Des enseignements qui déshonorent Dieu

« Le seigneur a établi son trône dans les cieux ; Et son règne a domination sur tout » (Ps 103:19 traduction David Martin)

« Et il a fait d’un seul sang tout le genre humain, pour habiter sur toute l’étendue de la terre, ayant déterminé les saisons qu’il a établies, et les bornes de leur habitation » (Ac 17 : 26, traduction David Martin).

« Que toute personne soit soumise aux Puissances supérieures: car il n’y a point de Puissance qui ne vienne de Dieu, et les Puissances qui subsistent, sont ordonnées de Dieu. » (Rm 13:1, traduction David Martin)

Beaucoup de « leaders spirituels » remettent en cause la souveraineté de Dieu sur sa propre création. Leur scénario anti-biblique est construit comme suit : Dieu a donné à Adam l’autorité sur la création ; Adam a « trahi » et a donné son autorité légitime reçue de Dieu à Satan ; et l’expiation du Christ devait regagner cette domination perdue. Selon cette théologie, Jésus-Christ a donner l’autorité du monde à l’église quand il est monté dans le ciel. L’église l’a par conséquent perdu de nouveau par l’ignorance, le manque de foi et le manque d’unité.

Aujourd’hui, en ces derniers temps, ils affirment que les nouveaux prophètes et les nouveaux apôtres sont revêtus d’une autorité particulière qui leur permet de prendre contrôle des forces sataniques dans les cieux et de libérer le monde. Cette libération intervient alors que l’église prendrait des villes en liant les forces spirituelles des ténèbres qui règnent au-dessus d’elles.

Reprenons ces quelques points et examinons les à la lumière de la Parole de Dieu :

L’autorité que Adam aurait transmise à Satan

Certains affirment que Adam était un « dieu » au-dessus de la terre. Par exemple, Kenneth Copeland écrit :

« La raison pour laquelle Dieu a créé Adam était son désir de se reproduire. Je veux dire une reproduction de soi. Adam n’était pas un petit semblant de dieu, il n’était pas comme Dieu, et il n’était pas plus subordonné à Dieu. Oui ceci est difficile à saisir par l’esprit humain, mais je vous dis ce qui est écrit dans la Bible ! » [1]

Copeland continue en disant qu’Adam a reçu la domination complète de la terre.

Earl Paulk a une version différente mais tout aussi anti-biblique : « le seul endroit sous la complète domination de Dieu était alors le jardin, donné à Adam et Eve. Les esprits commandaient toujours la terre, mais Dieu a commandé à Adam et Eve de les soumettre »[2].

Ces thèses sont la base de la théologie spirituelle du « combat spirituel moderne » : la sphère de domination de Dieu est limitée.

ED Silvoso écrit, « puisqu’Adam, le député de Dieu sur terre, a transféré son autorité légale à Satan, Dieu est devenu obligé de valider la position légale de Satan malgré la manière frauduleuse avec laquelle elle a été obtenue. »[3]

Kenneth Copeland décrit la situation « Après qu’Adam ait commis sa haute trahison, il a utilisé son autorité et la livrée entre les mains d’un esprit étranger.  Le résultat fut que dès lors, Dieu était littéralement hors jeu regardant ce qui peut se passer [dans sa création]. »[4] Un peu plus loin dans son message, il réitère ce point en disant : « après qu’Adam l’ait mis hors jeu, Dieu n’avait plus d’autorité ici [la terre, ses habitants, et même les esprits]. »[5]

Ainsi, selon cet enseignement anti-scripturaire, Satan est censé avoir obtenu l’autorité sur la création, et Dieu a dû valider cette autorité ! !

Ce genre d’affirmation démontre une profonde méconnaissance des textes bibliques, et une apostasie incroyable ! Si c’était vrai, les auteurs bibliques auraient été les plus ignorants de la révélation divine ! L’ancien testament ne fait qu’affirmer l’autorité universelle de Dieu au-dessus de toutes choses, incluant bien sûr Satan lui-même. Nous en avons plusieurs exemples importants dans la Parole de Dieu (Job 1:6-12 ; Ps 47 : 8,9 ; Gn 50 : 20) ; même la crucifixion de notre seigneur et sauveur Jésus-Christ faisait partie du plan « prédéterminé » de Dieu (Ac 2 : 23,24).

La théorie de la rançon de l’Expiation

Une erreur incroyable propagée par les leaders du « combat spirituel moderne » concerne la modification du but de l’expiation. Le Christ serait mort pour que Dieu puisse reprendre à Satan ce qu’Adam lui aurait transféré. Cette « théologie » est connu depuis très longtemps dans l’histoire de l’Eglise sous le nom de la rançon de l’expiation. Voici un aperçu de cette théologie :

« Dans cette situation Dieu a offert le Christ à Satan comme rançon en échange des pécheurs. Satan a facilement accepté l’offre en se rendant compte qu’il obtenait bien plus qu’il ne donnait, mais quand il obtint le Christ en enfer, il constata qu’il ne pouvait pas l’y retenir. Au troisième jour Christ revint triomphant et Satan se retrouva sans ses prisonniers originaux et sans le prix de la rançon. »[6]

Cette thèse abracadabrante a été reprise par les « enseignants de la foi » en y ajoutant toute sorte de récits.[7]

Les enseignements du « combat spirituel » reprennent ces idées pour réussir à expliquer comment Dieu aurait pu reprendre à Satan l’autorité sur la terre et sur l’humanité. Par exemple, ED Silvoso donne cette explication : « avant la victoire de Jésus au calvaire, Dieu ne pouvait pas devenir un transgresseur en reprenant à Satan les sujets qui lui étaient liés et qui étaient sous sa domination. S’il l’avait fait, alors Satan aurait pu appeler Dieu un transgresseur. »[8] Pour lui, Jésus était la seule manière « légale » de récupérer le gouvernement de la terre !

Cette théorie déshonore Dieu. Elle suppose que Dieu doit payer une dette à Satan pour récupérer sa propre création.

Pourquoi y-a-t-il encore des combats si Dieu a repris l’autorité sur toutes choses ?

Pour ces « blasphémateurs », le problème vient de l’église. Selon leurs théories, Jésus-Christ a gagné la victoire, et se repose loin des principautés et des puissances. Christ aurait toute l’autorité (ce qui est vrai), mais demanderait à l’Eglise de contrôler les cieux. En fait, Jésus-Christ aurait tout simplement délégué son autorité à l’Eglise (sachant que pour eux, un autorité déléguée est une autorité perdue ou transférée).

En fait, on remarque, sans aller plus loin dans les énoncés blasphématoires de ces personnes aveuglées, qu’ils tordent les Ecritures pour justifier leur théorie, et surtout, pour se proclamer l’égale de Dieu… Quelle horreur et quel orgueil !

La puissance des mots et de l’unité ?

Après avoir « démontré » que l’église a pour rôle de régner sur les cieux à la place du Christ, les leaders spirituels du « combat spirituel » donnent plusieurs techniques pour déterminer lequel de nous ou de Satan obtiendra le dessus.

Le principe essentiel est la puissance supposée des mots. Frangipane écrit, le « Christ, en tant que grand prêtre de notre confession (Hb 3:1), écoute nos paroles prononcées dans la foi ou sans la foi, et nous renouvelle la vie éternelle proportionnellement à celles-ci. »[9] Cette assertion fait supposer que le sacerdoce du Christ serait limité à nos paroles !

Le retour de Christ tout simplement rendu impossible

Dans le cadre de ces théories hérétiques, nous ne pouvons plus espérer dans le retour de notre Seigneur et Sauveur. Nous trouvons ceci dans plusieurs textes, dont celui-ci, de Earl Paulk : « Tant que l’église exerce son autorité, Jésus Christ ne reviendra jamais. »[10]

Nos paroles sont considérées être porteuse d’une puissance créatrice qui impose les règles à Dieu ! John Dawson écrit, « parce que nous sommes les administrateurs juridiques de cette planète, il est important pour l’homme de prendre autorité sur les anges »[11] pour « lier et délier ».

Plusieurs enseignements de ces leaders s’appuient sur l’histoire de la tour de Babel comme exemple de cette puissance humaine supposée. Ils affirment par là que « la puissance humaine des mots » et l’unité peuvent être employés par n’importe qui, bon ou mauvais. Ils attribuent le jour de la Pentecôte à l’unité humaine. Censément, d’après leurs élucubrations, si l’église devient unifiée et si elle utilise leurs techniques, l’homme exercera sa domination sur toute la planète sans autoriser le retour du Christ !

En réalité, le passage de genèse chapitre 11 mais en évidence la puissance souveraine de Dieu, et non une certaine puissance issue de l’unité et des paroles communes qui « établirait la réalité des choses »

En conclusion

Nous voyons que ces théories sont une hérésie incroyable, portées par un tel aveuglement que nous pouvons à peine penser que certains croient cela ! Et pourtant ! En fait, beaucoup aujourd’hui ont une vision centrée sur l’Homme qui déshonore Dieu. Cette théologie et ces techniques n’auront pas comme conséquence de voir une Eglise triomphante qui dominera sur la terre, mais bien plutôt une église paralysée et sous la domination de Satan.

Eloignons-nous aussi promptement que possible de ce genre de discours et d’affabulations  et réfugions-nous dans les Ecritures, gage d’équilibre et surtout de Vérité et de Sagesse.


Notes :

[1] Kenneth Copeland, « Following the Faith of Abraham 1 » [Audio Cassette], (Fort Worth: Kenneth Copeland Ministries, 1982).

[2] Earl Paulk, Held in the Heavens Until . . . God’s Strategy For Planet Earth, (Atlanta: Dimension Publishers, 1985) 222.

[3] Ed Silvoso, That None Should Perish — How to reach Entire Cities for Christ Through Prayer Evangelism, (Regal: Ventura, CA, 1994) 195.

[4] Kenneth Copeland, « Following the Faith of Abraham 1 » [Audio Cassette], (Fort Worth: Kenneth Copeland Ministries, 1982).

[5] Kenneth Copeland, « Following the Faith of Abraham 1 » [Audio Cassette], (Fort Worth: Kenneth Copeland Ministries, 1982).

[6] New Dictionary of Theology, ed Sinclair Ferguson, (Downers Grove: Intervarsity, 1988) s.v. « Atonement, » 55.

[7] D.R. McConnell, A Different Gospel, (Peabody: Hendrickson, 1988) 125-126.

[8] Ed Silvoso, That None Should Perish — How to reach Entire Cities for Christ Through Prayer Evangelism, (Regal: Ventura, CA, 1994) 195.

[9] Francis Frangipane, The Three Battlegrounds, (Marion, IA: Advancing Church Publications, 1989) 116, emphasis in the original.

[10] Earl Paulk, Held in the Heavens Until . . . God’s Strategy For Planet Earth, (Atlanta: Dimension Publishers, 1985) 61.

[11] John Dawson, Taking Our Cities For God — How to Break Spiritual Strongholds, (Lake Mary, FL: Creation House, 1989), 208.

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