L’hérésie de la confession positive

Une des affirmations de base de la doctrine de la « confession positive » est que chaque croyant doit posséder une santé parfaite et la prospérité financière dans le moment présent. De ce fait il doit confesser qu’il possède ces choses dans la foi sans se soucier de l’évidence des faits objectifs : il s’agit d’avoir la foi dans sa foi, ce qui est une hérésie contraire à l’enseignement des Ecritures. Ainsi, d’après cette doctrine, une personne se doit de confesser « par la foi » que son cancer a disparu, même si celui-ci peut être constaté et vérifié matériellement par le chirurgien. Ceci revient à affirmer que « tout chrétien peut avoir ce qu’il dit avoir ». Fait surprenant, cette affirmation s’affranchit de toute vérification de l’harmonie qu’il doit y avoir entre la chose confessée et l’Ecriture.

 

Fred Price[1] enseigne de quelle manière un chrétien devient malade : « En croyant dans ton cœur et en déclarant de ta bouche :  » je pense que je vais tomber malade ». Souviens-toi que Jésus a dit, dans Marc 11 : 23 que si tu crois dans ton cœur et si tu le déclares de ta bouche tu auras ce que tu dis »[2]. Il affirme aussi que « si un enfant de Dieu connaît la maladie, les difficultés financières ou de la mélancolie, c’est parce qu’il n’est pas vrai devant Dieu »[3].

 

Cette doctrine sous tend que les paroles de l’homme ont la même puissance créatrice que la parole de Dieu. Selon Charles Capps[4] « les paroles sont la plus grande puissance de l’univers ». De même que Dieu a créé toutes choses par sa parole, par la foi l’homme transforme les circonstances de sa vie selon les paroles qu’il prononce.

 

Nous pouvons constater 5 problèmes majeurs inhérents à la doctrine de la « confession positive » :

 

1 Mauvais usage de la Parole de Dieu

 

Une malheureuse tendance parmi les adeptes de la « confession positive » consiste à sortir des passages de l’Écriture de leur contexte en ignorant les principes les plus élémentaires de l’étude de texte.

 

L’enseignement intitulé « Le pouvoir de la langue »[5] illustre bien ceci. Le verset 14 de Proverbes 18 y est cité dans la version King James avec une explication erronée. II est dit : « L’esprit de l’homme soutiendra sa faiblesse ; mais qui servira d’appui à un esprit affaibli ? ». On explique ainsi ce verset: « qu’est-ce que cela signifie ? eh bien, seulement ce qu’on lit : c’est que dans notre esprit nous pouvons entretenir les choses mauvaises (qui nous arrivent) ». Malheureusement ceci est presque à l’opposé de la réelle signification du verset. En lisant pratiquement n’importe quelle autre version ou en consultant un commentaire sérieux, l’auteur aurait découvert que Pr 18 : 14 est un hommage aux qualités intérieures d’un homme qui le soutiennent au milieu des infirmités physiques.

 

Un autre exemple est l’usage qu’ils font de Hb 10 : 23 « Retenons solidement la profession de notre foi sans vaciller » (version King James). Au lieu de reconnaître que ce passage se comprend dans le contexte de la justification de l’homme par Dieu au moyen du sang de Jésus-Christ, nombre de « confessants positifs » déclarent que ce passage indique une méthode pour recevoir tout ce qui est confessé avec foi.

 

2 Erreur de compréhension de l’œuvre parfaite de Christ

 

La doctrine de la « confession positive » met souvent l’accent sur les résultats temporels et terrestres de la rédemption sans tenir compte du fait que ces résultats ne sont pas encore réalisés et qu’ils ne sont pas censés l’être. «  …nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous–mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.  Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut–on l’espérer encore ? » (Rm 8 : 23 et 24). La perfection de l’œuvre rédemptrice de Christ mentionnée par Esaïe est totale dans son action spirituelle, la purification de l’âme et la libération de l’esprit, mais le croyant ne jouit pas encore de la totalité de cette rédemption dans son corps.

 

3 Déification de l’homme

 

D’après Charles Capps, « l’homme a été créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance. II y avait une puissance créatrice qui sortait de la bouche de Dieu or vous avez été créés à l’image de Dieu. Donc, d’après les Écritures et selon ce que Jésus a dit, vous avez le même pouvoir résidant en vous ». Mais les Écritures ne disent pas cela : l’image de Dieu dans l’homme n’inclut pas le pouvoir de créer. Jamais elle ne l’a inclus.

 

Regardons le passage biblique cité par Charles Capps : « Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. » (Gn 1 : 26)

 

  • Le mot traduit par « image » est Ce terme hébreu désigne ce qui constitue la substance de la chose, ce par quoi elle devient ce qu’elle est et qui forme sa réalité, c’est à dire l’intelligence[6] qui vient de Dieu lorsque l’esprit de l’homme retrouve sa totale liberté par l’œuvre expiatrice de Jésus-Christ (Rm 12 : 2 ; Ex 28 : 3, 31 : 3 et 6, 35 : 31 ; Dt 4 : 6 ; 1 Rs 4 : 29 ; Jb 12 : 13 ; Ps 119 : 34 et 73…)[7].

 

  • Ressemblance est la traduction de demouth qui vient de damah qui signifie résoudre, penser, s’imaginer, comparer, juger, décider et ressembler[8].

 

En fait ce verset exprime en quelques mots l’essence même de l’homme, sa caractéristiques propre qui en fait un être à part dans le règne animal : il a une capacité d’analyse, d’imagination, de réflexion mais aussi un accès à la Vie par l’œuvre de Jésus-Christ (Ps 119 : 107, Jn 6 : 35 et 48, 11 : 25, 14 : 6, Ap 21 : 6).

 

Avec ces caractéristiques, Dieu dit à Adam de « remplir la terre et de la soumettre » (Gn 1 : 28). Et il fut placé dans le jardin d’Éden pour « le travailler et en prendre soin » (Gn 2 : 15). Mais nulle part n’est donné à l’homme le pouvoir de créer comme Dieu par la parole ou par un autre moyen.

 

Cette fausse supposition conduit à enseigner que si l’on confesse des choses négatives ou positives celles-ci viennent à exister. Quelqu’un aurait donc la possibilité de créer de la pauvreté ou la maladie, pour lui-même ou pour un autre, s’il s’attend à ces choses et les confesse à voix haute ! Cela revient à déifier l’homme.

 

4 Contradiction avec la foi énoncée dans Hb 11

 

Ironiquement, ceux qui proclament être les vrais docteurs de la foi semblent passer à côté du message d’un des magnifiques textes bibliques sur la foi : Hb 11. D’après la doctrine de la « confession positive », la foi accompagnée de la confession entraîne automatiquement la réalisation concrète immédiate de ce que Dieu a promis. Pourtant la longue énumération des hommes et des femmes de foi de Hb 11 se termine en affirmant que tous ces gens vivaient encore par la foi lorsqu’ils moururent et pour autant ils ne reçurent pas les choses promises ; ils les ont seulement vues et saluées de loin reconnaissant leurs limites terrestres[9] (Hb 11 : 13). Ensuite à la fin du chapitre il est dit : « Tous ceux–là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis » (Hb 11 : 39).

 

5 Négligence de la volonté de Dieu.

 

Ceux qui enseignent la « confession positive », affirment que la « confession positive » est toujours efficace sans se soucier de volonté de Dieu par rapport à ce que l’on confesse. D’après cet enseignement la volonté de Dieu n’entre pas en ligne de compte dans le résultat de la prière ou de la confession.

 

On est en droit de se demander pourquoi, si la « confession positive » est biblique et efficace, il n’est pas enseigné à ceux qui y adhèrent de confesser les choses qui sont clairement la volonté de Dieu :

  • Pourquoi n’enseigne-t-on pas à confesser le salut du monde ?
  • Pourquoi ne confesse-t-on pas la propagation de l’Évangile à des groupes de gens qui n’ont pas encore été atteints ?

 

La foi paraît plutôt limitée, orientée en premier lieu vers les besoins personnels du croyant individuel plutôt que vers la mission que Dieu a confiée à l’Église dans ce monde. Or nous constatons que Jésus n’a jamais prié et obtenu une bénédiction pour Lui. Nous trouvons aussi de nombreux témoignages de disciples de Christ qui, par la prière, ont été des instruments pour la guérison de malades, parfois atteints des mêmes maux qu’eux, alors que leurs prières pour eux-mêmes ne les ont jamais amené à expérimenter la guérison.

 

Pour conclure cette réflexion, citons l’apôtre Paul qui développe l’argument selon lequel il peut y avoir des confessions inexactes : « Ils font profession de connaître Dieu, mais par leurs actes, ils le désavouent » (Tt 1 : 16). Le mot « profession », homologeo, est le même qui a été traduit ailleurs par « confession ». II est possible de faire une confession fausse concernant Jésus ou les promesses de Dieu ou même sur sa propre relation avec Dieu. C’est pourquoi il est primordial que toute profession, à n’importe quel sujet, se fasse en accord avec la vérité et non dans l’erreur.

 

Ce fut la faute que commit l’église de Laodicée, la seule église sur laquelle Jésus n’eut rien de bon à dire. II déclara à cette église, par la bouche de Jean : « Tu dis : je suis riche ; je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien ». Telle était sa confession. Jésus continue en disant « Mais tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » (Ap 3 : 17).

 

La qualité la plus importante pour une confession conforme à la Bible, c’est d’être en plein accord avec Jésus. Prétendre qu’une chose est vraie, ne la rend pas vraie pour autant. Cela conduit seulement la personne qui fait cette confession à être dans la confusion : le mensonge et la vérité deviennent des synonymes !


Notes :

[1] Pasteur américain qui écrit lui-même que l’homme qui l’a le plus influencé dans sa vie est Kenneth Hagin, (l’un des plus fervents enseignants de toutes les hérésies actuelles). Pour justifier son enseignement, il va jusqu’à affirmer que des parties entières de l’Ancien Testament ne sont que des fables et des fictions chaotiques pour illustrer et imager le message biblique.

[2] Fred Price, dans son livre « Comment agit la foi ».

[3] Citation de son livre « Beware! The Lies of Satan » (Prenez garde! Les mensonges de Satan), p. 85.

[4] Charles Capps était agriculteur avant d’entrer dans le ministère de prédicateur

[5] Gem Kakou se présente comme un ministre de l’enseignement. Sa doctrine s’appuie sur la prospérité du chrétien, la confession positive et le combat spirituel

[6] Si cette image avait été matérielle, nous aurions lu le terme rat  toar correspond à la figure de la chose, à ses traits physiques, or il ne s’applique jamais à Dieu. Gn 5-3, Ps 73-20

[7] Nous retrouvons cette idée dans Gn 5 : 3 « Adam, âgé de cent trente ans, engendra  un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth. ». Seth possédait ce qui constitue l’humain dans sa réalité, ce qui est appelé « l’image » d’Adam et « sa ressemblance » comme Adam lui-même avait été créé à « l’image et la ressemblance de Dieu » (Gn 1 : 26). Adam ayant instruit son fils Seth, lui a donné l’intelligence (Rm 3 : 11). Quiconque n’est pas à « l’image et la ressemblance de Dieu » n’est pas un homme, au sens plein du terme, mais un être animé, un animal ayant la figure (rat  toar) de l’homme avec, toutefois, en plus, la domination sur la création (Gn 1 : 28) mais sans l’intelligence  (Rm 3 : 11 ; 2 Pi 2 : 12 et 22).

[8] Il s’agit d’une ressemblance par rapport à une idée ou un sentiment comme « la tristesse de l’un ressemble à celle d’un autre » ; lire Ps 102 : 7 et Ez 1 : 26.

[9] « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant ( homologeo) qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Le terme grec homologeo insiste sur le fait qu’ils étaient pleinement conscients de leurs limites terrestres, comme tous les autres hommes.

Œcuménisme et Anti-Christ

Tous ces nouveaux mouvements oecuméniques qui conduisent des multitudes de chrétiens à lutter contre l’immoralité s’opposent rarement aux fausses doc­trines dans l’Eglise. Par contre, Jésus-Christ et ses apôtres concentraient tous leurs efforts à prêcher la Bonne Nouvelle et à corriger les déviations et les héré­sies à l’intérieur de l’Eglise.

 

N’oublions pas que, d’une manière générale, le mouvement oecuménique prépare, à son insu, « la grande religion mondiale » que l’Antichrist va utiliser dans les temps de la fin pour dominer le monde et amener des multitudes à l’adorer, selon ce qui est écrit : « Et tous les habitants de la terre l’adorèrent, ceux dont le nom n’a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l’Agneau qui a été immolé. Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende » (Ap 13 : 8 et 9). La vigilance et le discernement s’imposent plus que jamais !

 

Prenons un exemple : la lette ouverte du pas­teur Bill Randles des U.S.A. adressée à Bill McCartney[1], où il lui dit : « Monsieur McCartney, concernant votre organisation, je reste extrêmement prudent à cause de sa trop grande ouverture à tous. Catholiques, mormons et même les homo­sexuels sont encouragés à « être inclus dans votre mouvement ». Il est vrai que vous cherchez à vous unir avec de nombreuses dénominations, mais vous le faites aux dépens de la saine doctrine. Par contre, lorsque la véritable Eglise de Jésus-Christ prêche et honore la Parole de Dieu, elle sépare les individus. Les uns voudront rester sur le chemin large qui conduit à la destruction et les autres prendront le chemin étroit qui conduit à la vie. Un autre signe inquiétant au sujet de votre mouvement est l’intérêt trop favorable que les médias vous portent. Pourquoi le monde approuverait-il votre organisation, alors que Jésus a dit que le monde nous haïrait comme il l’a haï » (Jn 15 : 18).[2]

 

Il est très difficile de mettre en garde une organisation qui ne présente pas que des mauvais côtés. Toutefois, ce sont précisément les bonnes choses qu’elle apporte qui la rendent dangereuse parce qu’elles cachent l’erreur qui s’y trou­ve. La Parole de Dieu nous avertit que dans les derniers jours, juste avant son retour, l’apostasie s’étendra de plus en plus. Satan est très habile pour persuader les chrétiens de se concentrer sur certaines portions des Ecritures, au détriment des autres. Toute unité fabriquée par l’homme qui discrédite l’importance de la saine doctrine n’aura jamais le sceau de la bénédiction divine, quelle que soit son apparence.

 

Puissent les paroles suivantes de Jésus pénétrer au plus profond de nous-mêmes et renouveler en nous un esprit d’obéissance toujours plus grand à sa Parole « Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Mt 7 : 21).


Notes :

[1] Leader du mouvement des Promise Keepers.

[2] The Inkhorn Magazine, October 95, p. 8

La séduction mortelle de l’amour œcuménique

Aimer l’autre, c’est avant tout vouloir le sauver pour l’éternité.

 

Paul dit du proclamateur de Sa Parole :

 

« Il faut qu’il soit… attaché à la parole authentique telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de convaincre les contradicteurs » (Tit. 1 : 9).

 

Cela concerne tous ceux qui prêchent l’évangile.

 

Les foules des derniers temps, comme prophétisé dans la Bible, « ne supportent plus la saine doctrine et, au gré de leurs propres désirs, se donnent maîtres sur maîtres… et se tournent vers les fables » (2 Ti 4 : 3 et 4). Sommes-nous leur complice ? Sommes-nous de ceux qui, par amour des succès d’estrade et avides de gloire humaine et d’offrandes confortables, caressent agréablement les oreilles et envoient en enfer ceux qu’ils prétendent aimer ? Alors, nous sommes devenus des faux prophètes, des loups déguisés en serviteurs de Dieu, qui, par cupidité ou autre motif sordide, ne disent aux gens que ce qu’ils aiment entendre.

 

Aimer l’autre, c’est avant tout vouloir le sauver pour l’éternité. En Apocalypse 3, l’Église de Philadelphie, la seule qui sera « préservée à l’heure de la tentation qui vient sur le monde entier », est la seule « qui a gardé la Parole de Christ ». Ce sera la seule enlevée car ce sera la seule qui, malgré toutes les séductions environnantes de l’amour œcuménique, continuera à marcher dans la vérité.

 

La véritable unité ne peut se faire que « dans l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu » (Eph. 4/13). On baptise aujourd’hui « unité », dans l’Église comme dans le monde, ce qui n’est qu’union artificielle et circonstancielle, ou coalition créée par des hommes, pour des objectifs humains et à partir de valeurs humanistes fluctuantes, censées être une manifestation d’amour.

 

L’unité sans la Vérité divine – aussi intransigeante qu’un couperet – et sans l’amour qui nous est transmis par le Saint-Esprit (Rom. 5/5), n’est qu’utopie.

 

Voici une définition de l’unité selon Dieu :

 

« Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité» (1Pi. 3/8).

 

Le véritable amour fraternel, conféré par le Saint-Esprit, conduit donc à avoir les mêmes pensées, les mêmes sentiments, la compassion et l’humilité, certainement pas des arrière-pensées, donc de la défiance secrète qui sont à l’opposé de la Vérité biblique !

Bénédiction de Toronto et manifestations démoniaques

Témoignage du Pasteur G. Williams[1].

 

Après m’être longuement informé sur l’église Vineyard de Toronto, j’ai finalement décidé de m’y rendre en personne pour voir ce qui s’y passait, et qui attirait toute l’attention, non seulement de Toronto, mais dans tout le Canada et même dans le monde entier.

 

En entrant dans l’église de Toronto, mon attention fut immédiatement attirée par un jeune homme d’environ 35 ans, qui était debout à l’arrière de l’église. Il avait les yeux fermés, les bras étendus devant lui. Il les élevait et les abaissait très rapidement, comme s’il maniait le manche d’une ancienne pompe à eau. Il faisait aussi un bruit de moteur d’avion.

(…/…)

Tout son corps tremblait violemment, apparemment sans qu’il puisse le contrôler. Je pris un siège. Peu après, une jeune femme vint s’asseoir à côté de moi et commença à faire les mêmes exercices giratoires avec son corps. Je parcourus du regard la salle, et je vis que beaucoup de gens s’efforçaient « d’entrer dans l’Esprit » de la même manière. Il me sembla que ce phénomène était accepté par tout le monde, et même, je m’en rendis compte plus tard, encouragé.

 

La réunion commença par un moment de « louange et d’adoration. » Les gens semblaient tout à fait libres de lever les bras dans la louange. Les cantiques et les chœurs étaient bien conduits. On pouvait assurément ressentir une atmosphère d’attente. L’auditorium était plein à craquer. Quand la louange fut achevée, on nous conduisit dans la prière.

 

L’un des responsables nous expliqua ensuite qu’il allait demander à plusieurs personnes de partager leur témoignage, pour raconter ce que le Seigneur avait fait pour eux depuis qu’ils étaient venus dans cette église Vineyard. La première personne invitée à monter sur l’estrade fut justement ce jeune homme qui avait attiré mon attention quand je suis entré dans la salle. Apparemment, c’était un prédicateur Baptiste de l’Angleterre. Il vint sur le devant de l’estrade et commença à parler. Après avoir prononcé quelques phrases, il s’écroula à terre en rugissant et en poussant des cris perçants.

 

Le responsable nous assura que tout allait bien. Il nous expliqua que ce rugissement venait du Saint-Esprit… C’était le rugissement du lion de Juda. Cela semblait se produire fréquemment dans leurs réunions. Cette explication me surprit, parce que j’avais rencontré de tels rugissements des centaines de fois au cours de mes réunions tout au long des années passées. Et je peux vous assurer que ces rugissements ne venaient pas du Saint-Esprit. C’étaient simplement des démons qui exprimaient leur angoisse et leurs tourments, parce qu’ils possédaient ou tourmentaient ces gens (Marc 5:7).

 

Je fus plus que surpris par ce manque de « discernement des esprits ». Ce jeune homme fut suivi par trois autres personnes. Dès qu’elles se mirent à donner leur témoignage, elles tombèrent à terre en rugissant et en hurlant. Les responsables se mirent à rire et à louer le Seigneur, puis ils reprirent le cours de la réunion.

 

Ce soir-là, l’orateur était un Pasteur Vineyard des Etats-Unis. Apparemment, il appartenait à l’équipe dirigeante du Mouvement. Il nous dit qu’il avait préparé un message, mais qu’il se sentait conduit à le laisser de côté, et à le remplacer par un meilleur, que le Seigneur venait de lui donner. En commençant son message, il nous dit qu’auparavant il était « bien élevé », mais qu’à présent, il était « oint ». Cela ne me dérange pas du tout qu’un prédicateur mette de côté un message, même si le Saint-Esprit le lui a inspiré, pour en donner un autre, que le saint-Esprit lui inspire sur le moment. Cependant, si un prédicateur me dit qu’il met de côté son intellect et qu’il utilise le Saint-Esprit pour justifier un message douteux et confus, je pense qu’il y a là un problème, car l’onction du Saint-Esprit n’est pas incompatible avec le fait d’être bien élevé. En fait, le Saint-Esprit utilise très bien notre éducation, quand c’est Lui qui nous dirige.

 

Pour nous prouver que son nouveau message était bien conduit par le Saint-Esprit, l’orateur ponctuait sa prédication, de temps en temps, par de brefs soubresauts de sa tête, de ses épaules et de ses mains, accompagnés d’un roulement de ses yeux. À chaque fois, il disait : « L’onction du Saint-Esprit est toujours avec moi ! » Je crois que l’onction se démontre par le message lui-même, et non par des secousses physiques ou des manifestations spéciales, qui peuvent ou non accompagner ce message.

 

L’orateur conclut son message en nous disant que le Saint-Esprit était en train d’agir au milieu de nous, et que tous ceux qui ressentaient des tremblements, des secousses quelconques, ou une insensibilité de leurs membres, devaient comprendre que ces manifestations venaient du Saint-Esprit. Il demanda à tous ceux qui ressentaient ces manifestations de lever la main, pour qu’un membre de leur équipe pastorale vienne prier pour eux. Beaucoup de gens commencèrent à manifester un tremblement incontrôlable de leur corps. Beaucoup tombèrent à terre en rugissant et en poussant de grands cris. D’autres se mirent à rire à gorge déployée. Je pus marcher à mon aise dans toute la salle pour observer ce qui se passait.

 

Il ne fait aucun doute que si ces gens étaient à la recherche d’une expérience religieuse, ils étaient en train d’en vivre une, qui était complètement différente de celles qu’ils pouvaient avoir dans une église évangélique, pentecôtiste ou charismatique traditionnelle. Même s’il y avait certaines ressemblances.

 

En observant ce qui se passait dans cette église Vineyard, beaucoup de gens pourraient en conclure que, même si tout cela semblait assez différent de ce qui se passait dans la plupart des églises, c’était probablement bon, et que cela venait sans doute de Dieu. Après tout, les gens venaient ici du monde entier, et repartaient dans leurs églises pour y répandre ce qu’ils avaient reçu à Toronto !

 

Je retournai à l’église de Toronto le 17 novembre, dans l’après-midi, pour une conférence réservée aux Pasteurs et responsables d’églises. Voici le programme : louange, adoration, prière, et message donné par un ancien professeur d’un Institut Biblique de Dallas, dirigeant du Mouvement Vineyard, qui était à présent Pasteur d’une Eglise Presbytérienne.

(…/…)

Ce message fut bien reçu, et se conclut par une (prétendue) parole de connaissance invitant ceux qui le désiraient à s’approcher, pour qu’ils soient guéris de divers problèmes de santé. La réponse fut positive. Là encore, un peu partout dans l’assistance, des gens ont commencé à trembler d’une manière incontrôlable. Plusieurs tombèrent à terre.

 

Je crois que le ministère de l’église Vineyard de Toronto doit être évalué et examiné à la lumière des Ecritures. Nous ne pouvons pas nous contenter de l’écarter d’un revers de main, comme certains ont tenté de le faire pour les premiers disciples, le jour de la Pentecôte, en disant qu’ils étaient ivres. Mais nous devons l’évaluer et l’examiner, pour voir ce qui est de Dieu et ce qui ne l’est pas. Jacques a dit, en parlant de la bouche : « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? Un figuier, mes frères, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues ? De l’eau salée ne peut pas non plus produire de l’eau douce (Jc 3:10-12). On pourrait dire de même en ce qui concerne la louange et l’exercice du ministère. Si un ministère produit à la fois la bénédiction et la malédiction, nous devons l’examiner pour voir d’où cela provient afin de sonder les Ecritures (Jn 5 : 39 et Ac 17 : 11) et de juger de tout au travers de celles-ci.

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Note :

[1] Le Pasteur G. Williams a exercé son ministère pendant plusieurs années en compagnie du Pasteur David Mainse, à l’Eglise du 100, Huntley Street, à Kitchener, au Canada. Il a ensuite été Pasteur de l’Eglise du Bon Samaritain, dans la même ville. Il exerce à présent un ministère d’évangéliste dans tout le Canada.

Comparaison des manifestations de Toronto et de la Kundalini

(Pour ceux qui ne connaissent pas la kundalini : Voir « « Le yoga et ses implications » et « Le yoga et ses manifestations par la Kundalini »)

 

Voici une comparaison des manifestations de Toronto, de Pensacola ou encore de Bromptom (Angleterre) telles qu’elles sont décrites par des témoignages vécus, par des journalistes ou encore par ceux-là mêmes qui prêchent ces « bénédictions » :

 

Manifestations de Toronto et de Pensacola[1] Manifestations de la Kundalini
Rires incontrôlables « Rire et pleurer sont aussi involontaires et incontrôlables que des hoquets »
Lévitations, projections et tremblements Lévitations, projections, tremblements, secouements
Mouvements involontaires du corps dans des positions étranges (parfois même yoguiques) Maintiens ou déplacements du corps de manières curieuses et peu banales
« état de repos dans l’esprit » Etats spontanés de transe
Hurlements d’animaux, cris Hurlements, grognements, cris
Comme ivre dans l’esprit, spasmes Mouvements convulsifs ou spasmes musculaires
Visions reçues en état de « repos dans l’esprit » Conseils reçus par des voix intérieures, des visions et des rêves
Confusion mentale, troubles de la mémoire Confusion mentale, difficulté de concentration
Sentiment de chaleur et d’énergie circulant dans le corps Précipitation de l’énergie qui circule dans le corps
Sauts sur place ou en se déplaçant Danses rituelles
Ressenti d’odeur agréables et de parfums Expériences de sortie du corps durant lesquels il y a perception d’odeurs d’encens et de fleur

 

Il y a aussi similarité sur la façon de recevoir « la puissance » :

 

Comment reçoit-on la bénédiction dans les églises de Toronto et de Pensacola Comment reçoit-on la Kundalini
Par l’imposition des mains de n’importe qui Par l’imposition des mains durant le « Shakti-Pat »

 

Qui peut envoyer la bénédiction Qui peut transmettre la Shakti-Pat
Toute personne qui l’a elle-même reçu d’un « Béni »[2] N’importe qui, s’il a reçu ce pouvoir du Gourou ou de l’un de ces élèves.

Notes :

[1] Ces manifestations ne sont pas des « inventions modernes » car nous les retrouvons dans différents mouvements qui prônaient un réveil spirituel profond.

[2] Ceux-ci s’appellent Arnott, benny Hinn, Rodney Browne, Rick Joyner etc…

Des âmes sauvées, certes, mais trompées

Pour être parfaitement juste et honnête, il faut dire que plusieurs observateurs ont assisté aux réunions de l’évangéliste Stephen Hill et ont remar­qué qu’il prêchait souvent l’Evangile d’une manière claire. Après la prédication, une invitation est offerte pour accepter Christ. Beaucoup répondent à l’appel. Des âmes perdues sont sauvées et nées dans le royaume de Dieu. Il existe pour­tant un dilemme. Elles sont sauvées oui, mais dans quelle conditions et dans quel contexte ?[1]

 

Si notre hôpital local faisait fi de toutes les règles élémentaires d’hygiène, serions-nous tout de même conten­ts et satisfaits de nous y faire soigner, tout simplement parce que c’est un lieu de soin ? Ne serions-nous pas au contraire parmi les premiers à demander au personnel de cet hôpital de prendre ses responsabilités et de nettoyer les lieux de fond en comble, afin que la santé des malades ne soient pas mise en dan­ger ? La joie de se voir soigné ne serait-elle pas suivie de lendemains dra­matiques ?

 

Il en est de même des nouveaux convertis qui viennent à Christ dans un contexte douteux et malsain, où des enseignements erronés et des pratiques étranges leur sont imposés dès leur nouvelle naissance. Les réjouissances momentanées de la conversion se transformeront tôt ou tard en drame. Ignorer ce contexte et affirmer que l’important est de voir des âmes sauvées, c’est faire preuve d’une grande irresponsabilité de la part du prédicateur qui aura des comptes à rendre au Seigneur. Tout nouveau converti a bien sûr, lui aussi, sa part de responsabilité. Il doit apprendre à contrôler, dès le début de sa vie chrétien­ne, toute expérience et tout enseignement à la lumière des Ecritures. Il doit être prêt, si nécessaire, à se séparer de ceux qui prêchent des fausses doctrines (Ac 17:11 ; Rm 16:17).

 

Les pasteurs ne peuvent ignorer les enseignements clairs du Seigneur et avoir en même temps la pleine approbation divine sur leurs ministères. Jésus a bien précisé à ses disciples comment ils devaient prendre soin des « nouveaux conver­tis » et bâtir son Eglise. Il leur a ordonné : « Allez, faites de toutes nations des dis­ciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28:19).

 

Comment se fait-il qu’une séduction aussi évidente puisse induire en erreur autant de pasteurs et de chrétiens ? Manifestement, cela ne peut se faire que si tout est présenté ou fait « au nom de Jésus ». Une telle chose ne s’avère possible que par la manifestation d’une certaine « puissance » qui semble glorifier Jésus-Christ, mais qui, en réalité, n’a pas de fondements bibliques. C’est là que se trouve le piège dans lequel beaucoup tombent, car il est insuffisant de faire une chose « au nom de Jésus », si celle-ci n’est pas conforme à la Parole de Dieu. Rappelons-nous que toute manifestation de puissance qui semble glorifier Jésus, mais qui est sans fondements bibliques, doit être rejetée catégoriquement.

 

Ainsi, accepter la pensée qu’une chose peut être permise dans l’Eglise, même si elle n’est pas mentionnée dans les Ecritures, ouvre la porte toute grande à toutes sortes de séductions et d’hérésies qui ne peuvent plus être contrôlées. Si c’était le cas, le Saint-Esprit serait lui-même l’auteur de la confusion. Bien au contraire, la Parole de Dieu est, et demeurera toujours, l’autorité finale en matiè­re de doctrine et de pratiques.

 

Le « réveil de Pensacola » a créé chez beaucoup de chrétiens un changement radical dans leur conception de l’autorité des Ecritures, de l’œuvre de Christ, du caractère du Saint-Esprit et des manifestations spirituelles dans l’Eglise. Ce changement d’attitude est nouveau et déterminant. Il permet à de « nouvelles visitations » totalement extérieures à la Bible de s’infiltrer et de s’établir dans le Corps de Christ. Soyons donc sur nos gardes, car celles qui viendront seront de plus en plus séduisantes, dangereuses et destructrices pour la foi du chrétien en particulier et pour son Eglise en général. Retenons fermement ce que nous avons, afin que personne ne nous ravisse notre couronne ! (Ap 3:11)


Note :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997

Pratiques anti-bibliques à Pensacola

Lévitation et projection

 

L’évangéliste Stephen Hill, associé du pasteur John Kilpatrick, qui amena ce « réveil » dans son église, déclare que mis à part le fait de « tomber dans l’Esprit », certains chrétiens expérimentent encore d’autres phénomènes : ils sont, dit-il, soulevés de terre et même projetés contre les murs ou sur leurs bancs. D’autres encore tombent les uns sur les autres, et cela avant que le service d’ordre ne soit capable de les retenir.[1]

 

Inutile de dire que certaines personnes sont alors physiquement blessées. Mais puisque ce sont des actes de Dieu, comme ils disent, ce n’est plus le pro­blème des responsables. Ils rejettent donc la responsabilité des conséquences de ces phénomènes dangereux sur le Seigneur. Quel raisonnement !

 

Etre projeté surnaturellement contre un mur est non seulement contraire aux Ecritures, mais encore à la nature même de Jésus. Dans Ephésiens 5: 25-29, il est question d’un parallèle entre les relations d’un mari avec sa femme et celles de Christ avec son épouse, l’Eglise. L’apôtre Paul nous recommande d’aimer, de nourrir et de prendre soin de nos épouses comme Christ le fait pour son Eglise. Un mari chrétien projettera-t-il son épouse contre un mur pour lui démontrer son amour ? Il ne le fera pas, tout simplement parce que Christ ne fera jamais une telle chose avec son épouse, l’Eglise.

 

Comment le Saint-Esprit pourrait-il être appelé « le Consolateur », si ses méthodes d’actions étaient de projeter les chrétiens contre les murs ? L’évangéliste Stephen Hill affirme même que pendant une réunion, l’onction de Dieu était si forte, qu’il fut soulevé de terre puis projeté au sol à plusieurs reprises.

 

Si Dieu était à l’origine de telles manifestations, alors le texte d’Ephésiens 5 que nous venons de considérer, ainsi que bien d’autres dans les Ecritures, ne devraient pas seulement être réinterprétés, mais réécrits. Une autre réalité alar­mante est celle-ci : dans les sociétés occultes, de telles pratiques d’agitations physiques, de personnes projetées et blessées ne sont pas rares. Satan agit juste­ment de cette manière dans ces milieux.

 

L’évangéliste Stephen Hill dit encore à ce sujet : « Le service d’ordre est impuissant devant une femme projetée par la puissance de Dieu contre un mur et qui se réveille avec des blessures à la tête ».[2] Il y a seulement quelques années en arrière, les églises pentecôtistes auraient identifié ce phénomène comme démoniaque et s’y seraient systématiquement opposées. Comme les temps ont changé !

 

Nous pouvons tomber sous la puissance de l’Esprit, si l’on est certain que cela est bien causé par le Saint-Esprit, et que la personne en reçoit un bénéfice. Cela s’est produit à plusieurs reprises, mais quand on tombe sous la puissance de l’Esprit, cela produit des résultats positifs : salut, baptême dans l’Esprit, réception de dons de l’esprit, guérison, délivrance, miracle, réponse à un besoin… En outre, le fruit de l’Esprit grandit (Ga 5 : 22-23).

 

Les cris et les rugissements

 

Plusieurs témoignages nous rapportent les manifestations de cris et de rugissements de personnes lors des réunions dirigées par des pasteurs du mouvement de la bénédiction de Toronto ou de Pensacola. Ils expliquent que les rugissements entendus lors de ces réunions sont causés par le Saint-Esprit : « Ce n’est rien ! C’est simplement le lion de Juda qui rugit ! » Il n’y a qu’un seul Lion de Juda, Jésus-Christ. Quand Il rugit, Il S’adresse clairement au monde et annonce le jugement de Dieu. Ce n’est pas Lui qui pousse les gens à rugir. Il les pousse à adorer Dieu. Il les pousse à louer Dieu. Pierre nous dit qui est celui qui rugit aujourd’hui : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pi 5 : 8). Dans le Mouvement Vineyard, on accueille volontiers ce rugissement.

 

Les rires incontrôlables

 

Le fait de rire n’est pas dérangeant non plus. Beaucoup de gens ont besoin d’être restaurés dans la joie, car « la joie du Seigneur est notre force » (Ne 8 : 10). Mais l’Ecclésiaste (Ecc 3 : 4) nous rappelle qu’il y a « un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser. » Mais quand les choses se passent d’une manière déplacée, quand le rire devient incontrôlable, quand il dérange, ou qu’il empêche la prédication de l’Evangile, ce rire ne vient pas de Dieu.

Impossibilité de rendre témoignage

 

Nous constatons, dans les différents témoignages, que ceux qui veulent témoigner de leur expérience en sont empêchés par diverses manifestations. Or la Bible dit clairement qu’un témoignage personnel est très important et très puissant. Jésus veut que nous soyons capables de partager notre témoignage, pour que d’autres puissent croire. « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1:8). Un témoin est celui qui partage son témoignage. « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à craindre la mort » (Ap 12:11). Il n’y a qu’une personne qui soit désireuse d’empêcher quelqu’un de donner son témoignage, en utilisant un signe mensonger. Bien entendu, il s’agit du diable.

 

Les tremblements incontrôlables

 

La description du fruit de l’Esprit dans Galates 5 : 23, où il est parlé de maîtrise de soi. Dans toute action du Saint-Esprit, il peut y avoir certaines réactions physiques en réponse à la présence et à l’œuvre du Saint-esprit, mais ces réactions sont rapidement contrôlables par un acte de volonté. Tout au début de l’Eglise primitive, des tremblements incontrôlables étaient considérés comme un excès de la chair, ou une œuvre de l’ennemi, qui tentait d’interférer avec l’œuvre légitime du Saint-Esprit. Hélas, ces manifestations sont aujourd’hui encouragées dans le Mouvement Vineyard, comme si elles étaient causées par le Saint-Esprit. Certaines personnes qui ont assisté à des réunions Vineyard, et qui ont commencé à trembler de manière incontrôlable se doutaient qu’il pouvait y avoir quelque chose de mauvais, mais on leur affirmait le contraire. Il a fallu l’assistance de la prière pour que ces  tremblements cessent. En général, ces gens étaient allés dans une réunion pour rechercher le baptême dans le Saint-Esprit. Au lieu de cela, ils avaient été saisis par ce tremblement violent et incontrôlable, et ils n’ont pas pu parler en langues.

 

Voici une expérience du pasteur G. Williams[3] :

« Dans l’Eglise de la rue Kennedy, quelqu’un répondit à l’appel que j’ai lancé, au cours de la réunion de vendredi soir. Cette femme voulait que je prie pour elle. Avant même que je m’approche d’elle, elle tomba à terre et commença à être secouée violemment. J’ai ordonné à cet esprit de la quitter, et j’ai encouragé cette femme à parler en langues. Elle y parvint avec quelque difficulté. Ce soit-là, je n’eus pas l’occasion de discuter avec cette femme.

 

Le vendredi 18 novembre 1994, je suis retourné prêcher dans la même église. La même femme était présente. Quand je fis un appel, elle s’avança à nouveau, pour recevoir la prière. J’ai commencé à prier pour elle, et elle fut saisie à nouveau de tremblements, mais ils n’étaient pas aussi violents que la première fois. Je pris à nouveau autorité sur cet esprit mauvais. Je lui ordonnai de quitter cette femme, et elle fut libérée. Elle tomba, mais cette fois sous la puissance du Saint-Esprit. Mais elle était dans la paix et dans un plein contrôle de soi, et elle resta un moment étendue en priant en langues.

 

Cette femme attendit pour me parler, lorsque j’eus fini de prier pour tous ceux qui s’étaient avancés. Elle voulait que je lui explique ce qui lui était arrivé. Car chaque fois qu’elle se rendait à une réunion Vineyard, elle attrapait un mauvais esprit. Le premier soir, au moment où j’avais prié pour elle, non seulement elle avait complètement perdu le contrôle d’elle-même, mais elle était empêchée de parler en langues. En outre, quand je lui ai demandé de parler en langues, elle a senti qu’elle était remplie de colère. »

 

Il est clair que les manifestations incontrôlables ne peuvent venir de Dieu et de son Esprit-Saint… elles ne peuvent provenir que du prince des ténèbres, au regard des témoignages comme celui ci-dessus, mais aussi après comparaison de ces manifestations avec celles que l’on trouve dans des religions ou philosophies ténébreuses.


Notes :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997

[2] The Quaterly Journal, April-June 1997

[3] Le Pasteur G. Williams a exercé son ministère pendant plusieurs années en compagnie du Pasteur David Mainse, à l’Eglise du 100, Huntley Street, à Kitchener, au Canada. Il a ensuite été Pasteur de l’Eglise du Bon Samaritain, dans la même ville. Il exerce à présent un ministère d’évangéliste dans tout le Canada.

Enseignements anti-bibliques à Pensacola

Voici des exemples de torsion des Ecritures pour arriver à justifier les pratiques hérétiques des ces mouvements de la bénédiction de Toronto ou de Pensacola :

 

– Lors d’une réunion tenue au « Tillis Theater » à Branson dans le Missouri, le pasteur John Kilpatrick, appelé par ses fidèles « l’homme de Dieu », s’attribua un rôle semblable à celui du prophète Elie dans 1 Rois 17. A la fin de son messa­ge, il demanda aux chrétiens d’écrire sur un morceau de papier, ce qu’ils dési­raient le plus recevoir de la part de Dieu. Les requêtes lui furent amenées dans des seaux et dispersées sur l’estrade. « L’homme de Dieu » se coucha alors sur toutes ces demandes, en affirmant que beaucoup d’entre elles leur seraient accordées le soir même, avant qu’ils ne rentrent chez eux.[1]

 

Une action aussi rituelle ne rompt-elle pas la relation personnelle entre le chrétien et son Père céleste ? Quelle place le prédicateur cherche-t-il à prendre ? Ne devient-il pas alors un intermédiaire ou un intrus ? Cette manière de faire n’est-elle pas dangereuse ? Jésus-Christ n’est-il pas le seul intermédiaire entre Dieu et les hommes ? (1 Tm 2 : 5-6)

 

Ce pasteur a non seulement des pratiques douteuses, mais il a aussi des inter­prétations fantaisistes par lesquelles il cherche à prouver le côté biblique des manifestations étranges qu’ils expérimentent dans son église. Par exemple, pour justifier que le fait de « tomber dans l’Esprit » est biblique, il déclare: « Vous rap­pelez-vous dans les Actes des Apôtres qu’un jeune homme tomba dans l’Esprit, se brisa la nuque et se tua. Puis, Paul le ressuscita des morts ».[2]

 

L’incident dont il fait ici allusion concerne le jeune homme Eutychus que Paul ressuscita des morts dans Actes 20 (verset 9 en particulier). Mais ce que Luc, le narrateur, dit de cet épi­sode est tout à fait différent de la description qu’il en donne. Ce jeune homme « ne tomba pas dans l’Esprit », mais « s’endormit profondément ». Luc ne dit pas non plus que sa nuque fut brisée. Cette exégèse démontre donc bien la légèreté avec laquelle il est possible d’utiliser et d’interpréter la Parole de Dieu pour lui faire dire ce que l’on veut.

 

– Lors d’une conférence pastorale, l’orateur invité encourageait les assistants à utiliser leurs dons spirituels. Il assénait sur les auditeurs toute une série de lieux communs religieux, leur disant que « s’ils n’utilisaient pas leurs dons (de l’esprit), ils les perdraient. » Le seul problème est que ces affirmations ne correspondent pas à ce que dit la Bible. Paul nous dit exactement le contraire : « Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel » (Rm 11 :29).

 

Il n’y a aucun appel à la repentance. Pour recevoir quoi que ce soit de Jésus-Christ, une condition indispensable doit être remplie. L’apôtre Paul le dit d’une manière parfaitement claire : « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort » (2 Co 7:10). Le jour de la Pentecôte, quand le peuple entendit Pierre expliquer ce qui se passait, les gens demandèrent : « Hommes frères, que ferons-nous ? » Pierre leur dit alors : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera » (Ac 2 : 38-39). Dans toutes les invitations que nous lançons, lorsque nous voulons prier pour que les gens reçoivent quelque chose, notre thème unique doit être la repentance. Il est clair que le Mouvement Vineyard ne s’en soucie pas.


Notes :

[1] Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

[2] The Quaterly Journal, April-June 1997.

Ce serait le plus grand réveil de toute l’histoire

On ne manque pas d’audace! Les promoteurs du « réveil de Pensacola » n’ont pas peur de déclarer qu’il est aussi important, sinon plus, que celui des Actes des Apôtres. D’après eux, il serait plus grand et meilleur que tous les précédents réveils rapportés dans l’histoire de l’Eglise. Ils estiment que ces derniers n’étaient que le fondement de celui-ci. Quel orgueil et quel aveuglement !

 

Lors d’une conférence pour serviteurs de Dieu dans la région de Pensacola, le pasteur John Kilpatrick a informé ses collègues présents que Dieu lui aurait demandé s’il était prêt à voir son église « se diviser ». Il continua en disant que Dieu désirait séparer ceux qui sont contre ce mouvement de ceux qui lui sont favorables. Une division eut réellement lieu, et il déclara: « Dieu a ôté de mon église ceux qui étaient trop re1igieux ».[1] Il concluait ses remarques en affirmant que ceux qui se dressaient contre ce réveil n’étaient que des gens « religieux ». Les Ecritures ne sont-elles pas l’unique point de repère pour juger ou discerner si un « mouvement » est de Dieu ou non ? Dans un autre discours, il prétendait encore : « Ce mouvement est de Dieu et vous avez intérêt à ne pas le critiquer ». Ce n’est pas en déclarant « qu’un mouvement est de Dieu », que celui-ci devient authentique. En fait, toutes ces menaces voilées et ce mépris des opposants ne révèlent-ils pas une profonde insécurité et un esprit autoritaire qui n’a absolu­ment rien à voir avec l’Esprit de Christ ?

 

Un autre pasteur, favorable à Pensacola, formula la phrase suivante pour inti­mider sa congrégation : « Si vous n’entrez pas dans ce mouvement, vous souffri­rez comme les juifs lorsqu’ils ont manqué le moment de leur visitation. S’opposer à ce mouvement équivaudrait, selon eux, à manquer l’heure de la visitation divine ! » Quelle prétention !

 

Un autre grave problème, dans ce mouvement, est leur insistance à refuser tout « contrôle » de leurs manifestations. En cataloguant leurs opposants de « juges », les leaders de ce réveil ne se rendent pas compte qu’ils font exactement ce qu ils condamnent chez les autres. En fait, ils s’érigent eux-mêmes en « juges » en décrétant qui est « religieux » et qui est « spirituel », et cela sur la seule base de l’acceptation ou du refus de leurs manifestations.

 

L’auteur chrétien Arthur Katz fait aussi des remarques pertinentes sur ce réveil dans un de ses articles. Il y exprime bien la pensée et l’inquiétude de beau­coup de chrétiens actuels : « J’estime, dit-il, que les caractéristiques les plus importantes de ce mouvement sont les différentes menaces proférées par leurs promoteurs. Ils cataloguent leurs opposants « d’ennemis » et « d’obstacles » à l’effusion de Dieu. Ils affirment par exemple : « Joignez-vous au nombre, ou alors débarrassez le chemin, afin que les autres puissent y entrer…». Je me demande, reprend l’auteur, si ce n’est pas, en définitive, la gloire de l’homme qui est recherchée et défendue d’une manière si véhémente, plutôt que celle de Dieu. Nous pourrions bien être au début de ce que Jésus nous a avertis en décla­rant : « Et même, l’heure vient où quiconque vous fera mourir, croira rendre un culte à Dieu » (Jn 16 : 2).


Note :

[1] The Quaterly Journal, April-June 1997; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

Après la bénédiction de Toronto,… Pensacola

Il y a quelques années, lorsque le phé­nomène de « la vague de rire dite de Toronto » a submergé le monde entier, de très nombreux pasteurs et chrétiens ont annoncé cet événement comme un signe extraordinaire de réveil. Après l’effervescence due essentiellement à une soif de « nouveauté », grandes ont été les désillusions lorsqu’on s’est aperçu que les résultats escomptés n’étaient pas du tout à la hauteur de ce qui avait été promis.

 

Un autre fait majeur est aussi venu obscurcir les lendemains prometteurs de cette fameuse église de Toronto lors de son exclusion du mouvement charisma­tique « Vineyard » auquel elle appartenait depuis plusieurs années. Celle-ci a eu lieu à cause de certaines manifestations de plus en plus troublantes de bruits d’animaux qui se passaient en son sein.

 

C’est à partir de ce moment-là qu’elle a vu sa renommée internationale bais­ser de façon significative. Toutefois, la séduction a continué à exercer ses ravages par l’entremise de pasteurs qui ont ramené ces pratiques et leurs enseignements dans leurs églises.

 

C’est ainsi que « cette bénédiction » s’est ensuite orientée plus particulière­ment vers les U.S.A., où elle a fait une incursion majeure dans une église pente­côtiste située à « Pensacola » en Floride. Ainsi, depuis 1995, un nouveau centre d’attraction et d’expansion est né. Comme ce fut le cas à Toronto, des milliers de personnes du monde entier se sont déjà rendues là-bas pour voir cet « authentique réveil », comme elles le prétendent, et recevoir cette « nouvelle onction ». Leur but est donc de faire « de nouvelles expériences ». La gravité de la situation est telle que le devoir urgent de chacun d’entre nous est d’examiner sérieusement ce qui se passe à la seule lumière de la Parole de Dieu. Ne nous laissons aucunement entraîner ou séduire par les belles apparences ou par certains rapports élogieux (Actes 17:11). Combien il est triste et déconcertant de constater que certains lea­ders spirituels bien connus, jusque-là opposés à la vague de rire de Toronto, puis­sent ensuite accepter un tel mouvement. Il nous faut toutefois immédiate­ment préciser que de nombreux autres pasteurs (pentecôtistes et évangéliques), ainsi que leurs églises, ont été profondément bouleversés et peinés par cette prise de position. Fermement attachés aux vérités fondamentales de la Parole de Dieu, de même qu’à l’autorité finale des Ecritures, ils rejettent cette hérésie.

 

Beaucoup de mou­vements charismatiques et même de chrétiens de façon isolée donnent souvent la première place aux expériences plutôt qu’à l’autorité suprême de la Parole de Dieu. C’est malheureusement cette attitude compromettante qui génère la grande confusion spirituelle que nous trouvons dans beaucoup d’églises aujourd’hui.

 

En 1995 qu’un évangéliste pentecôtiste des U.S.A., nommé Stephen Hill, a introduit « ce réveil » dans une de leurs églises dirigée par le pasteur John Kilpatrick, à Brownsville (banlieue de Pensacola) en Floride. De retour d’une mission en Russie, cet évangéliste s’était arrêté quelques jours à Londres pour se reposer. Durant son séjour, il s’est rendu à « Holy Trinity Church » à Brompton. Il est important de souligner ici que c’est précisément cette dernière qui a importé la « bénédiction de Toronto » en Angleterre. L’évangéliste, fatigué par sa mission en Russie, demanda l’imposition des mains du pasteur de cette église, Sandy Millar. C’est à ce moment-là qu’il aurait reçu une « nouvelle onc­tion » qu’il s’empressa de communiquer à son propre pasteur.[1]

 

Malgré les faits dont nous venons de parler, et d’autres preuves, les dirigeants de ce réveil refusent d’admettre que leur mouvement est une extension de « la bénédiction de Toronto ». Ils disent que ce qui se passe à Pensacola est une toute nouvelle action de Dieu. Pourtant, l’évangéliste Stephen Hill a déclaré avoir été lui aussi à Toronto où Carol Arnott, l’épouse du pasteur John Arnott (respon­sable de l’église de « la vague de rire »), a prié pour lui. Au cours d’une interview, il a aussi déclaré que les méthodes de prière de l’église de Pensacola ont été copiées sur celles de Toronto.[2]

 

Plusieurs autres membres de l’église de Pensacola montèrent également à Toronto, dont l’épouse du pasteur John Kilpatrick. Au retour de cette dernière, son mari a déclaré avoir trouvé sa femme transformée. Enthousiasmé, il désira lui aussi obtenir ce qu’elle avait reçu. Et c’est ainsi qu’il se rendit à Toronto. En route, il éprouva un malaise cardiaque et dut interrompre son voyage.[3]

 

Depuis ce jour, des expériences incroyablement semblables à celles de Toronto se produisirent à Pensacola. Voici, entre autres, les manifestations les plus flagrantes : des chrétiens

  • tombent à terre inconscients,
  • gémissent,
  • grognent
  • rugissent comme des animaux ;
  • quelques-uns sont même soulevés du sol
  • ou se mettent à rire d’une manière hystérique.
  • D’autres crient,
  • sont secoués
  • et agités
  • et deviennent comme ivres.
  • D’autres encore perdent même la maîtrise de soi à tel point qu’ils sont incapables de s’habiller ou de faire leur travail quotidien normalement.
  • Sous cette onction, les chrétiens qui rendent témoignage ont des pertes de mémoire si profondes, qu’ils ne se souviennent plus de leur propre nom ou de leur adresse.
  • Certains se tordent et ont des tics sur leur visage pen­dant de longs moments, même à l’école ou à leur travail, d’autres encore cli­gnotent des yeux.
  • Plusieurs vont jusqu’à pratiquer ce qu’ils appellent en anglais le « Fetal Birthing », ce qui correspond selon eux, à une puissante intercession qui se manifeste par des gestes semblables à une femme en train d’accoucher. L’explication qu’ils donnent de cette expérience bizarre et totalement anti-­biblique, est celui d’un « enfantement spirituel ».[4]

 

Où allons-nous ? Cela ne relè­ve-t-il pas d’un délire mystique extrêmement dangereux ? On pourrait encore allonger la liste. De tels agissements, que l’on rencontre surtout dans les milieux du « nouvel âge », se passent évidemment de commentaires. Où voyons-nous tout cela dans l’Eglise modèle des Actes des Apôtres ? La vigilance s’impose plus que jamais !


Notes :

[1] Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

[2] Stephen Hill, interview with Destiny Image Digest, winter 1997, Volume 5, p. 14 ; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997; The end time magazine, March-April 1997

[3] Stephen Hill, interview with Destiny Image Digest, winter 1997, Volume 5, p. 14 ; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997; The end time magazine, March-April 1997

[4] The end time magazine, March-April 1997