Sauvé en traduisant la Bible

Au commencement du dix-septième siècle naissait en Pologne, dans une famille Bobowski, un enfant qui reçut le nom d’Albert. Encore tout jeune, il fut enlevé dans une razzia de Tartares, et vendu comme esclave à un noble de Constantinople, qui le revendit peu après au sérail, où il passa vingt ans. Il y reçut une éducation très soignée. Arrivé à l’âge d’homme il renonça publiquement à la foi dans laquelle il était né, embrassa celle du prophète de la Mecque, et, à partir de ce moment, s’appela Ali Bey.

 

Il était doué d’un remarquable talent pour les langues. Il n’en comprenait pas moins de dix-sept, et parlait avec une parfaite aisance la plupart des langues européennes : l’anglais, le français, l’allemand, etc. Il était encore un tout jeune homme lorsqu’il fut nommé premier interprète du sultan Mahomet IV.

 

Il rencontra à la cour de ce potentat un homme qui sut non seulement découvrir ses capacités, mais encore leur donner un noble emploi. C’était Levin Warner, ambassadeur hollandais à Constantinople. À son instigation, Ali Bey entreprit ce qui devait être la grande oeuvre de sa vie, la traduction de la Bible en langue turque. On ne sait pas avec certitude s’il traduisit directement sur l’original. Toujours est-il que sa traduction est, d’un style très coulant, qui reproduit toutes les nuances de la langue. Il l’acheva en 1666. Le manuscrit fut envoyé par Levin Warner à Leyde pour y être imprimé. Toutefois, on ne sait pourquoi, il ne fut pas livré à l’impression, et resta tel quel dans la bibliothèque de l’Université de Leyde. Mais cette traduction qui devait si longtemps demeurer inutile avait déjà accompli une grande oeuvre, elle avait ramené son auteur à la foi chrétienne. Ali Bey, dit l’histoire, était décidé à rentrer dans le sein de l’Église chrétienne en recevant le baptême. La mort, malheureusement, survint avant qu’il eût accompli son dessein. Il est permis de penser que l’étude des Écritures n’était pas étrangère à sa décision.

 

Ce témoignage nous donne la preuve que tout est entre les mains de notre Dieu, et que nous devons lui faire confiance « sans comprendre » parfois… Les parents de ce petit Albert ont payés chèrement pour que le la Parole de Dieu puisse être largement répandue… mais quelle joie pour ceux qui, devant le trône de Dieu, s’entendront dire « C’est bien, bon et fidèle serviteur… » !

La barge PA 3-37 du 6 juin 44 à 6h45

Suite à un documentaire diffusé sur France 5, j’ai voulu partager avec vous l’histoire de Fritz Wunderlich, jeune Allemand de dix-sept ans, servant dans l’armée allemande dans l’une des batteries côtières défendant les côtes Normandes. Nous sommes le 6 juin 1944 au petit matin.

Omaha Beach. La première vague d’assaut débarque à 06h36 avec mille quatre cent cinquante soldats répartis dans 36 barges à fond plat. Les libérateurs doivent parcourir cinq cents mètres à découvert avant de pouvoir trouver un semblant d’abri. La barge PA 3-37 avec quarante soldats débarque à 6h 45 et en moins de dix minutes, trente-neuf soldats de cette barge tombent sous la mitrailleuse de Fritz Wunderlich. Un seul Américain, Stargell, sort indemne de ce cauchemar.

Un autre cauchemar est pourtant en train de naître, et celui–là, c’est dans la vie de Fritz Wunderlich qu’il se développe. En quelques minutes, il vient d’enlever trente-neuf vies. C’est la première fois qu’il est au front, qu’il tire, qu’il tue; pour un baptême du feu c’est un baptême de mort. Trente-neuf jeunes hommes à terre en un seul coup de mitrailleuse. Bien entendu on dira: «c’est la guerre», on entendra les poncifs habituels «Tuer ou être tué»; certes il y aura toujours des gens pour parler de «l’instinct de survie», mais tout cela, ce sont des mots qui ne retirent rien au cauchemar du jeune Fritz. Fait prisonnier, il ne pourra plus jamais oublier ce qu’il a vécu ce matin-là et ce, tout au long de sa vie.

En 2002, soit cinquante-huit ans plus tard, Fritz Wunderlich est encore hanté, chaque nuit, par ces images de jeunes soldats, tombés sous ses balles, avec un numéro de barge qui l’obsède: PA 3-37. Des scènes mémorisées à jamais, que le devoir à accomplir, tout comme le danger imminent, ne pourront jamais adoucir d’aucune manière.

Un après midi de Novembre 2002, regardant un documentaire sur le débarquement de Normandie, il entend le témoignage d’un homme, qui raconte son cauchemar. Trente-neuf de ses amis tombent autour de lui, à la sortie de la barge numéro PA 3-37; il décrit la scène en détails. Cinquante-huit ans après, le choc est terrible pour Fritz. Il laisse tomber à terre la télécommande du téléviseur; il a, face à lui, le seul survivant de la barge PA 3-37, Mr Stargell.


Après de longues semaines d’hésitations, Fritz décide de prendre l’avion pour les États-Unis à la rencontre de Stargell. Il se retrouve bientôt devant sa maison; des enfants jouent au ballon; indéniablement il y a du bonheur ici et de la joie de vivre. Fritz, frappe à la porte et un homme de 75 ans heureux et épanoui, ouvre et demande à ce monsieur ce qu’il veut.

«Monsieur Stargell? Oui moi-même! Je suis Fritz Wunderlich, j’avais dix-sept ans le 6 juin 1944 sur Omaha Beach quand à 6h45 j’ai fait feu sur la barge numéro PA 3-37. J’ai fait ce voyage d’Allemagne jusqu’à vous aux États-Unis pour vous demander de me pardonner de cet acte horrible qui hante toutes mes nuits.»

Stargell, et Fritz tombent tous deux dans les bras l’un de l’autre et pleurent, l’un de regrets et l’autre de joie, celle de pouvoir pardonner. Stargell, raconte qu’il croit en Dieu depuis le drame du 6 juin 44 à 6h45 et qu’il n’a pas laissé sa vie entre les mains de la haine et de la vengeance et qu’au lieu de subir il a préféré vivre. Dieu a reconstruit sa vie, ses pensées et lui a permis de fonder un foyer avec le privilège de rendre témoignage dans les écoles, entreprises, et dans plusieurs villes et villages de sa région.

Stargell et Fritz se retrouvent depuis, chaque année sur les lieux de cette tragédie, pour rendre hommage à leurs collègues disparus, et renforcer les liens de l’amitié, là où il y plus de soixante ans tout les séparait.

Je terminerai avec une phrase d’un orateur chrétien qui disait ceci à propos du pardon: « Le défi n’est pas de pardonner et d’oublier. Le véritable honneur se trouve dans la capacité de pardonner tout en continuant à se souvenir.»

Harry Potter, quelques remarques

Il y a quelques années, une adolescente de la famille m’avait demandé non seulement mon avis sur Harry Potter, mais des exemples pour fournir à son professeur des arguments montrant l’aspect plus que dérangeant d’étudier ce livre (le tome 1) en cours au collège… Voici ce texte qui fut transmis…

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Le problème du livre de Harry Potter n’est pas l’aspect magique des faits grotesques énoncés (moto volante, chien à 3 têtes,…), mais la façon insidieuse du texte de prendre systématiquement le contre-pied de la Bible par des images fines et discrètes, cachées par les traits grossiers des personnages ou des faits. Au fur et à mesure de la lecture, les aspects grossiers des descriptions viennent imprégner une impression de déjà vu ou connu… Ce déjà vu ou connu n’est autre que la Bible qui se trouve alors refoulée comme si elle n’était qu’une image inversée d’un miroir qu’il faut remettre à l’endroit ! Mais inverser ce qui est supposé à l’envers dans ce cas revient à remplacer la lumière par les ténèbres, la vérité par le mensonge, les qualités par les défauts,…

Et tout au long du livre, c’est ce qui est fait !

 

De plus, il y a un « saupoudrage » d’expressions toutes faites (« nom de Dieu », « croyez-vous qu’ils soient des saints ? », « une prière pour nous aider », « Dieu merci »,…) qui assimilent le nom de Dieu aux aspects ténébreux tout au long du livre.

 

Voici quelques points importants du livres :

 

-* Harry Potter : la première chose qu’il est important de savoir, c’est que le héros du livre n’a pas un nom anodin ! « To harry » en anglais signifie attaquer, harceler, pourchasser ; en anglais « potter » signifie potier. Nous lisons dans la Bible : Genèse 2-7 « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. », et Jérémie 18-6 « Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d’Israël ? dit l’Eternel. Voici, comme l’argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d’Israël ! ». Harry Potter est celui qui s’attaque au potier, à Dieu, et nous le verrons par quelques exemples tirés du livre.

 

-* Albus Dumbledore : dans Harry Potter, ce personnage est le plus grand sorcier qui ait existé. Il est présenté comme un vieil homme à la longue barbe argentée ; il a de très grands pouvoirs… En fait, il remplit quelque peu la « fonction de Dieu » dans l’école des sorciers : il sait tout, suit tout, connaît tout… Et son nom signifie : blanc ou bon (traduction du latin Albus) ; stupide ou sot (Dumb en anglais) ; habitant de Doride (dore en latin) ou dorien : société guerrière de la Grèce antique). On pourrait traduire par « le saint guerrier stupide » par exemple. Exode 15:3 : « L’Eternel est un vaillant guerrier; l’Eternel est son nom ».

 

-* P12 : les êtres humains normaux sont appelés des « moldus ». Le mot moldus est une latinisation du mot anglais « molder » (ou moulder) qui signifie tomber en moisissure, en poussière… l’inverse de la création de Dieu (Genèse 2-7 « L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant. »). La description des hommes tombant en poussière est le symbole de la mort : inversion des rôles, les êtres humains sont les morts, et les sorciers et les fantômes (voir commentaire suivant des pages 120 à 128 et 125)sont les vivants.

 

-* P18 : Dedalus Diggle est un sorcier « qui n’a jamais eu de jugeote » selon certains sorciers. Dans la mythologie grecque, Dédale est le constructeur du labyrinthe du Minotaure. Il est d’origine royale. Le fils de Dédale est Icare. Dédale et Icare étaient prisonniers dans le labyrinthe et, pour s’en échapper, Dédale leur construisit des ailes. Icare ne suivit pas les instructions de son père et s’envola toujours plus haut… Il s’approcha trop près du soleil qui fit fondre ses ailes et il tomba dans la mer. Le petit passage décrivant l’intervention de ce personnage fait référence au passage de la naissance du Christ : dans Harry Potter, Dedalus fait apparaître des étoiles filantes dans le ciel aux jours de la naissance de Harry. Matthieu 2:2 « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer ».

 

-* P21 : l’un des personnages (Dumbledore) possède une montre en or, avec 12 aiguilles et aucun chiffre. Les chiffres sont remplacés par de petites planètes autour du cadran. Dans le monde des sorciers, l’heure n’existe pas : on vit à l’heure des astres (astrologie et zoroastre).

 

-* P37 à 41 : dans ce passage, Harry Potter parle avec un serpent et lui rend la liberté que les hommes (de vraies caricatures qui ne comprennent rien dans le livre) lui ont volée. C’est à partir du moment où Harry Potter libère le serpent que sa vie bascule et qu’il va rentrer dans sa vie « formidable » de sorcier : tout va s’accélérer. Apocalypse 20:2  « Il (le Christ) saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans ». Harry Potter fait l’inverse de la prophétie biblique.

 

-* P45 : sur l’enveloppe que Harry Potter reçoit du monde des sorciers, il y a un écusson qui représente un aigle, un lion, un blaireau et un serpent. Ceci n’est pas sans rappeler les quatre faces des êtres vus par Ezéchiel dans sa vision : Ezéchiel 1-10 « Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de boeuf à gauche, et tous quatre une face d’aigle. » ; ou la vision de Jean : Apocalypse 4-7 « Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d’un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. »

-** La face d’homme (créature de Dieu) a été remplacée par le serpent (Genèse 3-1 « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? » et Genèse 3-14 « L’Eternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. ») L’homme, la créature merveilleuse de Dieu (Psaumes 139-14), a été remplacée par la créature maudite par Dieu.

-** La face de bœuf (symbole du serviteur dans la Bible) a été remplacée par le blaireau (symbole de l’agressivité) (Lévitique 19-13 « Tu n’opprimeras point ton prochain, et tu ne raviras rien par violence (ou agressivité). »)

-** Dans la Bible, l’aigle représente l’Esprit vivifiant et édifiant de Dieu (Exode 19-4 « Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Egypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et amenés vers moi »). Dans le symbolisme occulte, il représente l’esprit qui s’élève vers le soleil, apportant l’éveil et l’illumination pour apprendre à aimer l’ombre.

-** Dans la Bible le lion représente la force tranquille, le courage et la majesté. Dans le symbolisme païen, le lion représente la force du conquérant.

 

-* P45 : le serpent du sceau à quatre faces enlace la première lettre de Potter, symbole du serpent qui enlace la jambe de sa proie… Message en contre-pied du passage biblique de Genèse 3-15 « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon ». Dans le récit de Harry Potter, le serpent ne se fait pas écraser par l’homme, mais il vainc l’homme.

 

-* P57 : le meilleur ami de Harry Potter est Hagrid, durant tout le livre. Hagrid est le diminutif de « hagridden » en anglais, qui signifie tourmenté, obsédé. De plus il est présenté comme « le gardien des clés » : allusion claire à l’apôtre Pierre.

 

-* P59 à 72 : ce passage nous annonce l’origine de Harry Potter. Il est l’enfant de très grands sorciers qui ont disparu, tués par le « Méchant », Voldemort. Dès lors, Harry Potter est placé dans une « famille d’accueil » dite normale, humaine avant de pouvoir reprendre la lutte… comme le fils de Dieu a été placé dans une famille humaine avant de pouvoir accomplir le plan de son Père céleste. Ce passage laisse sous-entendre que Dieu aurait perdu contre le serpent, et qu’il aurait envoyé son fils miraculeusement sauvé pour ré-essayé de vaincre la mort.

 

-* P66 : le « Méchant » dans le récit s’appelle Voldemort, mais il ne faut pas dire son nom… Inversion des rôles par rapport au texte biblique où le nom de Dieu ne peut être prononcé puisqu’on ne connaît que le tétragramme (les quatre lettres formant son nom :YHWH). Le tétragramme YHWH serait une forme verbale causative, et voudrait dire : « Il fait être », celui qui est à l’origine de toute chose et qui plane sur sa création (Genèse 1-2 « La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. »). Voldemort, lui, détruit et tue ce qui est le plus pur (d’après les sorciers), c’est-à-dire les licornes (p238 à 256).

 

-* P66 et 67 : ce passage, qui nous relate « la chute de Voldemort », n’est rien d’autre que la traduction des passages de Ezéchiel 28-12 à 19, de Luc 10-18, de 2 Pierre 2-4 et de Apocalypse 12-4 qui décrivent la chute de Satan et du tiers des anges qui le suivirent.

 

-* P69 : la description de ceux qui s’étaient ralliés à l’ennemi ressemble énormément à la description des possessions, mais avec le message que l’on peut s’en sortir seul et sans dommage ! Alors que la Bible affirme l’inverse : Matthieu 17-16 à 21 « Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir. Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi ici. Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon? C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. (…) Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne. »

 

-* P69 : Harry Potter est rapidement (en deux lignes) présenté comme celui qui a réussi à réduire l’ennemi à rien, comme le sauveur… Le message est clair : l’histoire du Christ, c’est la même chose ! Il devait être un bon sorcier et il a réussi à contrecarrer l ‘ennemi « par un phénomène auquel il (l’ennemi) ne s’attendait pas ».

 

-* P90 : le vendeur de baguettes magiques s’appelle Mr Ollivender… contraction de « Holly vender » qui signifie en anglais le vendeur de sainteté !

 

-* P95 : Harry dit « Tout le monde pense que je suis quelqu’un d’exceptionnel… mais je ne suis rien » Ce passage amène à penser que le sauveur (voir commentaire P69) n’est rien d’autre qu’une réputation et que son pouvoir n’est rien d’autre qu’un don qu’il ne maîtrise pas ! … Sous entendu comme le Christ…

 

-* P108 : Harry gagne dans une friandise, une image de Albus Dumbledore, le grand sorcier qui dirige tout. Cette image bouge et va se promener… Apocalypse 13-15 « Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués. » Manière « amusante » de dédramatiser un passage biblique ! De plus (voir commentaires ci-dessus sur Albus Dumbledore), celui qui représente Dieu est assimilé à la bête de l’Apocalypse : le bon devient le mauvais ; et le mauvais devient le bon !

 

-* P118 à 126 : dans l’école des sorciers (Poudlard), il existe 4 maisons et à la rentrée des classes, chaque élève est placé dans une maison. Il s’agit en quelque sorte de 4 groupes pour répartir les élèves de l’école. Ces maisons sont présentées comme la nouvelle famille de l’enfant. Pour savoir dans quelle maison l’enfant va aller, il doit passer par un rite de « choixpeau ». C’est un chapeau qui parle et qui lit dans les pensées, les sentiments,… de celui qui le porte. Il détermine pour chaque nouvel élève dans quelle maison il va aller. Le rite décrit est exactement le rite initiatique des Francs-maçons pour l’incorporation d’un nouvel initié dans une loge maçonnique (mise à part le chapeau qui parle bien sûr).

 

-* P120 à 128 : les élèves rapportent des points à leur maison s’ils se comportent bien, et ils en font perdre s’ils se comportent mal. Mais chaque maison a un spectre, un fantôme à sa tête, et c’est pour lui, pour lui faire plaisir que l’on doit rapporter des points !

 

-* P125 : Harry touche un spectre et parle avec plusieurs autres spectres (il les interroge sur plusieurs sujets)… ça ne fait rien ! C’est même « amusant ». Dans Lévitique 20:6  « Si quelqu’un s’adresse aux morts et aux esprits, (…) , je tournerai ma face contre cet homme, je le retrancherai du milieu de son peuple. », Lévitique 19-31 « Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l’Eternel, votre Dieu. » et Deutéronome 18-10 et 11 « Qu’on ne trouve chez toi personne qui (…) exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. »

 

-* P132 : Pour pouvoir rentrer dans son dortoir, il faut donner le mot de passe « caput draconis » à une grosse dame peinte sur un tableau. En latin, caput draconis signifie Serpent fabuleux ou dragon (draconis) à tête humaine (caput). Apocalypse 12-9 : « Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » et 20-2 : « Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. »

 

-* P143 : le chien terrifiant « Crockdur »  est lâché sur Harry Potter… et il lui fait des joies : en fait la magie, ça fait peur, alors que c’est parfaitement anodin (selon le message de Harry Potter).

 

-* P151 : la magie est quelque chose de très facile, et surtout qui n’est absolument pas dangereux avant qu’on arrive à un sérieux niveau qui demanderait des années… Donc il n’y a rien à craindre… C’est même très amusant.

 

-* P164 : Harry fait face à un énorme chien à 3 têtes appelé Touffu[1]. Il s’agit en fait de Cerbère (chien à 3 têtes dans la mythologie grecque) qui est le gardien des enfers. En art, il est figuré avec trois têtes, une queue de dragon et des têtes de serpent sous l’échine. Ce chien tricéphale, qui se tenait devant une antre au bord du Styx, permettait aux ombres des morts de pénétrer dans les Enfers, mais déchiquetait quiconque essayait de tromper sa vigilance, ses morsures étant empoisonnées comme celles de la vipère. Orphée le calma en jouant de la lyre. D’ailleurs, Hagrid dévoile à Harry Potter que le seul moyen de dompter Touffu est de lui jouer de la musique. Cerbère est, comme beaucoup d’êtres des mythologies, une image inversée du Dieu trinitaire de la Bible, « Père – Fils – Saint-Esprit ».

 

-* P183 : le Quidditch (jeu très important à l’école des sorciers) se joue à 7 joueurs (2 lanceurs, deux poursuiveurs, deux cognards, un attrapeur). Le Quidditch est la réunion de deux mots : Quid en latin et ditch en anglais. Quid synthétise la connaissance ; to ditch signifie « se débarraser de »… 1 Corinthiens 1:5  « Car en lui (Dieu) vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance». Le jeu essentiel pour les gens normaux (les sorciers car les « moldus » sont des moins que rien !) vise à se débarrasser de la Connaissance que seul Dieu donne.

 

-* P 199 : Pour Noël, la maman de Ron (meilleur ami de Harry) offre à Harry un pull over vert émeraude… Apocalypse 6:8  « Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur verdâtre[2]. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre ». Quelle coïncidence…

 

-* P203 : Harry Potter prend un livre dans la bibliothèque de magie noire.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 1 Pierre 1:23 : « puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu ». La Bible est la parole vivante de Dieu, délivrant un message d’amour et de paix. Ici, on trouve une image inversée de la Bible.

 

-* -* P229 : Hagrid a un œuf de dragon. Pour nourrir le petit après éclosion, il faut lui donner du cognac et du sang de poulet : base des rites satanistes.

 

-* P248 : Harry et ses amis se promènent dans la forêt interdite et ils rencontrent deux centaures. Les centaures sont des êtres au buste d’homme et au corps de cheval. Ils se nourrissent de chair crue. Leurs mœurs brutales les rendent dangereux. Ils ont tout de la description des habitants de Sodome et de Gomorrhe. Ici, ce sont des amis et des êtres avenants.

 

-* P253 : l’astrologie est présentée comme une science certaine pour y comprendre le présent et y lire l’avenir.

 

-* P270 : Harry et ses deux amis (Hermione et Ron) se trouvent pris au piège dans « le filet du diable » (une plante qui étouffe ceux qu’elle attrape). Dans le récit, il est extrêmement facile de s’en sortir. Une fois de plus, la magie, le diable, c’est amusant et il n’y a aucun risque sérieux !

 

-* P285 à 288 et 293 : le professeur Quirell est possédé par Voldemort. Il l’a reçu pour maître en son propre être (p287 : « Heureusement qu’il y en reste toujours qui sont prêts à m’accueillir dans leur cœur et dans leur tête… »).

 

-* P289 : Harry est aussi possédé. La possession est présentée, dans le cas de Harry, comme un bienfait, une aide.

 

-* P290 : Après le combat final contre Voldemort, Harry est resté 3 jours comme mort… puis il s’est réveillé. Marc 10:34 : « qui se moqueront de lui (Jésus-Christ), cracheront sur lui, le battront de verges, et le feront mourir; et, trois jours après, il ressuscitera ».

 

-* P291 : « La mort n’est qu’une grande aventure de plus ». La mort est présentée comme quelque chose de neutre, de facile, et la vie éternelle (jeu entre l’existence éternelle en contre-pied de la vie éternelle proposée par Dieu) comme quelque chose de mauvais.

 

-* P292 et 293 : L’amour nous protège de tout, même de Voldemort ! La mère de Harry l’a tellement aimé que Voldemort n’a pas pu le tuer. Ce passage prend le contre pied de la Bible qui affirme que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). En effet, l’amour de Dieu est ramené à un amour maternel : humanisme, on supprime Dieu.

 

-* La pierre philosophale : il s’agit de la pierre recherchée par Voldemort pour retrouver des forces et « revivre ». Elle donne la richesse et la vie éternelle. Le message est clair : ce n’est pas la foi qui sauve, c’est la philosophie.

 

 

Voici quelques exemples, par certains noms et certaines descriptions du livre, qui nous montrent l’aspect agressif et dangereux de ce livre quant aux valeurs chrétiennes et à l’enseignement biblique. Nul doute, la lecture d’un tel ouvrage est loin d’être anodine : elle laisse des traces, surtout sur un esprit non averti.

 

On pourrait dire, comme les personnages de Unesco dans « la cantatrice chauve » : « Comme c’est curieux, comme c’est bizarre. Quelle coïncidence… » mais de telles coïncidences et en nombre si important (puisque nous n’avons traité ici que quelques unes d’entre elles) sont loin d’être le fruit du hasard.

Notes

[1] Touffu : dans la Bible, le mot touffu est systématiquement associé à l’idolâtrie Ez 6-13, 20-28 et 31-3

[2] Verdâtre : traduction du mot grec Khloros, verdâtre. Dans certaines traductions de la Bible, le mot est traduit par « de couleur pâle ».

James Bartley ou l’expérience impossible de Jonas

Des critiques superficiels et incroyants trouvent bien difficile de croire que Jonas ait réellement été englouti par un gros poisson, qu’il ait séjourné trois jours et trois nuits dans son estomac, et qu’ensuite il ait été dégorgé vivant sur la plage.

 

Tout d’abord, remarquons. qu’on ne peut croire sincè­rement en Jésus-Christ et mettre en doute l’histoire de Jonas, car il a apposé son sceau sur ce sujet difficile en disant : « De même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’Homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Mt 12 : 40). Il rejette ainsi d’emblée, —du moins aux yeux de ses disciples, — l’idée que cette histoire ne serait qu’une allégorie, comme le pensent cer­tains critiques. Car si ce n’est qu’allégoriquement que Jonas a été dans le ventre d’un grand poisson, il s’ensuit que ce n’est aussi qu’allégoriquement que Christ a été trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Voilà bien un exemple qui montre comment, en rejetant l’Ancien Testament, on prépare la route qui conduit à rejeter aussi Christ lui-même et ses paroles.

 

Remarquons que le terme employé par Jésus-Christ, et qu’on traduit souvent par « baleine », serait mieux rendu par « monstre marin » ou « grand poisson ». Nulle part dans le livre de Jonas il n’est dit que ce fut une baleine qui engloutit le prophète. Ainsi tombent à plat toutes les plaisanteries des railleurs qui demandent de quelle grosseur est le gosier d’une baleine.

 

Remarquons en outre le terme employé (Jon 2 : 1) « L’Eternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas ». Le verbe traduit par « fit venir » (manah) signi­fie « désigner », « choisir en vue d’un certain but » ; ce passage signifie donc que le Dieu de toute la création avait choisi un certain poisson dont les dimensions et les autres caractéristiques convenaient à l’emploi qu’il en vou­lait faire, tant pour donner une leçon à Jonas que pour donner aux Juifs un « signe » de la résurrection de Christ.

 

Il est fort probable que le « poisson » choisi était plu­tôt un cachalot ; car rien dans sa constitution ne l’empê­cherait d’avaler deux ou même trois hommes…

 

Feu M. Frank Bullen, l’auteur bien connu de « La Croi­sière du Cachalot », et qui est un témoin digne de foi, atteste qu’il a aidé lui-même à capturer des cachalots de 21,33 mètres de long et d’une grosseur proportionnelle. Le capitaine du « Cachalot » estimait le poids d’un cacha­lot à quinze tonnes. On trouva une fois un requin de près de cinq mètres de long dans l’estomac d’un cachalot.

 

  1. Bullen affirme aussi que le cachalot vomit fréquemment en mourant, le contenu de son estomac. Une fois, dit-il, un énorme cachalot vomit une quantité colos­sale d’aliments, formant un tas de plus de deux mètres cubes…

 

La seule difficulté réelle, à première vue, c’est de com­prendre comment Jonas a pu vivre si longtemps dans une telle prison. Cependant il est arrivé récemment un cas solidement authentique d’un homme avalé par un cachalot, et pourtant secouru vivant après un séjour assez prolongé dans l’estomac du monstre.

 

Il en a paru deux comptes rendus au moins, parfai­tement d’accord jusque dans les moindres détails et M. de Parville, rédacteur au Journal des Débats, que son nom met à l’abri de tout soupçon de légèreté, les a passés au crible et en garantit l’authenticité. En voici le récit détaillé : (article de 1906)

 

« En février dernier, le baleinier « Etoile de l’Est » se trouvait dans le voisinage des îles Falkland, à la chasse aux baleines, qui étaient fort rares. Un matin, la vigie signala une baleine[1] à environ cinq kilomètres à tribord. Deux canots furent équipés. Bientôt l’un d’eux fut assez près pour permettre au harponneur de lancer son harpon dans le flanc de la baleine, qui se trouva être de dimensions rares. Blessée, elle plongea et s’enfuit en entraînant le canot à une allure effrayante. Après avoir nagé environ sept kilomètres en droite ligne, elle se retourna et revint presque directement vers l’endroit où elle avait été harponnée. Le second canot l’attendait. Arrivée à une petite distance de ce canot, elle remonta à la surface de l’eau. Aussitôt que son dos émergea suffisamment, le harponneur du second canot lui lança un second harpon. La douleur apparemment, rendit la baleine furieuse; elle se débattit violemment, au point qu’on pouvait s’at­tendre à voir chavirer les canots et se noyer leur équipage. Finalement elle prit le large, en entraînant après elle les deux canots. Quand elle eut franchi ainsi environ cinq kilomètres, elle plongea, de façon qu’on ne pouvait dire exactement où elle était. Les cordes des har­pons se détendirent et les harponneurs se mirent à les retirer dou­cement et à les enrouler à leur place. Mais, dès qu’elles se trouvèrent de nouveau tendues, la baleine revint à la surface et donna des coups de queue comme dans un état de folie furieuse. Les canots s’effor­cèrent de se mettre hors de l’atteinte du monstre, qui paraissait à l’agonie; l’un d’eux y parvint, mais l’autre n’eut pas cette chance : la baleine le frappa de son mufle et le renversa. Les hommes furent jetés à l’eau, et, avant que l’équipage de l’autre canot eût put les repêcher, l’un d’eux s’était noyé, et James Bartley avait disparu. Lorsque l’épuisement eut calmé la baleine, on fit de longues recher­ches pour retrouver ce Bartley; mais elles furent vaines. Supposant donc qu’il avait reçu un coup de queue de la baleine et qu’il avait coulé à pic, les autres matelots rejoignirent le navire. La baleine était morte, et quelques heures après son grand corps s’allongeait au flanc du navire, tandis que l’équipage, armé de haches et de bêches, en dépe­çait la chair pour la dépouiller de sa graisse. On y travailla toute la journée et une partie de la nuit, puis on se remit à l’œuvre le lende­main matin et l’on put bientôt dégager l’estomac, qu’il s’agissait de hisser sur le pont. Les travailleurs sursautèrent lorsqu’en s’efforçant d’y fixer la chaîne, ils s’aperçurent que quelque chose de plié en deux s’y trouvait et donnait des signes spasmodiques de vie. L’énorme panse fut hissée sur le pont; on l’ouvrit, et l’on y trouva le matelot disparu, plié en deux et sans connaissance. On l’étendit sur le pont et on le baigna dans de l’eau de mer. Il ne tarda pas à revenir à lui, mais la raison ne lui revenait pas; on le mit donc dans la cabine du capitaine, où il resta deux semaines fou furieux. Cependant; le capi­taine et les officiers l’entourèrent de soins attentifs, et il finit par reprendre ses sens. A la fin de la troisième semaine, il se trouva suffisamment remis pour se remettre au travail. Pendant ce court séjour dans le ventre de la baleine, la peau de Bartley subit une sin­gulière transformation partout où elle se trouva exposée à l’action des sucs gastriques. Son visage et  ses mains devinrent d’une pâleur mortelle, et la peau se rida, lui donnant l’aspect d’un homme qu’on aurait à moitié cuit. Bartley affirme qu’il aurait pu vivre dans cette maison de chair jusqu’à ce qu’il pérît de faim, car, s’il perdit con­naissance, ce fut de frayeur, et non pas de manque d’air. Il se rappelle s’être senti soulevé en l’air par le mufle de la baleine, puis être retombé dans l’eau; après quoi il y eut un fracas effrayant d’eau qui se précipitait, sans doute, pensa-t-il, le bruit des coups de queue de la baleine; puis il se trouva enveloppé d’une terrible obscurité, et se sentit glisser le long d’un passage lisse qui lui semblait se mouvoir et le faire avancer. Mais cela ne dura qu’un instant, et il sentit alors qu’il avait plus d’espace. Il tâtonna autour de lui, et ses mains se trouvèrent en contact avec une substance visqueuse qui paraissait se recroqueviller dès qu’il la touchait. Il commença enfin à comprendre qu’il avait été avalé par la baleine, et l’horreur de sa situation le terrifia. Il n’avait point de peine à respirer, mais la chaleur était into­lérable. Elle ne le brûlait ni ne le suffoquait, mais elle semblait lui ouvrir les pores et le priver de sa vitalité. Il devint extrêmement faible, et souffrit de l’estomac. Il savait qu’il n’y avait guère d’es­poir de s’évader de cette étrange prison. Voyant la mort en face, il tâchait de l’affronter en brave, mais l’affreux silence, l’effroyable obs­curité, l’horrible sensation de ce qui l’entourait, et la chaleur terrible finirent par avoir raison de lui, et il dut s’évanouir, puisqu’il ne se rappela plus rien jusqu’au moment où il se retrouva dans la cabine du capitaine.

 

Ce Bartley n’est pas un pusillanime, mais il affirme qu’il s’est passé bien des semaines avant qu’il ait pu passer une nuit sans que d’affreux cauchemars vinssent lui faire voir des baleines en fureur et les horreurs de son effroyable prison. La peau de son visage et de ses mains n’a jamais recouvré son aspect naturel, elle est jaune et ridée, et ressemble à un vieux parchemin. Mais la santé générale de ce Bartley ne paraît pas avoir souffert de cette terrible expérience. Il est plein d’entrain, et il paraît jouir pleinement de tout ce que la vie lui apporte.

 

Les capitaines de baleiniers assurent n’avoir jamais entendu parler d’aucun autre cas pareil. Mais, disent-ils, il arrive assez fréquemment que des hommes sont engloutis par des baleines rendues furieuses par la douleur causée par les blessures des harpons et qui se tournent contre les canots, mais jamais encore ils n’avaient entendu dire qu’un homme eût passé par une expérience semblable à celle de Bartley et en fût ressorti vivant.»

POUR EN CONNAÎTRE PLUS :

NOTES

[1] Il s’agit évidemment d’un cachalot, improprement appelé baleine en langage populaire.

Hors des églises, ou dans les églises ?

Un débat a lieu pour savoir s’il faut sortir des églises organisées et institutionnalisées ou s’il faut y entrer et y rester. Il semble que beaucoup de ces débats sont de faux débats. Quels sont les vrais problèmes et quelles sont les solutions bibliques ?

Il faut partir des faits. On assiste actuellement à un important mouvement qui ressemble plus à un mouvement de fond qu’à un mouvement ponctuel et marginal. Beaucoup de chrétiens quittent les églises organisées et institutionnalisées pour se retrouver en petits groupes informels ou de maisons ou parfois complètement isolés.

Par « églises organisées et institutionnalisées », il faut comprendre les églises appartenant à des dénominations diverses ou les églises indépendantes structurées en associations cultuelles déclarées, disposant de locaux, de budgets, de responsables reconnus (pasteurs ou anciens) et organisant diverses réunions publiques : cultes, réunions de prière, réunions d’enseignement biblique en général.

Pour quelles raisons ces chrétiens quittent-ils leurs églises ?

Tout d’abord, il y a le cas des mécontents qui quittent leur église pour des motifs futiles ou charnels ou parce qu’ils ne supportent aucune autorité. Une vie non abandonnée à Dieu est la source directe ou indirecte de la plupart des problèmes de la vie chrétienne, que ce soit au sein de la famille ou au sein des églises. Les œuvres de la chair sont manifestes : rébellion, amertume alors que l’amour-propre est blessé, animosité, rancunes, médisances, calomnies, jugements selon l’apparence et non selon la vérité, etc…

Les mécontents de ce type trouveront toujours des sujets de mécontentement où qu’ils soient et quoi qu’on leur propose car ils véhiculent le problème en eux-mêmes. Tant que la chair vivra, nous rencontrerons toujours ce problème, hors ou dans ces églises organisées. On peut même dire qu’un petit groupe de maison, composé uniquement ou essentiellement de chrétiens charnels, présente la pire situation qui soit ! Car des chrétiens charnels peuvent vivre plus ou moins cachés au sein d’une grande église organisée alors qu’ils ne peuvent rester cachés au sein d’un petit groupe et peuvent facilement provoquer des dégâts !

La solution à ce problème de la chair reste partout la même : le message de la croix dans ses deux aspects[1], apporté par des prédicateurs qui l’ont eux-mêmes expérimentée et l’apprentissage d’une vraie marche[2] par l’Esprit du Seigneur[3], dont la caractéristique fondamentale est l’amour divin[4]. Il est clair qu’un responsable de groupe ou d’église ne peut donner que ce qu’il a reçu. S’il ne sait pas, concrètement, ce qu’est pour lui-même la vie crucifiée et la marche par l’Esprit, comment peut-il guider et conseiller les autres dans ce domaine ?

La majorité de ceux qui se trouvent « hors de l’église » n’est pas composée de ces rebelles et de ces mécontents. Beaucoup de petits groupes informels ou de maisons sont composés de chrétiens consacrés[5], désireux d’obéir[6] sincèrement à leur Seigneur[7] en Esprit et en vérité et soucieux de rester fidèles[8] à Dieu et à Sa Parole.

Il est certain que ces chrétiens courent le risque d’un certains légalisme[9] et d’un certain exclusivisme, avec le risque de se renfermer sur eux-mêmes, ayant le désir de rester fidèles et de ne pas se souiller au contact du péché ou de l’apostasie[10]. Toutefois, ces chrétiens sont parmi ceux qui peuvent entendre la voix du Seigneur car leur cœur est bien disposé.

Bien souvent, ils ont dû se résigner à quitter une église à contrecœur, après beaucoup d’hésitations et de combats en laissant beaucoup d’amis et en versant beaucoup de larmes. Souvent c’était l’église qui les avait vus naître dans le Seigneur. Certains ont sincèrement voulu savoir si c’étaient bien eux qui étaient « normaux » en se plaçant honnêtement devant le Seigneur, afin qu’Il leur montre la vérité concernant leurs motivations profondes et réelles.

Beaucoup cherchent alors à rejoindre une autre église proche quand c’est possible…

Si ces chrétiens ne sont pas des rebelles systématiques, pourquoi donc ont-ils quitté leur église ?

Voici quelques raisons essentielles parmi les plus souvent évoquées. Elles ne sont pas présentées par ordre d’importance. Ces raisons ne sont pas nombreuses mais déterminantes pour prendre la décision de quitter une église.

  • Une montée régulière de l’apostasie dans l’église.

L’apostasie peut être définie comme l’abandon de la Vérité de la Parole du Seigneur. Peu à peu les responsables de l’église ont laissé s’introduire des doctrines et des pratiques qui n’étaient pas bibliques ou des interprétations humaines de la Parole de Dieu. Il ne s’agissait pas de questions superficielles tel le fait de prendre le fruit de la vigne de la Cène dans une coupe ou des gobelets individuels ! Mais il s’agissait de fausses doctrines concernant des problèmes graves comme, par exemple, l’exercice de l’autorité pastorale, l’encouragement du divorce et du remariage, l’exercice du ministère féminin au sein de l’église ou encore l’acceptation de faux dons spirituels, de fausses prophéties personnelles aux conséquences catastrophiques, « d’expériences nouvelles dans l’Esprit[11] » plus charnelles ou démoniaques que conduites par le Saint-Esprit[12], etc… Manifestement, ces frères et sœurs ont eu la conviction que, loin de se rapprocher de la Vérité du Seigneur et de Sa Parole, leur église dérivait de plus en plus dans l’apostasie. Ils ont prié, intercédé, averti les responsables[13] mais n’ont pas été entendus. Ils sont parvenus au point où le Seigneur leur a demandé de partir, s’ils ne voulaient pas participer au compromis ambiant, ni être jugés par le Seigneur[14].

Il est vrai que nous vivons dans l’apostasie de la fin des temps, annoncée par le Seigneur et Ses apôtres[15]. Il est immanquable que cette apostasie se répande partout où elle le peut. Il ne s’agit pas du fait qu’une église enseigne encore des doctrines qui ne sont pas réellement en accord avec la Parole de Dieu[16]. Car si les membres de cette église, et notamment ses dirigeants, ont l’amour de la vérité[17], ils seront éclairés par le Seigneur et parviendront à abandonner ce qui était faux ou incomplet[18].

Quand le cœur de tous est animé par l’amour de la Vérité et par un amour fraternel sincère[19], il est possible de vivre et de travailler ensemble, de progresser ensemble dans la bonne direction. Quand il y a une résistance ou une opposition à la Vérité de l’Esprit ou de la Parole, cela devient impossible.

Le problème de fond ne consiste pas à choisir entre les églises organisées et les groupes de maison ou informels. C’est un faux problème. Le problème de fond est l’amour du Seigneur et de Sa Parole, la connaissance et la pratique de la Vérité, le désir sincère de vivre dans la sanctification et de produire le Fruit de l’Esprit. Un groupe de maison peut être apostat et une église « organisée » dans la vérité et vis versa !

  • Le fait que le péché connu soit ouvertement toléré ou accepté dans l’église.

Ce fait important est souvent lié à celui que nous venons d’évoquer. La Vérité est toujours associée à la sainteté et l’apostasie à la montée du péché !

Si, dans une église, le péché connu est manifestement toléré par les responsables et la plupart des membres de l’église, les conséquences sont graves pour tous. C’est une porte ouverte à Satan[20] pour détruire l’église[21], brutalement ou progressivement.

Il ne s’agit donc pas du péché connu en train d’être confessé et réglé[22], car il faut un certain temps pour que se fasse la lumière et la solution trouvée. Par exemple, de jeunes convertis[23] pratiquant encore certaines formes de péché doivent être éclairés par un enseignement vrai. Tout ne peut pas être réglé en une seule fois dans une église, mais les situations ou problèmes doivent évoluer progressivement dans la bonne direction.

Le problème est grave quand il s’agit d’un péché connu et pratiqué aux yeux de tous (ou presque) sans que les responsables et la majorité de l’église ne semblent s’en soucier et se positionner : adultère, fornication, pratiques illicites, trafics, malhonnêtetés, mensonges, détournements d’argent… péchés pratiqués parfois par les responsables eux-mêmes, péchés qui ne sont parfois connus que par certains membres anciens de l’église ou proches des responsables.

La liberté que nous avons en Christ ne doit pas être employée pour vivre selon la chair[24] et ne nous autorise pas à cautionner le péché et vivre dans le compromis auprès de lui[25]. Les enseignements du Christ et des apôtres sont très clairs à ce sujet. Paul, par exemple, a sévèrement reproché aux Corinthiens de supporter au milieux d’eux un « frère » qui vivait ouvertement avec la femme de son père (1 Co 5 : 1 ; Lv 20 : 11). Une église qui accepte et pratique ouvertement de telles situations est répréhensible. Et si elle ne veut pas entendre la répréhension nous ne devons avoir aucune part avec elle[26].

Il ne s’agit pas de se mettre dans une tour d’ivoire en prétendant que nous, « les parfaits », nous méprisons et ne pouvons supporter la présence des « pécheurs » au sein de l’église ! Une telle attitude est charnelle. C’est le levain même des pharisiens[27] ! Non. Il s’agit d’être honnête avec soi-même et avec les autres, d’accepter d’être repris dans l’amour si nous le méritons et aussi de reprendre les autres dans l’amour si cela est nécessaire[28]. Ne devons-nous pas « lutter jusqu’au sang contre le péché qui nous enveloppe si facilement » (Hb 12 : 1) ? Si nous luttons par l’Esprit du Seigneur, nous lutterons avec Sa force et nous entrerons dans la victoire de Christ[29].

  • Un autoritarisme abusif de la part des responsables, pasteurs ou anciens de l’église.

Un ancien de l’église ou un berger du troupeau ne peut être qu’animé par l’Esprit de Son Maître[30], qui est un esprit de service et de sacrifice[31], tout en défendant fermement la Vérité dans l’amour et en indiquant clairement la direction spirituelle au troupeau.

A partir du moment où un responsable d’église, pasteur ou ancien, commence à exercer une autorité tyrannique sur l’église[32], à imposer sa volonté sans discussion[33] et à s’immiscer abusivement dans la vie privée des chrétiens[34], les limites bibliques sont franchies. Là où est l’Esprit du Seigneur, là aussi est la liberté[35]. Mais il s’agit d’une vraie liberté spirituelle, sans esprit de jugement charnel[36] ni soumission de notre volonté par des moyens charnels.

Nous ne pouvons pas obéir aveuglément, sous prétexte de soumission à l’autorité, à un responsable (parfois autoproclamé et non appelé par Dieu) qui voudrait ouvertement nous obliger à obéir à sa volonté humaine, voire à l’accompagner dans le péché et dans l’apostasie. Si Dieu nous a libérés en Christ[37], ce n’est pas pour que nous acceptions de nous remettre sous un autre joug que celui du Seigneur (Ga 5 : 1) !

Il est vrai que certains exemples peuvent être extrêmes[38], mais ils illustrent une dérive manifeste de l’exercice de l’autorité pastorale, dérive qui peut être très progressive et dont on ne s’aperçoit pas forcément au début.

  • Un œcuménisme toujours plus envahissant.

Les responsables sont de plus en plus ouverts à des « rencontres œcuméniques » avec des église apostates. Il peut aussi s’agir de la décision de se fédérer ou d’appartenir à un mouvement « officiel et reconnu » par souci de « faire masse » devant les autorités ou de bénéficier de la renommée, de l’appui et du soutien proposés par les grands mouvements religieux.

Le problème de fond n’est pas d’appartenir ou non à un mouvement ou à une structure. Le problème est le suivant : « Est-ce que le fait de se joindre à ce mouvement ou à cette structure va être pour nous un atout dans notre progression et notre marche chrétiennes, ou un frein dans la connaissance et la pratique de la Vérité ? Serons-nous pris dans un piège dont nous aurons beaucoup de mal à sortir ? Serons-nous gagnés par un esprit qui n’est plus le Saint-Esprit, un évangile qui n’est plus le vrai Evangile et un « Jésus » qui n’est plus le vrai Jésus ? En un mot, aurons-nous réellement la conviction que nous serons dans la volonté de Dieu en décidant de nous fédérer ou de nous joindre à cette structure humaine ?[39] »

Si nous n’avons pas cette conviction, nous ne sommes certainement pas des rebelles ou des « diviseurs du Corps de Christ » même si nous pouvons être accusés de l’être !

Voici les raisons qui semblent les plus importantes et les plus déterminantes, dans les décisions de quitter les églises qui ont été invoquées. Parfois, plusieurs de ces raisons sont invoquées ensemble. Ces raisons sont légitimes et ont parfois conduit l’Esprit Saint à demander à des chrétiens de quitter une église sans toutefois quitter le Corps de Christ, l’Eglise.

L’essentiel est de garder la bonne vision biblique du Corps de Christ[40] et celle de la véritable autorité dans l’Eglise[41].

Mais un chrétien[42] ne peut pas être solitaire ; il a besoin, à la fois pour grandir et pour exercer le ou les dons que lui confie le Seigneur[43], d’appartenir à un Corps et d’être soumis à une Autorité. Le Corps est l’Eglise dont le Christ est la tête et l’Autorité est celle du Saint-Esprit et de la Parole de Dieu. Les anciens de l’Eglise ne font que participer activement à l’exercice de cette Autorité divine.

Entrer, ou sortir ?

Le problème n’est certainement pas d’entrer dans une église locale ou d’en sortir ! Le problème est, avant tout, de savoir si l’on est d’abord entré dans l’Eglise de Christ, qui est Son Corps, par une vraie nouvelle naissance spirituelle[44]. Pour Dieu, il n’y a qu’une seule Eglise, le Corps vivant de Christ composé de tous ceux qui ont accepté Jésus-Christ comme leur Sauveur et leur Seigneur[45] et qui sont donc passés par la repentance[46] et une vraie nouvelle naissance spirituelle.

Ceux-là, Dieu les fait Lui-même entrer dans Son Eglise unique. Ils en sont membres de droit, de manière organique et non institutionnelle. Notre « carte de membre » de cette Eglise est la lettre vivante que Dieu a écrite dans notre cœur régénéré, par le sang précieux de Christ et le doigt de Son Esprit (Ez 9 : 4)[47] !

Où que nous sommes, quelque soit la localité où nous nous trouvons, la véritable église locale est d’abord constituée par tous ceux qui sont nés de nouveau en Christ. Ils peuvent être répartis dans divers groupes ou églises, qui ne sont peut-être pas forcément de même obédience, ils peuvent se connaître ou non, ils peuvent même se trouver seuls pour un temps dans leur maison, mais ils font tous partie de l’Eglise de Christ.

Par ailleurs il y a dans beaucoup d’églises locales des « chrétiens » qui ne sont pas nés de nouveau, donc qui ne font pas partie du Corps de Christ, mêlés à d’autres qui en font partie. Il y a même des bergers et des conducteurs qui ne sont pas réellement nés de nouveau[48] !

Compte tenu du contexte, il est primordial que les vraies brebis du Seigneur soient en relation directe avec Lui et guidées par Son Esprit afin de pouvoir discerner Sa volonté et suivre Ses voies. C’est alors, en fonction des considérations personnelles et locales, que le Seigneur pourra leur demander de se joindre à tel groupe ou à telle église et qu’elles pourront savoir quand le Seigneur leur demandera, éventuellement, d’en sortir pour rejoindre un autre groupe ou ouvrir leur maison ou encore rester momentanément seules.

La situation actuelle est tellement confuse qu’il est vital que les chrétiens sachent être dirigés personnellement par le Seigneur et s’affermissent en Lui pour ne pas être influencés par « tout vent de doctrine » ou pour ne pas suivre aveuglément des conducteurs qui pourraient être des loups ravisseurs ! Quand on est un jeune converti, cela peut ne pas être facile mais le Seigneur est vivant et l’on doit compter sur Lui[49] !

Dans la Bible et l’Eglise des premiers temps, nous voyons que les chrétiens avaient conscience d’appartenir à un même Corps et à une même Eglise. Il y avait des problèmes, il y avait des brebis et des bergers charnels, mais il y avait un Corps uni dirigé par des bergers unis[50], malgré leurs différences d’opinions et de caractères, tous étant sous la direction réelle du Seigneur.

Peu à peu, et même assez vite, les choses ont changé. Des églises se sont endormies, d’autres sont tombées dans des séductions diverses, d’autres encore se sont réveillées, créant les mouvements divers que nous voyons aujourd’hui[51]. Le problème n’est pas dans la division apparente des églises. Les vraies questions sont les suivantes :

  • Avons-nous, en tant que chrétiens et où que nous soyons, l’amour du Seigneur et de Sa Parole ?[52]
  • Avons-nous l’amour de la Vérité ?[53]
  • Avons-nous la volonté ferme de marcher dans l’obéissance au Seigneur ?[54]
  • Avons-nous le désir de porter le bon fruit de l’Esprit ?[55]
  • Voulons-nous nous charger de notre croix chaque jour et suivre Jésus ?[56]
  • Avons-nous la foi afin que le Seigneur puisse nous diriger dans Sa volonté, par Son Esprit et Sa Parole ?[57]

Si c’est le cas, le Saint-Esprit ne peut pas manquer de nous diriger, à savoir si nous devons entrer dans une église ou en sortir, ou encore si nous devons suivre une autre ligne d’action ! De toute manière nous ne sortirons jamais de l’Eglise de Christ ! Et nous saurons toujours reconnaître l’autorité spirituelle d’un vrai berger appelé par Dieu !

Le véritable réveil spirituel[58], pour tous les chrétiens, consiste à ne pas se laisser enfermer dans une vision étroite de l’Eglise, limitée à notre groupe ou à notre dénomination mais à nous ouvrir réellement, dans un souci commun de communion et de recherche de la Vérité, à tous ceux qui sont réellement nos frères et nos sœurs dans notre environnement proche, selon la conduite de l’Esprit et quelle que soit la structure à laquelle ils puissent appartenir[59], ou quel que soit leur absence d’appartenance à une structure !

Ceci ne veut pas dire la nécessité de quitter systématiquement les églises organisées ou institutionnelles pour rejoindre des groupes de maison ou pour « aller seul dans le désert » ! Le fait de vouloir créer et organiser un « mouvement des églises de maison » ou un « mouvement des chrétiens sortis des églises » est déjà une erreur en soi ! Pourquoi « créer un mouvement » alors que nous appartenons déjà au Corps de Christ ? Par ailleurs, quand c’est le Seigneur qui suscite un mouvement, gardons-nous de vouloir « l’organiser » de manière humaine et charnelle ! Mais suivons les principes d’organisation divine que nous donne la Parole de Dieu !

Il s’agit donc de voir s’il est possible de rencontrer et de fréquenter fraternellement les vrais chrétiens qui nous entourent, de prier avec eux, de partager leurs soucis et leurs problèmes, et d’étudier la Bible avec eux, tout en reconnaissant les ministères, les bergers que le Seigneur fait lever !

Une telle chose n’est possible que si les dirigeants eux-mêmes acceptent de partager une telle vision du Corps et exercent leur ministère d’ancien au bénéfice de tout le troupeau qui les entoure, sans être entravés par les sigles et les dénominations.

Il faut que les anciens refusent systématiquement toute notion de « propriété personnelle » du troupeau qui leur est confié ! Un véritable dirigeant devrait par exemple se réjouir en pensant à l’intérêt spirituel de ses brebis si l’une des brebis de « son » assemblée venait lui dire qu’elle avait trouvé ailleurs une meilleure nourriture et une meilleure communion fraternelle ! Il devrait aussi pouvoir se remettre en question si cela était nécessaire et chercher à savoir pourquoi cet autre troupeau est mieux nourri que le « sien » !

C’est d’ailleurs exactement ce que nous pensons que Dieu fait en ce moment, dans cette fin des temps difficiles. Le Seigneur est en train de préparer Son Eglise, Son Epouse bien-aimée, à Sa prochaine rencontre[60] ! Cette Epouse doit être enlevée[61] « pure, sans ride, ni tache, ni rien de semblable ». Cela ne peut être que l’œuvre bénie du Sauveur Lui-même, par Son Esprit et Sa Parole.

Pour que cette œuvre puisse être parfaitement achevée, il est nécessaire que le cœur des brebis qui composent cette Epouse soit honnête et bon et veuille garder la Parole de Dieu telle qu’Il nous l’a donnée, dans Sa pureté, Sa vérité et toute Sa beauté.

Dieu continuera aussi à faire lever des bergers selon Son cœur, des bergers appelés par Lui, intègres et vrais, des modèles du troupeau, qui paîtront les brebis. Ils pourront être pasteurs au sein d’églises organisées ou non mais ils auront tous un cœur de berger.

Nous croyons que les cinq ministères d’Ephésiens 4 : 11, depuis les temps apostoliques, n’ont jamais cessé de fonctionner même s’ils n’ont pas toujours été « officiellement » reconnus par certaines églises. Ils ne cesseront jamais de fonctionner jusqu’à la fin. Car Jésus a dit : « Je suis avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28 : 20). La présence du Seigneur nous est assurée par Son Esprit, par Sa Parole et par Son Corps vivant, qui comprend les véritables brebis (comprenant les conducteurs) du Seigneur. Ces bergers selon le cœur de Dieu sauront toujours qu’ils sont appelés à travailler en équipe mais pas n’importe comment : en Esprit et en Vérité !

Ces brebis et ces bergers sauront toujours entendre la voix du Seigneur. Ils auront donc toujours le discernement nécessaire, (même si ce discernement doit se développer au milieu de beaucoup d’épreuves et de souffrances), pour savoir à qui et à quoi ils ont affaire dans leur marche chrétienne, et comment se comporter partout dans la sainteté, l’humilité et l’obéissance.

Pour les brebis du Seigneur, isolées, persécutées et rejetées, elles doivent continuer à croire malgré les difficultés qu’elles peuvent rencontrer actuellement. Dieu est fidèle à Sa Parole et à Ses promesses. Il connaît leurs besoins et saura y pourvoir selon Sa volonté ! Cette volonté s’accomplira. Les obstacles, placés par les hommes sur le chemin de Dieu et de Son Esprit, n’ont jamais empêché les brebis du Seigneur d’avancer quand c’est Dieu qui les dirige !

Nous sommes donc partagés entre deux sentiments contraires. D’une part, une grande tristesse de voir l’apostasie grandir dans le monde entier et dans l’Eglise « visible »[62] et de voir le moment s’approcher inéluctablement où l’humanité assumera la responsabilité de ses choix. D’autre part, nous sommes extrêmement réjouis de voir s’approcher le jour de Christ et de voir l’Epouse se préparer activement à Son retour ! Elle sera prête quand la dernière trompette retentira !

« Pour ce qui concerne l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ et notre réunion avec Lui, nous vous prions, frères, de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre bon sens, et de ne pas vous laisser troubler, soit par quelque inspiration, soit par quelque parole, ou par quelque lettre[63] qu’on dirait venir de nous, comme si le jour du Seigneur était déjà là. Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant[64], et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition[65], l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu[66]. Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous ? Et maintenant vous savez ce qui le retient afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu[67]. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement[68] ». (2 Th 2 : 1 à 8)

« L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan[69], avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité mais qui ont pris plaisir à l’injustice soient condamnés ». (2 Th 2 : 9 à 12)

« Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. C’est à quoi il vous a appelés par notre Evangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ ». (2 Th 2 : 13 et 14)

« Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre. Que notre Seigneur Jésus-Christ lui-même, et Dieu notre Père, qui nous a aimés, et qui nous a donné par sa grâce une consolation éternelle et une bonne espérance, consolent vos cœurs, et vous affermissent en toute bonne œuvre et en toute bonne parole ! » (2 Th 2 : 15 à 17)

« Que le Dieu de paix vous sanctifie Lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous a appelés est fidèle et c’est Lui qui le fera ». (1 Th 5 : 23 et 24)

Amen ! Que le Seigneur bénisse Son Corps !

[1] Voir « 46 1 Co 015-001 001 Le double aspect de la croix »

[2] Voir « 02 Ex 014-022 001 Obéir à Dieu – Marcher » et « 19 Ps 092-013 001 Comme le palmier »

[3] Voir « 38 Zc 004-006 001 La Parole et l’Esprit-Saint personnifiés »

[4] Voir « 21 Ec 004-012 001 Amour – Foi et Grâce »

[5] Voir « 43 Jn 017-017 001 Sanctification, consécration et service »

[6] Voir « 44 Ac 006-007 001 Obéir à la foi »

[7] Voir « 40 Mt 007-021 001 Jésus est Seigneur »

[8] Voir « 46 1 Co 004-002 001 La fidélité dans le service »

[9] Voir « 40 Mt 023-004 001 Une caractéristique des Pharisiens – le légalisme »

[10] Voir « 53 2 Th 002-003 001 Signe de la fin des temps – l’apostasie »

[11] Voir « 43 Jn 014-017 001 Le Saint-Esprit fait de nouvelles choses »

[12] Voir « 66 Ap 001-017 001 Tomber  dans l’esprit »

[13] Voir « 40 Mt 018-016 001 Prendre un ou deux témoins »

[14] Il n’est nullement question ici de juger ceux qui restent ou ceux qui partent… mais d’une obéissance personnelle à Dieu : l’apôtre Paul, après sa conversion sur le chemin de Damas, s’est éloigné de l’église pendant 14 années, dans le désert d’Arabie pendant que les autres apôtres oeuvraient au servir de Dieu ; Philippe fut envoyé sur « le chemin qui est désert » (Ac 8 : 26) alors que tous évangélisaient dans les villages (Ac 8 : 25 et 40)… Ce fut comme des parenthèses…

[15] Voir « 53 2 Th 002-003 001 Signe de la fin des temps – l’apostasie »

[16] Voir « 44 Ac 020-030 001 Les ravages des hérésies »

[17] Voir « 40 Mt 025-040 001 Amour et vérité comme but pour le salut »

[18] Voir « 01 Gn 019-016 001 Se séparer du monde ou s’affaiblir »

[19] Voir « 46 1 Co 013-013 002 Aimer dans la vérité »

[20] Voir « 13 1 Ch 021-001 002 Qui est Satan »

[21] Voir « 47 2 Co 011-014 001 L’œuvre de Satan »

[22] Voir « 54 1 Ti 006-012 001 Sens grec du mot confesser »

[23] Voir « 52 1 Th 001-009 001 Les fondements d’une vraie conversion »

[24] Voir « 45 Rm 006-004 001 Jouir de la Grâce n’autorise pas à vivre à sa guise »

[25] Voir « 46 1 Co 013-013 006 L’amour ne fait pas de compromis »

[26] Voir « 01 Gn 019-016 001 Se séparer du monde ou s’affaiblir »

[27] Voir « 40 Mt 023-024 001 Une caractéristique des Pharisiens – la condamnation »

[28] Voir « 40 Mt 018-015 001 Pardonner et restaurer seul à seul »

[29] Voir « 44 Ac 017-017 001 Le véritable combat spirituel »

[30] Voir « 49 Ep 005-021 001 Autorité et amour de Jésus puis de son disciple »

[31] Voir « 45 Rm 001-001 001 Serviteur de tous mais pas esclave »

[32] Voir « 09 1 Sm 026-011 001 Des leaders qui dominent et menacent »

[33] Voir « 60 1 Pi 005-003 001 Dominer le troupeau »

[34] Voir « 60 1 Pi 004-016 001 L’ingérence dans la vie intime chez les P.K. »

[35] Voir « 43 Jn 008-032 001 La vérité vous rendra libres »

[36] Voir « 42 Lc 007-039 001 Une caractéristique des Pharisiens – l’esprit de jugement »

[37] Voir « 19 Ps 016-009 001 Conversion – purification de l’âme et libération de l’esprit »

[38] Nous ne citerons que le cas de cette église où, entre autres choses, le pasteur imposait à tous les membres de lui fournir leurs relevés bancaires mensuels, ou de cette autre église dont le pasteur, qui exerçait une autorité tyrannique absolue, refusait violemment toute confrontation et toute remise en question, allant jusqu’à maudire publiquement dans ses prédications ceux qui voulaient le reprendre ou lui demander des comptes.

[39] Voir « 59 Jc 003-015 001 L’œcuménisme, un préliminaire à la théosophie »

[40] Voir « 45 Rm 002-016 001 Le mot Evangile approprié pour le corps de Christ »

[41] Voir « 49 Ep 005-021 001 Autorité et amour de Jésus puis de son disciple »

[42] Voir « 43 Jn 006-066 001 Fan ou disciple »

[43] Voir « 40 Mt 025-015 001 Au moins un talent »

[44] Voir « 52 1 Th 001-009 001 Les fondements d’une vraie conversion »

[45] Voir « 46 1 Co 015-001 001 Le double aspect de la croix »

[46] Voir « 44 Ac 019-020 001 Seule la repentance produit la délivrance »

[47] Voir « 26 Ez 009-004 001 La marque sur le front des élus »

[48] Une expérience forte, profonde et sincère avec Dieu n’est pas systématiquement synonyme de vie abandonnée à Lui en Jésus-Christ : voir « 52 1 Th 001-009 001 Les fondements d’une vraie conversion »

[49] Voir « 42 Lc 024-013 001 Jésus marche avec nous »

[50] Voir « 43 Jn 017-021 001 Les bases d’une véritable unité biblique »

[51] Voir « T0586 Le réveil du No. 312 de Azusa Street à Los Angeles » et « T0660 Evan Roberts et le réveil Gallois de 1904 »

[52] Voir « 46 1 Co 013-013 001 Aimer, c’est obéir à sa parole »

[53] Voir « 46 1 Co 013-013 003 L’amour obéit à la vérité »

[54] Voir « 19 Ps 023-005 001 Marcher avec Dieu dans la joie »

[55] Voir « 46 1 Co 009-027 001 Servir par amour et non par intérêt »

[56] Voir « 46 1 Co 015-001 001 Le double aspect de la croix »

[57] Voir « 43 Jn 006-047 001 La foi en Jésus »

[58] Voir « 16 Ne 001-003 001 Le but du réveil spirituel : une préparation »

[59] Nombre de serviteurs de Dieu ont été des instruments dociles et utiles entre les mains de Dieu ; citons par exemple Smith Wigglesworth, converti auprès des Méthodistes à l’âge de huit ans, prit son baptême chez les Baptistes, grandit spirituellement dans l’Armée du Salut, fit l’expérience de l’onction du Saint Esprit chez les Pentecôtistes ; John Wesley était prêtre anglican avant de sortir de l’Eglise Anglicane ; Charles Finney était presbytérien avant de devenir un pionnier du mouvement évangélique ; Hudson Taylor était méthodiste mais a aussi participé à des activités baptistes (particulièrement dans la rédaction d’un magazine baptiste)…

[60] Voir « 43 Jn 014-003 002 Des oppositions au retour de J.C. en deux étapes »

[61] Voir « 50 Ph 003-021 001 L’enlèvement, la glorieuse espérance de l’Eglise »

[62] Voir « 62 1 Jn 004-001 002 Quelque chose de grave se passe dans l’Eglise »

[63] Voir « 50 Ph 003-020 001 L’enlèvement, une doctrine ridiculisée et rejetée »

[64] Voir « 53 2 Th 002-003 001 Signe de la fin des temps – l’apostasie »

[65] Voir « 62 1 Jn 004-003 001 La personnalité de l’Antichrist »

[66] Voir « 53 2 Th 002-004 001 Signe de la fin des temps – Le signe religieux »

[67] Il s’agit de l’Eglise : voir « 42 Lc 021-028 001 Les signes des temps de la fin »

[68] Voir « 38 Zc 014-004 001 La défaite, le jugement et la fin de l’Antichrist »

[69] Voir « 13 1 Ch 021-001 002 Qui est Satan »

La rédemption

Un jeune garçon de couleur était à vendre sur un marché d’esclaves. Un silence s’était fait dans la foule: tous les yeux étaient tournés vers un étranger qui persistait à surenchérir, bien que la dernière mise excéda déjà le prix normal. Qu’avait-il de si attrayant ce garçon dépenaillé attendant son triste sort? Presque toute l’assistance s’interrogeait. Où voulait-il en venir cet étranger avec cette démonstration d’humanité? Qui était-il? Pourquoi offrait-il un prix si élevé pour cet enfant? Finalement le commissaire-priseur cria:

 

—Adjugé!

 

L’acheteur pressa dans la main du jeune esclave un papier qu’il venait d’écrire en hâte.

 

— Tiens ! dit-il. Cela veut dire que tu es libre.

 

Libre ? Etait-il vraiment libre ? Mais que pouvait signifier la liberté pour un enfant esclave ? Devant ses grands yeux interrogateurs, l’acheteur ajouta :

 

— J’ai vu que ta vie allait être brisée. Alors je t’ai acheté pour que tu sois libre. Tu n’as plus besoin de venir avec moi.

 

Le garçon prit soudain conscience de ce qui lui arrivait. Il était libre! Cependant un combat se livrait dans son coeur. Cela se voyait à son regard plein de questions. Un maître inconnu avait payé le prix fort pour lui donner la liberté. Un tel homme devait certainement être bon et l’aimer. Il pourrait en toute sécu­rité se fier à lui. Tout à coup on vit l’adolescent se jeter aux pieds de son bienfaiteur, et lui dire:

 

— Maître ! Tu m’as racheté à un grand prix ! Je sais que je n’en trouve­rai jamais un autre comme toi.

 

Et il lui rendit son papier

 

— Ne me renvoie pas ! O maître ! Je t’aime, je préfère être ton esclave et à ton service jusqu‘à ma mort.

 

L’heureux garçon, vaincu par la bonté de cet homme, resta à ses pieds jusqu’à ce que la main tendre et vigoureuse de son bienfaiteur l’oblige à se lever.

 

Cette histoire illustre parfaitement bien le comportement que tout chrétien devrait adopter devant le si grand amour manifesté à la croix, un amour qui libère du péché, de la juste condamnation divine et d’une éternité en enfer. Le chrétien n’est pas seulement délivré de quelque chose, mais pour quelque chose. Beaucoup oublient cette vérité capitale. La liberté n’est pas une fin en soi. Nous avons été rachetés, non pas pour vivre à nouveau pour nous-mêmes, mais pour appartenir à Jésus et lui être désormais consacrés afin de servir ce nouveau et merveilleux Maître (1 Co 6 : 20).