L’Index… ou la liste des livres interdits

Pourquoi tant de gens ont-ils des préjugés à l’égard de la Bible? Dans certains pays, l’expli­cation pourrait bien tenir à l’existence pen­dant des siècles d’un instrument destiné à en­diguer l’ « hérésie » : l’index des livres interdits.

L’Église catholique salue avec enthousiasme l’in­vention de l’imprimerie. Des papes vont même por­ter aux nues cet “ art divin “, pour reprendre les termes de certains ecclésiastiques. Cependant, le haut clergé se rend vite compte que l’im­primerie sert aussi à répandre des idées contraires au catholi­cisme. À la fin du 15ème siècle, des restrictions sont imposées dans plusieurs diocèses européens. L’imprimatur (autorisation d’im­primer) fait son apparition, et, en 1515, le cinquième concile du Latran émet des directives en vue de régenter l’impression. Les transgres­seurs risquent l’excommunication. Pourtant, surtout après la naissance de la Réforme, cela ne suffit pas à em­pêcher la circulation d’imprimés et de livres que l’Eglise juge dangereux pour la foi et pour la morale. Tandis que le 16ème siècle touche à sa fin, dans les sphères vaticanes on souhaite donc « qu’il n’y ait plus d’imprimerie avant de nombreuses années ».

 

Pour faire obstacle à « ce torrent boueux de livres corrompus » — comme le dira en­core en 1951 un Jésuite italien — l’Église souhaite dresser une liste dont tous les catholiques devront tenir compte. En 1542, l’Inquisition romaine est fondée. Apparem­ment, son premier acte officiel est un édit contre la liberté d’édition dans le domaine religieux. Lorsque l’ancien inquisiteur gé­néral, Gian Pietro Carafa, devient en 1555 le pape Paul IV, il ordonne immédiatement à une commission d’établir une liste des li­vres interdits. En 1559 est ainsi imprimé le premier Index des livres interdits.

Quels livres sont mis à l’index?

 

L’Index est divisé en trois « clas­ses ». La première répertorie tous les auteurs dont les ouvrages sont prohibés, quel que soit le sujet traité. La deuxième regroupe les ti­tres d’ouvrages interdits mais dont les auteurs ne sont pas condamnés par ailleurs. La troisième dénonce une longue liste d’oeuvres anony­mes. L’index contient 1 107 censures qui condamnent des auteurs d’ouvra­ges religieux mais également d’autres formes de littérature. Un appendice dresse une liste des éditions interdites de la Bible et stipule que toutes les tra­ductions en langue vernaculaire[1] sont prohibées.

 

Même si, dans certains endroits, la Bible a déjà été frappée d’interdit, « avec ces restrictions étendues à l’en­semble du catholicisme, l’Église se pro­nonce pour la première fois officielle­ment contre l’impression, la lecture et la possession du Livre saint en langue ver­naculaire », explique Gigliola Fragnito, professeur d’histoire moderne à l’uni­versité de Parme. L’Index suscite une violente opposition, tant de la part des li­braires et des éditeurs que de celle des gouvernements, pour lesquels l’imprime­rie est une source de revenus. C’est pour cette raison, entre autres, qu’une nouvelle édition de l’Index voit le jour en 1564, à la suite du concile de Trente.

 

La congrégation de l’Index est spé­cialement créée en 1571 pour assurer la ré­vision de ce livre. Jusqu’à trois entités déci­deront conjointement quels ouvrages sont à bannir : la congrégation du Saint-Office, la congrégation de l’index, et le maître du Sacré Palais, un dignitaire papal. Le che­vauchement des responsabilités, conjugué à des désaccords sur la question de savoir s’il faut donner plus de pouvoir aux évê­ques qu’aux inquisiteurs locaux[2], sont quel­ques-unes des raisons pour lesquelles la pu­blication du troisième catalogue des livres interdits sera différée. Préparé par la con­grégation de l’Index et promulgué par Clé­ment VIII en mars 1596, l’Index voit sa diffusion suspendue à la demande du Saint-Office ; il ne reparaîtra que pour condam­ner de manière encore plus péremptoire toute lecture de la Bible en langue vernacu­laire.

 

À partir de cette édition et malgré de continuelles mises à jour au fil des siè­cles, l’Index des livres interdits adopte une forme plus au moins stable. De nombreux protestants, dont les oeuvres y sont réper­toriées, le définissent comme “ le meilleur guide pour déterminer les ouvrages à lire absolument “. Précisons cependant, qu’à l’époque, souverains protestants et catholi­ques exercent une politique similaire quant à la censure des livres.

 

L’Index aura un effet désastreux sur la culture qui, dans des pays comme l’Ita­lie, s’enferme alors dans ce que l’historien Antonio Rotondô nomme « un isolement borné ». Guido Dall’Olio, autre historien, affirme que l’Index fut « l’un des princi­paux facteurs de l’énorme retard culturel pris par l’Italie sur la plupart des autres pays d’Europe ». Paradoxalement, certains livres survivent parce qu’ils échouent dans 1’ « enfer », un lieu aménagé dans de nom­breuses bibliothèques ecclésiastiques pour conserver sous clé tout ouvrage interdit.

 

Cependant, le poids grandissant de l’opi­nion publique à partir du siècle des Lumiè­res contribue à faire disparaître l’ « appa­reil le plus répressif qui ait jamais été conçu contre la liberté de presse ». En 1766, un éditeur italien écrit : « Les inter­dictions de Rome n’établissent en rien la valeur des livres. C’est le public qui l’éta­blit. » L’Index perd progressivement sa toute-puissance et en 1917 la congrégation de l’Index, qui en assurait le contenu, est dissoute. Depuis 1966, l’Index « n’a plus la force d’une loi ecclésiastique avec les cen­sures qui y sont attachées ».

 

La Bible dans la langue du peuple

 

L’histoire de l’Index révèle que de tous les « livres corrompus », un en particulier inquiétait les autorités ecclésiastiques : la Bible en langue vernaculaire. Au 16ème siè­cle, « environ 210 éditions intégrales de la Bible ou du Nouveau Testament » avaient été mises à l’index, explique le spécialiste Jesus Martinez de Bujanda. A cette épo­que, les Italiens ont la réputation d’être de fervents lecteurs de la Bible. Or l’Index, en condamnant formellement les Ecritures en langue vernaculaire, a radicalement modi­fié les liens que la nation entretenait avec la Parole de Dieu. « Interdites et suppri­mées, car pouvant conduire à l’hérésie, les Saintes Écritures finissent par être ran­gées, dans l’esprit des Italiens, parmi les écrits d’hérétiques », déplore le professeur Fragnito, qui ajoute : « Pour les popula­tions catholiques du sud de l’Europe, la voie du salut passe par le catéchisme : on préfère un peuple d’enfants à un peu­ple d’adultes sur le plan religieux. »

 

Ce n’est qu’en 1757 que le pape Be­noît XIV autorise la lecture des « traduc­tions vernaculaires de la Bible approuvées par le siège apostolique ». Une nouvelle ver­sion italienne, basée sur la Vulgate (version latine), peut alors être mise en chantier. Cela dit, les italiens devront at­tendre 1958 pour disposer de leur première traduction intégrale de la Bible réalisée di­rectement à partir des langues originales.

Notes :

[1] On appelle langue vernaculaire la langue locale communément parlée au sein d’une communauté. Pendant des siècles, la liturgie catholique était en latin (langue véhiculaire) alors que l’enseignement de la religion se faisait en langue locale (langue vernaculaire).

[2] D’un point de vue canonique, les inquisiteurs sont des commissaires pontificaux, spécialement chargés de lutter contre l’hérésie et censés collaborer avec les évêques. Cependant, les évêques n’ont pas été dessaisis de leurs prérogatives en matière d’hérésie, non plus que les légats (le mot légat désigne un titre officiel, provenant du latin lex, qui signifie loi. Il s’agissait Titre porté par les représentants officiels de la Rome antique. Les ambassadeurs étaient des légats du Sénat romain. Le titre de légat se transmit de l’Empire romain à l’Église catholique ; il fut porté dans celle-ci par les envoyés personnels du souverain pontife.) : sur un même territoire, ces différents dispositifs peuvent coexister et donc se recouvrir, entraînant ainsi des querelles de juridiction.

Le livre apocryphe d’Enoch

Introduction : il est conseillé de consulter la page  « Le canon biblique » ( https://wp.me/p8REsR-bv) avant ou après la lecture de l’article ci-dessous…

Le livre d’Enoch est un écrit attribué à Enoch, arrière-grand-père de Noé. Il fait partie du canon de l’Église éthiopienne orthodoxe mais est considéré comme apocryphe par les autres chrétiens et les Juifs. Le texte n’est pas inclus dans la Septante.

 

Les principaux partisans de la canonicité du livre d’Enoch évoquent des similitudes frappantes entre ce livre et le Nouveau Testament. Pour eux, ces similitudes remettent en cause la canonicité du Nouveau Testament, et « l’honnêteté » de Jésus[1] qui n’aurait fait que citer le livre d’Enoch dans ses discours ; de même, les écrivains du Nouveau Testament (Paul et Jude essentiellement) se seraient basé sur les écrits de Enoch pour rédiger leurs épîtres. En comparant ces passages dont ils se servent, plusieurs remarques s’imposent :

  • les passages sont souvent dans des contextes différents ;
  • les passages ne concernent pas les mêmes interlocuteurs ;
  • les passages sont des citations littérales ou conceptuelles de l’Ancien Testament (sachant que le livre d’Enoch a été rédigé, de l’avis de tous les spécialistes en écrits anciens, vers 200 avant JC, c’est-à-dire après la rédaction du canon hébreu de l’Ancien Testament[2])

 

Ils s’appuient aussi sur l’emploi d’un mot, l’Elu, par un jeu de traduction d’un verset biblique, « prouvant » la canonicité du livre d’Enoch : Luc 9 : 35 aurait été mal traduit par toutes les traductions connues en transcrivant « Et une voix vint de la nuée, disant: celui-ci est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le. » D’après eux, il faudrait traduire par « Celui-ci est mon fils, l’Elu ». Cette divergence de traduction vient du fait que les différents manuscrits que nous possédons portent deux mots différents :

  • le Codex Alexandrinus[3], le Palimpseste d’Ephrem[4], le Manuscrit de Cambridge[5] et 15 manuscrits antérieurs au 10ème siècle ont les mots grecs « o agaphtov mon o agapetos mon » qui signifie Bien-aimé, affectionné ;
  • le Codex Sinaïticus[6], le Codex Vaticanus[7] et le Zacynthius[8] ont les mots « o eklelegmenov o eklelegmenos » qui signifie l’élu.

 

Ainsi, le fait que le livre d’Enoch emploierait 14[9] fois le mot « Elu » en parlant prophétiquement de celui qui allait venir prouverait l’inspiration divine et la canonicité du livre… Mais le terme grec pour « l’Elu » n’apparaît que dans des Codex[10] et des traductions modernes qui amènent à douter de leur fiabilité. Ainsi, le terme de « Bien-aimé » est le seul possible dans ce passage[11]

 

Enfin, ils s’appuient sur la citation de Jude[12] (14 et 15) affirmant qu’il s’agit d’une parole de Enoch : « C’est aussi pour eux qu’Enoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu’ont proférées contre lui des pécheurs impies. » L’épître de Jude est une lettre adressée à certains qui faiblissaient dans la foi, troublés par ceux d’entre eux qui professaient être chrétiens tout en pratiquant un culte païen immoral et prétendaient être dispensés de l’obéissance à la loi morale. Jude voulait sensibiliser les saints au danger spirituel dans lequel ils se trouvaient et les encourager à rester fidèles. De plus, pour interpeller ces « chrétiens de nom », il est allé jusqu’à citer leurs sources, comme Paul l’a fait pour l’épisode d’Epiménide (Ac 17 : 23), le poète grec Aratus[13] (Ac 17 : 28) et Menandre[14] (1 Co 15 : 33).

 

Prenons maintenant quelques exemples d’enseignement du livre d’Enoch, contraires à ceux énoncés par la Bible :

 

  • La Bible dit que vous et moi sommes coupables parce que Adam et Eve ont péché ; à cause de cela, ils sont exclus du Paradis. Enoch dit le contraire : ce n’est ni Eve ni Adam qui ont chutés, mais une certaine catégorie d’anges qui, en se répandant sur Terre, ont corrompu les femmes, par leurs gènes d’abord et par leurs enseignements ensuite. Ainsi, l’homme est déresponsabilisé et la faute n’est plus du ressort de l’humanité… C’est de la faute des anges et de Dieu…

 

  • Enoch reçoit d’innombrables révélations d’anges… Il aurait connu des centaines de noms d’anges car tous se seraient présentés à lui en donnant leur nom. Bibliquement, cette attitude est étrange car nous trouvons l’inverse dans plusieurs passages comme celui de Juges : « Et Manoach dit à l’ange de l’Eternel : Quel est ton nom, afin que nous te rendions gloire, quand ta parole s’accomplira ? L’ange de l’Eternel lui répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux. » (Jg 13 : 17 et 18) Les démons interrogés sur leurs noms, le donnent toujours : « Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui. » (Lc 8 : 30)

 

  • Quasiment tous les attributs divins du Messie sont donnés à divers anges, amoindrissant de page en page le caractère messianique de Jésus-Christ, et de tous les textes bibliques qui annoncent et décrivent Jésus-Christ.

 

  • Nous trouvons un rapprochement entre l’expression « Fils de l’homme » du livre de Enoch et « Fils de l’homme » dans les Evangiles. Toutefois, il faut remarquer que l’expression du livre d’Enoch est non pas « Fils de l’homme », mais « fils d’homme », ce qui tend à supprimer la portée messianique et divine du Christ.

 

  • Dans ce livre, le Seigneur « viendra pour juger ses saints ». Ceci est en contradiction avec les paroles du Seigneur Lui-même en Jean 5 : 24 « les saints ne viendront point en jugement ».

 

 

Regardons ceux qui s’appuient sur ce livre pour accréditer leurs dogmes ou leurs croyances anti-bibliques :

 

  • Les Francs-Maçons : les différentes loges des Francs-Maçons sont appelées « loges de Saint Jean » car ils font références aux écrits de cet apôtre. L’un de leurs textes religieux fondateurs est la Bible, l’évangile de Jean en particulier, appelée « Volume de la loi Sacrée » ou « Volume de la Sainte Loi ». La Bible est considérée comme l’une des « Trois Grandes Lumières » de la Franc-Maçonnerie, avec le Coran et le Livre d’Enoch. Ce dernier est utilisé par les Grands Initiés de la Francs-Maçonnerie.

 

  • Les mouvements anti-scripturaires comme le mouvement de la foi, les ministères de délivrance, les manifestations de Toronto et Pensacola… qui utilisent tous des techniques occultes pour parodier la puissance de Dieu dans son œuvre de salut, de guérison et de délivrance.

 

  • Le Nouvel Age considère qu’il y a « une incontestable similitude entre le livre d’Enoch et le Corpus Hermeticum d’Hermès[15] et le début de Pymandre[16]». Ainsi, tout individu qui aurait son intelligence éclairée par cet enseignement accède à cette Connaissance qui rend la pensée Juste, et par voie de conséquence rend Juste : « pour qui s’efforce de comprendre sérieusement cet enseignement, que recevoir des paroles Justes, qu’elles viennent d’Enoch, de Thoth, d’Hermès ou d’ailleurs, est une véritable bénédiction car elle le protège, par les pensées Justes qu’elles engendrent et fécondent en lui, de l’affliction et de la réprobation réservées aux ignorants sans vertus, les impies. »

 

Pour clore cette réflexion sur le livre d’Enoch, et les raisons des incessantes réclamations pour canoniser ce livre, remarquons quelques faits révélateurs de l’origine de ce livre :

 

  • Le monde chrétien et hébreu avait perdu toute trace du Livre d’Enoch après sa condamnation officielle. Il est admis que les 1400 ans de silence ne sont interrompus que par la découverte de James Bruce en Abyssinie[17] et surtout par la traduction du professeur Laurence au début du 19ème siècle. Toutefois le livre d’Enoch a fait une apparition fulgurante à la cour de la Reine d’Angleterre par le biais de son astrologue, le mathématicien diplômé de Cambridge John Dee, version anglaise de Nostradamus[18].

 

  • On retrouve tout au long de ce livre des idées qui aboutissent plus ou moins ouvertement à la question « Dieu a-t-il réellement dit ? ». Nous retrouvons-là une stratégie connue de l’ennemi de nos âmes !

 

  • Le livre d’Enoch s’attaque à tous les fondements bibliques en excluant Dieu systématiquement par l’intervention d’un ange « spécialiste ». Par ce biais, nous retrouvons les processus ésotériques et spirites de la transmission de la connaissance.

 

En conclusion nous constatons différents points essentiels :

 

  • Le personnage biblique nommé Enoch (ou Hénoc) était un homme de Dieu qui a certainement prévenu ses contemporains de la colère de Dieu à venir (déluge) même s’il a été enlevé 70 ans avant la naissance de Noé. Dans « sa marche avec Dieu », il a certainement reçu des révélations et peut-être même des visions ; les hommes n’ont pu que lui attribuer ou reprendre, puis amplifier, modifier, tordre, ajouter… des pensées, idées, rêves… à ce qui aurait été dit initialement : Enoch n’était pas ce personnage mystique et illuminé tel qu’il est présenté dans le livre qui porte son nom : « Il marcha avec Dieu[19]» (Gn 5 : 22 et 24).

 

  • Dans quasiment toutes les tentatives de rapprochement entre le livre d’Enoch et le Nouveau Testament, nous pourrions faire les mêmes rapprochements entre le livre d’Enoch et l’Odyssée d’Homère, par exemple… Est-ce à dire que l’un a plagié l’autre[20]?

 

  • Le Nouveau Testament est « l’accomplissement » de l’Ancien Testament… et il le cite dès que cela est possible (littéralement ou dans le message). Pour comprendre les quelques rapprochements possible entre le livre d’Enoch et le Nouveau Testament, il suffit de s’apercevoir que les passages en question sont dans les deux cas des citations de l’Ancien Testament.

 

  • Ce livre apocryphe contient trop de doctrines gnostiques dont la pensée se déguise sous des apparences bibliques pour nous laisser dans l’indécision quant à son origine !

Notes

[1] Certains vont jusqu’à accuser Jésus et les apôtres de « plagiat » pur et simple.

[2] On attribue au scribe Esdras, appelé le scribe versé dans la loi de Moïse (Esd 7 : 6 à 10), un rôle essentiel comme instrument de Dieu pour rassembler et conserver les écrits bibliques. Le canon de l’Ancien Testament était arrêté dès le IIe siècle av. J.-C. c’est-à-dire à l’époque de la rédaction du livre d’Enoch.

[3] Le Codex Alexandrinus est un manuscrit presque complet de la Septante et du Nouveau Testament datant du 5ème siècle. Le codex tire son nom de la ville d’Alexandrie où l’on suppose qu’il fut rédigé.

[4] Le Codex d’Ephrem, palimpseste, du 5ème siècle, fut écrit probablement en Égypte. Il manque environ les trois huitièmes du Nouveau Testament. Ce manuscrit est à la Bibliothèque nationale de Paris

[5] Son intituté « Codex de Bezæ Cantabrigiensis ». Ce précieux manuscrit du 6ème siècle le tient de sa préservation par les Huguenots lors des guerres de religion. En effet Théodore de Bèze  l’avait eu sous sa sauvegarde en 1562, quand il fut retiré du monastère St Irénée de Lyon pris dans les flammes durant les guerres de religion. Il l’adressa quelques années plus tard à la Bibliothèque de l’Université de Cambridge où il est conservé depuis lors.

[6] A l’origine, le Codex Sinaïticus fut l’une des cinquante copies des Saintes Écritures envoyées par Eusèbe de Césarée à l’empereur Constantin Ier au 4ème siècle. C’est en 1844 qu’un érudit allemand de 29 ans, Constantin von Tischendorff (sous le parrainage de Frédéric Auguste roi de Saxe), visita le monastère orthodoxe de Sainte-Catherine sur le mont Sinaï. En parcourant les lieux, son attention fut attirée par une corbeille contenant de vieux parchemins allant servir de combustible pour le feu. Il s’agissait de 129 grandes pages de parchemin contenant des extraits de la traduction grecque de l’Ancien Testament : la Septante.

[7] Le Codex Vaticanus est un manuscrit en écriture grecque onciale du 4ème siècle. Il s’agit peut-être de la Bible commandée par l’empereur Constant Ier en 340 à Athanase d’Alexandrie exilé à Rome ? Sa présence est attestée dès le premier catalogue de la bibliothèque vaticane en 1475. Il fut conservé par les autorités vaticanes et inaccessible même aux exégètes les plus éminents jusqu’en 1809 où il fut exposé à Paris.

[8] Manuscrit du 8ème siècle des Evangiles.

[9] Le doublement du chiffre 7, chiffre de Dieu, n’est pas sans rappeler la structure numérique de construction grammaticale de la Bible… Mais le mot Elu y est employé 19 fois ! (39 : 5 ; 44 : 3 et 4 ; 47 : 5 ; 48 : 2 et 4 ; 50 : 3 et 5 ; 51 : 5 et 10 ; 54 : 5 ; 60 : 4, 7, 9, 10 et 13 ; 61 :1 ; 80 : 9 [2 fois]) .

[10] Voir « Le canon biblique (vidéo) » : https://wp.me/p8REsR-bv

[11] Le fait de spéculer sur la traduction d’un mot en utilisant la Bible pour accréditer des idées ou textes non-bibliques, voire anti-bibliques, rappelle celui utilisé par le musulmans par rapport à Muhammad et le Saint-Esprit.

[12] Cette citation ayant été la cause de l’exclusion du Canon biblique pendant une courte période. voici le témoignage de Saint Jérôme concernant son admission dans le canon : « Jude, frère de Jacques, a laissé une brève épître, qui est du nombre des sept épîtres catholiques ; elle est rejetée par plusieurs car elle invoque le témoignage du livre d’Hénoch, un apocryphe. Cependant, par son ancienneté et  son usage, elle n’a pas manqué d’autorité et elle prend place au rang des Saintes Écritures. »

[13] Aratus ou Aratos de Soles fut un poète et astronome grec du IIIe siècle av. J.-C. Il a composé sur l’astronomie un poème intitulé « Les Phénomènes et les Pronostics » duquel sont tirés presque tous les noms d’étoiles utilisés aujourd’hui. Des œuvres d’Aratus, seuls les Phénomènes, poème de 1154 vers sur l’astronomie, est parvenu jusqu’à nous. Si la doctrine exposée suit pour l’essentiel les idées d’Eudoxe, Aratus y ajouta le catastérisme, c’est-à-dire la transformation des êtres en astres ou constellations.

[14] Ménandre (fin du 4ème siècle av. J.-C.) est un auteur comique grec, représentant de la « Comédie nouvelle ». Il a écrit : « La nuit porte conseil. », « Le sommeil nourrit celui qui n’a pas de quoi manger. », « Le fruit le plus agréable et le plus utile au monde est la reconnaissance. », « Mieux vaut se taire que parler pour ne rien dire. », « Le repentir est un jugement que l’on porte sur soi-même. »…

[15] Le Corpus Hermeticum est l’ouvrage clef de voûte de l’Hermétisme. C’est un recueil d’une quinzaine de textes. Parmi les plus anciennes copies on trouve certains chapitres dans la bibliothèque de Nag Hammadi redécouverte vers 1950 (une ‘cache’ en Egypte enfouie vers 400.ap. J.-C. – probablement en réaction à la dogmatisation du Christianisme initialisée au concile de Nicée). Il est associé à d’autres textes gnostiques – évangiles gnostiques par exemple. Il subsiste en Grèce jusqu’à ce qu’il devienne le texte majeur de la communauté d’Harran vers 600.ap. J.-C. (frontière Syrie/Turquie). Ensuite vers l’an 1000, il influence l’Islam et arrive en Europe à la Renaissance au 15ème siècle.

[16] Pymandre est nommé le Verbe de Dieu dans les écrits d’Hermès. Il a « la bonté d’essayer de rendre intelligible à notre faible entendement la sublime perfection de l’immuable Vérité Absolue ». (Livre I d’Hermès Trismégiste, Pymandre, verset : 13 et 14)

[17] Il s’agit de quatre manuscrits éthiopiens incomplets des 15ème et 16ème siècles ; ils forment la base des différentes traductions modernes.

[18] Nostradamus, né Michel de Nostredame (14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence – 2 juillet 1566) était un médecin (soit vrai, soit prétendu) et apothicaire français. Pratiquant l’astrologie comme tous ses confrères à l’époque de la Renaissance, il est connu pour ses prédictions sur la marche du monde.

[19] Les textes bibliques sont clairs : « Hénoch marcha avec Dieu » et non avec les anges comme il est écrit dans le livre d’Enoch : « Voici les paroles d’Enoch par lesquelles il bénit les élus et les justes qui vivront au temps de l’affliction, quand seront réprouvés tous les méchants et les impies. Enoch, âme juste qui marchait devant (et non avec) le Seigneur, quand ses yeux furent ouverts, et qu’il eut contemplé une sainte vision dans les cieux, parla, et il prononça : Voici ce que me montrèrent les anges. » (Enoch 1 : 1)

[20] Le livre d’Enoch ayant été rédigé en 200 avant JC  et l’Odyssée vers la fin du 8ème siècle avant JC, la conclusion sur le plagiaire serait évidente.

La lecture quotidienne de la Bible (avec plans de lecture)

La lecture de la Bible doit être quotidienne… Déjà, pour certains, lire la Bible relève d’un défi ! Et pourtant, cette lecture est « notre pain quotidien », la nourriture qui  permet de marcher en nouveauté de vie et de grandir en Christ.

 

Il existe des plans de lecture en cinq, six ou huit ans. Ces parcours peuvent convenir aux personnes très occupées qui ne peuvent consacrer à la lecture de la Bible tout le temps qu’elles voudraient[1]. Il existe aussi des traductions de la Bible pour une lecture rapide… Mais beaucoup d’anomalies voire d’erreurs y sont introduites… Pour les personnes qui cherchent à connaître notre Créateur et à compren­dre son dessein, rien ne peut se substi­tuer à la Bible complète.

 

Bien que les plans que vous trouverez ci-dessous prévoient de commencer le 1er janvier, il n’est pas nécessaire d’attendre la nouvelle année pour démarrer. On peut très bien le commencer et boucler le cycle à une autre date.

 

Lire la Bible en un an donne une vue d’ensemble de la Bible. On peut éprouver le besoin, à un moment donné, de s’arrêter pour réfléchir à certains passages où d’avoir envie de revenir dessus ! C’est la raison pour laquelle je suggère deux lectures à deux moments distincts de la journée :

 

  • une lecture « en continu » qui correspond à la lecture de la Bible en un an. Cette lecture pourrait être assimilée à une « lecture du cœur » qui laisse la Parole de Dieu agir directement en nous.
  • une lecture réflexive qui permet de consacrer du temps à la réflexion et à la méditation de certains passages qui peuvent être ceux lus lors de la lecture en continu. Cette lecture pourrait être assimilée à une « lecture avec la tête ».

 

Ces deux moments correspondent à deux types de nourritures pour notre être :

  • L’eau qui s’infiltre partout et apporte fraîcheur et vitalité ;
  • La nourriture solide qui nécessite une digestion plus lente pour assimiler tous les élément qui permettent de construire une stature solide.

 

Lors de la seconde lecture, un carnet de note, voire un agenda, pourra servir de journal de bord afin de consigner des remarques qu’il serait dommage d’oublier : relations entre les textes lus ou relations entre les textes et des événements d’actualité, mots d’ordre, pensées ou sujets de prière. Il peut arriver que nous soyons choqués par des textes bibliques. Nous risquons alors d’abandonner la lecture ou de faire comme si nous n’étions pas choqués. Exprimons nos réactions dans la prière et si nous en avons l’occasion partageons nos difficultés avec un proche.

 

La Bible éclaire la vie, mais les circonstances de la vie donnent quelquefois un relief saisissant aux textes bibliques. Et la Bible est le livre qui parle de Jésus Christ… Découvrir Christ dans tous les livres de la Parole de Dieu[4] est aussi riche d’enseignement !

 

Comme toute lecture biblique, celle de la Bible en un an amène à la prière. Un moment de prière en « face à face » avec Dieu laissera le Saint Esprit utiliser la Parole lues afin que tout « tombe dans la bonne terre »…

 

Bien entendu ces plans de lecture sont des propositions… Libre à chacun d’organiser son « alimentation spirituelle »…

 

Bonnes lectures…

 

Plan de toute la Bible en un an

Je propose trois lectures en parallèles :

  • deux dans l’Ancien Testament
  • une dans le Nouveau Testament

Ce plan e lecture permet de lire en continu l’ensemble des textes bibliques sans jamais relire trois textes le même jour… De plus, certains passages pouvant paraître difficiles ou abstraits ou compliqués, avoir d’autres lectures qui seront plus à propos ce jour-là…

00 AA 000-000 011 Lecture de la Bible en un an

Plan de lecture chronologique

Cette lecture replace tous les textes dans l’ordre chronologiques des livres. Ainsi, les Actes des Apôtres se trouvent entrecoupés par les différentes épîtres aux moments où l’on pense qu’ils ont été écrits. Bien que tous ne soient pas d’accord avec la chronologie des textes présentée ici, le plus grand nombre des érudits et commentateurs l’accepte ainsi.

00 AA 000-000 012 Lecture chronologique de la Bible en un an

Plan de lecture chronologique détaillé

Cette lecture replace tous les textes dans l’ordre chronologiques des textes dans les livres. Ainsi, les livres sont parfois entrecoupés car des textes d’un livre de la Bible ont été écrits à des années d’intervalle, temps durant lequel d’autres écrivains ont écrit…

00 AA 000-000 013 Lecture chronologique détaillée de la Bible en un an

 

Notes

[1] Il est tout de même intéressant de se poser la question de savoir où sont les priorités ?