Balaam, le précurseur de l’œcuménisme

Faire alliance avec des Églises « sœurs » au sein d’un œcuménisme qui veut rallier toutes les religions sous sa bannière, c’est accepter de faire partie de la grande prostituée qui va soutenir l’antichrist !

 

On connaît l’histoire de Balaam. Dans cette histoire, Balak, roi de Moab, a fait alliance avec les Madianites, parce qu’ils se sont appropriés durant quatre cents ans un territoire qui a été donné par Dieu aux descendants d’Isaac, l’enfant de la promesse, et non à eux, malgré leur parenté avec Abraham. Car les Moabites sont descendants de Lot, neveu d’Abraham et les Madianites sont descendants d’Abraham par Qetoura (Gen 25 :1). Ils confessent le même Dieu. Ne sont-ils pas tous « frères en Christ » ?

 

Pourtant ils savent parfaitement qu’ils occupent ce territoire illégalement. Même Rahab, la prostituée de Jéricho, savait que l’Eternel avait donné ce pays à Israël ! Tout le monde le savait. Ce qui n’empêchait pas Moabites, Ammonites et Madianites de revendiquer cette terre. Quel parallèle avec les Palestiniens d’aujourd’hui !

 

Face à Esdras, des siècles plus tard, les « habitants du pays », parmi lesquels certainement des Moabites, des Ammonites et des Madianites, proposeront d’aider à la reconstruction du temple en prétendant invoquer le même Dieu que les Israélites. Mais Esdras ne s’en laissera pas conter : Ils invoquent peut-être le même Dieu, mais sans le connaître, car ils n’en ont aucune crainte et sont adonnés à des coutumes idolâtres et abominables.

 

C’est dans ce contexte de terreur de devoir restituer par la force le territoire aux légitimes propriétaires, après des décennies durant lesquelles les Moabites et Ammonites sont parvenus à repousser leurs « frères » dans le désert, que Balak fait appel à Balaam, qui habite bien loin de là, en Mésopotamie.

 

Balaam, « qui aima le salaire de l’iniquité (2 Pi 2 :15) », et dont Pierre déclare qu’il fallut une ânesse pour arrêter sa démence, n’en est pas moins un des prophètes les plus inspirés de la Bible. Il est réputé au-delà des frontières et Balak connaît la puissance divine de la parole qui sort de la bouche de ce prophète : « Celui que tu bénis est béni et celui que tu maudis sera maudit » (No 22 :6). Dieu ne révoque pas ses dons. Aussi Balak veut se servir de Balaam pour maudire Israël, à grand renfort de promesses de ponts d’or et d’honneurs à la clé.

 

Balaam, attiré par ces alléchantes propositions, brave l’interdit clair et net que lui a opposé le Seigneur quand il l’a consulté, se rend là où les Israélites campent, près de Jéricho, et fait construire par Balak, dans trois hauts lieux différents, trois fois sept autels, avec des sacrifices de taureau et de béliers (No 23 : 24). Il tente même, pour satisfaire son nouveau maître Balak, de se servir des formules occultes qu’il connaît (No 24 :1). Mais il est chaque fois saisi par l’Esprit de Dieu – Il n’y a aucune ambiguïté possible à ce sujet – et il lance au final, et contre son propre souhait, quatre formidables bénédictions prophétiques sur Israël, qui annoncent, entre autres, la venue du Messie.

 

Conclusion, quand il veut maudire Israël, le prophète Balaam échoue sur toute la ligne. Pourtant, il va finir par réussir sa mission de destruction en montrant à Balak une méthode perfide : Amener Israël à faire des alliances avec eux ! Tous les moyens sont bons. C’est l’œcuménisme de l’époque…

 

Cette entreprise perverse va entraîner une plaie épouvantable : 24.000 Israélites en mourront. Qu’a fait Balaam ? Il a simplement enseigné aux jolies femmes moabites et madianites à séduire les Israélites pour les entraîner dans leur culte à Baal Péor (Nb 31 :16). Il s’agit probablement d’une cérémonie qui a, au premier abord, l’apparence d’un culte religieux consacré au « Dieu tout-puissant ». Cérémonie sans doute associée à un culte à la déesse Astarté et à Moloc auquel on sacrifiait les enfants.

 

Dans ce culte, on y absorbe des victimes « sacrifiées aux morts » (Ps 106 :28). Cela ne rappelle-t-il pas l’Eucharistie où l’on prétend que c’est la chair physique du Christ qui s’est matérialisée dans l’hostie qu’on donne à manger aux fidèles ? Pourtant, Dieu est esprit ! N’y a-t-il pas une similitude avec la consécration à des « saints » morts pratiquée dans certains courants dits chrétiens, ou encore avec les prières aux morts ou pour des morts que pratiquent ces mêmes courants ? Pourtant ces courants prient « aussi ! » Jésus-Christ…

 

Les Moabites et Madianites vont parvenir, sans grande difficulté apparente, à entraîner dans leur culte abominable les fils d’Israël.

 

Rien, à l’époque de Balaam, ne semblait pouvoir arrêter la colère ardente de Dieu contre les enfants d’Israël après qu’ils se soient ainsi laissés détourner par ruse de la pureté de la parole de Dieu. Ils risquaient même d’être décimés. Mais Phinéas, descendant d’Aaron, a compris la cause de la colère divine. Il a pris une lance, et, sans égard pour le rang élevé et la respectabilité de ceux qui avaient donné l’exemple et qui se montraient même aux yeux de tous sans la moindre honte, il transperce un couple formé d’un prince de la famille de Siméon, Zimri, et d’une princesse madianite : Cozbi, fille de Tsour. Alors la colère de Dieu s’apaise, les femmes illégitimes sont renvoyées chez elles, et le peuple de Dieu, pour un temps, comprend la leçon et obtient la victoire.

 

Le verset 18 de Nombres 25 précise que Cozbi était « la sœur » des Israélites !

 

Cozbi et les autres femmes « sœurs », ou « cousines », ne symbolisent-elles pas pour notre temps,- « car tout ce qui est a déjà existé, et ce qui existera est déjà là, Dieu ramène ce qui a disparu (Ec 3 :15) » – les églises « sœurs », qui pratiquent l’idolâtrie tout en prônant l’œcuménisme à tout crin au nom d’une unité qui ne sera jamais qu’une unité politique et babylonienne ?

 

Les femmes, dans l’Ancien Testament, sont souvent des préfigurations de la future Église, mais aussi des fausses églises ou de la prostituée (Cf Osée 2 :4). Toutes les églises « sœurs » confessent Jésus-Christ, ce qui rassure. Mais y parle-t-on toujours du même Jésus ? En 2 Cor 11 : 3 et 4, Paul dit à de solides chrétiens de Corinthe, qui exerçaient tous les dons charismatiques, que si on leur présentait un autre Jésus, un autre esprit, et un autre évangile que celui qu’ils avaient accueilli au préalable, ils le recevaient fort bien !

 

À noter que Cozbi signifie « mon mensonge », tandis que le nom de son père, « Tsour » signifie « rocher ». On ne parle pas toujours, dans nos dénominations diverses, du même rocher que LE ROCHER, ni du même Dieu. Les alliances entre Églises « sœurs » fortifient certes la puissance et la crédibilité politique, mais rarement la puissance spirituelle. C’est même exactement le contraire. L’Église de Philadelphie, qui a « peu de puissance » (temporelle !), est une Église cachée en Christ, mais ses pierres vivantes sont la lumière du monde !

 

L’œcuménisme dans son acceptation la plus répandue aujourd’hui, procure un sentiment d’ouverture d’esprit et de tolérance, voire d’amour fraternel. Mais, quand cette unité ne se contente pas de mettre de côté des antagonismes provenant de points de doctrines mineurs, ou d’interprétations divergentes de certains versets isolés pour se recentrer sur un unique fondement : Jésus-Christ et la Parole de Dieu, quand cette tentative d’unité veut « ratisser large », elle devient un levain mortel. Ce n’est pas en pactisant avec des dogmes apostats que l’on sauve ceux qui y sont piégés, mais en proclamant les Ecritures, sans en ôter ni en rajouter un iota. C’est s’exposer et les exposer à mourir de la plaie qui a failli décimer Israël. Car Dieu ne change pas…

 

Quant à faire alliance avec des Églises « sœurs » au sein d’un œcuménisme qui veut rallier toutes les religions sous sa bannière, c’est accepter de faire partie de la grande prostituée, celle qui va soutenir l’antéchrist.

 

Serions nous plus fort que le peuple juif, l’arbre qui nous porte ? L’ordre de Dieu, parlant de la grande prostituée, donc d’une Eglise apostate, ce qui englobe tous les courants apostats et tous les chrétiens apostats, est sans équivoque : « Sortez d’elle mon peuple, afin de ne point participer à ses péchés et de ne pas recevoir votre part de ses plaies » (Ap 18 : 4). Ou encore : « Quel contrat d’alliance y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit….C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux ; et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur, et moi je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. 2 Cor 6 :16 a et 17.

 

Ruth la Moabite, qui aimait la vérité, adopta le Dieu d’Israël et suivit ses commandements. Elle sut couper les liens avec tous les siens. Elle en fut si bénie qu’elle compte parmi les ascendants de Jésus. En tant que femme étrangère au peuple élue, elle est un symbole de la future église des « gentils » qui croira en Christ et le suivra.

 

Il y a un autre parallèle entre notre temps et l’épisode de Balaam, si important qu’il est cité dans huit livres de la Bible, dont trois livres du Nouveau Testament. Cette histoire s’est située au moment où Israël, après 40 ans dans le désert, allait enfin entrer dans le royaume promis. Aujourd’hui, quatre mille ans après Abraham, le Royaume de Dieu est tout près de s’installer sur terre, lors du retour en gloire de Jésus. Il existe donc une activité frénétique de Satan pour détourner le peuple de Dieu vers des voies qui paraissent pleines d’amour fraternel, des larges voies que beaucoup empruntent bien qu’elles mènent à la perdition. Satan a trouvé beaucoup de Balak (dont le nom signifie : « dévastateur ») qui se sont appropriés un Royaume qui ne leur appartenait pas, et beaucoup de Balaam qui font alliance avec les Balak, des vrais prophètes de Dieu à l’origine, mais séduits eux-mêmes et séduisant les autres par l’idée d’une grande Église universelle. Peut-être ont-ils été aguichés par le tapis rouge que l’on déroule généralement devant eux quand ils préconisent des alliances avec les églises idolâtres au nom de l’unité. Ils deviennent, en fin de compte, de vrais sorciers au service de Satan, comme le devint le Balaam de l’époque.

 

Mais seule l’Épouse légitime va être enlevée pour des noces avec Christ, celle qui est sans taches ni rides, celle qui a « gardé la parole de la persévérance en Jésus-Christ » et « qui sera gardée à l’heure de la tentation qui vient sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre » (Ap 3 :10). Les sœurs idolâtres devront laver leur robe dans le sang pour être sauvées.

 

Les Balaam qui préconisent des alliances dangereuses sont aveuglés comme leur prédécesseur qui, de voyant qu’il était, vit ensuite moins bien dans le spirituel que son ânesse. Ils ne voient même pas le caractère babylonien de l’œcuménisme actuel.

 

L’unité est définie par Paul comme étant l’objectif final de la vraie Eglise, la Jérusalem céleste, celle qui doit rechercher « l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu », afin d’être composée « d’hommes faits, à la mesure de la stature parfaite de Jésus-Christ », afin « de ne plus être des enfants flottants et entraînés à tout vent de doctrine, joués par les hommes avec leur fourberie et leurs manœuvres séductrices » (Ep 4 :13 à 15)

 

Alors, et je le dis avant tout pour moi et avec amour à mes frères et sœurs en Christ, arrachons-en beaucoup au feu, partout où nous le pouvons, mais ne participons pas à un « œcuménisme fraternel » où l’on évite soigneusement d’évoquer les points qui dérangent et où l’amour qui est au-dessus de la vérité est avancé pour justifier de couvrir bien des contradictions, voire des mensonges ou des hérésies. Jésus a dérangé beaucoup de monde quand il a proclamé la vérité.

 

Il est des fraternisations qui, au lieu d’amener tout le monde à la Vérité, sont des pièges pour attirer tout le monde dans un flou religieux mortel, même si ce flou est souvent artistique !

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