Hérésie : après la croix, Jésus serait allé en enfer

Selon la doctrine de certains mouvements, non seulement Jésus serait mort spirituellement sur la croix, mais après la croix, il serait encore allé en « enfer » pour y souffrir entre les mains du diable. Est-ce vrai ? Que s’est-il donc passé après la mort de Jésus ? Où est-il allé ? Notons d’emblée que Jésus s’est écrié sur la croix : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Lc 23 : 46; Jn 19 : 29-30). Sur la croix, il n’a pas remis son esprit entre les mains du diable, bien au contraire, c’est là qu’Il l’a définitivement vaincu. L’apôtre Paul parle de ce grand triomphe en ces termes : « Jésus a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Col 2 : 15).

 

Où donc Jésus est-il allé après sa mort ? Il répond lui-même à cette question en déclarant au brigand sur la croix : « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23 : 43). Jésus est donc allé au Paradis. Où était ce lieu ? Le nouveau dictionnaire biblique nous donne les explications suivantes :

 

« A l’époque précédant la première venue du Christ, les juifs en étaient venus à distinguer dans le séjour des morts deux parties, l’une réservée aux impies, tour­mentés dès leur départ d’ici-bas, l’autre réservée aux bienheureux et appelée « paradis » ou « sein d’Abraham ». Jésus lui-même emploie ces expressions et donne des précisions remarquables sur le séjour des morts (Lc 16 : 19-31). Quand Jésus a dit au brigand repentant : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23 : 43), il voulait dire dans le séjour des morts bienheureux. En effet, c’est là que Jésus est descendu au moment de sa mort (Ep 4 : 9 ; Ac 2 : 27, 31), de sorte que le jour de Pâques, il pouvait dire à Marie de Magdala : « Je ne suis pas encore monté vers mon Père» (Jn 20 : 17).

 

Avant la mort et la résurrection de Jésus, les âmes des justes allaient dans le séjour des morts (lwav  ou  lav Shéol en hébreu et Adhv Hadès en grec) avec les méchants qui eux allaient dans un autre compartiment. Ces deux compartiments étaient séparés par un grand abîme, afin que ceux qui voulaient aller d’un lieu à un autre ne puissent le faire (Lc 16 : 26).

 

Après sa mort sur la croix, Jésus est allé au paradis, c’est-à-dire dans la pre­mière partie du séjour des morts destiné aux âmes des justes bienheureux, et non dans la seconde partie, lieu réservé aux impies.

 

Le nouveau dictionnaire biblique nous décrit encore le grand changement qui s’est produit par la descente du Christ dans le séjour des morts bienheureux. Selon la prophétie, le Seigneur n’y fut pas abandonné (Ps 16 : 8-11) car il était impossible qu’il fut retenu par les liens de la mort (Ac 2 : 24). Sorti du tom­beau, étant monté en haut, il a emmené des captifs et il a fait des dons aux hommes (Ep 4 : 8-10). Les commentateurs pensent que lors de sa glorification, Christ a libéré du Shéol les morts justes et les a emmenés avec Lui dans le ciel. Depuis ce moment-là, tous ceux qui meurent dans la foi, au lieu de descendre dans le séjour des morts, s’en vont directement auprès du Seigneur. C’est ainsi que Paul a pu déclarer qu’il préférait s’en aller, pour être avec Christ (Phi 1 : 21-24), et que nous aussi, nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur (2 Co 5 : 6-8).

 

Le séjour des morts, n’étant que provisoire, cessera d’exister au moment du jugement dernier ; il sera alors jeté dans l’étang de feu avec tous ceux qu’il contient et déversé dans l’enfer éternel qui commencera (Ap 20 : 13-14). C’est là qu’intervient le feu éternel, le lieu du châtiment éternel que la Bible appelle la géhenne. Toujours selon le nouveau dictionnaire biblique, la géhenne tire son nom de l’hébreu Géhinnom, vallée de Ben Hinnom (Mt 5 : 22, 29-30, 10 : 28 ; 18 : 9 ; 23 : 15, 33 ; Mc 9 : 47 ; Lc 12 : 5 ; Jc 3 : 6). A cet endroit tout proche de Jérusalem, on avait brûlé des enfants en l’honneur de Moloc. En raison des crimes qui s’y commirent (Jr 32 : 35), de sa profanation par le roi Josias (2 Rs 23 : 10), et à cause des immondices qu’on y brûlait jour et nuit, ce lieu devint symbole de péché, d’af­fliction ; son nom finit par désigner un lieu d’éternel châtiment (Mt 18 : 8-9 ; Mc 9 : 43). La géhenne est donc plus proche de l’enfer définitif que du séjour des morts provisoire décrit ci-dessus. (Mt 5 : 22 ; 13 : 42 ; Mc 9 : 48)

 

En conclusion, nous pouvons affirmer selon la Parole de Dieu que Jésus, après sa mort sur la croix, est allé dans le séjour des morts (première partie des bienheureux), mais jamais, comme on l’affirme dans ces mouvements, en l’en­fer, pour souffrir comme pécheur entre les mains du diable.

 

Non, Jésus n’est pas mort spirituellement sur la croix. Il n’a pas été en enfer dans le lieu de tourment, et n’a jamais été soumis au pouvoir de Satan. Il a été le sacrifice parfait, et « il s’est livré lui-même à Dieu pour nous, comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur » (Ep 5 : 2). Il est mort physiquement et non spirituellement. Il a vaincu Satan sur la croix et non en enfer (Col 2 : 15).

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