plus en plus séduisantes, dangereuses et destructrices pour la foi du chrétien en particulier et pour son Eglise en général. Retenons fermement ce que nous avons, afin que personne ne nous ravisse notre couronne ! (Ap 3:11)


Note :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997

Pratiques anti-bibliques à Pensacola

Lévitation et projection

 

L’évangéliste Stephen Hill, associé du pasteur John Kilpatrick, qui amena ce « réveil » dans son église, déclare que mis à part le fait de « tomber dans l’Esprit », certains chrétiens expérimentent encore d’autres phénomènes : ils sont, dit-il, soulevés de terre et même projetés contre les murs ou sur leurs bancs. D’autres encore tombent les uns sur les autres, et cela avant que le service d’ordre ne soit capable de les retenir.[1]

 

Inutile de dire que certaines personnes sont alors physiquement blessées. Mais puisque ce sont des actes de Dieu, comme ils disent, ce n’est plus le pro­blème des responsables. Ils rejettent donc la responsabilité des conséquences de ces phénomènes dangereux sur le Seigneur. Quel raisonnement !

 

Etre projeté surnaturellement contre un mur est non seulement contraire aux Ecritures, mais encore à la nature même de Jésus. Dans Ephésiens 5: 25-29, il est question d’un parallèle entre les relations d’un mari avec sa femme et celles de Christ avec son épouse, l’Eglise. L’apôtre Paul nous recommande d’aimer, de nourrir et de prendre soin de nos épouses comme Christ le fait pour son Eglise. Un mari chrétien projettera-t-il son épouse contre un mur pour lui démontrer son amour ? Il ne le fera pas, tout simplement parce que Christ ne fera jamais une telle chose avec son épouse, l’Eglise.

 

Comment le Saint-Esprit pourrait-il être appelé « le Consolateur », si ses méthodes d’actions étaient de projeter les chrétiens contre les murs ? L’évangéliste Stephen Hill affirme même que pendant une réunion, l’onction de Dieu était si forte, qu’il fut soulevé de terre puis projeté au sol à plusieurs reprises.

 

Si Dieu était à l’origine de telles manifestations, alors le texte d’Ephésiens 5 que nous venons de considérer, ainsi que bien d’autres dans les Ecritures, ne devraient pas seulement être réinterprétés, mais réécrits. Une autre réalité alar­mante est celle-ci : dans les sociétés occultes, de telles pratiques d’agitations physiques, de personnes projetées et blessées ne sont pas rares. Satan agit juste­ment de cette manière dans ces milieux.

 

L’évangéliste Stephen Hill dit encore à ce sujet : « Le service d’ordre est impuissant devant une femme projetée par la puissance de Dieu contre un mur et qui se réveille avec des blessures à la tête ».[2] Il y a seulement quelques années en arrière, les églises pentecôtistes auraient identifié ce phénomène comme démoniaque et s’y seraient systématiquement opposées. Comme les temps ont changé !

 

Nous pouvons tomber sous la puissance de l’Esprit, si l’on est certain que cela est bien causé par le Saint-Esprit, et que la personne en reçoit un bénéfice. Cela s’est produit à plusieurs reprises, mais quand on tombe sous la puissance de l’Esprit, cela produit des résultats positifs : salut, baptême dans l’Esprit, réception de dons de l’esprit, guérison, délivrance, miracle, réponse à un besoin… En outre, le fruit de l’Esprit grandit (Ga 5 : 22-23).

 

Les cris et les rugissements

 

Plusieurs témoignages nous rapportent les manifestations de cris et de rugissements de personnes lors des réunions dirigées par des pasteurs du mouvement de la bénédiction de Toronto ou de Pensacola. Ils expliquent que les rugissements entendus lors de ces réunions sont causés par le Saint-Esprit : « Ce n’est rien ! C’est simplement le lion de Juda qui rugit ! » Il n’y a qu’un seul Lion de Juda, Jésus-Christ. Quand Il rugit, Il S’adresse clairement au monde et annonce le jugement de Dieu. Ce n’est pas Lui qui pousse les gens à rugir. Il les pousse à adorer Dieu. Il les pousse à louer Dieu. Pierre nous dit qui est celui qui rugit aujourd’hui : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pi 5 : 8). Dans le Mouvement Vineyard, on accueille volontiers ce rugissement.

 

Les rires incontrôlables

 

Le fait de rire n’est pas dérangeant non plus. Beaucoup de gens ont besoin d’être restaurés dans la joie, car « la joie du Seigneur est notre force » (Ne 8 : 10). Mais l’Ecclésiaste (Ecc 3 : 4) nous rappelle qu’il y a « un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser. » Mais quand les choses se passent d’une manière déplacée, quand le rire devient incontrôlable, quand il dérange, ou qu’il empêche la prédication de l’Evangile, ce rire ne vient pas de Dieu.

Impossibilité de rendre témoignage

 

Nous constatons, dans les différents témoignages, que ceux qui veulent témoigner de leur expérience en sont empêchés par diverses manifestations. Or la Bible dit clairement qu’un témoignage personnel est très important et très puissant. Jésus veut que nous soyons capables de partager notre témoignage, pour que d’autres puissent croire. « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1:8). Un témoin est celui qui partage son témoignage. « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort » (Ap 12:11). Il n’y a qu’une personne qui soit désireuse d’empêcher quelqu’un de donner son témoignage, en utilisant un signe mensonger. Bien entendu, il s’agit du diable.

 

Les tremblements incontrôlables

 

La description du fruit de l’Esprit dans Galates 5 : 23, où il est parlé de maîtrise de soi. Dans toute action du Saint-Esprit, il peut y avoir certaines réactions physiques en réponse à la présence et à l’œuvre du Saint-esprit, mais ces réactions sont rapidement contrôlables par un acte de volonté. Tout au début de l’Eglise primitive, des tremblements incontrôlables étaient considérés comme un excès de la chair, ou une œuvre de l’ennemi, qui tentait d’interférer avec l’œuvre légitime du Saint-Esprit. Hélas, ces manifestations sont aujourd’hui encouragées dans le Mouvement Vineyard, comme si elles étaient causées par le Saint-Esprit. Certaines personnes qui ont assisté à des réunions Vineyard, et qui ont commencé à trembler de manière incontrôlable se doutaient qu’il pouvait y avoir quelque chose de mauvais, mais on leur affirmait le contraire. Il a fallu l’assistance de la prière pour que ces  tremblements cessent. En général, ces gens étaient allés dans une réunion pour rechercher le baptême dans le Saint-Esprit. Au lieu de cela, ils avaient été saisis par ce tremblement violent et incontrôlable, et ils n’ont pas pu parler en langues.

 

Voici une expérience du pasteur G. Williams[3] :

« Dans l’Eglise de la rue Kennedy, quelqu’un répondit à l’appel que j’ai lancé, au cours de la réunion de vendredi soir. Cette femme voulait que je prie pour elle. Avant même que je m’approche d’elle, elle tomba à terre et commença à être secouée violemment. J’ai ordonné à cet esprit de la quitter, et j’ai encouragé cette femme à parler en langues. Elle y parvint avec quelque difficulté. Ce soit-là, je n’eus pas l’occasion de discuter avec cette femme.

 

Le vendredi 18 novembre 1994, je suis retourné prêcher dans la même église. La même femme était présente. Quand je fis un appel, elle s’avança à nouveau, pour recevoir la prière. J’ai commencé à prier pour elle, et elle fut saisie à nouveau de tremblements, mais ils n’étaient pas aussi violents que la première fois. Je pris à nouveau autorité sur cet esprit mauvais. Je lui ordonnai de quitter cette femme, et elle fut libérée. Elle tomba, mais cette fois sous la puissance du Saint-Esprit. Mais elle était dans la paix et dans un plein contrôle de soi, et elle resta un moment étendue en priant en langues.

 

Cette femme attendit pour me parler, lorsque j’eus fini de prier pour tous ceux qui s’étaient avancés. Elle voulait que je lui explique ce qui lui était arrivé. Car chaque fois qu’elle se rendait à une réunion Vineyard, elle attrapait un mauvais esprit. Le premier soir, au moment où j’avais prié pour elle, non seulement elle avait complètement perdu le contrôle d’elle-même, mais elle était empêchée de parler en langues. En outre, quand je lui ai demandé de parler en langues, elle a senti qu’elle était remplie de colère. »

 

Il est clair que les manifestations incontrôlables ne peuvent venir de Dieu et de son Esprit-Saint… elles ne peuvent provenir que du prince des ténèbres, au regard des témoignages comme celui ci-dessus, mais aussi après comparaison de ces manifestations avec celles que l’on trouve dans des religions ou philosophies ténébreuses.


Notes :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997

[2] The Quaterly Journal, April-June 1997

[3] Le Pasteur G. Williams a exercé son ministère pendant plusieurs années en compagnie du Pasteur David Mainse, à l’Eglise du 100, Huntley Street, à Kitchener, au Canada. Il a ensuite été Pasteur de l’Eglise du Bon Samaritain, dans la même ville. Il exerce à présent un ministère d’évangéliste dans tout le Canada.

Enseignements anti-bibliques à Pensacola

Voici des exemples de torsion des Ecritures pour arriver à justifier les pratiques hérétiques des ces mouvements de la bénédiction de Toronto ou de Pensacola :

 

– Lors d’une réunion tenue au « Tillis Theater » à Branson dans le Missouri, le pasteur John Kilpatrick, appelé par ses fidèles « l’homme de Dieu », s’attribua un rôle semblable à celui du prophète Elie dans 1 Rois 17. A la fin de son messa­ge, il demanda aux chrétiens d’écrire sur un morceau de papier, ce qu’ils dési­raient le plus recevoir de la part de Dieu. Les requêtes lui furent amenées dans des seaux et dispersées sur l’estrade. « L’homme de Dieu » se coucha alors sur toutes ces demandes, en affirmant que beaucoup d’entre elles leur seraient accordées le soir même, avant qu’ils ne rentrent chez eux.[1]

 

Une action aussi rituelle ne rompt-elle pas la relation personnelle entre le chrétien et son Père céleste ? Quelle place le prédicateur cherche-t-il à prendre ? Ne devient-il pas alors un intermédiaire ou un intrus ? Cette manière de faire n’est-elle pas dangereuse ? Jésus-Christ n’est-il pas le seul intermédiaire entre Dieu et les hommes ? (1 Tm 2 : 5-6)

 

Ce pasteur a non seulement des pratiques douteuses, mais il a aussi des inter­prétations fantaisistes par lesquelles il cherche à prouver le côté biblique des manifestations étranges qu’ils expérimentent dans son église. Par exemple, pour justifier que le fait de « tomber dans l’Esprit » est biblique, il déclare: « Vous rap­pelez-vous dans les Actes des Apôtres qu’un jeune homme tomba dans l’Esprit, se brisa la nuque et se tua. Puis, Paul le ressuscita des morts ».[2]

 

L’incident dont il fait ici allusion concerne le jeune homme Eutychus que Paul ressuscita des morts dans Actes 20 (verset 9 en particulier). Mais ce que Luc, le narrateur, dit de cet épi­sode est tout à fait différent de la description qu’il en donne. Ce jeune homme « ne tomba pas dans l’Esprit », mais « s’endormit profondément ». Luc ne dit pas non plus que sa nuque fut brisée. Cette exégèse démontre donc bien la légèreté avec laquelle il est possible d’utiliser et d’interpréter la Parole de Dieu pour lui faire dire ce que l’on veut.

 

– Lors d’une conférence pastorale, l’orateur invité encourageait les assistants à utiliser leurs dons spirituels. Il assénait sur les auditeurs toute une série de lieux communs religieux, leur disant que « s’ils n’utilisaient pas leurs dons (de l’esprit), ils les perdraient. » Le seul problème est que ces affirmations ne correspondent pas à ce que dit la Bible. Paul nous dit exactement le contraire : « Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel » (Rm 11 :29).

 

Il n’y a aucun appel à la repentance. Pour recevoir quoi que ce soit de Jésus-Christ, une condition indispensable doit être remplie. L’apôtre Paul le dit d’une manière parfaitement claire : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Co 7:10). Le jour de la Pentecôte, quand le peuple entendit Pierre expliquer ce qui se passait, les gens demandèrent : « Hommes frères, que ferons-nous ? » Pierre leur dit alors : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Ac 2 : 38-39). Dans toutes les invitations que nous lançons, lorsque nous voulons prier pour que les gens reçoivent quelque chose, notre thème unique doit être la repentance. Il est clair que le Mouvement Vineyard ne s’en soucie pas.


Notes :

[1] Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

[2] The Quaterly Journal, April-June 1997.

Ce serait le plus grand réveil de toute l’histoire

On ne manque pas d’audace! Les promoteurs du « réveil de Pensacola » n’ont pas peur de déclarer qu’il est aussi important, sinon plus, que celui des Actes des Apôtres. D’après eux, il serait plus grand et meilleur que tous les précédents réveils rapportés dans l’histoire de l’Eglise. Ils estiment que ces derniers n’étaient que le fondement de celui-ci. Quel orgueil et quel aveuglement !

 

Lors d’une conférence pour serviteurs de Dieu dans la région de Pensacola, le pasteur John Kilpatrick a informé ses collègues présents que Dieu lui aurait demandé s’il était prêt à voir son église « se diviser ». Il continua en disant que Dieu désirait séparer ceux qui sont contre ce mouvement de ceux qui lui sont favorables. Une division eut réellement lieu, et il déclara: « Dieu a ôté de mon église ceux qui étaient trop re1igieux ».[1] Il concluait ses remarques en affirmant que ceux qui se dressaient contre ce réveil n’étaient que des gens « religieux ». Les Ecritures ne sont-elles pas l’unique point de repère pour juger ou discerner si un « mouvement » est de Dieu ou non ? Dans un autre discours, il prétendait encore : « Ce mouvement est de Dieu et vous avez intérêt à ne pas le critiquer ». Ce n’est pas en déclarant « qu’un mouvement est de Dieu », que celui-ci devient authentique. En fait, toutes ces menaces voilées et ce mépris des opposants ne révèlent-ils pas une profonde insécurité et un esprit autoritaire qui n’a absolu­ment rien à voir avec l’Esprit de Christ ?

 

Un autre pasteur, favorable à Pensacola, formula la phrase suivante pour inti­mider sa congrégation : « Si vous n’entrez pas dans ce mouvement, vous souffri­rez comme les juifs lorsqu’ils ont manqué le moment de leur visitation. S’opposer à ce mouvement équivaudrait, selon eux, à manquer l’heure de la visitation divine ! » Quelle prétention !

 

Un autre grave problème, dans ce mouvement, est leur insistance à refuser tout « contrôle » de leurs manifestations. En cataloguant leurs opposants de « juges », les leaders de ce réveil ne se rendent pas compte qu’ils font exactement ce qu ils condamnent chez les autres. En fait, ils s’érigent eux-mêmes en « juges » en décrétant qui est « religieux » et qui est « spirituel », et cela sur la seule base de l’acceptation ou du refus de leurs manifestations.

 

L’auteur chrétien Arthur Katz fait aussi des remarques pertinentes sur ce réveil dans un de ses articles. Il y exprime bien la pensée et l’inquiétude de beau­coup de chrétiens actuels : « J’estime, dit-il, que les caractéristiques les plus importantes de ce mouvement sont les différentes menaces proférées par leurs promoteurs. Ils cataloguent leurs opposants « d’ennemis » et « d’obstacles » à l’effusion de Dieu. Ils affirment par exemple : « Joignez-vous au nombre, ou alors débarrassez le chemin, afin que les autres puissent y entrer…». Je me demande, reprend l’auteur, si ce n’est pas, en définitive, la gloire de l’homme qui est recherchée et défendue d’une manière si véhémente, plutôt que celle de Dieu. Nous pourrions bien être au début de ce que Jésus nous a avertis en décla­rant : « Et même, l’heure vient où quiconque vous fera mourir, croira rendre un culte à Dieu » (Jn 16 : 2).


Note :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

Après la bénédiction de Toronto,… Pensacola

Il y a quelques années, lorsque le phé­nomène de « la vague de rire dite de Toronto » a submergé le monde entier, de très nombreux pasteurs et chrétiens ont annoncé cet événement comme un signe extraordinaire de réveil. Après l’effervescence due essentiellement à une soif de « nouveauté », grandes ont été les désillusions lorsqu’on s’est aperçu que les résultats escomptés n’étaient pas du tout à la hauteur de ce qui avait été promis.

 

Un autre fait majeur est aussi venu obscurcir les lendemains prometteurs de cette fameuse église de Toronto lors de son exclusion du mouvement charisma­tique « Vineyard » auquel elle appartenait depuis plusieurs années. Celle-ci a eu lieu à cause de certaines manifestations de plus en plus troublantes de bruits d’animaux qui se passaient en son sein.

 

C’est à partir de ce moment-là qu’elle a vu sa renommée internationale bais­ser de façon significative. Toutefois, la séduction a continué à exercer ses ravages par l’entremise de pasteurs qui ont ramené ces pratiques et leurs enseignements dans leurs églises.

 

C’est ainsi que « cette bénédiction » s’est ensuite orientée plus particulière­ment vers les U.S.A., où elle a fait une incursion majeure dans une église pente­côtiste située à « Pensacola » en Floride. Ainsi, depuis 1995, un nouveau centre d’attraction et d’expansion est né. Comme ce fut le cas à Toronto, des milliers de personnes du monde entier se sont déjà rendues là-bas pour voir cet « authentique réveil », comme elles le prétendent, et recevoir cette « nouvelle onction ». Leur but est donc de faire « de nouvelles expériences ». La gravité de la situation est telle que le devoir urgent de chacun d’entre nous est d’examiner sérieusement ce qui se passe à la seule lumière de la Parole de Dieu. Ne nous laissons aucunement entraîner ou séduire par les belles apparences ou par certains rapports élogieux (Actes 17:11). Combien il est triste et déconcertant de constater que certains lea­ders spirituels bien connus, jusque-là opposés à la vague de rire de Toronto, puis­sent ensuite accepter un tel mouvement. Il nous faut toutefois immédiate­ment préciser que de nombreux autres pasteurs (pentecôtistes et évangéliques), ainsi que leurs églises, ont été profondément bouleversés et peinés par cette prise de position. Fermement attachés aux vérités fondamentales de la Parole de Dieu, de même qu’à l’autorité finale des Ecritures, ils rejettent cette hérésie.

 

Beaucoup de mou­vements charismatiques et même de chrétiens de façon isolée donnent souvent la première place aux expériences plutôt qu’à l’autorité suprême de la Parole de Dieu. C’est malheureusement cette attitude compromettante qui génère la grande confusion spirituelle que nous trouvons dans beaucoup d’églises aujourd’hui.

 

En 1995 qu’un évangéliste pentecôtiste des U.S.A., nommé Stephen Hill, a introduit « ce réveil » dans une de leurs églises dirigée par le pasteur John Kilpatrick, à Brownsville (banlieue de Pensacola) en Floride. De retour d’une mission en Russie, cet évangéliste s’était arrêté quelques jours à Londres pour se reposer. Durant son séjour, il s’est rendu à « Holy Trinity Church » à Brompton. Il est important de souligner ici que c’est précisément cette dernière qui a importé la « bénédiction de Toronto » en Angleterre. L’évangéliste, fatigué par sa mission en Russie, demanda l’imposition des mains du pasteur de cette église, Sandy Millar. C’est à ce moment-là qu’il aurait reçu une « nouvelle onc­tion » qu’il s’empressa de communiquer à son propre pasteur.[1]

 

Malgré les faits dont nous venons de parler, et d’autres preuves, les dirigeants de ce réveil refusent d’admettre que leur mouvement est une extension de « la bénédiction de Toronto ». Ils disent que ce qui se passe à Pensacola est une toute nouvelle action de Dieu. Pourtant, l’évangéliste Stephen Hill a déclaré avoir été lui aussi à Toronto où Carol Arnott, l’épouse du pasteur John Arnott (respon­sable de l’église de « la vague de rire »), a prié pour lui. Au cours d’une interview, il a aussi déclaré que les méthodes de prière de l’église de Pensacola ont été copiées sur celles de Toronto.[2]

 

Plusieurs autres membres de l’église de Pensacola montèrent également à Toronto, dont l’épouse du pasteur John Kilpatrick. Au retour de cette dernière, son mari a déclaré avoir trouvé sa femme transformée. Enthousiasmé, il désira lui aussi obtenir ce qu’elle avait reçu. Et c’est ainsi qu’il se rendit à Toronto. En route, il éprouva un malaise cardiaque et dut interrompre son voyage.[3]

 

Depuis ce jour, des expériences incroyablement semblables à celles de Toronto se produisirent à Pensacola. Voici, entre autres, les manifestations les plus flagrantes : des chrétiens

  • tombent à terre inconscients,
  • gémissent,
  • grognent
  • rugissent comme des animaux ;
  • quelques-uns sont même soulevés du sol
  • ou se mettent à rire d’une manière hystérique.
  • D’autres crient,
  • sont secoués
  • et agités
  • et deviennent comme ivres.
  • D’autres encore perdent même la maîtrise de soi à tel point qu’ils sont incapables de s’habiller ou de faire leur travail quotidien normalement.
  • Sous cette onction, les chrétiens qui rendent témoignage ont des pertes de mémoire si profondes, qu’ils ne se souviennent plus de leur propre nom ou de leur adresse.
  • Certains se tordent et ont des tics sur leur visage pen­dant de longs moments, même à l’école ou à leur travail, d’autres encore cli­gnotent des yeux.
  • Plusieurs vont jusqu’à pratiquer ce qu’ils appellent en anglais le « Fetal Birthing », ce qui correspond selon eux, à une puissante intercession qui se manifeste par des gestes semblables à une femme en train d’accoucher. L’explication qu’ils donnent de cette expérience bizarre et totalement anti-­biblique, est celui d’un « enfantement spirituel ».[4]

 

Où allons-nous ? Cela ne relè­ve-t-il pas d’un délire mystique extrêmement dangereux ? On pourrait encore allonger la liste. De tels agissements, que l’on rencontre surtout dans les milieux du « nouvel âge », se passent évidemment de commentaires. Où voyons-nous tout cela dans l’Eglise modèle des Actes des Apôtres ? La vigilance s’impose plus que jamais !


Notes :

[1] Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

[2] Stephen Hill, interview with Destiny Image Digest, winter 1997, Volume 5, p. 14 ; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997; The end time magazine, March-April 1997

[3] Stephen Hill, interview with Destiny Image Digest, winter 1997, Volume 5, p. 14 ; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997; The end time magazine, March-April 1997

[4] The end time magazine, March-April 1997

Quelque chose de grave se passe dans l’Eglise

Cela ne fait aucun doute : quelque chose d’extrêmement grave est en train de se passer dans l’Eglise aujourd’hui, et la question que nous devons nous poser est la suivante : que trouvons-nous derrière toute l’agitation spirituelle que nous retrouvons dans ces hérésies florissantes ?

 

Les partisans de ces mouvement hérétiques clament que nous avons là une action souve­raine de l’Esprit de Dieu. Certains critiques disent que l’esprit agissant derrière ces phénomènes est démoniaque. D’autres blâment plutôt le comportement bizar­re et extrêmement influençable de certains pasteurs et chrétiens si facilement manipulés par ces nouveaux leaders charismatiques.

 

La Bible ne nous dit-elle pas de tester les esprits pour savoir s’ils viennent de Dieu ? (1 Jean 4 : 1). Jésus n’a-t-il pas dit aussi d’être prudents comme les ser­pents, tout en étant simples comme les colombes ? (Mt 10 :16). L’apôtre Paul n’a-t-il pas également averti les chrétiens de Corinthe de ne pas aller au delà de ce qui est écrit ? (1 Co 4 :6). Et ne les a-t-il pas exhorté à être ses imitateurs comme il l’était lui-même de Christ ? (1 Co 11 :1).

 

Cependant, lorsque d’autres serviteurs de Dieu ou chrétiens prudents veulent mettre en pratique ces recommandations, on s’empresse de les cataloguer avec mépris, les déclarant « étroits d’esprit », « remplis d’orgueil » ou comme étant de ceux qui « éteignent l’Esprit ». Cette façon de procéder de certains pasteurs n’est en fait qu’une manipulation pour garder leurs fidèles avec eux et pour que ceux-ci continuent de les suivre aveuglément sans poser de questions embarrassantes.

 

Cette attitude nous rappelle celle, par exemple, du propagateur de la « vague de rire » Rodney Howard-Browne qui déclarait qu’on ne peut faire passer de test théolo­gique à ce mouvement. En réalité, les messages de ces hérésies ne sont rien d’autre que : « Ne réfléchissez pas ! Ne questionnez pas ! Acceptez simplement et expérimentez sans discuter ! Faites confiance à vos leaders ! » Une telle attitude n’est-elle pas très dangereuse et pré­judiciable pour la foi du chrétien et ne rappelle-t-elle pas aussi le comportement dominateur des sectes ?

L’œcuménisme, un préliminaire à la théosophie

Certains sont tentés d’accepter un certain œcuménisme pour amener « plus facilement » des âmes à Christ. En faisant ainsi, ils disent « qu’il y a une part de vérité dans toutes les religions », et « qu’en trouvant les points communs entre telle ou telle religion et le Christianisme, nous pourrions facilement montrer l’intérêt de ce dernier »… Des mouvements sont vrais dans la majorité de leur doctrine mais ce qui est faux fait lever toute la pâte[1]… (Mt 16 : 6, Lc 12 : 1, 1 Co 5 : 6)

 

La première réflexion venant à l’esprit est « Comment peut-on comparer une religion avec une proposition de relation ? » La Parole de Dieu propose une relation filiale avec Dieu au travers de l’œuvre de Jésus-Christ, son Fils et non un dogme de règles à suivre pour s’approcher de Dieu[2]. Malheureusement, si la relation avec Dieu n’est pas entretenue, c’est un « refroidissement » rapide et une attitude de vie religieuse…

 

Savons-nous que l’idée de voir une part de vérité dans toutes les religions n’est pas nouvelle ? Il s’agit de la théosophie. Les théosophes relient l’origine de la théosophie aux efforts pour atteindre la divinité qui existent dans toutes les anciennes cultures[3]. Ils soutiennent qu’on peut trouver la démarche théosophique au travers d’une chaîne ininterrompue de transmission d’enseignements en Inde mais qu’elle a existé dans la Grèce antique dans différents écrits comme ceux de Platon[4], Plotin[5] et d’autres néoplatoniciens, jusqu’à Jacob Böhme[6].

L’ésotérisme de la théosophie moderne commence avec Helena Petrovna Blavatsky[7], plus connue sous l’appellation de Madame Blavatsky[8]. Celle-ci était l’un des fondateurs de la Société théosophique[9] avec Henry Steel Olcott[10] et William Quan Judge[11].

 

C’est vers les années 1920 que la Société théosophique connaît de nombreux schismes et perd progressivement de son influence. Ces ruptures ont donné naissance à des mouvements et groupements divers tels que :

 

  • l’anthroposophie de Rudolf Steiner[12] (approche se voulant plus chrétienne que la théosophie et centrée sur l’Homme),

 

  • l’École Arcane d’Alice Bailey[13] (qui se veut la continuation directe de la doctrine de Mme Blavatsky en y incorporant une dimension fortement chrétienne),

 

  • l’Agni Yoga Society d’Helena et Nicholas Roerich[14]

 

  • le mouvement New Age[15], dont certains de ses acteurs se réclament des enseignements théosophiques.

 

D’autres acteurs plus controversés s’inscrivent également dans cette lignée tel que :

 

  • l’école dite de la Nouvelle Acropole[16] (encore très puissante en Amérique du Sud)

 

  • au sein du mouvement New Age, dans les années 1970, le mouvement Share International[17], fondé par Benjamin Creme[18], un Écossais se réclamant des écrits d’Helena Blavatsky et plus particulièrement de ceux d’Alice Bailey.

 

Tout ceci est un autre évangile qu’il faut rejeter (Ga 1 : 8 et 9) afin de ne pas accepter le compromis comme le font certains qui peuvent proclamer que « telle église n’est pas une fausse église ayant une partie de vérité mais une vraie église ayant une partie d’erreur »[19] ou que « la doctrine n’est pas quelque chose d’important parce qu’elle amène la division »[20]… Une telle position revient à accepter des pratiques anti-bibliques voire démoniaques, comme la prière aux morts (nécromancie[21]) et à les conforter chez ceux qui les pratiquent !

 

L’œcuménisme qui se veut réunificateur et tolérant[22], acceptant les compromis, arrive à un amalgame et des « théories » unificatrices : par exemple, d’après le théosophisme d’Helena Blavatsky et l’anthroposophie de Rudolf Steiner entre autres, il y a après la mort du corps physique survivance de certains corps subtils puis enfer et paradis enfin réincarnation[23].

 

La Parole de Dieu nous invite à nous sanctifier : « Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté ( akatharsia), mais à la sanctification ( hagiasmos) » (1 Th 4 : 7). Le terme akatharsia mentionne qu’il existe un mélange qui ne peut être lavé et pour lequel il n’y a pas de processus de séparation efficace (Mt 13 : 25 à 30). Par contre, le terme hagiasmos, qui est la position dans laquelle le véritable chrétien doit se trouver, vient du mot grec hagiazo qui signifie « qui est séparé des choses profanes, sans aucun compromis ».


Notes :

[1] Le baptême biblique est un acte volontaire pour marquer sa décision de suivre Jésus-Christ comme Maître et Seigneur et non « une fin de semaine pour amener les gens dans une expérience » tel que mentionné par le directeur d’Alpha Nicky Gumbel (pasteur anglican anglais) (Le programme Alpha fut conçu initialement comme une formation de base pour les chrétiens de la paroisse anglicane Holy Trinity Brompton, à Londres. A partir de 1990 Nicky Gumbel en adapta le contenu pour des personnes éloignées de l’Eglise) ; La Bible enseigne que « le sang de Christ nous purifie de tout péché » (1 Jn 1 : 7) mais le catholicisme romain enseigne que l’être humain doit brûler dans un enfer temporaire appelé purgatoire afin d’expier ses péchés…

[2] Cette « méthode de salut » se retrouve dans toutes les religions.

[3] Par exemple, les missionnaires envoyés en Afrique Noire ont traduit notre mot « Dieu » par Mawu pour faciliter les conversions car Mawu figure au sommet du Panthéon vaudou, Dieu suprême qui règne sur les autres dieux. Il n’a pas de forme et n’est jamais représenté, ni en peinture ni associé à des objets comme le sont les autres vaudous ; il est incréé et créateur de tous les autres Vaudous (dieux sans majuscule)… Mais Mawu n’intervient pas dans la vie des hommes, il aurait créé les autres Vaudous pour qu’ils soient en relation avec les hommes et le monde, il est un concept : littéralement Mawu doit se traduire par « ce que nul ne peut atteindre » ou encore « l’inaccessible ». Ce n’est donc pas une « personne » mais une entité. Ce qui explique qu’il n’y a nulle part dans l’aire du vaudou un culte pour Mawu.

[4] Platon (-427 – -348) est un philosophe grec, disciple de Socrate. Surnommé le « divin Platon », il est souvent considéré comme un des premiers grands philosophes de la philosophie occidentale.

[5] Plotin est un philosophe né en 205 après J.-C. en Égypte et mort en 270 en Italie. Pour Plotin, la conversion est le retournement des êtres vers leur principe. Ainsi, intermédiaire entre le monde intelligible et le monde sensible, l’Ame peut se retourner vers sa source pour la contempler et en jouir. En se détournant du monde matériel et à travers l’expérience esthétique, puis la conversion philosophique, elle peut s’élever jusqu’à la contemplation de l’Un.

[6] Jacob Böhme (1575 – 1624) est un philosophe illuminé allemand, un des principaux représentant du mysticisme moderne. Il était surnommé « Philosophus teutonicus ». La théosophie de Jacob Böhme manifeste des connaissances astrologiques profondes et l’influence certaine de l’alchimie. Toutefois, c’est d’abord et avant toute chose une théosophie chrétienne dans laquelle est exposé le mythe fondamental de la gnose (philosophie ou science du salut fondée sur une connaissance de soi ou sur une révélation intérieure individuelle ; voir « 27 Dn 012-004 001 Signe de la fin des temps – la grande connaissance ») chrétienne moderne. Ce mythe fondateur forme la base de tous les grands traités rosicruciens (La Rose-Croix est un ordre occulte chrétien légendaire dont les premières mentions remontent au début du XVIIe siècle en Allemagne. L’existence de l’ordre et celle de son fondateur, Christian Rosenkreutz, sont controversées.) et de l’école martiniste (courant de pensée ésotérique, rattaché à la mystique judéo-chrétienne. Ce courant de pensée remonte à Joachim Martinès de Pasqually, fondateur en 1761, de l’Ordre des Chevaliers Maçons Élus Coëns de l’Univers).

[7] Deux des premiers ouvrages de H.P. Blavatsky, « Isis dévoilée » et « La doctrine secrète », étaient censés justifier la théorie d’un « bouddhisme ésotérique », conservé par les Mahatmas initiés au Tibet et transmis par des voies proches du spiritisme. R. Guénon a analysé dans « Le Théosophisme, histoire d’une pseudo-religion », le caractère parodique de la « science des religions » de Blavatsky, mise en œuvre uniquement pour réduire à néant le sens du message chrétien.

[8] Madame Blovatsky (1831 – 1891) était une aventurière qui avait voyagé à travers le monde et s’était installée en Inde où, avec Olcott, elle établit le quartier général de la Société théosophique près de Chennai (aussi connue sous l’ancien nom de Madras, située dans l’Inde du sud ; le nom de Madras venait d’un important institut musulman ou médersa, madrasa en arabe) Elle revendiquait de nombreux pouvoirs psychiques et médiumniques, qu’elle incorpora dans la doctrine de la Société théosophique au travers des interprétations ésotériques des religions orientales (hindouisme et bouddhisme). Elle affirmait que la connaissance de certains enseignements ésotériques permettait de développer des pouvoirs latents en l’Homme.

[9] La Société théosophique est une association créée en 1875 à New York destinée à diffuser la théosophie, doctrine ésotérique orientaliste inspirée de l’hindouisme et du bouddhisme.

[10] Henry Steel Olcott (1832 – 1907) est surtout connu pour avoir fondé et dirigé la Société théosophique. C’est lorsque la guerre de Sécession éclata qu’il devint soldat puis colonel. Il gagna ses galons uniquement grâce à ses dons pour l’intendance, sans jamais avoir porté un fusil ; il était d’ailleurs pacifiste. Il fut chargé de mettre à jour les fraudes qui se produisaient dans les fournitures de guerre. Le gouvernement américain le couvrit d’éloges pour le soin, le tact et la sûreté dont il fit preuve. Il ouvrit ensuite un cabinet d’avoué où il fut attaché comme conseiller en affaires. Franc-maçon, il était aussi passionné par l’occultisme et la magie. Il s’intéressa aux phénomènes spirites très à la mode à cette époque. Il rencontra Madame Blavatsky pour la première fois en 1874, tandis qu’il menait des investigations pendant trois ou quatre jours sur les manifestations spirites se produisant dans une ferme du Vermont appelée « Eddy Homestead » du nom de la famille des « revenants », dans la ville de Chittenden (matérialisation ou solidification de défunts). Il publia les fruits de son enquête dans le Daily Graphic avec les illustrations des spectres par l’artiste talentueux Alfred Kappes (1850-1894), ainsi que dans People of the other Worlds, American Publishing Co., Hartford 1875, p. 293.

[11] (1851 – 1896) William Quan Judge était un juriste et  occultiste américain. Après des accusations de membres de la Société de théosophie, il fonda une nouvelle association et la plupart des membres de la section américaine de la Société théosophique le suivit.

[12] Rudolf Steiner est un Autrichien (1861 – 1925). Son enseignement spirituel est fondé sur des techniques essentiellement méditatives et psychophysiologiques visant à restaurer l’harmonie entre l’Homme, l’univers et ce que Steiner désignait comme les « mondes supérieurs ». Il est à l’origine de projets très divers dont la Communauté des Chrétiens : après la Première Guerre mondiale, quelques jeunes théologiens allemands se sont posés la question du renouvellement de la vie des Églises chrétiennes. Ils ont rencontré Rudolf Steiner et ont fondé avec lui cette Communauté qui affirme vouloir offrir, sans dogme ni doctrine morale, la possibilité de mener sa recherche personnelle en vue d’une conscience grandissante, dans la vie, de la présence du Christ ressuscité.

[13] Alice Ann Bailey, dite Alice Bailey ou A.A.B., était un écrivain britannique (1880 – 1949). Dans son dernier ouvrage publié à titre posthume, Autobiographie inachevée, elle relate son aventure littéraire et initiatique. Après avoir été chrétienne évangélique et adepte de la Société Théosophique, Alice Bailey fonde l’École Arcane en 1923. Elle affirme que la plupart des ouvrages qu’elle a écrits lui ont été dictés par télépathie par le tibétain Djwal Khul, un « Maître de Sagesse ». Le thème de ses ouvrages consiste en un enseignement ésotérique autonome, se proposant d’être un complément plus détaillé et structuré de l’étude des Stances de Dzyan, ouvrage sacré hindou analysé auparavant par la théosophe Mme Blavatsky dans son œuvre La Doctrine Secrète. Ses 26 ouvrages ont popularisé des notions telle que la venue du Nouvel Age et l’avènement du « Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde », au travers de « triangles ésotériques » – réunions d’individus par groupes de trois, supposés travailler en réseau avec leurs énergies pour l’aide spirituelle à l’Humanité – qu’Alice Bailey a commencé à organiser en 1937. Ces triangles se fondent sur un mantra connu sous le nom de Grande Invocation, utilisé par des milliers de groupes ésotériques à travers le monde aujourd’hui encore.

[14] L’Agni Yoga, appelé aussi « Enseignement de l’Éthique de Vie » ou, en Russe, la Zhivaya Etica, est une doctrine ésotérique fondée par le peintre russe Nicholas Roerich et sa femme initiée, Helena Roerich. Inspirés par les traditions védiques (à l’origine de l’hindouisme), autant que par le bouddhisme et les écrits théosophiques de Helena Blavatsky, les Roerich publièrent la série de livres Agni Yoga, supposés avoir été inspirés par les « Maîtres de Sagesse ». Agni signifie « feu » en sanscrit, et est le nom d’une déité védique. Tel qu’utilisé par les Roerich, ce terme fait référence à un feu spirituel à l’intérieur du cœur ou une « énergie psychique » qui est définie comme la force centrale sur laquelle la vie se fonde, et qui pourrait et devrait être affinée et cultivée.

[15] Le New Age ou le Nouvel-Age est un vaste courant spirituel occidental des 20ème et 21ème siècle, caractérisé par une approche individuelle et éclectique de la spiritualité. Considéré par certains sociologues comme un « bricolage » syncrétique de pratiques et de croyances, ce courant peut servir de catégorie pour un ensemble hétéroclite d’auteurs indépendants et de mouvements dont la vocation commune est de transformer les individus par l’éveil spirituel et l’élargissement de la conscience pour faire de chacun un dieu.

[16] La Nouvelle Acropole est une association fondée en 1957 par l’Argentin Jorge Ángel Livraga Rizzi (1930-1991). Elle est une secte assimilée à un mouvement néo-fasciste d’extrême droite.

[17] En France : Partage International. Voici une citation de leurs écrits : « Quand les hommes s’éveilleront à leur véritable potentiel, ils seront stupéfaits des opportunités créatives qui s’offriront à eux. D’abord surpris par l’audace de leurs propres idées , ils se dirigeront bientôt vers des entreprises à peine concevables aujourd’hui. Les hommes s’apercevront qu’ils sont, en vérité, des dieux en puissance. S’éveillant d’un sommeil ancien et profond, ils se déferont du lourd manteau d’ignorance qui depuis si longtemps retardait leur progression. Ainsi en sera-t-il.» (La destinée de l’Homme de Benjamin Creme).

[18] Benjamin Creme (1922 – ) est un artiste peintre. Après s’être beaucoup intéressé aux enseignements de Helena Blavatsky et de Alice Bailey, il croit à l’existence des « Maîtres de Sagesse » (un groupe d’hommes « parfaits » veillant à l’application du plan divin). En 1959 il est contacté par l’un d’eux qui lui fait des révélations sur l’avenir affirmant que le Christ, le Maître de tous les Maîtres, devait revenir durant les 20 années suivantes, et que lui même (Benjamin Creme) aurait un rôle à jouer dans la préparation de cet événement, pour autant qu’il accepte de l’assumer… Dès lors il « annonce l’émergence du Christ, l’Instructeur mondial, attendu sous des noms différents selon les religions. »

[19] Norman Geisler (docteur en théologie et philosophie, enseignant universitaire, directeur de séminaires évangéliques aux Etats-Unis) parlant de l’église catholique.

[20] Paul Franklin Crouch est né en 1934 d’un père missionnaire pentecôtiste ayant plusieurs démêlés avec la justice en raison de mœurs sexuelles dépravées. Il est le co-fondateur de Trinity Broadcasting (chaîne de télévision évangélique américaine co-fondée en 1973 avec son frère Jan Crouch) diffusée dans le monde entier par satellite et via Internet.

[21] La nécromancie est une sorte de divination dans laquelle le praticien invoque l’esprit des morts pour qu’ils lui permettent de connaître des événements futurs ou d’acquérir certains pouvoirs ou encore d’obtenir des faveurs. Le Channeling (terme américain moderne de la littérature New Age qui désigne un prétendu procédé de communication entre un humain et une entité appartenant à une autre dimension. Par extension, le terme peut désigner l’ensemble des croyances et des pratiques qui se sont formées, à partir des années 1980 aux États-Unis, autour de ce procédé pour constituer un courant particulier, interne au mouvement New Age) et le Spiritisme versent dans la nécromancie, comme le vaudou (religion africaine) ou la sciomancie (branche de la magie théurgique qui « communique avec les bons esprits ») ou le catholicisme (par la prière aux « saints » et à Marie).

[22] La tolérance est une valeur fortement mise en avant aujourd’hui, quelque soit l’orientation religieuse (catholiques, protestants, musulmans…), philosophique (théosophes, philosophes, athées…) ou politique de la voix qui en parle… Elle concerne un mal à supporter. Or, peut-on considérer que des gens puissent être des objets de tolérance au sens où ils appartiendraient à une catégorie de maux à supporter faute de pouvoir s’en débarrasser… et ne devrait-on pas plutôt écrire « faute de pouvoir s’en débarrasser pour le moment » ? Le respect dû à autrui est davantage qu’une tolérance : c’est la reconnaissance du droit qu’a l’autre d’exister, ce qui suppose un certain sens de l’égalité fondamentale entre les hommes au delà des divergences culturelles, politiques, philosophiques ou religieuses. Si l’autre devient un mal à tolérer plutôt que quelqu’un à respecter, la tolérance n’est plus que l’habillage du meurtre moral ou physique qui, tôt ou tard, sera perpétré.

[23] Aïvanhov (Instructeur spirituel d’origine bulgare (1900-1986) fondateur de la FBU, Fraternité Blanche Universelle), Mikhaël Aïvanhov écrit : à la mort, « vous quittez les différents corps dont vous devez vous libérer les uns après les autres : d’abord le corps physique, puis, quelque temps après, une semaine ou deux, le corps éthérique ; ensuite, le corps astral, et, là, c’est beaucoup plus long, parce que, dans le plan astral, sont entassés les passions, les convoitises, tous les sentiments inférieurs. Et c’est cela l’Enfer : le plan astral et le mental inférieur [le corps mental] où l’on doit rester quelque temps pour se purifier. Ensuite, vous vous libérez du corps mental, et c’est là que commence le Paradis, avec le premier ciel, le deuxième ciel, le troisième ciel… La tradition rapporte qu’il y en a sept. Ce n’est qu’après s’être complètement dépouillé qu’on entre nu dans le septième ciel ; ‘tout nu’ c’est-à-dire purifié, sans entraves. Et c’est le retour de l’homme sur la Terre, la naissance de l’enfant. Il s’habille tout d’abord de ses corps subtils (âtmique, bouddhique, causal), puis de ses corps mental, astral, éthérique et enfin du corps physique »(L’homme à la conquête de sa destinée, Éditions Prosveta, 1981, p. 161-162).

Hérésie – Tomber dans l’Esprit

L’expression « tomber  dans l’esprit » est non-biblique. Elle tire ses racines doctrinales du gnosticisme[1] chrétien et des religions orientales mystiques. Dans le monde  occulte, elle est connue sous le nom de « la puissance du serpent », « éveillez  votre chakra » ou « éveiller la kundalini » au moyen de techniques de yoga hindou  par le biais de l’imposition des mains d’un gourou lors d’une initiation « shakti-pat ».

 

Dans le « monde chrétien », cette pratique a été reprise par les Shakers[2] au début  des années 1900. « Tomber dans l’esprit » fut réintroduit  plus tard par le Mouvement de la Pluie de l’Arrière-Saison[3] et s’est répandu dans la vie de spirites/spiritualistes guérisseurs[4].

 

Plus récemment, cette pratique a été utilisée  par le Mouvement Rhéma (appelé aussi le mouvement Parole de Foi) et s’est propagée  par des personnes telles que Kenneth Hagin, Kenneth Copeland, Rodney  Howard-Browne et Benny Hinn. Elle a pris de l’ampleur, comme du levain, dans de nombreuses dénominations lorsqu’elle a été popularisée  par John Wimber et Vineyard, avec la « bénédiction » de Toronto et « l’effusion » de Pensacola.

 

Au lieu de voir Dieu agir, les gens sont poussés ou manipulés par l’hypnose suggestive après avoir été préparés  par le truchement d’une musique ou des paroles répétitives et hypnotiques, comme dans les spectacles  d’hypnose.

 

Les expériences du « chute dans l’esprit » sont fréquemment  accompagnées d’hystérie, d’imitations d’animaux, d’un comportement d’ébriété et d’un parler empâté.

 

Dans la Bible, les expériences de Jean, de Daniel et d’Ezéchiel sont accompagnées d’un sentiment de terreur face à la sainteté et à l’impressionnante présence du Seigneur. Ces hommes de Dieu ont partagé les mêmes visions eschatologiques sous des aspects  différents, et leur expérience était si terrifiante  que le Seigneur a dû envoyer un ange pour les rassurer et leur dire de ne pas avoir peur afin qu’ils puissent la supporter. Une telle expérience est unique : elle se produit une fois dans la vie d’un homme avec un but précis dans une situation spécifique.

 

Par contre, de nos jours, les gens retournent encore et encore pour recevoir « une autre dose » de l’Esprit, pour « tomber dans l’esprit » une fois encore. De telles personnes ne cherchent pas le Seigneur mais une expérience. C’est une contrefaçon d’une expérience authentique et biblique qui la réduit à une animation. Revenir de la sorte pour « re-tomber dans l’esprit » revient à faire la  queue pour « faire un autre tour » de manège. Et personne ne semble s’inquiéter de ce que peut enseigner la Parole de Dieu sur ce sujet !

 

Malheureusement l’ignorance de la Parole de Dieu et l’enseignement déformé de certains pasteurs amènent les chrétiens à rechercher des expériences plutôt qu’une présence constante de l’onction de Dieu sur leur vie. Même s’ils ont expérimenté la  nouvelle naissance, ils n’ont pas reçu d’enseignement biblique de la Parole de Dieu, ils ne savent pas ce qu’est d’être un disciple de Jésus-Christ et ne sont pas parvenus à acquérir  du discernement. Chercher les manifestations du Saint-Esprit au lieu  de la volonté de Dieu, courir après les expériences pour avoir des sensations revient à rechercher et demander des signes or Jésus  a comparer ceux qui agissent ainsi à une génération adultère et perverse (Lc 11 : 29).

 

Les psychiatres et les experts sur l’hypnose font campagne contre son utilisation non clinique dans le divertissement ou la recherche de sensations mettant en garde ce genre de manipulation. Certains dirigeants chrétiens qui ont abandonné ces  pratiques ont des témoignages qui corroborent à ces mises en garde[5]. Il y a  plusieurs différences fondamentales entre l’expérience  authentique et biblique de l’onction de l’Esprit et ce qui se passe aujourd’hui auprès de ceux qui « tombent dans l’esprit ».

Certains pointent au fait que ce phénomène était  commun dans le ministère de certains hommes de Dieu comme John Wesley, George Whitefield, Jonathan Edwards  ou Charles Finney. Attention ! Pour  vérifier l’authenticité de quelque chose, notre référence doit toujours être la Parole de Dieu et non un homme, quel qu’il soit ou une expérience particulière[6].

 

Dans la Bible, « tomber devant la face de Dieu » était une  expérience unique, qui ne se produisait qu’une fois ; ce n’était pas répété,  ni recherché.  En fait, pour les adeptes de « la chute dans l’esprit », il s’agit d’une sorte de vérification  que l’Esprit de Dieu est encore à l’œuvre.

 

Le vrai test de la puissance de Dieu dans notre  vie comme croyant est la puissance de vivre saintement et non des  cascades ou des acrobaties. Dans une grande assemblée à Londres,  un homme supposément « tombé dans l’Esprit » s’est  fendu le crâne. Le dirigeant de cette dénomination a dit que cela s’était  produit parce qu’il n’y avait pas de tapis à cet endroit précis !  Dans une église  pentecôtiste en Angleterre, une femme après être tombée  plus d’une fois par terre, supposément « dans l’Esprit » a perdu le contrôle de sa vessie. En plus, elle insistait  que d’autres viennent la rejoindre par terre, leur disant qu’ils attristaient l’Esprit s’ils refusaient. Je ne peux pas penser à quelque chose  de plus déformé que de suggérer que l’Esprit de  Dieu produit l’incontinence comme manifestation de Sa présence.

 

Regardons cette expérience de plus près  lorsqu’elle se produisait dans la Parole de Dieu, en contraste avec  ce que nous voyons aujourd’hui. Nous ne voulons pas suggérer  que si quelqu’un tombe sur le dos, son expérience est fausse ou purement psychologique ou démoniaque. Toutefois, lorsque cela arrivait dans la Bible, les gens tombaient sur leur face devant le Seigneur, jamais sur le dos ou en arrière :

 

  • Abraham se prosterna devant les trois hommes (apparition de la trinité) sous les chênes de Mamré (Gn 18 : 2).

 

  • Lot se prosterna la face contre terre devant les deux anges qui le visitèrent dans Sodome (Gn 19 : 1).

 

  • Moïse « s’inclina à terre et adora » devant le buisson ardent (Ex 34 : 8).

 

  • Balaam « s’inclina et se prosterna » devant l’ange de l’Eternel qui lui barra la route (Nb 22 : 31).

 

  • Gédéon se prosterna lorsqu’il entendit le récit et l’explication du songe que fit l’un de ses ennemis (Jg 7 : 15).

 

  • Manoach et sa femme, les parents de Samson, « tombèrent la face contre terre » lorsque l’Eternel vint leur annoncer la future naissance de leur fils (Jg 13 : 20).

 

  • Daniel « tomba la face contre terre » lorsqu’il entendit les paroles que Dieu prononçaient (Dn 10 : 9).

 

  • Lorsque les ennemis et les faux accusateurs sont venus pour arrêter Jésus, il est écrit qu’ils reculèrent et tombèrent (Jn 18 : 6). Le terme employé pour « tomber » est pipto qui signifie adorer. Ils ne tombèrent donc pas en arrière mais bien sur leur face.

 

  • Même les idoles tombent la face contre terre devant l’Eternel (1 Sm 5 : 3 et 4).

 

Quand Dieu choisit aujourd’hui d’agir et de se manifester d’une façon puissante auprès de ces enfants, Il le fait toujours en harmonie avec Sa Parole tel que dans les ministère des hommes de Dieu comme Wesley, Whitefield et Edwards et non comme dans ceux de Benny  Hinn, Colin Dye, Steve Hill ou Rodney Howard-Brown. Le premier groupe était de Dieu tandis que le second ne l’est pas. Nous ne devons pas confondre

  • ce qui est biblique avec ce qui est populaire ;
  • une onction de l’Esprit qui amène toujours au désir de sainteté et à la maîtrise de soi avec une manifestation de la chair (comprenant les aspects psychologiques) ou, parfois, démoniaque[7].

 

Puisque le fruit du Saint-Esprit est la  maîtrise de soi (Ga 5 : 23), aucune expérience surnaturelle,  quelle qu’elle soit, aussi merveilleuse soit-elle, ne peut justifier que des gens tombent inconscients ou crient comme des maniaques sur le sol[8]. Une expérience authentique venant du Seigneur  n’enverrait pas quelqu’un s’écraser au sol, vibrant comme une victime d’épilepsie et ressemblant plus au démoniaque décrit dans l’Evangile de Marc au chapitre 9 (Mc 9 : 25). Dans ce passage, l’action de Jésus-Christ n’a pas été de propulser l’homme possédé sur le sol mais de le délivrer pour qu’il se relève dans son bon sens. L’action de Jésus-Christ reflète une oeuvre  rédemptrice de Dieu et transforme la vie d’un croyant. Si l’expérience authentique  de la rencontre avec le Messie n’était pas autant imitée dans la chair, nous verrions peut-être le Seigneur agir davantage dans l’Eglise.

 

Selon les Écritures,  nous avons un devoir de discernement et de jugement envers les manifestations qui sont dites venant de Dieu : Dieu ne fait rien de nouveau… Dieu continue son œuvre auprès de ceux qui L’acceptent comme Sauveur et Seigneur.


Notes :

[1] Le gnosticisme est un mouvement religieux regroupant des doctrines variées du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient qui se caractérisent généralement par la croyance que les hommes sont des âmes divines emprisonnées dans un monde matériel.

[2] Ils avaient un certain nombre de doctrines  et de pratiques hérétiques et utilisaient la nécromancie  en convoquant, conversant et en suivant les décrets de « l’esprit » de  leur défunt dirigeant – Mère Anne – qui, croyaient-ils  – était l’expression femelle de la Divinité : Voir « 40 Mt 006-009 001 Dieu, masculin ou féminin »

[3] Ce mouvement a été déclaré non-biblique dans ses doctrines et ses pratiques par les Assemblées de Dieu qui l’a exclu de leur dénomination en 1949.

[4] Pour citer quelques noms : William Branham, A.A. Allen, Jack Coe, Kathryn Kuhlman.

[5] Sur un réseau national  de télévision en Grande Bretagne, Mark Haville, un prédicateur qui dirige le ministère vidéo National Prayer Network, a expliqué sa prise de conscience que de courir ici et là, imposant les mains sur les gens pour les faire tomber est totalement anti-scripturaire.

[6] Dans le ministère des hommes comme Wesley, Whitefield et Edwards, il arrivait qu’un grand nombre de personnes tombent sur le sol mais cela ne ressemblait pas à ce que nous voyons de nos jours.  Dans leurs ministères, il s’agissait de gens qui ne connaissaient pas Jésus-Christ comme Sauveur. Ces gens tombaient sous la puissance du Dieu juste et saint, tremblants et se repentants de leur péché pour être sauvés.  Il ne s’agissait pas de chrétiens déjà régénérés qui se comportaient comme des dépendants ou addictes de ces expériences.

[7] Plusieurs adeptes de la « chute dans l’esprit » comme le pasteur John Kilpatrick de Pensacola, témoignent d’une sensation de lourdeur du corps avant de « tomber dans l’esprit » en arrière. Il est important de remarquer qu’il s’agit d’une caractéristique fréquemment décrite par les possédés et dans les rites occultes, orientaux et du Nouvel Age.

[8] Que penser du témoignage de cette femme qui, sous « l’onction de l’esprit » est tombée à plusieurs reprises et qui ne pouvait plus contrôler son périnée de sorte que les pasteurs ont pu dire « qu’elle urinait dans l’église sous l’onction de l’esprit » ? L’action de l’Esprit peut-elle se manifester par l’incontinence ?