L’inspiration du Coran

Le Coran est-il véritablement inspiré par Dieu selon la conception d’inspiration musulmane ? Si c’est le cas, il faudrait que le Coran soit un document parfait, écrit en arabe pur et sans problèmes ni contradictions. Mais ce n’est pas le cas. Considérons les contradictions suivantes.

Histoires et conceptions empruntées à d’autres religions

Examinons l’affirmation islamique selon laquelle Dieu fut la seule source du Coran et qu’il aurait envoyé son message à Muhammad par l’inter­médiaire de l’ange Gabriel. C’est un fait reconnu que Muhammad, dès sa jeunesse, a subi des influences multiculturelles. Il a été ainsi en contact avec des gens d’autres religions, différentes de ses croyances païennes arabes; l’une de ces religions était le christianisme.

D’après The Encyclopedia of Islam (“L’Encyclopédie de l’islam”), les idées chrétiennes, les narrations contenues dans les Evangiles et dans les livres apocryphes s’étaient déjà répandues d’un bout à l’autre de l’Arabie au moment de la naissance de Muhammad. En fait, une communauté chrétienne en relation étroite avec les Ethiopiens existait au Yémen. Selon la tradition musulmane, Muhammad, vers l’âge de douze ans, partit avec son oncle en voyage pour la Syrie. Là il rencontra un moine chrétien du nom de Bahira qui prophétisa sur l’avenir du jeune habitant de La Mecque et le félicita.

Plusieurs érudits islamiques attestent la forte possibilité de l’existence d’un ou de plusieurs informateurs ayant donné à Muhammad des histoires ou des concepts tirés de leur propre arrière-plan religieux. Ainsi ils l’ont aidé à formuler le Coran. Waraqa, cousin de Khadija était chrétien. On dit qu’il était en train de traduire des portions du Nouveau Testament quand Muhammad eut sa première vision. Pendant quinze ans et jusqu’à sa mort, Waraqa fut très proche de lui. Salman, Zaïd, Kos et d’autres étaient juifs ou chrétiens, et étaient proches de Muhammad. Au moins trois de ses femmes avaient connaissance d’enseignement et d’histoires bibliques. Safiyyah et Rayhanah étaient juives, et Mariyah était une chrétienne copte.

Certains adversaires de Muhammad l’accusèrent d’être un imposteur. Ils disaient que celui-ci ne leur offrait que des mythes et des dictons anciens. Ils déclaraient que quelqu’un lui avait rapporté ces histoires et qu’à son tour, il les attribua faussement à une révélation divine (Coran 25: 4-6). Sa seule réponse à de telles accusations était celle-ci : « Celui qui connaît le secret du Ciel et de la terre, Il l’a fait descendre. Il a été clément et miséricordieux ! » (Coran 3 : 3, 7 ; 5 : 48 ; 44: 2-4).

D’autres sources religieuses ont fourni des éléments utilisés dans le Coran. Les experts de l’islam déclarent que des parties importantes de celui-ci ont leurs racines dans des écrits et des croyances déjà connus à l’époque du prophète. Certaines histoires et concepts coraniques doivent avoir été tirés des sources suivantes.

1-La Bible.

Beaucoup d’idées, d’histoires et de croyances dans le Coran sont tirées de l’Ancien et du Nouveau Testaments. La Création et les récits d’Adam, d’Abraham, de Moïse et d’autres en sont des exemples. Quelques-uns d’entre eux sont très fidèles aux récits bibliques alors que d’autres ne le sont pas et seraient considérés comme étant une distorsion des événements bibliques. Dans ces derniers cas, on cite les exemples du Samaritain qui incita lsraël à adorer le veau d’or, et Marie la mère de Jésus présentée comme étant la sœur d’Aaron et la fille d’Amram.

2 – Les livres apocryphes et écrits chrétiens autre que la Bible. Les histoires tirées de ces sources comprennent:

          a – L’histoire des sept jeunes hommes endormis dans une caverne pendant trois cent neuf ans (Coran 18 : 8-26), tirée d’un livre sur la gloire des martyrs par Grégoire de Tours et,

          b – Jésus crée des oiseaux à partir de boue (Coran 3: 49) tirée d’un livre appelé l’Evangile de Thomas l’israélite.

3 – Des écrits juifs rabbiniques.

Du temps de Muhammad, il y avait beaucoup de juifs en Arabie. Ils exerçaient sur leurs voisins arabes une forte influence économique et culturelle. A Médine, au temps de l’Hégire vivaient trois principales tribus juives. Les croyances, les usages et les informations contenus dans leurs livres sacrés étaient à la disposition de Muhammad. On peut remarquer des similitudes frappantes entre ces textes juifs et le Coran.

Voici deux exemples:

          a – Abraham est sauvé des flammes dans lesquelles Nimrod l’avait jeté (Coran 21:51-73), récit tiré de Midrash Rabbah et,

          b- la reine de Séba rencontre Salomon qui est entouré de ses armées de La jinn[1], d’hommes et d’oiseaux (Coran 27 : 20-45), récit tiré du Deuxième Targum du Livre d’Esther.

4 – Usages et croyances arabes païennes.

Le Coran contient plusieurs références aux croyances religieuses et populaires et aux coutumes du peuple arabe avant l’islam. Ainsi nous avons:

          a – Le pèlerinage à La Mecque (Coran 2:196-198) et,

          b – La vénération de la Kaaba considérée comme étant la maison de Dieu et le lieu le plus sacré sur terre (Coran 5 : 97).

5 – Anciennes histoires indiennes et perses.

Le voyage effectué de nuit par Muhammad de La Mecque à Jérusalem (Coran 17:1) et les détails du récit dans le Hadith de son ascension à travers les sept cieux ressemblent d’une manière frappante aux anciennes traditions perses concernant l’ascension du prêtre perse appelé Arta Viraf Namak.

Les hommes entourant et influençant Muhammad

Quelques affirmations impromptues faites par les hommes qui entouraient Muhammad furent ajoutées au Coran. Suyouti, un des premiers écrivains musulmans, note qu’à plusieurs reprises la révélation coranique vint à travers des personnes autres que le prophète. Il cite Ibn Merdawiyya qui a dit : « Umar avait une opinion sur un sujet donné, et voilà qu’une révélation coranique descendit en accord avec celle-ci ».

Egalement, quelques scribes ou secrétaires de Muhammad ont affirmé qu’ils l’avaient persuadé de changer les termes de certains versets coraniques.

Des conflits, des annulations et des changements

Dans le Coran il y a la preuve d’inconsistances et de conflits internes, certains étant le résultat des changements qui, d’après Muhammad, auraient été ordonnés par Dieu.

Regardons par exemple le chapitre de « I’Etoile » (Sourate 53). Un jour alors que Muhammad était à La Mecque, il récita ce chapitre à un groupe de gens, où il y avait certains de ses disciples aussi bien que des étrangers.

Dans une partie de ce chapitre, il jura par trois déesses arabes païennes, en fit l’éloge et autorisa qu’on les invoque disant: « Par Al-lat et Al-Uzzah et Manat la troisième, l’autre. Elles sont des êtres exaltés. Il faut rechercher leur intercession et celles de leur genre ne doivent pas être négligées (première version de “l’Etoile”, Coran 53:19 et versets suivants).

Les idolâtres qui écoutaient furent très satisfaits que Muhammad rende publiquement témoignage de l’importance de leurs dieux. Cependant, l’incident créa un immense problème entre lui et ses disciples. Ils le critiquèrent sévèrement, lui reprochant d’enseigner le culte des idoles. Il répondit que Satan était intervenu et lui avait donné les versets sur les déesses. En théologie islamique, ceux-là sont appelés les versets sataniques. Puis il déclara qu’il avait reçu une autre révélation pour remplacer l’original. Il prétendit qu’Allah avait parlé, disant: « Toutes les fois que nous [Allah] avons envoyé un messager ou un prophète avant toi [Muhammad] et que ce dernier faisait preuve de trop de fantaisie, Satan venait et introduisait d’autres pensées dans son imagination. Mais Allah a aboli ce que Satan avait fait entrer; puis Allah a confirmé ses versets. Allah est intelligent et sage » (Coran 22: 52).

La nouvelle version des versets du chapitre “l’Etoile” se présente comme suit: « Avez-vous considéré Al-lat et Al-Uzzah et Manat la troisième, l’autre? Quoi Vous avez des fils alors que Lui [Allah] aurait des filles? Cela serait un partage injuste. Ce ne sont rien d’autre que des noms donnés par vous et vos pères; Allah ne leur a donné aucune autorité. [Leurs adorateurs] ne suivent que des suppositions et ce que leurs âmes imaginent, bien que la direction leur soit venue de la part de leur Seigneur » (Coran 53:19-24).

Considérant cette nouvelle version, nous remarquons que Muhammad:

a – Annula le serment;

b-Annula la partie concernant les êtres exaltés, prétendant au contraire qu’ils ne sont que des noms inventés;

c-Annula la partie concernant leur intercession et dit que Dieu ne leur a aucunement donné d’autorité et,

d – Ajouta des parties concernant hommes, femmes, suppositions, etc.

Plusieurs fois, Muhammad eut à se rétracter sur des principes doctrinaux qu’il avait déjà donnés comme étant inspirés. Dans chaque cas, il insistait sur le fait que le nouveau principe doctrinal ou le nouveau point de vue était lui aussi inspiré. De cette manière, les versets les plus récents étaient donnés pour abroger ou abolir les précédents. Ainsi le Coran dit: « Quel que soit le verset que nous [Allah] abrogeons ou te [Muhammad] faisons oublier, nous en offrirons un meilleur ou un qui lui ressemble. Ne sais-tu pas qu’Allah peut tout faire ? » (Coran 2: 106; voir aussi 16:101 et 17:86).

Il y a beaucoup de changements similaires.

Considérons les exemples suivants:

1 – La façon dont on traite les non-musulmans.

Plusieurs versets dans le Coran encouragent les musulmans à montrer de la tolérance envers les non-musulmans. « Vous trouverez certainement que ceux qui sont les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent, “Nous sommes chrétiens”; et cela parce que certains d’entre eux sont des prêtres et des moines, des hommes qui ne sont pas orgueilleux » (Coran 5 : 82). Mais dans un passage plus loin nous lisons, « Massacrez ceux qui ne croient pas, partout où vous les trouvez » (Coran 9: 5). « Ceux qui ne croient pas » s’applique quelquefois à tous les non ­musulmans. Alfred Guillaume remarque qu’en effet ce dernier passage « annulait pas moins de cent vingt-quatre versets ».

2- Le nombre des femmes de Muhammad

Dans le passage suivant, il n’y a aucune limite fixée au prophète quant au nombre de femmes qu’il pouvait épouser.

« O, prophète, nous avons décidé qu’il est légitime que tu prennes pour épouses ces femmes pour qui tu as versé une dot et celles que tu as gagnées comme butin de guerre et les filles de tes oncles et tantes paternels et maternels qui ont émigré avec toi et les femmes croyantes qui s’offrent elles-mêmes au prophète, s’il désire les épouser. Ce privilège est le tien en particulier, il                   n’est pas pour les autres croyants » (Coran 33: 50).

Puis deux versets plus loin, il lui fut interdit de prendre davantage de femmes ou d’en changer: « Tu n’es pas autorisé à épouser d’autres femmes à partir de maintenant. Tu ne peux pas non plus remplacer les femmes par d’autres, même si tu es attiré par leur beauté » (Coran 33: 52).

En dépit des efforts de Muhammad pour ôter le reproche des contradictions en adoptant l’explication de l’annulation, il demeure dans le Coran de nombreuses contradictions. Le livre sacré de l’islam déclare que l’épreuve concluante de son inspiration divine est l’absence de toute contradiction puisqu’Allah ne peut se contredire lui-même (Coran 4: 82). En conséquence, on voit que le Coran n’est pas crédible par rapport à ses propres affirmations.

Des termes non arabes

Le Coran prétend que son langage est le pur arabe (Coran 26:193-95; 39 : 28; 44: 58; 16:103). Pourtant, il contient un grand nombre de mots qui ne sont pas du tout arabes, mais qui ont été empruntés à d’autres langues telles que le perse, l’hébreu, le grec.

En voici quelques exemples:

                  jinn                                perse
                  tawrah                         hébreu
                  ibrahim                        assyrien
                  géhannam                 hébreu
                  Injil                                grec
                  houri                             perse
                  fer- ‘awn                     vieil égyptien
                  fer-daws                     perse
                  ahad                            hébreu

A côté de ces mots, certains des noms du Coran ne sont pas dans leur forme arabe. La véritable écriture arabe du nom lsmaël est Yesma’il qui commence avec la lettre arabe Ya. Dans le Coran, cependant, il commence avec un Aleph et donne Isma’il. De toute évidence, Muhammad tira son information de sources grecques ou syriennes. Le même problème se retrouve avec de nombreux autres noms tels que Is-hak au lieu de Yes-hak pour lsaac et ls-ra-il au lieu de Yes-ra-il pour lsraël. Aussi, Yunus est mis pour Jonas, Ilyas pour Elie et lsa pour Jésus, tous de toute évidence dérivés du grec.

Si le Coran avait été véritablement donné par Dieu dans la langue arabe, pourquoi des formes grecques ou syriennes des noms citées ci-dessus ont été utilisées au lieu de leurs formes arabes? Pas étonnant que les Mecquois accusèrent avec ténacité Muhammad de composer le Coran avec l’aide d’étrangers qui lui fournirent d’anciens récits d’origines bibliques, talmudiques et païennes.

Des faits erronés

Plusieurs erreurs de faits apparaissent dans le Coran. Par exemple, il nous est raconté:

  1. Dhul Qarnain marcha jusqu’au lieu où le soleil se couche et trouva que c’était un puits boueux (Coran 18 : 83-86) ;
  2. La terre est rendue stable et solide grâce aux montagnes (Coran 31:10);
  3. La révélation de Dieu à Moïse dans le buisson ardent n’a pas eu lieu sur le Mont Horeb comme l’affirme Exode 3:1-5, mais dans “la sainte vallée de Towa” (Coran 20: 12)et,
  4. Le soleil court vers son lieu de demeure (Coran 36 : 38).

Selon le Coran, Haman était premier ministre du pharaon qui gouvernait l’Egypte lorsque Moïse chercha à délivrer son peuple (Coran 28: 8, 38; 40: 36). Cependant, la Bible déclare qu’Haman était le plus haut fonctionnaire à la cour du roi Assuérus dans le royaume de Perse. La recherche archéologique montre que le royaume perse était florissant vers 400 ans avant Christ. Au contraire, le pharaon auquel fut opposé Moïse vécut environ 15 siècles avant Christ.

Le Coran dit que le Samaritain fit un veau en or pour les Israélites et leur demanda de l’adorer disant: “Voici votre Dieu et celui de Moïse” (Coran 20:

85-88). Selon le récit biblique:

  1. Aaron fut de façon claire celui qui fit le veau d’or pendant les pérégrinations d’Israël dans le désert (14ème siècle avant Jésus-Christ) et,
  2. Il n’y avait pas de “Samaritains” jusqu’au règne d’Omri, roi d’lsraël (8ème siècle av. J.-C), après que les Israélites soient arrivés en Canaan et s’y soient établis pendant des siècles (Exode 32:1-6; 1 Rois 16 : 24).

Selon le Coran (19: 27,28; et 66:12), la vierge Marie était la fille d’Emran (Amram de la Bible) et la sœur d’Aaron (par conséquent la sœur de Moïse). Dans l’Ancien Testament, Aaron et Moïse avaient une sœur dont le nom était Marie (la forme hébraïque originale était Myriam). Cependant, elle ne fut pas la mère de Jésus. Il y a un espace de 1 500 années entre les deux Marie.

Le Coran lui-même affirme que si l’on devait y trouver des contradictions, cela montrerait qu’il ne vient pas de Dieu.

L’éthique et la morale

Les enseignements du Coran n’exposent pas le genre de supériorité morale ou d’éthique que l’on souhaiterait trouver dans un livre d’inspiration divine.

Le meurtre est autorisé pour obliger les gens à accepter l’islam (Coran 2:191, 193; 216, 244; 4: 76; 8:12, 13, 39) ; le mensonge est toléré (Coran 5 : 89; 16:106) ; jurer est permis (Coran 86:1-4; 89:1-5; 91:1-9; 95 :1-4) ; se venger est autorisé (Coran 5:45)…

Que penser de l’injonction donnée par le Coran de suivre les préceptes du Livre (la Thora) ?

Conclusion

Après avoir étudié le rapport entre « Muhammad et le Coran » et « l’inspiration du Coran » dans son écriture historique, nous arrivons à une pensée simple : Muhammad (et ses successeurs via le Haddith) n’ont pas été sous l’influence de Dieu (Le Dieu de la Bible) pour écrire ces textes (mais peut-être sous celle d’Allah qui n’est pas du tout le même être)… Cela se remarque en particulier par rapport à une liberté relative de leurs écrits par rapport à Jésus-Christ, fils unique de Dieu et la Bible… En effet, malgré la volonté évidente de négation de Jésus et de son œuvre, Dieu ne permet pas que soit écrit n’importe quoi : il ressort des textes coraniques l’inspiration divine de la Bible et l’œuvre de Jésus-Christ, Sauveur du monde (Jn 3 :16), donnant la possibilité à tout musulman honnête de trouver le chemin de la Vérité et de la lumière…


[1] L’armée des esprits.

Une réflexion sur “L’inspiration du Coran

  1. Merci Eddy. C’est pour moi un énorme encouragement, la confiance et en partie, la confirmation de ce que le Saint-Esprit me révèle pour la suite à son service. Personne ne doit être mis de côté, tous hommes, femmes et enfants mérite de recevoir la bonne nouvelle et d’y participer quelques soit sa foi. Pour leur suite avec Dieu, c’est selon sa souveraineté. Je remercie notre Père, son Fils mon Seigneur et le Saint-Esprit pour l’oeuvre réalisée et concrétisée à travers vous car j’apprends beaucoup et gagne énormément de temps puisque tout s’accélère autour de moi. Merci infiniment Père éternel parce que tout te revient. Fraternellement. Dieu vous bénisse chers Frère.

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