Après la bénédiction de Toronto,… Pensacola

Il y a quelques années, lorsque le phé­nomène de « la vague de rire dite de Toronto » a submergé le monde entier, de très nombreux pasteurs et chrétiens ont annoncé cet événement comme un signe extraordinaire de réveil. Après l’effervescence due essentiellement à une soif de « nouveauté », grandes ont été les désillusions lorsqu’on s’est aperçu que les résultats escomptés n’étaient pas du tout à la hauteur de ce qui avait été promis.

 

Un autre fait majeur est aussi venu obscurcir les lendemains prometteurs de cette fameuse église de Toronto lors de son exclusion du mouvement charisma­tique « Vineyard » auquel elle appartenait depuis plusieurs années. Celle-ci a eu lieu à cause de certaines manifestations de plus en plus troublantes de bruits d’animaux qui se passaient en son sein.

 

C’est à partir de ce moment-là qu’elle a vu sa renommée internationale bais­ser de façon significative. Toutefois, la séduction a continué à exercer ses ravages par l’entremise de pasteurs qui ont ramené ces pratiques et leurs enseignements dans leurs églises.

 

C’est ainsi que « cette bénédiction » s’est ensuite orientée plus particulière­ment vers les U.S.A., où elle a fait une incursion majeure dans une église pente­côtiste située à « Pensacola » en Floride. Ainsi, depuis 1995, un nouveau centre d’attraction et d’expansion est né. Comme ce fut le cas à Toronto, des milliers de personnes du monde entier se sont déjà rendues là-bas pour voir cet « authentique réveil », comme elles le prétendent, et recevoir cette « nouvelle onction ». Leur but est donc de faire « de nouvelles expériences ». La gravité de la situation est telle que le devoir urgent de chacun d’entre nous est d’examiner sérieusement ce qui se passe à la seule lumière de la Parole de Dieu. Ne nous laissons aucunement entraîner ou séduire par les belles apparences ou par certains rapports élogieux (Actes 17:11). Combien il est triste et déconcertant de constater que certains lea­ders spirituels bien connus, jusque-là opposés à la vague de rire de Toronto, puis­sent ensuite accepter un tel mouvement. Il nous faut toutefois immédiate­ment préciser que de nombreux autres pasteurs (pentecôtistes et évangéliques), ainsi que leurs églises, ont été profondément bouleversés et peinés par cette prise de position. Fermement attachés aux vérités fondamentales de la Parole de Dieu, de même qu’à l’autorité finale des Ecritures, ils rejettent cette hérésie.

 

Beaucoup de mou­vements charismatiques et même de chrétiens de façon isolée donnent souvent la première place aux expériences plutôt qu’à l’autorité suprême de la Parole de Dieu. C’est malheureusement cette attitude compromettante qui génère la grande confusion spirituelle que nous trouvons dans beaucoup d’églises aujourd’hui.

 

En 1995 qu’un évangéliste pentecôtiste des U.S.A., nommé Stephen Hill, a introduit « ce réveil » dans une de leurs églises dirigée par le pasteur John Kilpatrick, à Brownsville (banlieue de Pensacola) en Floride. De retour d’une mission en Russie, cet évangéliste s’était arrêté quelques jours à Londres pour se reposer. Durant son séjour, il s’est rendu à « Holy Trinity Church » à Brompton. Il est important de souligner ici que c’est précisément cette dernière qui a importé la « bénédiction de Toronto » en Angleterre. L’évangéliste, fatigué par sa mission en Russie, demanda l’imposition des mains du pasteur de cette église, Sandy Millar. C’est à ce moment-là qu’il aurait reçu une « nouvelle onc­tion » qu’il s’empressa de communiquer à son propre pasteur.[1]

 

Malgré les faits dont nous venons de parler, et d’autres preuves, les dirigeants de ce réveil refusent d’admettre que leur mouvement est une extension de « la bénédiction de Toronto ». Ils disent que ce qui se passe à Pensacola est une toute nouvelle action de Dieu. Pourtant, l’évangéliste Stephen Hill a déclaré avoir été lui aussi à Toronto où Carol Arnott, l’épouse du pasteur John Arnott (respon­sable de l’église de « la vague de rire »), a prié pour lui. Au cours d’une interview, il a aussi déclaré que les méthodes de prière de l’église de Pensacola ont été copiées sur celles de Toronto.[2]

 

Plusieurs autres membres de l’église de Pensacola montèrent également à Toronto, dont l’épouse du pasteur John Kilpatrick. Au retour de cette dernière, son mari a déclaré avoir trouvé sa femme transformée. Enthousiasmé, il désira lui aussi obtenir ce qu’elle avait reçu. Et c’est ainsi qu’il se rendit à Toronto. En route, il éprouva un malaise cardiaque et dut interrompre son voyage.[3]

 

Depuis ce jour, des expériences incroyablement semblables à celles de Toronto se produisirent à Pensacola. Voici, entre autres, les manifestations les plus flagrantes : des chrétiens

  • tombent à terre inconscients,
  • gémissent,
  • grognent
  • rugissent comme des animaux ;
  • quelques-uns sont même soulevés du sol
  • ou se mettent à rire d’une manière hystérique.
  • D’autres crient,
  • sont secoués
  • et agités
  • et deviennent comme ivres.
  • D’autres encore perdent même la maîtrise de soi à tel point qu’ils sont incapables de s’habiller ou de faire leur travail quotidien normalement.
  • Sous cette onction, les chrétiens qui rendent témoignage ont des pertes de mémoire si profondes, qu’ils ne se souviennent plus de leur propre nom ou de leur adresse.
  • Certains se tordent et ont des tics sur leur visage pen­dant de longs moments, même à l’école ou à leur travail, d’autres encore cli­gnotent des yeux.
  • Plusieurs vont jusqu’à pratiquer ce qu’ils appellent en anglais le « Fetal Birthing », ce qui correspond selon eux, à une puissante intercession qui se manifeste par des gestes semblables à une femme en train d’accoucher. L’explication qu’ils donnent de cette expérience bizarre et totalement anti-­biblique, est celui d’un « enfantement spirituel ».[4]

 

Où allons-nous ? Cela ne relè­ve-t-il pas d’un délire mystique extrêmement dangereux ? On pourrait encore allonger la liste. De tels agissements, que l’on rencontre surtout dans les milieux du « nouvel âge », se passent évidemment de commentaires. Où voyons-nous tout cela dans l’Eglise modèle des Actes des Apôtres ? La vigilance s’impose plus que jamais !


Notes :

[1] Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997

[2] Stephen Hill, interview with Destiny Image Digest, winter 1997, Volume 5, p. 14 ; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997; The end time magazine, March-April 1997

[3] Stephen Hill, interview with Destiny Image Digest, winter 1997, Volume 5, p. 14 ; Media Spotlight, Pensacola, Special Report, 1997; The end time magazine, March-April 1997

[4] The end time magazine, March-April 1997

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