Tatouages et piercing

Dans une recherche d’émancipation, les jeunes et parfois les moins jeunes, se laissent séduire ou attirer vers des pratiques ancestrales et tribales souvent douloureuses telles que le tatouage, le piercing, le branding ou la scarification… Que peut-on rechercher au travers de ces pratiques ?

1- Le tatouage[1]

La découverte de Ötzi[2] apporte le premier témoignage de l’existence des tatouages, le plus vieil exemple de tatouage. Le tatouage est une pratique ancestrale qui remonte aux origines des peuples de l’Antiquité. Le tatouage est un art répandu de façon indépendante au sein de nombreux peuples. On n’en connaît pas l’origine (population, culture, région…) ; les différentes techniques de tatouage ont vraisemblablement été inventées ou modifiées à plusieurs reprises, simultanément ou de manière indépendante.

Cette pratique était familière aux musiciennes et aux danseuses du Moyen Empire égyptien, comme le prouvent certaines momies retrouvées. Les Mayas[3], en Amérique du Sud précolombienne[4], les Indiens d’Amérique connaissaient aussi le tatouage. Les Grecs et les Romains, pour leur part, en furent de grands utilisateurs : ils se servaient des tatouages pour marquer leurs esclaves, ce qui leur permettait de les identifier en cas de fuite. Les esclavagistes d’Afrique, d’Amérique et de l’Orient y eurent également recours[5].


A l’époque des persécutions chrétiennes, il semble désormais certain que de nombreux fidèles avaient pour habitude de se tatouer des symboles religieux en guise de reconnaissance au sein de leur communauté. Une fois la période des persécutions terminée, cette pratique sortit de l’anonymat et devint une profession de foi symbolique jusqu’à ce que le pape Adrien 1er [6] en interdise l’usage en 789 après J.C.


Le tatouage n’est pas toujours volontaire : les esclaves de l’Antiquité ou, plus près de nous, les déportés des camps de concentration nazis étaient tatoués par leurs maîtres ou leurs geôliers pour signifier le fait que ces personnes ne s’appartenaient plus à elles-mêmes.


On trouve des tatouages ornementaux, magiques ou religieux, au Japon[7] chez les samouraïs[8] et la mafia[9], en Birmanie, entre autres chez les tribus berbères[10] et nord africaines[11]. Il en existe aussi qui indique une appartenance familiale ou tribale ou le fait qu’un pacte a été conclu : adhésion à une société secrète, lien avec une puissance spirituelle (démon, divinité païenne) comme par exemple, l’étoile à cinq pointes sur les pommettes de la figure qui signifie : « Je suis Dieu et je guéris par la force de Satan »[12].

Les risques d’un tatouage sont multiples, puisqu’ils peuvent être physiques, psychologiques et spirituels. Chaque tatouage introduit des substances étrangères dans le corps : encre de Chine, matières plastiques brûlées mélangées à du savon. Il faut savoir que chaque tatouage tue une partie de la peau. Le tatouage, en endommageant la peau, constitue une porte d’entrée de premier choix pour les agents infectieux graves et sérieux[13], comme pour une infection local des tissus qui peut amener des complications médicales.

Cette automutilation et la souffrance qui l’accompagne est souvent acceptée pour prouver ou se prouver quelque chose ! Que ne ferait-on pas pour acquérir la réputation d’un dur ? Mais ne l’oublions jamais : la mort de tissus vivants amène autre chose que la vie !


Les tatouages évoquant la rébellion ou la révolte tendent à renforcer le sentiment d’être fort et indépendant. Cela est également vrai pour ceux qui expriment la haine et la vengeance. Quant à ceux qui touchent à l’occultisme, ils contribuent à les emprisonner dans un monde spirituel contraire à celui dans lequel Dieu veut les voir évoluer.

La Bible dit : « Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel. » (Lv 19 :  28)


Cette interdiction de l’Eternel a pour objectif de garder Israël dans la sainteté. En effet, Dieu ne veut pas que son peuple s’égare comme les autres peuples. Dieu est Saint. II veut garder son peuple dans la propreté du corps, de l’esprit et de l’âme afin que celui-ci puisse demeurer en communion avec Lui et goûter sans cesse à son amour.


Dieu est jaloux (Ex 20 : 5, 34 : 14, Dt 4 : 24) et Il ne veut pas que son peuple se tourne vers pratiques du paganisme et se prostitue devant les idoles. Dieu ne veut pas que son peuple tombe sous le pouvoir des puissances gouvernées par le prince des ténèbres : Satan.


Le tatouage est une marque d’assujettissement, d’esclavage[14] ou de dépravation sexuelle[15]… Sur le plan spirituel, il en est de même : il est la marque d’une soumission à une autorité qui se rend maître de l’individu. On ne grave pas impunément sur le corps des figures de démons, des dragons, des têtes de mort, des serpents, des chaînes ou des liens, des signes magiques, cabalistiques ou ésotériques…


Si parfois, ils ont une apparence chrétienne (croix, calvaire), ils sont sous le coup de l’interdit de Lévitique 19 : 28. Par ces tatouages, nous faisons consciemment ou inconsciemment appel à la manifestation de forces occultes qui nous enchaînent jusque dans notre âme et dans notre esprit.

2- Le body-piercing[16] ou piercing


Le piercing correspond à une volonté esthétique ou une démarcation sociale. Ainsi, le piercing a pour but l’amélioration de son apparence, la volonté de se distinguer de l’ensemble de la population ou s’associer à un groupe particulier[17]. Le piercing est aussi utilisé pour se différencier. Il est utilisé par certains pour s’opposer à l’autorité ou à la société, croyant ainsi avoir trouvé un moyen de s’affirmer, de se construire et de s’exprimer.

La perforation d’un organe, serait-ce sous prétexte d’y accrocher un bijou, n’est jamais anodine, pas plus chez des peuples dits primitifs que pour les adolescents de nos sociétés dites modernes. Dans une société qui manque singulièrement de repères et de valeurs spirituelles, chaque génération essaye de refouler son besoin de Dieu en se créant des « rites initiatiques de passage[18] ». Dans un univers matérialiste où la science a supplanté la religion[19], le corps est sacralisé, la douleur refoulée ou sublimée. On est bien loin des marques initiatiques des sociétés sauvages et pourtant la connotation magique (occulte) du piercing perdure[20]. De plus, il est un moyen d’érotiser son corps, souvent associé à des pratiques sexuelles ou lié au masochisme[21] !

Un jeune adepte du piercing affirmait : « Le piercing est une expérience spirituelle qui m’a appris à dissocier le corps de l’esprit. Comme une paix intérieure, le sentiment étrange de retourner d’où l’on vient. »

 

Le piercing a été remis au goût du jour par trois groupes de personnes :


– Les punks[22] qui arrangent leurs tenues vestimentaires avec beaucoup d’imagination et de cynisme pour attirer l’attention sur eux et choquer : vêtements déchirés, tenues en sacs poubelles, chaînes à vélo, bottes à pointes d’acier, cuirs cloutés, ceintures à pointes et colliers de chiens, épingles à nourrice dans le nez, les joues ou les sourcils, croix gammées, lames de rasoir et crucifix accrochés à l’oreille, crêtes iroquoises aux couleurs flamboyantes, avec si possible un rat sur l’épaule ! A l’opposé du naturel prôné par les hippies, les punks arborent ostensiblement les ordures de la société de consommation pour signifier le refus de ses valeurs. Le piercing suggère la sauvagerie, manière cynique d’insinuer qu’elle est chez nous et non pas chez les peuples dits primitifs ; il fait aussi référence aux perversions, aux déviances, à l’obscénité, à la rébellion, à la violence… et au déni de soi ! Tout ce qui est dérangeant et choquant pour notre société est utilisé.

– Les néo-primitifs[23] : contrairement aux punks qui expriment leur désespoir au travers du piercing, les néo-primitifs le considèrent comme un embellissement, un enrichissement émotionnel, spirituel et sexuel. II s’agit, disent-ils, de faire du corps une oeuvre d’art affirmant par là améliorer ce que le créateur de ce corps aurait façonné imparfait et laid. Ils affirment aussi sanctifier cette œuvre d’art par le sang et d’étranges stigmates. En résumé, les prétentions esthétiques et « culturelles » de ce mouvement cachent un mélange de primitivisme[24], de sadomasochisme[25] et d’orgueil à se placer au-dessus du Dieu créateur. En fait, il n’est pas difficile d’y reconnaître une perversion singulière et des tendances pathologiques à l’automutilation voire à l’autodestruction.


– Les milieux fétichistes[26] ou sadomasochistes : Depuis un certain temps déjà, la mode s’est emparée des accessoires et de l’imagerie agressive du sadomasochisme : corps mis en évidence par des tenues moulantes, piercings et tatouages. La mode fétichiste est l’héritière de trois bouleversements :

  • les mouvements féministes des années 60, qui dénoncent l’image de « la femme-objet[27] », revendiquent leur place avec colère et entrent dans des luttes de pouvoir ;
  • le mouvement homosexuel qui jette le trouble, oblige à repenser la sexualité, bouleverse les repères et répand l’androgynie[28] ;
  • la mode qui s’imprègne d’érotisme pervers ; de nombreux stylistes se font alors un peu partout un nom dans le genre fétichiste en créant des vêtements moulants et très suggestifs quant aux formes des corps. Depuis les années 70, le phénomène n’a cessé de s’amplifier. Il en résulte une banalisation du piercing, du tatouage et d’apparences pervers (tenues vestimentaires et comportements éhontés…), et l’abandon des derniers tabous. Depuis plusieurs années, les homosexuels, sadomaso et autres « love parades[29] » fleurissent un peu partout dans les grandes villes rendant visible diverses perversions, le mélange des repères moraux (et le flou en résultant)… bref le malaise ambiant de notre société.


Tout ceci amène l’idée que pour « être » reconnu il faut d’abord « paraître », et pour « paraître » il faut « souffrir ». Sur le plan physique, lors de la mise en place de leur piercing, certains subissent des chutes de tension sérieuses et graves, d’autres s’évanouissent… Tout le monde s’accorde à reconnaître le piercing douloureux, ennuyeux, compliqué à gérer. II faut prendre soin de ses bijoux, observer une hygiène irréprochable, combattre les infections, éviter parfois les vêtements ajustés, le tabac, le maquillage et autres substances irritantes, s’abstenir dans certains cas de relations sexuelles. Ceux qui se font piercer la langue en sont contraints à ingurgiter une alimentation liquide…

3- Le branding[30] et les scarifications

Le piercing venant à être commun et dépassé, les cicatrices volontaires deviennent « tendance ». Après le piercing et le tatouage, c’est le retour des cicatrices tribales au goût du jour chez les jeunes Occidentaux urbains.

 

Aujourd’hui, les modes se suivent rapidement : l’une des dernières nouveautés s’appelle le « branding », c’est-à-dire le marquage d’un sigle ou d’un dessin au fer rouge sur la peau. « Une seconde d’exposition à un bout de métal brûlant, un grésillement, un soupçon de fumée et voici que débute une oeuvre artistique » raconte un adepte du branding.


Le marquage au fer n’est pas nouveau. On y avait recours sur les criminels et les esclaves. Les Français marquaient au fer rouge les criminels d’une fleur de lys sur l’épaule, afin d’en faire pour toujours des parias dans le monde civilisé. Puis ce fut le tour des protestants de recevoir cette marque[31]. Jusqu’au 18ème  siècle, on marqua les voleurs de la lettre « S », pour en faire des serviteurs. Un retour du marquage est venue dans les années 20 et 30 lorsque cela est devenu très populaire, au sein d’une même fraternité, de montrer leur soumission à l’organisation par ce moyen. La pratique existe toujours et de nombreuses célébrités[32] portent gravées dans leur peau les lettres grecques de leur fraternité[33].

 

Après le branding, les adeptes se voient proposé les scarifications[34] pour, d’après eux, revenir aux sources ethniques profondes de nos origines. Ces cicatrices sont perçues comme belles par les ethnies qui les pratiquent. Signes de courage, elles possèdent surtout des pouvoirs magiques puisqu’elles marquent une soumission à un ou plusieurs dieux ou démons.


Un des pionniers de la pratique en France a dit : « Chez nous, cela rejoint toujours la démarche tribale pour représenter et changer quelque chose en soi. C’est vraiment une modification profonde ; psychologiquement, c’est le sens rituel qui ressort, certains changent même de noms après. C’est pour changer de statut, te faire avancer… On s’attendait à des gens qui avaient déjà une culture tribale. On a eu des tatoués, mais petit à petit d’autres sont venus. J’ai scarifié des gens non-tatoués, non-piercés, mais pour qui la scarification faisait partie d’une quête personnelle. Ce n’est pas uniquement décoratif, c’est bien plus brut que ça… L’intéressant, c’est le passage à l’acte, faire le choix de se réapproprier, voire de renforcer son identité, même si ce n’est pas toujours conscient au départ. Le rituel est parfois vital dans certaines tribus. Ici, cela rejoint un peu ces considérations. »


Inutile de préciser que ces pratiques sont très douloureuses, et cela durant un certain temps. Le branding par exemple, produit une brûlure au deuxième ou au troisième degré, avec un risque élevé d’infection. Certains jeunes Africains vivant chez nous se posent des questions en voyant ces Occidentaux, alors qu’ils sont si heureux d’avoir échappé, parfois de peu, aux cérémonies traditionnelles de leur pays. Et un journaliste d’écrire : « C’est clair, un petit tour en Afrique ferait le plus grand bien à certains. Car à voir les timbrés et autres fondus du citron de nos contrées qui se gravent des âneries cabalistiques un peu partout… »[35]

4- Le seul chemin de la liberté


Toutes les pratiques ancestrales comme le tatouage, le piercing, le branding ou la scarification ne mènent qu’à se placer sous la domination de puissances ténébreuses… Leur finalité est toujours la destruction de l’individu, dans son corps et dans son être intérieur : « Esclaves des marques ou marques d’esclaves »…

La Bible invite à une tenue modeste et décente (1 Ti 2 : 9). Un des aspects d’un habillement modeste est de faire en sorte que tout ce qui doit être couvert par des vêtements soit bien couvert. Cependant, la signification essentielle de la modestie est de ne pas attirer l’attention sur nous. Ceux qui s’habillent modestement le font de façon à ce qu’ils n’attirent pas l’attention sur eux (sans pour autant suivre la mode fétichiste !). Le but des tatouages et des piercings est d’attirer l’attention… En ce sens, tatouages et piercings ne sont pas modestes.

Par ailleurs, des textes bibliques nous mettent en garde contre « les marques sur le corps » :

  • Dans l’Ancien Testament, l’interdiction de graver ou inciser la peau est clairement instituée : « Vous ne ferez point d’incisions dans votre chair pour un mort[36] et vous n’imprimerez point de figures[37] sur vous. Je suis l’Eternel » (Lv 19 : 28 ; lire aussi Dt 14 : 1).
  • Esaïe dénonce les anneaux de nez parmi d’autres marques de suivi de la mode ainsi que les « boucles qui servent d’ornement aux pieds », les chaînettes aux chevilles[38], les boucles d’oreilles… (Es 3 : 16 à 21).
  • Les prophètes de Baal se faisaient des incisions pour essayer d’obtenir des réponses de leur dieu et pour marquer leur appartenance au groupe des adorateur de Baal : « Et ils crièrent à haute voix, et ils se firent, selon leur coutume, des incisions[39] avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coulât sur eux » (1 Rs 18 : 28).
  • Certaines personnes se faisaient des marques sur le corps à l’occasion d’enterrements (Jr 16 : 6)
  • Jérémie mentionne que des hommes d’Israël s’en étaient fait pour aller à la maison de l’Éternel, et furent égorgés peu après par Ismaël fils de Nethania (Jr 41 : 5 à 7).
  • Les peuples ennemis du peuple de Dieu, comme les philistins (Jr 47 : 5) ou les moabites (Jr 48 : 36 et 37) s’en faisaient.
  • L’action du malin dans un homme l’amène à dégrader son corps (Marc 5:5)

Par ailleurs, il est expressément demandé aux enfants d’Israël et particulièrement aux serviteurs de Dieu de ne pas se faire de telles marques (Lv 21 : 5) sachant que le symbole profond de ces marques est l’esclavage aux puissances des ténèbres qui promettent la liberté et la pleine gouvernance de sa vie : « vous serez comme des dieux » (Gn 3 : 5). En réalité ces puissances poussent à l’autodestruction et à l’automutilation (Jb 2 : 7 et 8 ; Mc 5 : 1 à 10). Cette voie n’est pas pour la libération[40]… Seul Dieu peut « détacher les chaînes de la méchanceté, dénouer les liens de la servitude, renvoyer libres les opprimés et rompre toute espèce de joug » (Es 58 : 6).

Si dans nos cœurs nous sommes prêts à changer de vie et d’état d’esprit, Dieu Lui-même nous conduira à la vie telle qu’Il l’entend. Soulignons-le, il ne suffit pas d’être sincère, il faut chercher Dieu de tout son cœur, Lui demander qu’Il se révèle. Ensuite il faut Le croire et Le suivre, dans l’obéissance et la pratique d’une vie saine.


Dieu n’a jamais fermé la porte de la Vie à celui qui frappe et Le cherche (Ps 116 : 1 à 9 et Ap 3 : 20). Bien plus, Il nous a donné la possibilité de changer, en Jésus-Christ. Seulement, ne perdons pas patience, car Dieu met tout en oeuvre pour nous restaurer dès que nous aurons décidé de Le suivre, mais parfois le processus peut être long… Dieu nous respecte toujours et agit en nous dans le cadre d’une construction durable…


Dieu guérit les conséquences de nos péchés que ce soit le mal être, la paranoïa, la folie, les cauchemars… Il nous délivre de la culpabilité et de la honte.


Rappelons-nous ceci :

  • « notre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Co 6 : 19)
  • « Le Seigneur est pour le corps, et le corps pour le Seigneur » (1 Co 6 : 13)
  • « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? …, car le temple de Dieu est saint, et tel vous êtes » (1 Co 3 : 16 et 17)

Notes

[1] Les premiers tatouages arrivèrent en Europe sur les bras des marins de Polynésie. Le mot « tatouage » vient du mot tahitien Tatou qui imite le bruit que fait le petit marteau de bois quand il frappe sur les petites aiguilles que l’on enfonce sous la peau !

[2] Ötzi (se prononce Eutsi) est le nom donné à un être humain, congelé et déshydraté découvert fortuitement par des randonneurs le 19 septembre 1991 à 3 200 mètres d’altitude, à la frontière entre l’Italie et l’Autriche dans les Alpes de l’Ötztal (d’où son nom) par des randonneurs. Enseveli pendant des millénaires sous une couche de glace, la fonte importante du glacier, cet été-là, a révélé son existence. La momie congelée est celle d’un homme d’environ 45 ans, de 1,59 mètre et de 40 kilogrammes. La datation par le carbone 14 indique que le chasseur a vécu durant une période comprise entre 3 350 et 3 100 av. J.-C.

[3] Les Mayas (maya signifie maïs, céréale qui tient une place primordiale dans les mythologies précolombiennes et dans la vie quotidienne des Mayas au point qu’ils se sont désignés eux-mêmes comme des « hommes de maïs » depuis une très haute antiquité) constituent un groupe culturel varié d’Amérindiens vivant encore aujourd’hui dans le sud du Mexique et le nord de l’Amérique centrale. Durant le 1er millénaire, les Mayas formaient l’une des grandes civilisations de l’Amérique Centrale. Leur civilisation se caractérise par une grande activité mathématique, astronomique et architecturale.

[4] Relatif aux peuples qui occupaient la partie centrale du continent américain (sud du Mexique, Amérique centrale et nord de l’Amérique du Sud), à leur histoire et à leur civilisation, avant le voyage de Christophe Colomb et la conquête par les Espagnols.

[5] Dans certains cas, le tatouage initial était caché par un autre tatouage, comme au Japon il y a près de 300 ans.

[6] Adrien Ier fut pape de 772 à 795.

[7] Les recherches historiques semblent montrer que les Aïnous, population pionnière du Japon, portaient déjà des tatouages faciaux dès l’ère Jomon (-10000 à -300 av. JC), comme symbole d’appartenance à un clan ou un métier particulier.

[8] Certains samouraïs se faisaient tatouer le symbole de leur clan sur le bras ou le corps. Lors des batailles, le tatouage permettait d’identifier à coup sûr les cadavres à une époque où les armures étaient volées et où l’on avait l’habitude de couper la tête des ennemis…

[9] L’irezumi est traditionnellement un signe de reconnaissance chez les yakuza (membres d’un groupe du crime organisé au Japon ou, par extension, n’importe quel voyou japonais). Kaplan et Dubro, auteurs spécialistes du monde yakuza, estiment qu’environ 73% des yakuza actuels sont tatoués. Se faire tatouer constitue un test d’endurance et de courage étant donné la méthode particulièrement douloureuse. En outre, c’est le symbole que l’on quitte la société civile pour entrer dans une société parallèle, celle du crime. L’origine de ces tatouages remonte aux Bakuto (joueurs professionnels à tous jeux d’argent, itinérants au Japon, des années 1700 jusqu’au milieu du 20ème siècle, ancêtre des yakuza), qui se tatouaient d’un cercle noir au bras pour chaque « exploit ». Ce fut considéré comme une preuve de force, car il faut 100 heures pour réaliser un tatouage noir ! Le tatouage signifia aussi vite la volonté déterminée de ne s’adapter à aucune règle ou norme de la société. (les Bakuto pour la plupart des parias, qui vivaient en dehors des lois et des normes de la société. Toutefois, au cours de l’ère Tokugawa, jusqu’en 1868, ils ont parfois été embauchés par les gouvernements locaux pour jouer avec les travailleurs, et regagner leur rémunération en échange d’un pourcentage.)

[10] Les femmes berbères utilisaient les tatouages à des fins érotiques.

[11] Dans les pays musulmans, le tatouage est une mutilation, donc un péché. Pour pallier cette contrainte religieuse, les femmes lui ont substitué le henné (arbuste épineux du Maghreb. Le terme désigne également un colorant dont l’usage est ancien puisqu’on en retrouve la trace sur les momies égyptiennes, en particulier celle de Ramses II).

[12] En ésotérisme, les relations avec les esprits ténébreux sont réparties suivant trois branches : le spiritisme, la goétie et la théurgie. Le spiritisme est considéré par les ésotériques comme un simple effleurement des sciences occultes. En théurgie, l’une des puissance ténébreuses les plus vénérées est personnifiée sous le nom de Lilith (qui est aussi nommée Lolita lorsqu’elle prône la pédophilie) qui est, pour les musulmans, la mère des djinn (les démons dans le coran) et l’une des principales sources tantriques dans le Reiki. Lors des séances occultes, ses « serviteurs » doivent se faire marquer une étoile à cinq branches retournées (de préférence jaune), la pointe vers le bas (symbolisant « avoir les jambes en l’air » pour reconnaître la prépondérance du sexe dépravé et libertin sur la raison et la morale). La goétie est la pratique, proche de la sorcellerie, permettant l’invocation de démons.

[13] Le risque réside principalement en la contamination par des virus tels que le HIV, et les virus de l’hépatite B et C, surtout lorsque les conditions d’hygiène ne sont pas maîtrisées. Sans avoir été clairement démontré, ce risque existe en théorie. Le matériel (aiguilles, buses, etc.) utilisé est susceptible d’être souillé par du sang contaminé lorsqu’il n’est pas systématiquement jeté après usage ; le danger d’infecter non seulement le client suivant mais aussi le tatoueur peut être bien réel.

[14] Le tatouage d’un anneau ou de chaînes autour de la cheville d’une femme signifie qu’elle est une esclave sexuelle.

[15] Le tatouage en forme d’ailes (ou s’y approchant) situé aux dessus des fesses des femmes est un signe de libertinage. Il existe une autre forme de tatouage symbolisant une libération tant morale que physique : la chaîne brisée. Nous trouvons généralement ce genre de tatouage à la cheville des femmes voire à l’épaule ; certains hommes le portent aussi. Au contraire, si elles sont intactes, elles sont représentatives d’un asservissement physique, moral ou spirituel.

[16] Le body-piercing est un terme anglo-saxon qui possède aucun équivalent français. Il signifie littéralement perçage (piercing) corporel (body). Le piercing, abréviation plus couramment utilisée, consiste à insérer un « bijou » (de composition allant de l’acier chirurgical à la corne de vache), un anneau ou une barre, à travers la la peau par incision ou perforation. Le « pierceur », personne supposée compétente à pratiquer ce genre « d’intervention » utilise une aiguille ou de tout autre objet en faisant office.

[17] Les punks (mot anglais signifiant « vaurien », « voyou », « hors-la-loi »), les goths (mouvement issu du mouvement punk à la fin des années 1970 se caractérisant par une esthétique sombre, macabre, parfois provocatrice et arborant des éléments considérés comme mystiques, et perçus selon les points de vue comme sexy, provocateur, excentrique ou effrayant), les teufeurs (personnes participant aux manifestations techno ou tekno) et d’autres groupes utilisent les piercings parmi leurs moyens d’identification.

[18] Ces rites sont incontournables pour qu’un individu puisse intégrer le groupe social ou ethnique.

[19] Dans bien des cas, la science est devenue une religion à laquelle on voue tout !

[20] L’emplacement du piercing a une signification et un lien avec les coutumes anciennes : à l’oreille, il permettait de distinguer une personne riche d’une personne pauvre (Dans le sud de l’Afrique, les tribus agrandissaient les trous et plus il était grand, plus grand était leur rang social) ; au nez, il permettait de se distinguer des autres en montrant sa richesse (Son origine remonte à 4000 ans, au Moyen Orient. Il s’est répandu en Inde au 16ème siècle. Dans les années 1960-70, il est adopté par les Hippies et les Punks) ; à la langue, il permet de rentrer en communication avec des esprits (Dans les temples aztèques et mayas, les prêtres se perçaient la langue lors de rituels pour communiquer avec leurs dieux) ; à la lèvre, il sert à exciter les personnes de l’autre sexe (Les tribus africaines ainsi que sud-américaines s’ornaient les lèvres de bijoux en or pour séduire et exciter les partenaires potentiels) ; au sein, il est considéré comme signe de force et d’endurance sexuelles (Les Romains se perçaient les mamelons pour tenir leurs capes et pour montrer leurs haut grades. En 1890, se sont les femmes qui se sont mises à porter des anneaux aux seins, pour embellir leurs décolletés) ; au nombril, il permet de s’élever en dignité, de devenir un « petit dieu » (La première trace du piercing au nombril remonte aux Égyptiens. Seules les familles royales avaient le droit de se piercer le nombril).

[21] Le masochisme est la recherche du plaisir dans la douleur. Cette douleur peut-être psychologique (humiliations) ou physique.

[22] Ce mot vient de l’anglais signifiant « sans valeur ». Il est accepté avec ironie par les punks puisqu’ils rejettent les « valeurs établies ». Dans les années 1950, a punk, représentait la petite amie masculine qui attendait le prisonnier à sa sortie. Le « mouvement punk » est associé au nihilisme (le monde, et particulièrement l’existence humaine, est dénué de toute signification, tout but, toute vérité compréhensible ou toute valeur) et à l’anarchisme (négation du principe d’autorité dans l’organisation sociale et le refus de toutes contraintes). Les punks se disent être les portes-parole d’une génération qui a fait les frais de la crise économique et du chômage : désillusionnés et tout aussi déracinés, ils affichent leur désespoir avec par exemple le « No Future » des Sex Pistols (groupe de punk rock anglais formé en 1975 à Londres). Par la suite, le mouvement punk a évolué et s’est diversifié en différents courants jusqu’à nos jours.

[23] En Occident, ils désignent les adeptes les plus extrémistes des modifications corporelles ancestrales : piercing, tatouage, scarification, branding (marquage du corps au fer rouge)… Ils se réclament des traditions des peuples primitifs. Dans les années 70 sur la côte ouest des Etats-Unis, un petit noyau d’individus (appartenant pour la plupart à des milieux sadomasochistes portant le costume et la cravate la journée et s’adonnant la nuit à leurs dérèglement) partagent une même fascination pour les modifications corporelles et les rites de certaines tribus sauvages mais aussi pour le bizarre, l’étrange et le pervers. Ils sont à l’origine de la version propre et aseptisée du piercing et de son déferlement actuel. La demande augmentant, des salons pratiquant le piercing et vendant des bijoux adaptés (spécialement aux organes génitaux) s’ouvrent dans plusieurs grandes villes des USA, puis d’Europe. Ceux qui fréquentent ces salons sont souvent marginaux : les adeptes du sadomasochisme, les héritiers des punks, du hard rock et de la techno, les skinheads, les grunges et les gothiques, les milieux homosexuels mais aussi les motards, les squatters et les toxicomanes. Pour certains, le piercing est un prolongement naturel du tatouage ; ces deux types de « décoration » sont d’ailleurs souvent liés.

[24] Doctrine politique qui s’appuie sur un rejet radical de la civilisation industrielle, celle-ci étant considérée comme la source principale des différentes formes d’aliénation qui pèsent sur la liberté humaine.

[25] Pratique sexuelle consistant à utiliser la douleur, la domination ou l’humiliation dans la recherche de plaisir.

[26] Le fétichisme sexuel désigne la fixation du désir érotique et la recherche d’une satisfaction sexuelle, par le contact ou la vue d’une partie du corps.

[27] Le terme de femme-objet vient du titre d’un film pornographique dans lequel un écrivain de science-fiction, après plusieurs déceptions amoureuses, trouve enfin la partenaire idéale dans un robot qu’il fabrique de ses mains et qu’il programme pour obéir à sa volonté.

[28] Un androgyne est un être humain dont l’apparence physique et vestimentaire ne permet pas de savoir à quel sexe il appartient.

[29] La Love Parade est un évènement annuel qui se tient depuis 1989 au début de l’été à Berlin, célébrant l’amour plutôt que la guerre depuis la réunification allemande et la fin du Mur de Berlin. Il existe cependant plusieurs évènements dérivés appelés Love Parade (FuckParade, Techno Parade, Lake Parade, City Parade, Street Parade, Burning Man…) où les mœurs et habillements sont débridés.

[30] Branding vient du mot anglais brand (marque) issu lui-même du mot allemand brinnan (brûler). Originellement le branding signifie la technique de marquage au fer rouge. De nos jours il signifie davantage le « pouvoir de la marque » que le marquage au fer rouge au sens propre.

[31] Essentiellement sous le règne de Louis XIV, les protestants étaient marqués au fer rouge puis envoyés aux galères.

[32] Tels que Michael Jordan, la star des Chicago Bulls (club de basket ball), Emmit Smiths des Dallas Cow-boys et le révérend Jesse Jackson.

[33] Une fraternité peut être un groupe d’étudiants comme un gang de rue.

[34] Incisions superficielles de la peau faites au moyen de scalpels, lames de fer, crochets, aiguilles de fer, verre, coquillages ou épines ; elle est un type de modification corporelle ou un acte d’automutilation ou plus précisément de « lésion auto-infligée ». Après l’incision, il y a un traitement spécial de la cicatrisation ; pour obtenir une chéloïde (forme de cicatrice résultant d’une excroissance du derme au niveau d’une blessure guérie. Elle se présente sous forme de lésions fermes, caoutchouteuses ou des nodules brillants, fibreux et sa couleur varie du rose au chair ou du rouge au brun foncé), il faut vraiment que la cicatrisation dégénère. En Europe, la pratique des scarifications a existé avant notre ère. Elle est encore très présente en Afrique, dans les villages, mais aussi en ville chez les anciennes générations. II s’agit alors essentiellement de signes de reconnaissance ethnique. En Afrique noire, la pratique ancestrale de la scarification répond autant à des besoins thérapeutiques qu’identitaires, religieux, sociaux et esthétiques. Aujourd’hui interdite par certains gouvernements, la pratique subsiste cependant dans les mœurs de nombreuses communautés.

[35] Citation de Alain Kreis, ancien drogué et alcoolique. Il passe plusieurs années de sa vie à la recherche de la vérité : Krishna, méditation transcendentale (technique de relaxation et un mouvement para-religieux fondé à la fin des années 1950 par Maharishi Mahesh Yogi qui consiste à répéter mentalement un mantra, c’est-à-dire un mot qui est théoriquement secret et adapté à sa personnalité et révélé par l’instructeur), gourou Maharaji (né en Indes, ce gourou se disait « entièrement parfait et maître de tous les pouvoirs », au-dessus de tout dieu) et il est l’un des fondateurs du premier ashram (la ashram est un centre de primes, disciples en sanscrit, qui véhicule les enseignements du gourou) « Mission de la lumière divine » (mouvement créé par Maharaji) à Genève. Mais son voyage en Inde lui fait découvrir le vrai visage du gourou. A son retour, il passe par une crise très profonde avant de rencontrer Celui qui est le chemin, la vérité et la vie: Jésus-Christ.

[36] Le mot traduit par mort est vpn nephech. Ce mot ne signifie pas mort mais « un être vivant » mais aussi « le siège des appétits » et « le siège des émotions et des passions ».

[37] Figure est la traduction de eqeq qahaqah qui signifie littéralement tatouage.

[38] Depuis l’Egypte antique, le fait de porter une chaînette à la cheville (ou de s’en faire tatouer une) est signe de libertinage (avec une notion d’homosexualité ou de bisexualité si elle se situe à gauche), le nombre de chaînettes ou de chaînes donnant le nombre de partenaire recherché simultanément (une chaînette ou chaîne portée à la taille signifie aussi une bisexualité affirmée ou, parfois, une recherche de partenaires libertins). Ces signes extérieurs sont encore utilisés par les homosexuelles.

[39] Incisions est la traduction de ddg gadad qui signifie aussi regroupement, se rassembler.

[40] Les Massaï (groupe ethnique d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est) ou les Papous (populations autochtones de la Nouvelle-Guinée) se perforent pour introduire des plumes chatoyantes, des défenses de cochon, des crocs de chien ou tout autre objet provenant d’animaux peuplant leur mythologie qui servent à conférer à l’individu les vertus de l’animal de qui elles proviennent, mais aussi à se lier spirituellement à eux.

2 réflexions sur “Tatouages et piercing

  1. Merci beaucoup pour ce triptyque d’articles documentés sur le tatouage.
    De plus, je n’aurai jamais pu imaginer que porter des boucles d’oreille n’était pas biblique, contraire à la parole de Dieu.
    C’est assez déroutant d’apprendre cela.
    Que Dieu vous bénisse.

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