Leurs révélations équivalent aux Ecritures

Il n’est bien sûr pas question de mettre en doute la sincérité de ceux qui ensei­gnent ce message de la «confession positive», mais cela ne justifie en rien leurs erreurs. En examinant les racines de genre de mouvement, nous y trouvons une conception «gnostique» très dangereuse.

 

Le pasteur Albert Dager nous donne l’explication du «gnosticisme» de ces prédicateurs qui est de prétendre avoir une connaissance supérieure des Ecritures et cachée à beaucoup de chrétiens. Eux, par contre, en auraient reçu la révélation secrète. C’est ce qu’ils appellent, dans leur théologie, « Revelation Knowledge » (trad. connaissance révélée). Ils estiment donc faire partie d’une élite d’initiés et de médiateurs. En enseignant que les chrétiens ne peuvent rece­voir cette connaissance révélée qu’au travers d’eux, ils deviennent des média­teurs entre Dieu et son peuple. De plus, cette connaissance secrète leur donne­rait un pouvoir spécifique et une autorité sur les autres. Ils conduisent ainsi les chrétiens qui les suivent dans la dépendance de leur ministère et sous leur domi­nation.[1]

 

Cette conception d’une « élite spirituelle » séparée « des laïques » a été, nous le savons, fermement combattue par Martin Luther et les Réformateurs. Cette nou­velle théologie du « mouvement de la foi » renverse donc le message de la Réforme, déclarant qu’il n’existe pas deux classes de chrétiens aux yeux du Seigneur (clergé et laïques), mais que nous avons tous accès au trône de Dieu, étant tous devenus ses sacrificateurs par le sacrifice sanglant de Jésus-Christ à la croix (Ap.1:5-6).

 

Ce mouvement commet aussi une autre erreur, celle de faire abstraction de notre raisonnement. La Bible ne justifie d’aucune façon cette conception. Logiquement inséparables, la pensée de l’homme est tout autant un instrument de révélation que son esprit. Jésus n’a-t-il pas commandé à ses disciples: « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée »(Mat.22:37). L’apôtre Pierre encourageait les chrétiens à ceindre les reins de leur entendement (1 Pierre 1:13). L’apôtre Paul exhortait lui aussi, les Ephésiens à ne pas être sans intelligence, mais à comprendre quelle est la volon­té de Dieu (Eph.5:17).

 

Le raisonnement n’est pas un ennemi de la foi, comme ils le disent, et Dieu n’est pas un être irrationnel. Il est la source de toute connaissance et intelligen­ce et Il invite lui-même les hommes à raisonner avec Lui. L’apôtre Paul avait l’habitude de raison­ner et d’expliquer les Ecritures aux Juifs (Act.17:2-3). Cette conception d’une théologie de la foi ennemie de la raison ne peut être justifiée par des références bibliques. Le christianisme peut dépasser la raison, mais il ne la rejette pas.

 

N’oublions pas que le rejet du raisonnement est aussi une pratique des sectes. Notre intelligence est toujours appelée à examiner un enseignement, quel qu’il soit, et à le juger pour voir s’il est en accord avec les Ecritures.


Note :

[1] Dan McConnell, A Different Gospel (traduction en français : Un Evangile Différent), p. 137

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