Les traductions modernes de la Parole de Dieu

Nous, chrétiens, souhaitons baser notre vie sur la Bible et il est bon de s’interroger sur les traductions de nos bibles contemporaines. Toutes nos traductions modernes ont reçu un double héritage néfaste.

 

Le premier héritage néfaste

 

Le premier héritage néfaste que nous a légué le XIX° siècle est la découverte des Codex Vaticanus, Alexandrinus et Sinaïticus. Ces textes grecs ont été rédigés par des copistes égyptiens ou monastiques dans des conditions peu propices à une fidélité intransigeante aux textes originaux.

 

Ratures, surcharges, omissions, interprétation sont les tristes constatations que l’on fait en étudiant ces textes. Ils ont pourtant servi de base pour établir le texte grec définitif sur lequel s’appuient toutes nos traductions modernes. De plus, les érudits du XIX° siècle qui ont mis au point ce texte grec ne croyaient pas au Seigneur Jésus-Christ : ils étaient soit des catholiques marialistes soit des libres penseurs et deux d’entre eux, Westcott et Hort étaient même fondateurs de sectes ésotériques anglaises (tarot et occultisme) !

 

Etablies à partir de ce texte grec, les traductions modernes pèchent toutes par des omissions scandaleuses ou des passages incertains[1].

 

Le second héritage dangereux

 

Le second héritage dangereux du XIX° siècle est la critique textuelle. Des spécialistes philologues de l’époque ont considéré que le texte saint pouvait être interprété en fonction des données historiques : selon eux, le langage évolue, les temps changent, le texte saint doit donc être actualisé. Cette tendance est plus que jamais à l’oeuvre dans nos traductions modernes : dans la nouvelle version Segond 2002, Jésus ne prêche plus l’Evangile : il proclame la bonne nouvelle ; il ne dit plus repentez-vous mais il dit : changez radicalement de vie. Ainsi, pour satisfaire à une mode intellectuelle du monde, les chrétiens dénaturent la précision du vocabulaire biblique.

 

Quel est l’enjeu, demanderez-vous ? Il est plus important qu’on ne croit :

  • Prêcher, dans le sens biblique, signifie non seulement annoncer la nécessité de se convertir à Jésus-Christ mais implique également l’annonce de la repentance (note extraite de la Bible de Genève de 1669).

 

  • Le verbe Proclamer est neutre et passe à côté du message de Dieu.

 

  • Repentez-vous : le message est clair ! Mais il déplaît au monde qui ne peut supporter cette pensée.

 

  • En changeant radicalement de vie, le croyant, quel qu’il soit, peut-il entrer dans le chemin de Dieu ? Catholique, bouddhiste, musulman, déiste, tous peuvent changer radicalement de vie. Mais nul ne se repent ! Cette esprit insidieux qui s’insinue dans nos Bibles modernes est le fruit d’une volonté d’oecuménisme : créer une religion universelle prônant la paix et l’amour. Mais la justice de Dieu dans tout cela ? L’esprit de l’anti-christ se réjouit : si nous ne veillons pas, dans quelques années, le message de la repentance aura disparu de nos sermons…

 

La « véritable » Parole de Dieu

 

Nous savons que le Diable connaît et utilise la Parole de Dieu pour nous atteindre. Jésus a été tenté dans le désert par le diable à travers des versets de la parole de Dieu. Mais avez-vous remarqué que le diable cite des versets en omettant certains passages-clés ?

 

Matthieu 4:6 « Et il (le diable) lui dit (à Jésus) : Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas; car il est écrit qu’il ordonnera à ses anges d’avoir soin de toi; et ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre quelque pierre. »

 

Le diable omet une partie importante du verset : Psaume 92:11-12 « Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies. Ils te porteront dans leurs mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. »

 

Le diable sait que Dieu ne protège le juste que dans la mesure où il est intègre dans les voies du Seigneur. En omettant cette partie, il tend un piège au Seigneur (note extraite de la Bible de Genève de 1669). Et si Jésus n’avait pas eu une connaissance exacte de la parole de Dieu, comment aurait-il combattu et gagné ?

 

Aussi, lisons la Parole de Dieu et surtout laissons le Saint-Esprit nous conduire dans nos lectures bibliques afin que nous soyons enseignés par Lui et que le sens biaisé de certains passages par les traductions puissent nous être redonné par d’autres passages de la Parole de Dieu… Seul le Saint-Esprit peut nous conduire vers les bons textes, dans le bon ordre pour rétablir la vérité de tel ou tel passage biblique…


Note :

[1] voir «Tableau des omissions de la traduction Louis Segond » (https://wp.me/p8REsR-zD) l’étude biblique qui compare l’épître de Paul aux Romains dans la traduction d’Ostervald, établi en 1744 sur le Texte Reçu et dans celle de Louis Segond, établi en 1890 sur le texte de la critique textuelle

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