Matthieu Nugues, l’emprise des tatouages

Déjà vers l’âge de 10 ans, je m’amusais à dessiner mon amertume. Je le faisais sur mes bras et exprimais ainsi ma révolte face à la vie tout comme ma soif inextinguible de liberté. Peu à peu, l’envie grandit en moi de me tatouer. Pour moi, c’était une manière d’imprimer ma vision de la vie, de façon indélébile, sur ma peau.


J’admirais les hommes tatoués car, à mes yeux, ils étaient pleinement libres – libres de faire ce qu’ils voulaient, où ils voulaient, quand ils voulaient. A l’âge de 17 ans, je suis passé à l’acte. Je désirais faire tatouer tout mon corps et gagner ma vie en tatouant les autres. Pour moi, c’était devenu une idée fixe.


Certains de ces tatouages exprimaient mon rejet du système familial et judiciaire, car toute ma vie ressemblait alors à un véritable enfer ; amertume, haine, désirs de vengeance et révolte face à la société et à l’injustice, je me sentais exclu, rejeté par mes proches, même par mes camarades d’école. J’avais des copains… mais peu.


D’une certaine façon, il fallait que je prouve à mon entourage que j’étais quelqu’un ; je ne voulais pas passer pour un nul. Un jour, je m’étais tatoué un poignard de la vengeance en jurant de tuer quelqu’un qui m’avait blessé profondément ! Peu de temps après ma rencontre avec Jésus, j’ai prié pour demander pardon à Dieu de m’être réservé le droit de la vengeance.


Grâce à ces marques, je voulais également démontrer que j’appartenais à une certaine couche de la société que j’admirais : les marginaux.


Pourtant, cinq ans plus tard, j’ai dû me rendre à l’évidence : les tatouages ne m’avaient pas donné la liberté ; bien contraire, ils n’étaient que les marques de mes mauvais choix (haine, vengeance, crainte, etc.).


Matthieu Nugues

Son tatouage disparaît

Un serviteur de Dieu (pasteur) a raconté le miracle suivant :

« Un homme violent, tatoué sur une grande partie de son corps, se convertit au contact de l’Evangile. Quelques temps après, il demande le baptême d’eau pour confirmer son changement de vie.

Juste après son baptême par immersion, alors qu’il se changeait, il revint en courant dans l’église torse nu. Toutes les personnes présentes virent de leurs yeux que le grand tatouage représentant une tête de bouc avait disparu. » D’autres de ses tatouages étaient restés visibles.

Dieu manifeste sa gloire… Comme l’a dit un autre homme tatoué qui avait pris son baptême le même jour que celui qui a vu une partie de son tatouage disparaître : « Mes tatouages sont tous restés pour servir de témoignage de ce que j’étais avant de rencontrer mon Sauveur. »

Selon les tatouages, la zone du corps couverte, il peut être utile de consulter un dermatologue pour en enlever certains. Ce pourra être une preuve du changement intérieur qui s’est opéré.


Mais, même avec les marques que nous pourrions continuer à porter, Dieu peut se glorifier de qui s’est produit dans nos vies, en nous faisant porter des fruits pour la vie éternelle.

Tatouages et piercing

Dans une recherche d’émancipation, les jeunes et parfois les moins jeunes, se laissent séduire ou attirer vers des pratiques ancestrales et tribales souvent douloureuses telles que le tatouage, le piercing, le branding ou la scarification… Que peut-on rechercher au travers de ces pratiques ?

1- Le tatouage[1]

La découverte de Ötzi[2] apporte le premier témoignage de l’existence des tatouages, le plus vieil exemple de tatouage. Le tatouage est une pratique ancestrale qui remonte aux origines des peuples de l’Antiquité. Le tatouage est un art répandu de façon indépendante au sein de nombreux peuples. On n’en connaît pas l’origine (population, culture, région…) ; les différentes techniques de tatouage ont vraisemblablement été inventées ou modifiées à plusieurs reprises, simultanément ou de manière indépendante.

Cette pratique était familière aux musiciennes et aux danseuses du Moyen Empire égyptien, comme le prouvent certaines momies retrouvées. Les Mayas[3], en Amérique du Sud précolombienne[4], les Indiens d’Amérique connaissaient aussi le tatouage. Les Grecs et les Romains, pour leur part, en furent de grands utilisateurs : ils se servaient des tatouages pour marquer leurs esclaves, ce qui leur permettait de les identifier en cas de fuite. Les esclavagistes d’Afrique, d’Amérique et de l’Orient y eurent également recours[5].


A l’époque des persécutions chrétiennes, il semble désormais certain que de nombreux fidèles avaient pour habitude de se tatouer des symboles religieux en guise de reconnaissance au sein de leur communauté. Une fois la période des persécutions terminée, cette pratique sortit de l’anonymat et devint une profession de foi symbolique jusqu’à ce que le pape Adrien 1er [6] en interdise l’usage en 789 après J.C.


Le tatouage n’est pas toujours volontaire : les esclaves de l’Antiquité ou, plus près de nous, les déportés des camps de concentration nazis étaient tatoués par leurs maîtres ou leurs geôliers pour signifier le fait que ces personnes ne s’appartenaient plus à elles-mêmes.


On trouve des tatouages ornementaux, magiques ou religieux, au Japon[7] chez les samouraïs[8] et la mafia[9], en Birmanie, entre autres chez les tribus berbères[10] et nord africaines[11]. Il en existe aussi qui indique une appartenance familiale ou tribale ou le fait qu’un pacte a été conclu : adhésion à une société secrète, lien avec une puissance spirituelle (démon, divinité païenne) comme par exemple, l’étoile à cinq pointes sur les pommettes de la figure qui signifie : « Je suis Dieu et je guéris par la force de Satan »[12].

Les risques d’un tatouage sont multiples, puisqu’ils peuvent être physiques, psychologiques et spirituels. Chaque tatouage introduit des substances étrangères dans le corps : encre de Chine, matières plastiques brûlées mélangées à du savon. Il faut savoir que chaque tatouage tue une partie de la peau. Le tatouage, en endommageant la peau, constitue une porte d’entrée de premier choix pour les agents infectieux graves et sérieux[13], comme pour une infection local des tissus qui peut amener des complications médicales.

Cette automutilation et la souffrance qui l’accompagne est souvent acceptée pour prouver ou se prouver quelque chose ! Que ne ferait-on pas pour acquérir la réputation d’un dur ? Mais ne l’oublions jamais : la mort de tissus vivants amène autre chose que la vie !


Les tatouages évoquant la rébellion ou la révolte tendent à renforcer le sentiment d’être fort et indépendant. Cela est également vrai pour ceux qui expriment la haine et la vengeance. Quant à ceux qui touchent à l’occultisme, ils contribuent à les emprisonner dans un monde spirituel contraire à celui dans lequel Dieu veut les voir évoluer.

La Bible dit : « Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel. » (Lv 19 :  28)


Cette interdiction de l’Eternel a pour objectif de garder Israël dans la sainteté. En effet, Dieu ne veut pas que son peuple s’égare comme les autres peuples. Dieu est Saint. II veut garder son peuple dans la propreté du corps, de l’esprit et de l’âme afin que celui-ci puisse demeurer en communion avec Lui et goûter sans cesse à son amour.


Dieu est jaloux (Ex 20 : 5, 34 : 14, Dt 4 : 24) et Il ne veut pas que son peuple se tourne vers pratiques du paganisme et se prostitue devant les idoles. Dieu ne veut pas que son peuple tombe sous le pouvoir des puissances gouvernées par le prince des ténèbres : Satan.


Le tatouage est une marque d’assujettissement, d’esclavage[14] ou de dépravation sexuelle[15]… Sur le plan spirituel, il en est de même : il est la marque d’une soumission à une autorité qui se rend maître de l’individu. On ne grave pas impunément sur le corps des figures de démons, des dragons, des têtes de mort, des serpents, des chaînes ou des liens, des signes magiques, cabalistiques ou ésotériques…


Si parfois, ils ont une apparence chrétienne (croix, calvaire), ils sont sous le coup de l’interdit de Lévitique 19 : 28. Par ces tatouages, nous faisons consciemment ou inconsciemment appel à la manifestation de forces occultes qui nous enchaînent jusque dans notre âme et dans notre esprit.

2- Le body-piercing[16] ou piercing


Le piercing correspond à une volonté esthétique ou une démarcation sociale. Ainsi, le piercing a pour but l’amélioration de son apparence, la volonté de se distinguer de l’ensemble de la population ou s’associer à un groupe particulier[17]. Le piercing est aussi utilisé pour se différencier. Il est utilisé par certains pour s’opposer à l’autorité ou à la société, croyant ainsi avoir trouvé un moyen de s’affirmer, de se construire et de s’exprimer.

La perforation d’un organe, serait-ce sous prétexte d’y accrocher un bijou, n’est jamais anodine, pas plus chez des peuples dits primitifs que pour les adolescents de nos sociétés dites modernes. Dans une société qui manque singulièrement de repères et de valeurs spirituelles, chaque génération essaye de refouler son besoin de Dieu en se créant des « rites initiatiques de passage[18] ». Dans un univers matérialiste où la science a supplanté la religion[19], le corps est sacralisé, la douleur refoulée ou sublimée. On est bien loin des marques initiatiques des sociétés sauvages et pourtant la connotation magique (occulte) du piercing perdure[20]. De plus, il est un moyen d’érotiser son corps, souvent associé à des pratiques sexuelles ou lié au masochisme[21] !

Un jeune adepte du piercing affirmait : « Le piercing est une expérience spirituelle qui m’a appris à dissocier le corps de l’esprit. Comme une paix intérieure, le sentiment étrange de retourner d’où l’on vient. »

 

Le piercing a été remis au goût du jour par trois groupes de personnes :


– Les punks[22] qui arrangent leurs tenues vestimentaires avec beaucoup d’imagination et de cynisme pour attirer l’attention sur eux et choquer : vêtements déchirés, tenues en sacs poubelles, chaînes à vélo, bottes à pointes d’acier, cuirs cloutés, ceintures à pointes et colliers de chiens, épingles à nourrice dans le nez, les joues ou les sourcils, croix gammées, lames de rasoir et crucifix accrochés à l’oreille, crêtes iroquoises aux couleurs flamboyantes, avec si possible un rat sur l’épaule ! A l’opposé du naturel prôné par les hippies, les punks arborent ostensiblement les ordures de la société de consommation pour signifier le refus de ses valeurs. Le piercing suggère la sauvagerie, manière cynique d’insinuer qu’elle est chez nous et non pas chez les peuples dits primitifs ; il fait aussi référence aux perversions, aux déviances, à l’obscénité, à la rébellion, à la violence… et au déni de soi ! Tout ce qui est dérangeant et choquant pour notre société est utilisé.

– Les néo-primitifs[23] : contrairement aux punks qui expriment leur désespoir au travers du piercing, les néo-primitifs le considèrent comme un embellissement, un enrichissement émotionnel, spirituel et sexuel. II s’agit, disent-ils, de faire du corps une oeuvre d’art affirmant par là améliorer ce que le créateur de ce corps aurait façonné imparfait et laid. Ils affirment aussi sanctifier cette œuvre d’art par le sang et d’étranges stigmates. En résumé, les prétentions esthétiques et « culturelles » de ce mouvement cachent un mélange de primitivisme[24], de sadomasochisme[25] et d’orgueil à se placer au-dessus du Dieu créateur. En fait, il n’est pas difficile d’y reconnaître une perversion singulière et des tendances pathologiques à l’automutilation voire à l’autodestruction.


– Les milieux fétichistes[26] ou sadomasochistes : Depuis un certain temps déjà, la mode s’est emparée des accessoires et de l’imagerie agressive du sadomasochisme : corps mis en évidence par des tenues moulantes, piercings et tatouages. La mode fétichiste est l’héritière de trois bouleversements :

  • les mouvements féministes des années 60, qui dénoncent l’image de « la femme-objet[27] », revendiquent leur place avec colère et entrent dans des luttes de pouvoir ;
  • le mouvement homosexuel qui jette le trouble, oblige à repenser la sexualité, bouleverse les repères et répand l’androgynie[28] ;
  • la mode qui s’imprègne d’érotisme pervers ; de nombreux stylistes se font alors un peu partout un nom dans le genre fétichiste en créant des vêtements moulants et très suggestifs quant aux formes des corps. Depuis les années 70, le phénomène n’a cessé de s’amplifier. Il en résulte une banalisation du piercing, du tatouage et d’apparences pervers (tenues vestimentaires et comportements éhontés…), et l’abandon des derniers tabous. Depuis plusieurs années, les homosexuels, sadomaso et autres « love parades[29] » fleurissent un peu partout dans les grandes villes rendant visible diverses perversions, le mélange des repères moraux (et le flou en résultant)… bref le malaise ambiant de notre société.


Tout ceci amène l’idée que pour « être » reconnu il faut d’abord « paraître », et pour « paraître » il faut « souffrir ». Sur le plan physique, lors de la mise en place de leur piercing, certains subissent des chutes de tension sérieuses et graves, d’autres s’évanouissent… Tout le monde s’accorde à reconnaître le piercing douloureux, ennuyeux, compliqué à gérer. II faut prendre soin de ses bijoux, observer une hygiène irréprochable, combattre les infections, éviter parfois les vêtements ajustés, le tabac, le maquillage et autres substances irritantes, s’abstenir dans certains cas de relations sexuelles. Ceux qui se font piercer la langue en sont contraints à ingurgiter une alimentation liquide…

3- Le branding[30] et les scarifications

Le piercing venant à être commun et dépassé, les cicatrices volontaires deviennent « tendance ». Après le piercing et le tatouage, c’est le retour des cicatrices tribales au goût du jour chez les jeunes Occidentaux urbains.

 

Aujourd’hui, les modes se suivent rapidement : l’une des dernières nouveautés s’appelle le « branding », c’est-à-dire le marquage d’un sigle ou d’un dessin au fer rouge sur la peau. « Une seconde d’exposition à un bout de métal brûlant, un grésillement, un soupçon de fumée et voici que débute une oeuvre artistique » raconte un adepte du branding.


Le marquage au fer n’est pas nouveau. On y avait recours sur les criminels et les esclaves. Les Français marquaient au fer rouge les criminels d’une fleur de lys sur l’épaule, afin d’en faire pour toujours des parias dans le monde civilisé. Puis ce fut le tour des protestants de recevoir cette marque[31]. Jusqu’au 18ème  siècle, on marqua les voleurs de la lettre « S », pour en faire des serviteurs. Un retour du marquage est venue dans les années 20 et 30 lorsque cela est devenu très populaire, au sein d’une même fraternité, de montrer leur soumission à l’organisation par ce moyen. La pratique existe toujours et de nombreuses célébrités[32] portent gravées dans leur peau les lettres grecques de leur fraternité[33].

 

Après le branding, les adeptes se voient proposé les scarifications[34] pour, d’après eux, revenir aux sources ethniques profondes de nos origines. Ces cicatrices sont perçues comme belles par les ethnies qui les pratiquent. Signes de courage, elles possèdent surtout des pouvoirs magiques puisqu’elles marquent une soumission à un ou plusieurs dieux ou démons.


Un des pionniers de la pratique en France a dit : « Chez nous, cela rejoint toujours la démarche tribale pour représenter et changer quelque chose en soi. C’est vraiment une modification profonde ; psychologiquement, c’est le sens rituel qui ressort, certains changent même de noms après. C’est pour changer de statut, te faire avancer… On s’attendait à des gens qui avaient déjà une culture tribale. On a eu des tatoués, mais petit à petit d’autres sont venus. J’ai scarifié des gens non-tatoués, non-piercés, mais pour qui la scarification faisait partie d’une quête personnelle. Ce n’est pas uniquement décoratif, c’est bien plus brut que ça… L’intéressant, c’est le passage à l’acte, faire le choix de se réapproprier, voire de renforcer son identité, même si ce n’est pas toujours conscient au départ. Le rituel est parfois vital dans certaines tribus. Ici, cela rejoint un peu ces considérations. »


Inutile de préciser que ces pratiques sont très douloureuses, et cela durant un certain temps. Le branding par exemple, produit une brûlure au deuxième ou au troisième degré, avec un risque élevé d’infection. Certains jeunes Africains vivant chez nous se posent des questions en voyant ces Occidentaux, alors qu’ils sont si heureux d’avoir échappé, parfois de peu, aux cérémonies traditionnelles de leur pays. Et un journaliste d’écrire : « C’est clair, un petit tour en Afrique ferait le plus grand bien à certains. Car à voir les timbrés et autres fondus du citron de nos contrées qui se gravent des âneries cabalistiques un peu partout… »[35]

4- Le seul chemin de la liberté


Toutes les pratiques ancestrales comme le tatouage, le piercing, le branding ou la scarification ne mènent qu’à se placer sous la domination de puissances ténébreuses… Leur finalité est toujours la destruction de l’individu, dans son corps et dans son être intérieur : « Esclaves des marques ou marques d’esclaves »…

La Bible invite à une tenue modeste et décente (1 Ti 2 : 9). Un des aspects d’un habillement modeste est de faire en sorte que tout ce qui doit être couvert par des vêtements soit bien couvert. Cependant, la signification essentielle de la modestie est de ne pas attirer l’attention sur nous. Ceux qui s’habillent modestement le font de façon à ce qu’ils n’attirent pas l’attention sur eux (sans pour autant suivre la mode fétichiste !). Le but des tatouages et des piercings est d’attirer l’attention… En ce sens, tatouages et piercings ne sont pas modestes.

Par ailleurs, des textes bibliques nous mettent en garde contre « les marques sur le corps » :

  • Dans l’Ancien Testament, l’interdiction de graver ou inciser la peau est clairement instituée : « Vous ne ferez point d’incisions dans votre chair pour un mort[36] et vous n’imprimerez point de figures[37] sur vous. Je suis l’Eternel » (Lv 19 : 28 ; lire aussi Dt 14 : 1).
  • Esaïe dénonce les anneaux de nez parmi d’autres marques de suivi de la mode ainsi que les « boucles qui servent d’ornement aux pieds », les chaînettes aux chevilles[38], les boucles d’oreilles… (Es 3 : 16 à 21).
  • Les prophètes de Baal se faisaient des incisions pour essayer d’obtenir des réponses de leur dieu et pour marquer leur appartenance au groupe des adorateur de Baal : « Et ils crièrent à haute voix, et ils se firent, selon leur coutume, des incisions[39] avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coulât sur eux » (1 Rs 18 : 28).
  • Certaines personnes se faisaient des marques sur le corps à l’occasion d’enterrements (Jr 16 : 6)
  • Jérémie mentionne que des hommes d’Israël s’en étaient fait pour aller à la maison de l’Éternel, et furent égorgés peu après par Ismaël fils de Nethania (Jr 41 : 5 à 7).
  • Les peuples ennemis du peuple de Dieu, comme les philistins (Jr 47 : 5) ou les moabites (Jr 48 : 36 et 37) s’en faisaient.
  • L’action du malin dans un homme l’amène à dégrader son corps (Marc 5:5)

Par ailleurs, il est expressément demandé aux enfants d’Israël et particulièrement aux serviteurs de Dieu de ne pas se faire de telles marques (Lv 21 : 5) sachant que le symbole profond de ces marques est l’esclavage aux puissances des ténèbres qui promettent la liberté et la pleine gouvernance de sa vie : « vous serez comme des dieux » (Gn 3 : 5). En réalité ces puissances poussent à l’autodestruction et à l’automutilation (Jb 2 : 7 et 8 ; Mc 5 : 1 à 10). Cette voie n’est pas pour la libération[40]… Seul Dieu peut « détacher les chaînes de la méchanceté, dénouer les liens de la servitude, renvoyer libres les opprimés et rompre toute espèce de joug » (Es 58 : 6).

Si dans nos cœurs nous sommes prêts à changer de vie et d’état d’esprit, Dieu Lui-même nous conduira à la vie telle qu’Il l’entend. Soulignons-le, il ne suffit pas d’être sincère, il faut chercher Dieu de tout son cœur, Lui demander qu’Il se révèle. Ensuite il faut Le croire et Le suivre, dans l’obéissance et la pratique d’une vie saine.


Dieu n’a jamais fermé la porte de la Vie à celui qui frappe et Le cherche (Ps 116 : 1 à 9 et Ap 3 : 20). Bien plus, Il nous a donné la possibilité de changer, en Jésus-Christ. Seulement, ne perdons pas patience, car Dieu met tout en oeuvre pour nous restaurer dès que nous aurons décidé de Le suivre, mais parfois le processus peut être long… Dieu nous respecte toujours et agit en nous dans le cadre d’une construction durable…


Dieu guérit les conséquences de nos péchés que ce soit le mal être, la paranoïa, la folie, les cauchemars… Il nous délivre de la culpabilité et de la honte.


Rappelons-nous ceci :

  • « notre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Co 6 : 19)
  • « Le Seigneur est pour le corps, et le corps pour le Seigneur » (1 Co 6 : 13)
  • « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? …, car le temple de Dieu est saint, et tel vous êtes » (1 Co 3 : 16 et 17)

Notes

[1] Les premiers tatouages arrivèrent en Europe sur les bras des marins de Polynésie. Le mot « tatouage » vient du mot tahitien Tatou qui imite le bruit que fait le petit marteau de bois quand il frappe sur les petites aiguilles que l’on enfonce sous la peau !

[2] Ötzi (se prononce Eutsi) est le nom donné à un être humain, congelé et déshydraté découvert fortuitement par des randonneurs le 19 septembre 1991 à 3 200 mètres d’altitude, à la frontière entre l’Italie et l’Autriche dans les Alpes de l’Ötztal (d’où son nom) par des randonneurs. Enseveli pendant des millénaires sous une couche de glace, la fonte importante du glacier, cet été-là, a révélé son existence. La momie congelée est celle d’un homme d’environ 45 ans, de 1,59 mètre et de 40 kilogrammes. La datation par le carbone 14 indique que le chasseur a vécu durant une période comprise entre 3 350 et 3 100 av. J.-C.

[3] Les Mayas (maya signifie maïs, céréale qui tient une place primordiale dans les mythologies précolombiennes et dans la vie quotidienne des Mayas au point qu’ils se sont désignés eux-mêmes comme des « hommes de maïs » depuis une très haute antiquité) constituent un groupe culturel varié d’Amérindiens vivant encore aujourd’hui dans le sud du Mexique et le nord de l’Amérique centrale. Durant le 1er millénaire, les Mayas formaient l’une des grandes civilisations de l’Amérique Centrale. Leur civilisation se caractérise par une grande activité mathématique, astronomique et architecturale.

[4] Relatif aux peuples qui occupaient la partie centrale du continent américain (sud du Mexique, Amérique centrale et nord de l’Amérique du Sud), à leur histoire et à leur civilisation, avant le voyage de Christophe Colomb et la conquête par les Espagnols.

[5] Dans certains cas, le tatouage initial était caché par un autre tatouage, comme au Japon il y a près de 300 ans.

[6] Adrien Ier fut pape de 772 à 795.

[7] Les recherches historiques semblent montrer que les Aïnous, population pionnière du Japon, portaient déjà des tatouages faciaux dès l’ère Jomon (-10000 à -300 av. JC), comme symbole d’appartenance à un clan ou un métier particulier.

[8] Certains samouraïs se faisaient tatouer le symbole de leur clan sur le bras ou le corps. Lors des batailles, le tatouage permettait d’identifier à coup sûr les cadavres à une époque où les armures étaient volées et où l’on avait l’habitude de couper la tête des ennemis…

[9] L’irezumi est traditionnellement un signe de reconnaissance chez les yakuza (membres d’un groupe du crime organisé au Japon ou, par extension, n’importe quel voyou japonais). Kaplan et Dubro, auteurs spécialistes du monde yakuza, estiment qu’environ 73% des yakuza actuels sont tatoués. Se faire tatouer constitue un test d’endurance et de courage étant donné la méthode particulièrement douloureuse. En outre, c’est le symbole que l’on quitte la société civile pour entrer dans une société parallèle, celle du crime. L’origine de ces tatouages remonte aux Bakuto (joueurs professionnels à tous jeux d’argent, itinérants au Japon, des années 1700 jusqu’au milieu du 20ème siècle, ancêtre des yakuza), qui se tatouaient d’un cercle noir au bras pour chaque « exploit ». Ce fut considéré comme une preuve de force, car il faut 100 heures pour réaliser un tatouage noir ! Le tatouage signifia aussi vite la volonté déterminée de ne s’adapter à aucune règle ou norme de la société. (les Bakuto pour la plupart des parias, qui vivaient en dehors des lois et des normes de la société. Toutefois, au cours de l’ère Tokugawa, jusqu’en 1868, ils ont parfois été embauchés par les gouvernements locaux pour jouer avec les travailleurs, et regagner leur rémunération en échange d’un pourcentage.)

[10] Les femmes berbères utilisaient les tatouages à des fins érotiques.

[11] Dans les pays musulmans, le tatouage est une mutilation, donc un péché. Pour pallier cette contrainte religieuse, les femmes lui ont substitué le henné (arbuste épineux du Maghreb. Le terme désigne également un colorant dont l’usage est ancien puisqu’on en retrouve la trace sur les momies égyptiennes, en particulier celle de Ramses II).

[12] En ésotérisme, les relations avec les esprits ténébreux sont réparties suivant trois branches : le spiritisme, la goétie et la théurgie. Le spiritisme est considéré par les ésotériques comme un simple effleurement des sciences occultes. En théurgie, l’une des puissance ténébreuses les plus vénérées est personnifiée sous le nom de Lilith (qui est aussi nommée Lolita lorsqu’elle prône la pédophilie) qui est, pour les musulmans, la mère des djinn (les démons dans le coran) et l’une des principales sources tantriques dans le Reiki. Lors des séances occultes, ses « serviteurs » doivent se faire marquer une étoile à cinq branches retournées (de préférence jaune), la pointe vers le bas (symbolisant « avoir les jambes en l’air » pour reconnaître la prépondérance du sexe dépravé et libertin sur la raison et la morale). La goétie est la pratique, proche de la sorcellerie, permettant l’invocation de démons.

[13] Le risque réside principalement en la contamination par des virus tels que le HIV, et les virus de l’hépatite B et C, surtout lorsque les conditions d’hygiène ne sont pas maîtrisées. Sans avoir été clairement démontré, ce risque existe en théorie. Le matériel (aiguilles, buses, etc.) utilisé est susceptible d’être souillé par du sang contaminé lorsqu’il n’est pas systématiquement jeté après usage ; le danger d’infecter non seulement le client suivant mais aussi le tatoueur peut être bien réel.

[14] Le tatouage d’un anneau ou de chaînes autour de la cheville d’une femme signifie qu’elle est une esclave sexuelle.

[15] Le tatouage en forme d’ailes (ou s’y approchant) situé aux dessus des fesses des femmes est un signe de libertinage. Il existe une autre forme de tatouage symbolisant une libération tant morale que physique : la chaîne brisée. Nous trouvons généralement ce genre de tatouage à la cheville des femmes voire à l’épaule ; certains hommes le portent aussi. Au contraire, si elles sont intactes, elles sont représentatives d’un asservissement physique, moral ou spirituel.

[16] Le body-piercing est un terme anglo-saxon qui possède aucun équivalent français. Il signifie littéralement perçage (piercing) corporel (body). Le piercing, abréviation plus couramment utilisée, consiste à insérer un « bijou » (de composition allant de l’acier chirurgical à la corne de vache), un anneau ou une barre, à travers la la peau par incision ou perforation. Le « pierceur », personne supposée compétente à pratiquer ce genre « d’intervention » utilise une aiguille ou de tout autre objet en faisant office.

[17] Les punks (mot anglais signifiant « vaurien », « voyou », « hors-la-loi »), les goths (mouvement issu du mouvement punk à la fin des années 1970 se caractérisant par une esthétique sombre, macabre, parfois provocatrice et arborant des éléments considérés comme mystiques, et perçus selon les points de vue comme sexy, provocateur, excentrique ou effrayant), les teufeurs (personnes participant aux manifestations techno ou tekno) et d’autres groupes utilisent les piercings parmi leurs moyens d’identification.

[18] Ces rites sont incontournables pour qu’un individu puisse intégrer le groupe social ou ethnique.

[19] Dans bien des cas, la science est devenue une religion à laquelle on voue tout !

[20] L’emplacement du piercing a une signification et un lien avec les coutumes anciennes : à l’oreille, il permettait de distinguer une personne riche d’une personne pauvre (Dans le sud de l’Afrique, les tribus agrandissaient les trous et plus il était grand, plus grand était leur rang social) ; au nez, il permettait de se distinguer des autres en montrant sa richesse (Son origine remonte à 4000 ans, au Moyen Orient. Il s’est répandu en Inde au 16ème siècle. Dans les années 1960-70, il est adopté par les Hippies et les Punks) ; à la langue, il permet de rentrer en communication avec des esprits (Dans les temples aztèques et mayas, les prêtres se perçaient la langue lors de rituels pour communiquer avec leurs dieux) ; à la lèvre, il sert à exciter les personnes de l’autre sexe (Les tribus africaines ainsi que sud-américaines s’ornaient les lèvres de bijoux en or pour séduire et exciter les partenaires potentiels) ; au sein, il est considéré comme signe de force et d’endurance sexuelles (Les Romains se perçaient les mamelons pour tenir leurs capes et pour montrer leurs haut grades. En 1890, se sont les femmes qui se sont mises à porter des anneaux aux seins, pour embellir leurs décolletés) ; au nombril, il permet de s’élever en dignité, de devenir un « petit dieu » (La première trace du piercing au nombril remonte aux Égyptiens. Seules les familles royales avaient le droit de se piercer le nombril).

[21] Le masochisme est la recherche du plaisir dans la douleur. Cette douleur peut-être psychologique (humiliations) ou physique.

[22] Ce mot vient de l’anglais signifiant « sans valeur ». Il est accepté avec ironie par les punks puisqu’ils rejettent les « valeurs établies ». Dans les années 1950, a punk, représentait la petite amie masculine qui attendait le prisonnier à sa sortie. Le « mouvement punk » est associé au nihilisme (le monde, et particulièrement l’existence humaine, est dénué de toute signification, tout but, toute vérité compréhensible ou toute valeur) et à l’anarchisme (négation du principe d’autorité dans l’organisation sociale et le refus de toutes contraintes). Les punks se disent être les portes-parole d’une génération qui a fait les frais de la crise économique et du chômage : désillusionnés et tout aussi déracinés, ils affichent leur désespoir avec par exemple le « No Future » des Sex Pistols (groupe de punk rock anglais formé en 1975 à Londres). Par la suite, le mouvement punk a évolué et s’est diversifié en différents courants jusqu’à nos jours.

[23] En Occident, ils désignent les adeptes les plus extrémistes des modifications corporelles ancestrales : piercing, tatouage, scarification, branding (marquage du corps au fer rouge)… Ils se réclament des traditions des peuples primitifs. Dans les années 70 sur la côte ouest des Etats-Unis, un petit noyau d’individus (appartenant pour la plupart à des milieux sadomasochistes portant le costume et la cravate la journée et s’adonnant la nuit à leurs dérèglement) partagent une même fascination pour les modifications corporelles et les rites de certaines tribus sauvages mais aussi pour le bizarre, l’étrange et le pervers. Ils sont à l’origine de la version propre et aseptisée du piercing et de son déferlement actuel. La demande augmentant, des salons pratiquant le piercing et vendant des bijoux adaptés (spécialement aux organes génitaux) s’ouvrent dans plusieurs grandes villes des USA, puis d’Europe. Ceux qui fréquentent ces salons sont souvent marginaux : les adeptes du sadomasochisme, les héritiers des punks, du hard rock et de la techno, les skinheads, les grunges et les gothiques, les milieux homosexuels mais aussi les motards, les squatters et les toxicomanes. Pour certains, le piercing est un prolongement naturel du tatouage ; ces deux types de « décoration » sont d’ailleurs souvent liés.

[24] Doctrine politique qui s’appuie sur un rejet radical de la civilisation industrielle, celle-ci étant considérée comme la source principale des différentes formes d’aliénation qui pèsent sur la liberté humaine.

[25] Pratique sexuelle consistant à utiliser la douleur, la domination ou l’humiliation dans la recherche de plaisir.

[26] Le fétichisme sexuel désigne la fixation du désir érotique et la recherche d’une satisfaction sexuelle, par le contact ou la vue d’une partie du corps.

[27] Le terme de femme-objet vient du titre d’un film pornographique dans lequel un écrivain de science-fiction, après plusieurs déceptions amoureuses, trouve enfin la partenaire idéale dans un robot qu’il fabrique de ses mains et qu’il programme pour obéir à sa volonté.

[28] Un androgyne est un être humain dont l’apparence physique et vestimentaire ne permet pas de savoir à quel sexe il appartient.

[29] La Love Parade est un évènement annuel qui se tient depuis 1989 au début de l’été à Berlin, célébrant l’amour plutôt que la guerre depuis la réunification allemande et la fin du Mur de Berlin. Il existe cependant plusieurs évènements dérivés appelés Love Parade (FuckParade, Techno Parade, Lake Parade, City Parade, Street Parade, Burning Man…) où les mœurs et habillements sont débridés.

[30] Branding vient du mot anglais brand (marque) issu lui-même du mot allemand brinnan (brûler). Originellement le branding signifie la technique de marquage au fer rouge. De nos jours il signifie davantage le « pouvoir de la marque » que le marquage au fer rouge au sens propre.

[31] Essentiellement sous le règne de Louis XIV, les protestants étaient marqués au fer rouge puis envoyés aux galères.

[32] Tels que Michael Jordan, la star des Chicago Bulls (club de basket ball), Emmit Smiths des Dallas Cow-boys et le révérend Jesse Jackson.

[33] Une fraternité peut être un groupe d’étudiants comme un gang de rue.

[34] Incisions superficielles de la peau faites au moyen de scalpels, lames de fer, crochets, aiguilles de fer, verre, coquillages ou épines ; elle est un type de modification corporelle ou un acte d’automutilation ou plus précisément de « lésion auto-infligée ». Après l’incision, il y a un traitement spécial de la cicatrisation ; pour obtenir une chéloïde (forme de cicatrice résultant d’une excroissance du derme au niveau d’une blessure guérie. Elle se présente sous forme de lésions fermes, caoutchouteuses ou des nodules brillants, fibreux et sa couleur varie du rose au chair ou du rouge au brun foncé), il faut vraiment que la cicatrisation dégénère. En Europe, la pratique des scarifications a existé avant notre ère. Elle est encore très présente en Afrique, dans les villages, mais aussi en ville chez les anciennes générations. II s’agit alors essentiellement de signes de reconnaissance ethnique. En Afrique noire, la pratique ancestrale de la scarification répond autant à des besoins thérapeutiques qu’identitaires, religieux, sociaux et esthétiques. Aujourd’hui interdite par certains gouvernements, la pratique subsiste cependant dans les mœurs de nombreuses communautés.

[35] Citation de Alain Kreis, ancien drogué et alcoolique. Il passe plusieurs années de sa vie à la recherche de la vérité : Krishna, méditation transcendentale (technique de relaxation et un mouvement para-religieux fondé à la fin des années 1950 par Maharishi Mahesh Yogi qui consiste à répéter mentalement un mantra, c’est-à-dire un mot qui est théoriquement secret et adapté à sa personnalité et révélé par l’instructeur), gourou Maharaji (né en Indes, ce gourou se disait « entièrement parfait et maître de tous les pouvoirs », au-dessus de tout dieu) et il est l’un des fondateurs du premier ashram (la ashram est un centre de primes, disciples en sanscrit, qui véhicule les enseignements du gourou) « Mission de la lumière divine » (mouvement créé par Maharaji) à Genève. Mais son voyage en Inde lui fait découvrir le vrai visage du gourou. A son retour, il passe par une crise très profonde avant de rencontrer Celui qui est le chemin, la vérité et la vie: Jésus-Christ.

[36] Le mot traduit par mort est vpn nephech. Ce mot ne signifie pas mort mais « un être vivant » mais aussi « le siège des appétits » et « le siège des émotions et des passions ».

[37] Figure est la traduction de eqeq qahaqah qui signifie littéralement tatouage.

[38] Depuis l’Egypte antique, le fait de porter une chaînette à la cheville (ou de s’en faire tatouer une) est signe de libertinage (avec une notion d’homosexualité ou de bisexualité si elle se situe à gauche), le nombre de chaînettes ou de chaînes donnant le nombre de partenaire recherché simultanément (une chaînette ou chaîne portée à la taille signifie aussi une bisexualité affirmée ou, parfois, une recherche de partenaires libertins). Ces signes extérieurs sont encore utilisés par les homosexuelles.

[39] Incisions est la traduction de ddg gadad qui signifie aussi regroupement, se rassembler.

[40] Les Massaï (groupe ethnique d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est) ou les Papous (populations autochtones de la Nouvelle-Guinée) se perforent pour introduire des plumes chatoyantes, des défenses de cochon, des crocs de chien ou tout autre objet provenant d’animaux peuplant leur mythologie qui servent à conférer à l’individu les vertus de l’animal de qui elles proviennent, mais aussi à se lier spirituellement à eux.

Les barbiers n’existent pas

Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement.

Il entama la conversation avec le barbier. Ils discutèrent de sujets nombreux et variés.

Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu.  Le barbier dit :

 « Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le dis. »

« Pourquoi dis-tu cela?  » répondit le client. »

« Bien, c’est facile, tu n’as qu’à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n’existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades ? Y aurait-il tant d’enfants abandonnés? Si Dieu existait, il n’y aurait pas de souffrance ni de peine. Je ne peux penser à un Dieu qui permet toutes ces choses. »

Le client s’arrêta un moment pour penser mais il ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation. Le barbier termina son travail et le client sortit du salon.

Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux et une barbe (il semblait bien qu’il avait été longtemps sans s’être occupé de lui-même car il avait l’air vraiment négligé).

Le client retourna dans le salon et dit au barbier:

« Tu sais quoi ? Les barbiers n’existent pas. »

« Comment ça, les barbiers n’existent pas ? demanda le barbier. Ne suis-je pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même ? »

« Non! s’écria le client. Ils n’existent pas parce que s’ils s’existaient, il n’y aurait pas de gens avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet homme qui marche dans la rue. »

« Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c’est que les gens ne viennent pas à moi. »

« Exactement! affirma le client. Tu l’as dit : Dieu existe. Ce qui arrive c’est que les gens ne vont pas vers LUI et ne LE cherchent pas, c’est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde. »

La déception du changement d’orientation

Un missionnaire, engagé dans avec son foyer sur un champs missionnaire étranger depuis de nombreuses années, se voit un jour obligé, avec sa femme, de ren­trer au pays. Il est alors confronté à une forte déception :

« j’ai perdu tous mes repères, dit-il. Je n’avais au­cun but. Plus rien ne me semblait important. Quand, ma femme et moi, nous nous som­mes rendu compte que nous ne pourrions plus être missionnaires, nous étions anéantis. »

Après quelques temps et la prise de conscience que la dépression risquait d’emboîter le pas à cette grande déception, le couple réagit :

« Nous avons fini par établir deux priorités :

  • pren­dre soin de maman ;
  • persévérer en temps que témoins fidèle autour de nous là où nous nous trouvons.

Quand il nous faut prendre des dé­cisions, nous envisageons l’effet qu’elles au­ront sur ces priorités, ce qui nous simplifie les choses. »

Se tenir devant Dieu pour être consolé et écouter nous permet de voir le plan de Dieu se dessiner…

Lorsqu’un peintre commence un tableau, il travaille par petites touches éparses, avec des traits, des contours, des couleurs. Au départ, le tableau du peintre ne représente rien pour un œil extérieur… Mais au fur et à mesure qu’il travaille dessus, les formes se distinguent, les couleurs de marient… et tous finit dans une harmonie et un équilibre que tous peuvent apprécier. Avec Dieu, bien souvent il en est de même : Il n’agit jamais par « hasard », mais Il a un but, un dessein divin… Laissons-nous diriger entre Ses doigts agiles et au fur et à mesure des évènements qui passent, notre vie deviendra Son œuvre pour l’avancement de Son royaume.

Un miracle pour des chaussures !

Je raconterai un témoignage, qui s’est passé pendant mon travail pour le Seigneur à Cincinnati. Je recevais des vêtements pour les pauvres, et je les distribuais. Je me rendis à Mount Lookout, un faubourg de Cincinnati, et une sœur qui habitait là me donna quelques vêtements. Au cours des semaines précédentes, j’avais remarqué qu’une Chrétienne fidèle de notre assemblée n’était pas venue depuis quelque temps. J’allai la visiter pour voir ce qui se passait. Je la trouvai en train de faire sa lessive. Je lui fis remarquer qu’elle n’était pas venue à plusieurs réunions, ce qui était plutôt inhabituel. C’était une pauvre femme. Elle avait trois enfants, et devait payer son loyer. Elle ne nous avait jamais permis de l’aider, car nous avions l’habitude d’aider ceux qui traversaient des moments difficiles. Comme elle répugnait à donner la raison de son absence, je remarquai qu’elle avait des chaussures en piteux état.

Je finis par lui dire :

  • “Ma Sœur, est-ce que ce sont les meilleures chaussures que vous avez ?” Elle rougit et me tourna le dos, me faisant comprendre que c’étaient effectivement les meilleures.

Elle me dit :

  • “Frère Bevington, je dois admettre que ce sont mes meilleures chaussures. Je m’attends à avoir une nouvelle paire de chaussures la semaine prochaine, mais il faut que j’habille et que je nourrisse mes enfants, sans tenir compte de mon besoin !”

C’était un mercredi soir. Quand je revins dans ma chambre, je commençai à prier pour qu’elle ait une nouvelle paire de chaussures. Je n’en avais aucune me paraissant en assez bon état pour lui en faire cadeau. Ceci me poussa à intensifier ma prière.

Je pris mon petit-déjeuner, heureux et convaincu de par ce que Dieu avait placé en mon cœur de savoir que ma sœur aurait une paire de chaussures neuves pour la réunion du vendredi soir. C’était notre réunion d’évangélisation habituelle. En me rendant à la Mission, je fus un peu retardé, et je n’y arrivai que vers dix heures du matin. Je me rendis à la salle de prière.

L’une des monitrices des enfants sortit et me dit :

  • “Il y a une dame qui veut vous voir.”

Celle-ci vint dans le hall principal et me dit :

  • “Frère Bevington, j’ai acheté une paire de chaussures ce matin, mais l’une d’elles a au moins deux tailles de plus que l’autre. Elles ont l’air d’être pareilles, mais elles ne le sont pas. Celles que j’ai essayées au magasin m’allaient pourtant très bien. Je n’étais pas loin d’ici, et j’ai eu envie de voir le travail que vous faites auprès des enfants. Pendant que je vous attendais, j’ai voulu mettre mes chaussures neuves pour rentrer chez moi. C’est alors que j’ai découvert qu’il y en avait une beaucoup plus grande que l’autre.”

Je lui dis :

  • “Que le Seigneur soit loué ! J’ai prié toute la nuit dernière pour une paire de chaussures et je pense que ce sont celles-ci !”
  • “Oui, Frère Bevington, mais je n’ose vraiment pas donner de telles chaussures à quelqu’un ! Je n’ai pas envie non plus de les rapporter au magasin !”

Elle était bien trop fière pour les rapporter. Aussi décida-t-elle de voir si je pouvais en faire un bon usage.

Je lui dis :

  • “Je connais une pauvre femme qui a besoin de chaussures. Elle pourra facilement mettre un rembourrage en coton dans la plus grande. Je crois que la petite est tout à fait à sa taille.”
  • “Les voici, prenez-les !”

Mais je voulais que ce soit elle-même qui aille voir la pauvre femme. Je pensais qu’elle pourrait l’aider dans beaucoup de domaines. J’insistai donc pour qu’elle porte les chaussures elle-même, car elle devait passer non loin de sa maison pour prendre son tramway.

Elle finit par prendre les chaussures et se dirigea vers la maison de cette pauvre femme. Elle la trouva en train de repasser.

Elle se présenta et dit :

  • “Le Frère Bevington m’a envoyée ici pour une mission bien embarrassante !”

Elle sortit les chaussures, sans dire à la femme qu’il y en avait une plus grande que l’autre.

Pendant tout le temps qu’elle lui parlait des chaussures et d’autres choses, la pauvre femme se disait : “Que faire ? Je ne pourrai pas porter ces chaussures ! Mon pied droit est plus court que l’autre d’au moins deux pointures, et je n’ose pas le lui dire !” Elle se décida pourtant à prendre les chaussures. Peut-être pourrait-elle les échanger.

L’autre femme partit. Mais elle sentit qu’elle devait dire la vérité à sa sœur. Elle retourna donc lui dire comment étaient les chaussures. L’autre se mit à rire de bon cœur et dit :

  • “Laquelle est la plus grande ?”
  • “La gauche.”

Elle rit de plus belle et dit :

  • “Merveilleux, merveilleux ! Dieu connaît réellement toutes choses ! Mon pied gauche a presque deux pointures de plus que l’autre ! C’est exactement ce dont j’avais besoin. Gloire à Dieu !”

Je ne savais pas que ses pieds n’avaient pas la même taille, mais Dieu le savait. Voyez-vous tout ce qu’Il fit pour exaucer ma prière de toute une nuit ? N’est-ce pas suffisant pour nous convaincre qu’Il sait parfaitement ce qu’Il doit faire ?

Le mot Evangile et l’obéissance à la Parole de Dieu

L’évangile n’est pas une bonne nouvelle, c’est un commandement pour le salut (commandement = la Parole de Dieu).

Mc 1:15

Et disant: le temps est accompli, et le Royaume de Dieu est approché; convertissez-vous, et croyez à l’Evangile.

Rom 11:28

Ils sont certes ennemis par rapport à l’Evangile, à cause de vous; mais ils sont bien-aimés eu égard à l’élection, à cause des pères.

1Cor 15:1

Or, mes frères, je vous fais savoir l’Evangile que je vous ai annoncé, et que vous avez reçu, et auquel vous vous tenez fermes;

2Cor 4:4

Desquels le Dieu de ce siècle a aveuglé les entendements, c’est-à-dire, des incrédules, afin que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, lequel est l’image de Dieu, ne leur resplendît point.

Phil 1:5

A cause de votre attachement à l’Evangile, depuis le premier jour jusqu’à maintenant.

Heb 4:6

Puis donc qu’il reste que quelques-uns y entrent, et que ceux à qui premièrement il a été évangélisé n’y sont point entrés, à cause de leur incrédulité,

J’ai exercé un ministère de délivrance

En 1977, j’exerçais un ministère spécialisé dans la guérison intérieure et la délivrance. Les gens venaient de toute l’Amérique pour chercher à être libérés des voix qu’ils entendaient, de toutes sortes d’addictions, de traumatismes émotionnels produits par des blessures passées ou des abus qu’ils avaient dû subir, et de nombreux autres liens spirituels. A cette époque, notre ministère était considéré comme étant « à la pointe du progrès » dans le domaine du combat spirituel. Notre église était une communauté chrétienne où tout le monde pouvait venir vivre avec d’autres Chrétiens pour y trouver la guérison.

A peu près vers la même époque, une sœur vint d’un autre Etat pour demeurer dans notre centre de délivrance, en vue d’y recevoir la prière pour sa délivrance. Elle avait grandi dans une famille profondément engagée dans l’occultisme, et ses parents lui avaient donné le prénom d’une déesse grecque. Quand elle nous a téléphoné, elle s’efforçait de se libérer de ses liens spirituels occultes, et elle était attaquée par des mauvais esprits qui refusaient de la laisser tranquille. Ces esprits se manifestaient à travers elle en sifflant comme des serpents et en nous accablant de sarcasmes. Nous découvrîmes rapidement que les démons qui la tourmentaient étaient puissants et n’avaient aucune intention de la quitter. Deux d’entre nous prirent la responsabilité de s’occuper de cette sœur. Après l’avoir guidée dans diverses prières, nous avons directement attaqué certains démons, en leur ordonnant de partir au Nom de Jésus. Cette sœur en éprouva un certain soulagement.

Peu après, à la fin de l’une de nos réunions du mardi soir, il se produisit l’événement le plus extraordinaire de notre rencontre avec cette sœur. La plupart des Chrétiens étaient déjà partis, mais elle voulut rester pour que l’on prie encore pour elle. Avant même que nous ayons pu commencer, elle fut saisie par un esprit très violent. Sa physionomie changea, sa voix n’était plus la même, son visage était contorsionné, et ses mains étaient tordues comme des serres d’oiseau de proie. Elle poussa un grand cri et se mit à me charger, dans l’intention de me lacérer le visage avec ses ongles. Pendant qu’elle hurlait et qu’elle courait vers moi en traversant la salle, le frère qui s’occupait d’elle et moi-même, nous sommes restés fermes et lui avons dit : « Stop, au Nom de Jésus ! » Parvenue à quelques dizaines de centimètres de nous, elle fut arrêtée par un mur invisible, et s’écroula à terre en gémissant. Nous avons alors prié pour elle, en demandant à Dieu de la libérer.

Nous avions rencontré beaucoup de cas de manifestations démoniaques dans notre ministère, mais celui-ci était le plus violent. Aujourd’hui, quand je repense à cet événement, je sais que le plus important, ce n’est pas ce qui s’était passé ce soir-là, mais ce qui se passa le lendemain. Le lendemain, elle se sentait bien mieux, et elle voulut nous parler avant de rentrer chez elle. Elle me dit : « Bob, Satan a très peur de toi ! Tu as une grande puissance et une grande autorité ! » A l’époque, je n’avais pas compris la signification réelle de ces phrases, comme je peux la comprendre aujourd’hui. A ce moment-là, j’étais entièrement conditionné par la mentalité du « combat spirituel », alors qu’aujourd’hui, j’ai pris conscience de la valeur de la Providence divine. Nous interprétons tout ce qui nous arrive en fonction du système de pensée qui est le nôtre.

J’ai pu interpréter les déclarations de cette sœur comme la confirmation que j’étais en train de réussir, conformément aux enseignements des leaders du « combat spirituel ». J’avais 27 ans, et j’étais devenu un puissant guerrier, équipé pour aller combattre toutes les forces adverses que Satan pouvait envoyer contre moi. Je fus donc tellement « gonflé » par cette délivrance que je passai les deux ou trois années suivantes à m’occuper de dizaines de personnes en souffrance. Beaucoup se trouvaient dans d’horribles liens spirituels. Jour et nuit je chassais les démons, je m’attaquais aux puissances des ténèbres, et j’aidais les gens à s’échapper des griffes des démons. Cette sœur rentra chez elle, et je n’entendis plus parler d’elle. Pendant plusieurs années, j’exerçais ainsi mon ministère, sans me ménager, auprès de tous ceux qui en avaient besoin autour de moi.

Afin de continuer à améliorer mon ministère de délivrance, j’ai lu les livres écrits par ceux qui avaient plus d’expérience que moi. J’ai pu ainsi mieux comprendre « comment les démons travaillaient ». Toutefois, beaucoup de personnes que je conseillais continuaient à avoir des problèmes avec les démons, malgré de nombreuses sessions d’exorcisme. Il fallait donc aller beaucoup plus loin dans le développement de stratégies plus efficaces. Les batailles ne sont pas toujours faciles à gagner. Dans une guerre, il y a toujours des revers. Certains enseignements que je faisais étaient très bibliques : la repentance, le pardon, l’étude de la Parole de Dieu, et le développement de justes relations au sein du Corps de Christ. En outre, dans mon ministère, je devais aider les gens à faire des choix sages pour leur vie.

Pendant cette même période, je visitais ceux qui étaient enfermés dans les hôpitaux psychiatriques de ma région. J’avais conseillé tellement de personnes à problèmes qu’une fois, en visitant le plus grand hôpital de ma région, j’y rencontrai trois personnes que j’avais personnellement connues.

Pendant toutes ces années où je croyais au système de pensée du combat spirituel, j’avais remarqué que les mêmes personnes continuaient à avoir les mêmes problèmes. En cherchant à me perfectionner dans l’approche de la délivrance, je lis un livre écrit par un Chrétien célèbre, qui prétendait avoir reçu des révélations divines. J’ai longtemps accepté cette « vérité » de la passivité des chrétiens engendrant la démonisation dans mes méthodes de conseil, croyant que c’était cette  passivité qui faisait sans cesse retomber les mêmes personnes sous l’esclavage des démons. J’ai donc développé des techniques pour que les gens cessent d’avoir une volonté passive, afin que les démons ne puissent plus les influencer. Aujourd’hui, je ne crois plus en la validité de ce que je faisais alors.

Pourtant, j’ai constaté un problème : les gens « passifs », par nature, ne me semblaient pas avoir une volonté forte, et rien n’y changeait. Ils continuaient toujours à se sentir opprimés par les démons, et se lamentaient de leur incapacité à surmonter leur « passivité ». A cette époque, je ne me rendais pas compte qu’en demandant aux gens d’avoir une volonté plus forte, je ne faisais que jeter de l’huile sur le feu. Le système de pensée du combat spirituel m’avait égaré si loin que je ne voyais plus la pertinence de ces simples versets des Ecritures : « Ainsi parle l’Eternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Eternel !… Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance ! » (Jr 17 : 5, 7).

Selon la théorie que j’enseignais, l’une des « lois spirituelles » de l’univers affirmait que ceux qui avaient une volonté passive devenaient la proie des démons, même s’ils étaient Chrétiens. Pour être libre, il fallait avoir une forte volonté. On ne pouvait plus faire confiance à Dieu pour être libre, mais il fallait avoir une forte volonté. Dieu se trouvait lié par une loi spirituelle qu’Il avait Lui-même créée.

Lorsque je croyais au système de pensée du combat spirituel et que je pratiquais la délivrance, je croyais à la validité de tout ce que je faisais, à cause de la vive réalité des démons qui se manifestaient, et parce que les gens étaient libérés au Nom de Jésus. Beaucoup de gens se sentaient mieux après les réunions de délivrance. Ils étaient venus dans un état misérable, et quittaient nos réunions avec un sentiment d’amour et de liberté. Je croyais donc que nous étions en train de les aider. Je ne doute pas de la sincérité de Bob Larson et d’autres qui travaillent comme lui. Je ne doute pas non plus de la réalité des histoires qu’ils racontent. Ce que je remets à présent en question, c’est le système de pensée qui sous-tend leur ministère, et qui n’est pas biblique. Il est vrai qu’il existe tout un monde invisible qui a ses lois, et que ces lois gouvernent les démons et tous les niveaux de la hiérarchie satanique. Mais faut-il découvrir et exploiter toutes ces lois pour avoir la victoire sur Satan ? Avons-nous besoin de ministères de délivrance entraînés et spécialisés, pour libérer les captifs de Satan ? Plus loin, je vous expliquerai de quelle manière mon ministère a dû complètement changer, quand j’ai commencé à mettre en doute les fondations doctrinales sur lesquelles il s’appuyait.

Quand j’étais dans ce mouvement, nous voulions acheter un terrain dans l’une des banlieues de notre ville. Comme nous avions des problèmes pour conclure cet achat, nous avons convoqué une réunion d’intercession qui devait durer toute la nuit. Vers le milieu de la nuit, quelqu’un a reçu une révélation, selon laquelle une principauté nommé « Manitou » contrôlait notre ville. C’était « Manitou » qui nous empêchait d’acheter notre terrain. Cette principauté régnait sur la ville, parce que les Indiens avaient auparavant pratiqué ici leur religion. Nos dirigeants nous ont donc demandé de chasser cet esprit de Manitou de la ville, afin que nous puissions la conquérir pour Dieu. La conclusion heureuse de notre achat nous « prouva » que nos prières avaient été efficaces. Cela nous a confortés dans notre conviction que nous avions de révélations spéciales pour chasser les principautés des villes qu’ils contrôlaient.

Pour ceux qui ont accepté le système de pensée du combat spirituel, de telles pratiques se justifient parfaitement. Tout ce que l’on doit accomplir dépend d’une interaction complexe entre toutes sortes de démons, de principautés et de lois qui contrôlent le monde spirituel. Aucun domaine de notre vie n’échappe à ces lois.

Par exemple, considérez la description que fait Bob Larson d’une personne dont il avait conduit la délivrance. Cette personne avait plusieurs personnalités fragmentées, et était liée par des démons. Elle souffrait d’une « dissociation » de sa personnalité. L’un des démons qui la contrôlaient s’appelait le « Portier ». Il permettait à tous les démons qui avaient été chassés de revenir. Larson décrit la cause de ce désordre de la personnalité, et montre comment il avait appris à parler aux diverses personnalités fragmentées qui composaient cette personne. Certaines de ces personnalités s’appelaient « Facilitateur » et « Régulateur ». Larson pensait que les démons qui contrôlaient cette personne pouvaient posséder certaines de ces personnalités multiples. Voici ce qu’il explique : « En ce qui concerne ces personnalités multiples, il y en a des bonnes et des mauvaises. Les ‘bonnes personnalités’ forment une partie de la conscience globale de cet individu. Ces ‘bonnes personnalités’ ont accepté Christ comme Sauveur. Mais les ‘mauvaises personnalités’, pour une raison ou une autre, refusent de se soumettre au Seigneur ».

Cette situation complexe oblige le « technicien spirituel » à « trier dans ce fouillis, pour obtenir le concours des bonnes personnalités, afin de gagner à Dieu les mauvaises personnalités ». Larson demande à l’une des personnalités fragmentées de son client de l’aider à identifier les « personnalités ténébreuses ». Il entreprit ensuite la tâche incroyablement compliquée de « trier » les démons et les fragments de personnalités au sein de cette personne. Il réussit même à conduire à Christ « Facilitateur ». Larson réveille ensuite des souvenirs enfouis, découvre les raisons légales qui ont permis aux démons d’entrer, ainsi que les noms des démons cachés. Voici l’une des prières qu’il a faites pour aider cette victime à trouver sa liberté : « Je commande aux anges de Dieu de rechercher et de tourmenter cet esprit de douleur. Je lie Douleur au démon Régulateur, et je leur commande d’éprouver tout le tourment dont ils ont affligé Randall. Je multiplie ce tourment par sept ! ».

Il me semble que si ce système de pensée du combat spirituel est vrai, et si les prétentions de ses « prêtres spirituels » sont vraies, alors nous sommes plongés dans de sérieux problèmes, sans aucun espoir sérieux d’en sortir ! Il faut interroger les démons pendant des années pour connaître les « règles », étant donné que les informations nécessaires pour les chasser efficacement ne sont ni révélées par les Ecritures ni accessibles par les moyens ordinaires.

Quant à moi, je m’épuisais littéralement à essayer de « faire coller » tous les détails du combat spirituel pour qu’il soit efficace. Je compris qu’il me fallait me convertir à un autre système de pensée, en ce qui concernait le monde que Dieu avait créé et qu’Il gouvernait. Cette conversion transforma le « technicien spirituel » que j’étais en prédicateur de l’Evangile.

Deux ans après cette « délivrance » où j’avais appris que Satan avait peur de moi, j’étais complètement usé par les longues journées et nuits passées à aider les gens à sortir de leurs liens. Je recevais des appels pendant la nuit, lancés par des gens qui avaient des problèmes urgents. Je ployais sous le nombre des cas dont je devais m’occuper. Certaines personnes avaient constamment besoin d’aide. Une seule personne très chargée pouvait nous vider de notre énergie émotionnelle et spirituelle. Je m’occupais souvent de 15 personnes par semaine.

A cette époque, l’une de ces personnes tournait vraiment mal. Cette femme quittait souvent son mari et ses enfants, le soir, pour aller courir dans les bars et rencontrer des hommes. Elle était passée par tous les ministères que nous pouvions lui offrir. Son mari m’appelait désespérément et me demandait de l’aide, parce qu’elle était en train de le détruire, et de détruire leurs enfants. Une nuit, cette femme m’appela vers trois heures du matin en m’accusant de tous ses problèmes, parce que j’étais un « très mauvais conseiller ». Il me sembla que je ne pouvais plus en supporter davantage. Je criai à Dieu, et je fis à peu près cette prière : « Seigneur, je veux réellement aider cette femme, comme tant d’autres. J’ai prié pour elle, je l’ai conseillée, je l’ai aidée, j’ai aidé sa famille de toutes sortes de manières pratiques, et j’ai chassé ses démons. J’ai fait tout ce que je savais faire. Mais je n’en peux plus. Si je n’obtiens pas de meilleurs résultats, je ne pourrai plus rester dans le ministère ! »

Dieu répondit à ma prière en attirant mon attention sur un passage de l’Ecriture. Depuis ce jour, ma vie et mon ministère ont été transformés ! Je ne le savais pas à l’époque, mais ce fut à ce moment-là que j’abandonnai le système de pensée du combat spirituel, pour me convertir au système de pensée de la Providence divine, comme je préfère l’appeler. Voici le passage que le Seigneur me montra :

« Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience ; il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité, et que, revenus à leur bon sens, ils se dégageront des pièges du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté » (2 Timothée 2 : 24-26).

Le processus fut immédiat, en ceci que je suivis aussitôt l’enseignement de ce verset dans mon ministère de conseil auprès des Chrétiens. Mais il fut lent, en ce sens que ma conversion au système de pensée de la Providence divine ne fut complète qu’en 1986, quand je compris que ma pensée arminienne[1] concernant le libre-arbitre total de l’homme n’était pas biblique, et ne laissait pas assez de place à la souveraineté de Dieu. Je dus faire pour cela une étude détaillée de l’épître aux Romains. D’après le système de pensée de la Providence divine, Dieu contrôle toujours parfaitement Son univers, et le conduit sûrement vers l’objectif final qu’Il a Lui-même fixé (Ep 1 : 11).

La première chose qui m’a frappé dans ce passage fut la description de ceux dont le diable s’était emparé, pour les soumettre à sa volonté. Je me rendis compte que personne ne pouvait être aussi lié que cette femme. C’est son état qui m’avait poussé à remettre en question tout ce que je pratiquais jusque-là.

La seconde chose qui me vint à l’esprit en relisant ce passage fut de voir de quelle manière il pouvait s’appliquer à ma situation. Paul montrait à Timothée de quelle manière il fallait s’occuper de ceux qui avaient de sérieux problèmes dans l’église, et qui causaient des problèmes à Timothée. C’était précisément ma situation. L’exorcisme et la délivrance ne sont jamais utilisés dans le Nouveau Testament comme la thérapie normale pour les Chrétiens nés de nouveau !

La troisième chose que j’appris en méditant ce passage fut de voir comment on peut échapper aux griffes de Satan. Ce fut cela qui me fit abandonner le système de pensée du combat spirituel, pour adopter celui de la Providence divine. Les Chrétiens qui sont liés par Satan ne peuvent lui échapper que si Dieu leur accorde la repentance ! Cela me choqua quand je le compris réellement pour la première fois. Il est bien écrit : « dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance ». Auparavant, je croyais que si les choses ne changeaient pas, c’était pour l’une des deux raisons suivantes :

  1. C’était moi qui étais un mauvais conseiller, et qui devais acquérir de meilleures techniques de délivrance, ou
  2. c’était la victime qui faisait tout capoter parce qu’elle ne suivait pas mes prescriptions, laissant ainsi rentrer en elle sept démons plus méchants ! Nous tournions constamment en rond pour essayer de voir laquelle de ces deux raisons pouvait expliquer nos échecs. Je compris enfin que si Dieu leur accordait la repentance, ceux qui étaient esclaves de Satan pouvaient lui échapper. Sinon, ils ne le pouvaient pas. J’avais trouvé la solution biblique ! Pourquoi certains pouvaient recevoir la repentance, et d’autres pas, cela restait un secret que je ne connaissais pas, et que Dieu n’était pas obligé de nous révéler (Dt 29 : 29).

Toutefois, comme je ne savais pas si Dieu allait accorder la repentance à telle ou telle personne, je pouvais toujours penser qu’il pouvait l’accorder à tous les cas que j’allais rencontrer. Cela m’encouragea, et me permit de comprendre une quatrième chose : comment conseiller de telles personnes. Paul écrit : « Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience ; il doit redresser avec douceur les adversaires ». Nous avions l’habitude de nous lever à deux heures du matin, avec deux ou trois autres anciens, pour maîtriser une personne démonisée qui hurlait et se débattait, et crier : « Sors, esprit méchant, au Nom de Jésus ! » Plus tard, je me dis que ce n’était pas une manière d’être « doué de patience, et de redresser avec douceur » ces personnes ! Depuis lors, j’ai compris que Dieu, pour délivrer ceux qui sont liés par Satan, veut que nous leur annoncions Son Evangile, dans toutes ses implications. Je pouvais donc enseigner patiemment la vérité, en faisant confiance à Dieu pour qu’Il utilise Sa Parole pour changer les vies. Dieu peut délivrer des griffes de Satan les pécheurs les plus démonisés, par la seule puissance de l’Evangile (voir Col 1 : 13 et Ep 2 : 1-5). Auparavant, puisque ces personnes étaient Chrétiennes, et qu’elles étaient encore dans les liens, je pensais que le simple Evangile ne suffisait pas à les délivrer, et qu’il fallait avoir recours à des techniques et des procédés spéciaux pour les libérer. Maintenant, je crois en la puissance de l’Evangile.

Ce qu’il y a de merveilleux avec la vérité de l’Evangile, c’est qu’on peut l’annoncer à un autre moment qu’à trois heures du matin, à des gens qui se défoncent ! Je ne sortis plus en pleine nuit pour aller chasser les démons d’une personne qui cherchait à m’attendrir. Je commençai à corriger cette femme dérangée en lui disant qu’elle avait besoin de se repentir, de faire confiance à Dieu et à Sa grâce, et de Lui obéir. C’était un péché de quitter son foyer le soir pour aller s’enivrer dans les bars avec des étrangers ! Elle finit par divorcer de son mari, et passa les vingt années suivantes à s’enfoncer toujours plus dans le péché. Mais je savais que je n’en étais pas responsable. Il fallait soit qu’elle accepte l’Evangile, soit qu’elle continue à vivre sous l’esclavage de Satan. Seul le plan parfait de Dieu peut guérir une âme humaine. Il n’y a aucun autre plan de remplacement ! Cette femme peut toujours se repentir et échapper au diable. Si elle le fait, ce sera par la grâce de Dieu et en obéissant à l’Evangile, et non par l’intervention d’un SAMU spirituel !

Bob DeWaay


Note :

[1] L’arminianisme est une doctrine protestante fondée à la fin du XVIe siècle par Jacobus Arminius. Cette doctrine se base sur l’idée que la détermination de la destinée de l’homme par Dieu n’est pas absolue. L’acceptation ou le refus de la grâce par l’homme joue ainsi un rôle dans sa justification. En l’annonçant, Jacobus Arminius s’oppose aux idées de Jean Calvin sur ce sujet de la prédestination.

L’arminianisme sera l’un des fondements doctrinaux de la Fraternité remonstrante, et, beaucoup plus largement, aussi bien du méthodisme (et, à travers lui, du pentecôtisme) que du protestantisme libéral.

Les changements opérés par la nouvelle naissance

L’expérience de la nouvelle naissance, ou régénération, affecte en profondeur tous les domaines de notre vie. Il est important d’insister sur ce point car beaucoup de chrétiens, et même de prédicateurs, négligent ces réalités fondamentales.

  1. Par la régénération, notre esprit est libéré.

Nous avons désormais une perspective totalement nouvelle de nous-mêmes et du monde. Combien de fois n’avez-vous pas entendu une personne nouvellement convertie s’écrier avec conviction : « J’étais spirituellement aveugle et maintenant je vois ».

  • Par la régénération, notre cœur est purifié.

Dieu nous a promis par la bouche du prophète Ezéchiel : « Je vous purifierai de toutes vos souillures » (Ez 36 : 25). L’apôtre Paul rappelle aux Corinthiens cette même vérité : « Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Co 6 : 11). Par la nouvelle naissance, Dieu a donné au chrétien une nouvelle disposition intérieure pour mener une vie totalement différente, désormais consacrée au Seigneur.

  • Par la régénération, de nouveaux désirs sont créés en nous.

« Nous nous affectionnons aux choses d’en haut » (Col 3 : 1 et nos aspirations profondes sont désormais d’adorer Dieu, de connaître les Ecritures, de servir et d’honorer notre Sauveur et Maître.

  • Par la régénération, notre corps ne nous appartient plus, mais il appartient à Dieu.

« Que le péché ne règne donc point sur votre corps mortel et n’obéissez pas à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce » (Rm 6 : 12 à 14).

Les prédicateurs de la « délivrance » disent le contraire. Ils affirment que c’est parce que les chrétiens sont « démonisés » ou sous une « domination démoniaque » qu’ils sont incapables de vivre une vie d’obéissance à Dieu. Il n’y a donc, selon eux, aucune possibilité d’obéir tant que les démons n’ont pas été chassés de leur vie.

Les Ecritures disent tout à fait autre chose. Elles déclarent que c’est à cause de notre chair et d’un manque de soumission au Saint-Esprit que nous ne vivons pas une vie chrétienne victorieuse.

Nous étions esclaves du péché (Rm 6 : 17) mais maintenant nous sommes libres afin de vivre pour le Seigneur. Certes, il est encore possible qu’un chrétien commette des péchés mais il ne peut plus s’y complaire comme auparavant, parce que la Bible dit : « Quiconque est né de Dieu ne pratique pas (ποιεω poieo) le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui » (1 Jn 3 : 9). L’emploi du verbe grec ποιεω poieo, pratiquer et de la particule ου ou, la négation absolue, signifie qu’une personne née de nouveau « ne continue pas de pratiquer volontairement le péché ». Il peut arriver qu’un chrétien pèche mais ce n’est pas parce qu’un démon l’a forcé ou qu’il est habité par un mauvais esprit, c’est parce qu’il l’a bien voulu.

Notre corps est le temple du Saint-Esprit et aucun démon ne peut cohabiter avec l’Esprit de Dieu.

La Bible déclare que notre corps est aussi le temple du Saint-Esprit. (1 Co 6 : 19 et 20). Cette déclaration des plus étonnantes est à redécouvrir. Comme le Dieu vivant habitait dans le Tabernacle et le Temple de Salomon, le Saint- Esprit habite aujourd’hui dans le corps du vrai chrétien. L’apôtre n’a jamais parlé d’un démon qui pourrait cohabiter dans le corps de celui-ci. L’accent est mis, au contraire, sur la présence sacrée de l’Esprit Saint en lui, et c’est pour cette raison qu’il affirme ne plus s’appartenir à lui-même mais entièrement à Dieu.

Jadis, tous les ustensiles dans le temple étaient consacrés uniquement à Dieu ; aujourd’hui, il en va de même pour tous les membres de notre corps, car nous sommes le temple du Saint-Esprit et à ce titre nous devons être entièrement consacrés à Dieu et non plus nous souiller par l’impureté quelles qu’en soient les formes.

Désormais, notre corps lui appartient et nous aurons un jour des comptes à lui rendre sur ce sujet. Nous avons été rachetés à un grand prix. Si nous reconnaissons que nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes, mais à Christ, alors nous sommes libres de faire tout pour Lui plaire : nous utiliserons notre corps pour honorer Dieu.

  • Par la régénération, notre relation avec le péché et Satan est radicalement changée.

Le salut n’inclut pas seulement la délivrance de l’esclavage du péché mais aussi celle de la domination de Satan sur notre vie. Tous les hommes sans Christ sont dans les ténèbres et pratiquent leurs œuvres infructueuses (Ep 5 : 11). Ils appartiennent au royaume des ténèbres et sont sous sa domination (Col 1 : 13). Ils sont sous l’influence de Satan, le chef de ce royaume. Par contre, l’apôtre Paul remercie Dieu de ce que nous, les chrétiens nés de nouveau, avons été délivrés de « la puissance des ténèbres » et avons « été rendus capables[1] d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière » (Col 1 : 12 et 13).

Ces 5 points montrent qu’à sa conversion, le chrétien est totalement et glorieusement délivré de l’esclavage et de la domination du pouvoir des ténèbres. Les partisans de la doctrine du chrétien « démonisé » ont une fausse notion de ce qu’est véritablement la nouvelle naissance. Ils sous-estiment ou méconnaissent la puissance transformatrice et libératrice de la croix et du Saint-Esprit dans la vie de l’enfant de Dieu.


Note :

[1] Dans le passage de Colossiens, le terme traduit par « rendus capables » est ικανοω hikanoo qui signifie « rendre suffisant, équiper quelqu’un d’un pouvoir adéquat pour accomplir son œuvre ». Ce passage rejoint celui de 1 Co 12 : 9 « Ma grâce de suffit car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse »

La position céleste du chrétien en Christ

Le danger, dans le combat spirituel, consiste à ne pas prendre assez au sérieux les ruses de l’ennemi et, par conséquent, à négliger de revêtir l’armure spirituelle d’Ephésiens 6, indispensable pour combattre le bon combat de la foi. En mettant abusivement l’accent sur le diable, on n’est pas des plus sages et en l’ignorant complètement, on ne l’est pas plus. Dieu nous a préparé tout un arsenal d’armes spirituelles pour une parfaite protection de ses soldats, et cela de la tête aux pieds. Il est important pour chacun d’entre nous de connaître l’efficacité de cette armure, et pour cela d’en étudier attentivement les sept armes.

Rappelons cependant qu’aucun chrétien ne peut sérieusement prendre part à ce conflit d’Ephésiens 6:10-20, sans avoir auparavant appris à se reposer sur le Christ ressuscité et ce qu’il a accompli à la croix, comme cela est enseigné dans les chapitres un et deux de cette même épître. Il est aussi vital pour lui, avant qu’il ne s’engage dans ce combat, de réaliser sa position d’autorité en Christ « assis avec Christ dans les lieux célestes » au-dessus de toute domination et de toute auto­rité (Ep 1:18-23; 2:6).

C’est seulement « en Christ » que les chrétiens sont victorieux.. Cette expression « en Christ » apparaît 160 fois dans les écrits de l’apôtre Paul et 36 fois dans l’épître aux Ephésiens. Elle signifie d’abord que le chrétien jouit d’une communion personnelle avec son Sauveur, et ensuite qu’il possède un glorieux héritage que le diable veut à tout prix lui ravir. Quel est donc cet héritage qui lui permettra de glori­fier Dieu ici-bas et de résister victorieusement aux attaques de Satan? En voici une liste partielle que l’on trouve précisément dans l’épître aux Ephésiens :

1. En Christ, nous sommes bénis de nombreuses bénédictions spirituelles (Ep 1:3).

2.    En Christ, nous sommes aimés (Ep 1:4-6; 2:4).

3.    En Christ, nous sommes pardonnés (Ep 1:7).

4.    En Christ, nous sommes délivrés de la domination de Satan (Ep 1:7).

5.    En Christ, nous sommes au bénéfice de sa sagesse (Ep 1:8).

6.    En Christ, nous avons été enrichis (Ep 1:11).

7.    En Christ, nous sommes en sécurité (Ep 1:13).

8.    En Christ, nous avons reçu une nouvelle vie (Ep 2:4-6).

9.    En Christ, nous sommes ressuscités avec Lui (Ep 2:6).

10.  En Christ, nous sommes assis avec Lui dans les lieux célestes (Ep 2:6).

11.  En Christ, nous sommes les objets de sa grâce (Ep 2:7).

12.  En Christ, nous sommes son chef-d’oeuvre (Ep 2:8).

13.  En Christ, nous sommes sauvés pour pratiquer de bonnes oeuvres (Ep 2:10).

14.  En Christ, nous sommes membres de la famille de Dieu (Ep 2:19).

15.  En Christ, nous sommes l’habitation de Dieu par son Esprit (Ep 2:22).

Devant une telle abondance de bénédictions divines accordées à chacun d’entre nous, il y a de quoi abandonner toute crainte et toute plainte, pour être de plus en plus débordant de reconnaissance et de louanges envers notre merveilleux Rédempteur. L’ennemi fera tout pour contester et chercher à nous ravir les innombrables richesses que nous possédons en Christ. Voilà pourquoi Dieu nous a préparé une armure invincible pour lui résister victorieusement.

Cette armure de Dieu est déjà toute prête, mais nous avons la respon­sabilité de nous revêtir de toutes les armes de Dieu, si nous voulons tenir ferme dans le mauvais jour qui, tôt ou tard, viendra. Remarquons que l’apôtre Paul, dans ce passage, ne parle pas du tout de combat spirituel contre « des esprits territoriaux » ou « des hommes forts » à lier, mais il met l’accent sur les ruses du diable à éviter à tout prix.

A ce propos, relisons les sérieuses exhortations qu’il nous adresse « Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussures à vos pieds le zèle que donne l’Evangile de paix; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; prenez aussi le casque du salut, et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu. Faites en tout temps, par l’Esprit, toutes sortes de prières et de supplica­tions. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Evangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assu­rance comme je dois en parler » (Ep 6:10-20).