La rédemption

Un jeune garçon de couleur était à vendre sur un marché d’esclaves. Un silence s’était fait dans la foule: tous les yeux étaient tournés vers un étranger qui persistait à surenchérir, bien que la dernière mise excéda déjà le prix normal. Qu’avait-il de si attrayant ce garçon dépenaillé attendant son triste sort? Presque toute l’assistance s’interrogeait. Où voulait-il en venir cet étranger avec cette démonstration d’humanité? Qui était-il? Pourquoi offrait-il un prix si élevé pour cet enfant? Finalement le commissaire-priseur cria:

 

—Adjugé!

 

L’acheteur pressa dans la main du jeune esclave un papier qu’il venait d’écrire en hâte.

 

— Tiens ! dit-il. Cela veut dire que tu es libre.

 

Libre ? Etait-il vraiment libre ? Mais que pouvait signifier la liberté pour un enfant esclave ? Devant ses grands yeux interrogateurs, l’acheteur ajouta :

 

— J’ai vu que ta vie allait être brisée. Alors je t’ai acheté pour que tu sois libre. Tu n’as plus besoin de venir avec moi.

 

Le garçon prit soudain conscience de ce qui lui arrivait. Il était libre! Cependant un combat se livrait dans son coeur. Cela se voyait à son regard plein de questions. Un maître inconnu avait payé le prix fort pour lui donner la liberté. Un tel homme devait certainement être bon et l’aimer. Il pourrait en toute sécu­rité se fier à lui. Tout à coup on vit l’adolescent se jeter aux pieds de son bienfaiteur, et lui dire:

 

— Maître ! Tu m’as racheté à un grand prix ! Je sais que je n’en trouve­rai jamais un autre comme toi.

 

Et il lui rendit son papier

 

— Ne me renvoie pas ! O maître ! Je t’aime, je préfère être ton esclave et à ton service jusqu‘à ma mort.

 

L’heureux garçon, vaincu par la bonté de cet homme, resta à ses pieds jusqu’à ce que la main tendre et vigoureuse de son bienfaiteur l’oblige à se lever.

 

Cette histoire illustre parfaitement bien le comportement que tout chrétien devrait adopter devant le si grand amour manifesté à la croix, un amour qui libère du péché, de la juste condamnation divine et d’une éternité en enfer. Le chrétien n’est pas seulement délivré de quelque chose, mais pour quelque chose. Beaucoup oublient cette vérité capitale. La liberté n’est pas une fin en soi. Nous avons été rachetés, non pas pour vivre à nouveau pour nous-mêmes, mais pour appartenir à Jésus et lui être désormais consacrés afin de servir ce nouveau et merveilleux Maître (1 Co 6 : 20).

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