Lien vers le fichier PDF : 44 Ac 006-002 001 Vivre ensemble
Commentaires rédigés
Il s’agit de textes personnels avec des notes de bas de page qui me permettent de retrouver d’autres notes… Si certaines de ces notes de bas de page vous intéressent, ne pas hésiter à me les demander… Je les mettrai en ligne pour qu’elles soient accessibles.
David, homme selon le coeur de Dieu
Lien vers le fichier PDF : 44 Ac 013-022 001 David, homme selon le coeur de Dieu
Mikael Agricola, le “Père de la littérature finnoise”
“Aucun autre livre n’a eu une influence aussi profonde et aussi étendue sur la culture, les valeurs et la pensée finnoises que la Bible.
“Biblia 350 — La Bible et la culture finnoises “
Avez-vous accès à la Bible dans votre langue maternelle ? C’est fort probable. La Bible est disponible, en tout ou en partie, dans plus de 2000 langues. Et cela n’est pas un hasard. Un grand nombre d’hommes et de femmes à travers les âges se sont évertués à la traduire dans la langue du peuple, en dépit d’obstacles considérables. Mikael Agricola a été l’un d’eux.
Agricola est l’érudit qui a entrepris de traduire la Bible en finnois. L’ensemble de ses écrits a contribué au développement de la culture finnoise telle qu’on la connaît aujourd’hui. Rien d’étonnant à ce qu’on le surnomme le “ Père de la littérature finnoise”!
Mikael Agricola naît vers 1510 à Torsby, un village du sud de la Finlande. Son père possède une ferme, ce qui explique le nom “Agricola “, qui signifie “ agriculteur “ en latin. Elevé dans une région bilingue, Agricola parle vraisemblablement le suédois et le finnois. Il étend ses compétences linguistiques dans une école de latin à Vyborg. Plus tard, il s’installe à Turku, alors centre administratif de la Finlande, où il est secrétaire de l’évêque catholique du pays, Martti Skytte.
La situation religieuse et politique de son époque
C’est une époque de troubles pour la Scandinavie. La Suède lutte pour se séparer de l’Union de Kalmar, qui rassemble les pays scandinaves. En 1523, Gustave Vasa est couronné roi de Suède. Cet événement va avoir une profonde influence sur la Finlande, qui est alors une province sous domination suédoise.
Le nouveau roi est déterminé à consolider son pouvoir. Pour atteindre son objectif, il adopte la Réforme, qui est en train de gagner tout le nord de l’Europe. Abandonnant le catholicisme, il fait du luthéranisme la religion du royaume. Il rompt ainsi avec le Vatican, sape l’autorité des évêques catholiques et met la main sur les caisses de l’Eglise. Encore de nos jours, les populations suédoise et finlandaise sont en majorité luthériennes.
Un des buts essentiels du protestantisme est de remplacer le latin par la langue du peuple aux offices religieux. Ainsi, en 1526, les Ecritures grecques chrétiennes, ou “ Nouveau Testament “, paraissent en suédois. Toutefois, sur la Finlande, le vent du protestantisme souffle avec beaucoup moins de force. Peu de personnes se préoccupent de traduire la Bible en finnois. Pourquoi?
Une tâche “ ardue et ingrate”
Une raison importante à cela est que presque aucun ouvrage de littérature n’a été produit en finnois. Avant le milieu du 16ème siècle, seules quelques prières catholiques ont été consignées dans cette langue. C’est pourquoi, pour traduire les Saintes Ecritures en finnois, il faudrait créer une forme écrite pour de nombreux mots, et inventer d’autres mots et expressions. Et tout cela, sans l’aide de manuels de langues. Toutefois, Agricola se met à l’oeuvre!
En 1536, Skytte, l’évêque de Finlande, envoie Agricola poursuivre ses études de théologie et de langues à Wittenberg, en Allemagne. C’est dans cette ville que, 20 ans plus tôt, les coups de marteau de Luther ont retenti lorsque, d’après certains témoignages, il a cloué ses 95 fameuses thèses sur la porte de l’église du château.
 Wittenberg, Agricola ne se limite pas à faire ses devoirs. Il entreprend ce travail colossal qu’est la traduction de la Bible en finnois. En 1537, il écrit au roi de Suède “Tant que Dieu me guidera dans mes études, je m’efforcerai, comme j’ai déjà commencé de le faire, de continuer à traduire le Nouveau Testament dans la langue du peuple finnois.“ A son retour en Finlande, il poursuit sur sa lancée et devient dans le même temps directeur d’école.
La traduction de la Bible est aussi ardue pour Agricola qu’elle l’a été pour d’autres avant lui. Même Luther s’était exclamé “Quelle tâche ardue et ingrate que d’obliger les écrivains hébreux à parler allemand ! “ Il est vrai qu’Agricola pouvait se servir du travail d’autres traducteurs, mais l’obstacle majeur était la langue finnoise, qui avait si peu été mise par écrit!
C’est comme si Agricola construisait une maison sans aucun plan et avec des matériaux rares et éparpillés. Comment s’y prend-il? Il commence par puiser des mots dans différents dialectes finnois et par les écrire tels qu’ils se prononcent. C’est probablement lui qui invente les termes “ gouvernement “, “hypocrite“, “ manuscrit“, “ force militaire “, “modèle “ et “ scribe “ en finnois. il forme des mots composés, des dérivés et fait des emprunts à d’autres langues, surtout au suédois. Il crée ainsi les termes enkeli (ange), historia (histoire), lamppu (lampe), marttyyri (martyr) et palmu (palmier).
La Parole de Dieu pour les gens du pays
Finalement, en 1548, le premier volume d’une série est publié sous le titre Se Wsi Testamenti (Le Nouveau Testament). Certains pensent que cette traduction aurait été achevée cinq ans plus tôt, mais que sa publication aurait été retardée, faute d’argent. On suppose qu’Agricola a financé lui-même une grande partie de l’impression.
Trois ans plus tard paraissent Dauidin Psaltari (les Psaumes), qu’Agricola a traduits, peut-être en collaboration avec d’autres. Par ailleurs, Agricola est le fer de lance de la traduction des livres de Moïse et des prophètes.
Reconnaissant humblement ses limites, Agricola écrit en toute franchise “ Qu’aucun chrétien et homme pieux, qu’aucun lecteur de ce Saint Livre ne soit déçu s’il trouve dans cette traduction d’un novice quelque chose d’erroné, d’étrange et laid, ou qui soit exprimé de façon nouvelle.” Malgré les imperfections que peuvent comporter ses traductions, le zèle tenace avec lequel Mikael Agricola s’est efforcé de rendre la Bible accessible au peuple est assurément digne d’éloges.
Le legs d’Agricola
Début 1557, Agricola devenu luthérien puis évêque de Turku — est choisi pour faire partie d’une délégation qui se rend à Moscou afin d’arbitrer des litiges territoriaux entre la Suède et la Russie. La mission est un succès. Toutefois, Agricola tombe malade, sans doute en raison des conditions très pénibles de son voyage de retour. Il meurt avant d’arriver chez lui, vers l’âge de 47 ans.
Durant sa vie relativement courte, Agricola n’a produit qu’une dizaine de publications dans sa langue, soit un total de 2400 pages. Toutefois, beaucoup pensent que ce “Père de la littérature finnoise” a stimulé le développement de la culture de son pays. A partir de là, le peuple finnois et sa langue ont considérablement évolué dans les domaines de l’art et des sciences.
Ce qui est plus important, c’est que Mikael Agricola a contribué à rendre la lumière de la Parole de Dieu plus éclatante à ses compatriotes. Cela est résumé dans un poème à sa mémoire, écrit en latin après sa mort “ Il n’a pas laissé derrière lui de testament ordinaire. Plutôt qu’un testament, c’est une oeuvre — la traduction des livres saints en finnois — et cette oeuvre mérite toutes les louanges.”
Soif des paroles de la Bible
Pendant un quart de siècle, les chrétiens malgaches persécutés n’eurent d’autre missionnaire que la Bible. Et lorsque, en 1861, après la mort de Ranavalona, une reine persécutrice des chrétiens et de la Parole de Dieu, les missionnaires anglais revinrent (ils avaient été expulsés par la reine Ranavalona en en juillet 1836), au lieu de mille adhérents et de deux cents chrétiens déclarés qu’il y avait en 1835 à Madagascar, ils trouvèrent cinq mille chrétiens déclarés. Voilà ce qu’avait fait la lecture de la Bible. La Bible est un bon missionnaire.
Le premier désir des chrétiens malgaches, dès qu’ils eurent retrouvé la liberté de lire la Bible, ce fut de la posséder tous. Les Bibles désirées arrivèrent la veille du couronnement du roi Radama II, d’où il résulta qu’il n’y avait pas, à ce moment, de porteurs disponibles, et que les caisses de Bibles furent immobilisées à la côte pendant quelques semaines. Quel exercice de patience pour les chrétiens malgaches ! Certes, ils étaient heureux de voir auprès d’eux les missionnaires, mais ils ne cessaient de demander : « Où sont donc les Bibles? » Lorsque, à la fin, les caisses arrivèrent, trois journées furent fixées pour la distribution (une pour chaque église de la capitale).
L’affluence fut telle qu’on jugea plus prudent de fermer à clef les portes de la maison qui servait de dépôt, et de distribuer les volumes par la fenêtre.
Mais combien de chrétiens, dans les régions éloignées, ne purent pas avoir part à la distribution ! Un soir, deux malgaches se présentèrent à une station missionnaire. Ils avaient fait plus de quarante lieues. «Avez-vous une Bible?» leur demanda le missionnaire, après un moment de conversation. «Nous l’avons entendu lire, répondirent-ils, mais nous ne possédons que quelques-unes des paroles de David, et encore ne sont-elles pas à nous. Elles appartiennent à toute la famille. — Les avez-vous avec vous, ces paroles de David?» Les deux visiteurs se regardèrent, craignant qu’on ne leur ravit leur trésor. Puis, rassuré par le missionnaire, l’un d’eux tira des plis de sa tunique quelque chose qui ressemblait à un vieux chiffon roulé. C’étaient de vieilles feuilles du livre des psaumes déchirées, noircies par l’usage. Elles avaient passé de main en main, et avaient fini par tomber en morceaux.
« Avez-vous jamais vu les paroles de Jésus, ou de Jean, ou de Pierre? » demanda le missionnaire. « Nous les avons vues et entendues, mais nous ne les avons jamais possédées ». Le missionnaire alla chercher un exemplaire du Nouveau Testament et des psaumes. « Si vous voulez, leur dit-il, me donner ces quelques paroles de David, je vous donnerai toutes les paroles de David, et par dessus le marché toutes celles de Jésus, et de Jean, et de Paul et de Pierre ». Ces hommes n’en revenaient pas. Mais tout d’abord, ils voulurent voir si les paroles de David étaient bien les mêmes. Quand ils s’en furent assurés, leur joie ne connut plus de bornes. Ils laissèrent leurs pages déchirées, prirent congé du missionnaire, et partirent pour refaire leur quarante lieues, rapportant ces merveilleuses paroles aux habitants de leur lointain village.
Un forçat traduit la Bible
C’est à un forçat à vie que les Lapons[1] doivent leur première traduction complète de la Bible.
En 1849 éclatèrent en Laponie, des troubles religieux graves. Des exaltés se livrèrent à toutes sortes d’extravagances. Vingt-deux personnes furent emprisonnées, et la paix sembla rétablie, mais en 1852 il y eut une explosion plus terrible encore, et, sous une couleur religieuse, les passions les plus violentes se donnèrent libre carrière.
Le pasteur fut maltraité, et son presbytère assiégé par une foule hurlante. Le gouverneur fut assassiné, un négociant subit le même sort, et sa maison fut pillée et livrée aux flammes.

Trente-trois coupables furent arrêtés et livrés à la justice comme meurtriers, voleurs ou incendiaires. Ils furent condamnés une vingtaine environ, à la peine de mort, les autres à la prison perpétuelle. Parmi ces derniers se trouvait un jeune pêcheur du nom de Lars Haetta. Il fut transféré à la maison de correction de Christiania. Il ne savait ni lire ni écrire. Mais quand il vit que c’était pour lui la seule occupation possible, il apprit vite l’un et l’autre. Une fois qu’il sut lire, il prit grand intérêt à la lecture de la Bible. Après l’avoir étudiée pendant un an ou deux, il forma le projet d’achever de la traduire dans la langue des Lapons[2]. C’était, pour un homme d’une éducation aussi imparfaite, une entreprise singulièrement difficile. Il s’y mit tout de même. Il révisa d’abord le Nouveau Testament, puis compléta la traduction de l’Ancien. Au cours de sa peine, la liberté lui fut rendue, et c’est hors de prison qu’il semble avoir achevé sa traduction, qui, revue par des hommes compétents, est devenue la Bible des Lapons norvégiens.
___________________________________________________________
Notes :
[1] Dans un sens large, la Laponie (en suédois Lappland, en same Sápmi) désigne le pays des Saami. Elle est alors une région boréale européenne, située au nord de la péninsule scandinave (dans le nord de la Norvège et de la Suède), au nord de la Finlande et au nord de la presqu’île de Kola en Russie. Dans un sens plus limité, la Laponie est une province historique de la Suède qui, depuis 1809 où la Finlande fut conquise par la Russie, se trouve partagée entre la Suède et la Finlande.
[2] Le Nouveau Testament en Lapon avait paru en 1840, en même temps qu’une histoire sainte contenant la traduction du Pentateuque et de vingt-deux psaumes. Nos documents ne nous disent pas s’il l’acheva.
La traduction de la Bible en turc
Ali Bey, d’origine Polonaise, traduisit la Bible en turc. Il l’acheva en 1666. Le manuscrit fut envoyé par Levin Warner à Leyde pour y être imprimé. Toutefois, on ne sait pourquoi, il ne fut pas livré à l’impression, et resta tel quel dans la bibliothèque de l’Université de Leyde. Pendant cent cinquante ans, le manuscrit y dormit.
En 1814, le Dr Pinkerton, secrétaire de la Société biblique britannique, examina, à la requête du comité, ce manuscrit, se convainquit de sa valeur et de l’opportunité qu’il y avait à l’imprimer. Mais qui charger de cette impression, ainsi que de la révision nécessaire?
Dieu y avait déjà pourvu. Il y avait alors à Berlin un conseiller de la Légation impériale russe, le baron von Diez, précédemment ambassadeur russe à Constantinople, où il avait acquis une connaissance approfondie de la langue turque. Au cours d’une conversation avec des amis, le Dr Pinkerton, de passage à Berlin, avait appris d’une façon tout accidentelle et l’existence du baron von Diez et de quelle manière remarquable il possédait le turc. Il avait été le voir, et s’était longuement entretenu avec lui du manuscrit d’Ali Bey et de sa publication éventuelle. Le baron s’était déclaré tout disposé à entreprendre ce travail.
Il en fut chargé par le comité, et s’y mit la même année. L’Université de Leyde consentit volontiers à prêter le manuscrit. Von Diez fut frappé de l’excellence de la traduction d’Ali Bey. «Si je continue à la trouver aussi correcte, écrivait-il, je n’exagère rien en disant qu’elle prendra rang parmi les meilleures versions du saint volume, et même que, pour bien des passages, elle les dépassera». — «De tout mon coeur, écrivait-il dans une lettre, je désire que ce travail puisse être accompli pour la gloire de Dieu et pour le bien de mes semblables. Une pensée toutefois me tourmente par moments. J’ai soixante-trois ans… et s’il plaisait à Dieu de me retirer au milieu de ce travail, je ne sais pas qui pourrait le continuer après moi. Mais je demanderai à Dieu de prolonger ma vie jusqu’à ce que j’aie pu l’achever».
Deux ans et demi après, un ami venait voir le baron von Diez et le trouvait la tête appuyée sur son bureau, presque incapable de parler. «Je conserve l’espoir, dit-il à son visiteur, que Dieu me rétablira pour que je puisse achever la publication de la Bible turque. Mais s’il en a disposé autrement, que sa volonté soit faite. Je puis dire avec Paul : «Si je vis, je vis pour le Seigneur. Si je meurs, je meurs pour le Seigneur».
Huit jours après, von Diez quittait ce monde. Il n’avait pas achevé le Pentateuque.
Comment l’entreprise allait-elle être menée à bien? Encore une fois, Dieu y avait pourvu. Jamais la parole : «Dieu enterre ses ouvriers, et il continue leur oeuvre», ne fut plus vraie. Mort au mois d’avril, von Diez avait un successeur en juillet, dans la personne de M. Kieffer.
Né à Strasbourg en 1767, M. Kieffer s’était adonné de bonne heure et avec distinction à l’étude des langues orientales et avait obtenu un emploi à Paris, au ministère des affaires étrangères. En 1796, il fut envoyé à Constantinople comme interprète et secrétaire de l’ambassade française. Peu après, la guerre éclata entre la Turquie et l’Égypte. L’influence française était prédominante dans ce dernier pays. Immédiatement, le sultan fit jeter au château des Sept Tours M. Ruffin, le chargé d’affaires français, et son secrétaire interprète M. Kieffer. Pendant plusieurs années, ils y subirent une captivité très étroite.
Le château des Sept Tours devint le cabinet de travail de M. Kieffer. Avec l’aide de son compagnon de captivité, il apprit à fond la langue. Ce n’est qu’en 1803, au bout de près de sept ans, qu’il fut autorisé à retourner à Paris pour y accompagner, à la cour de Napoléon, un ambassadeur turc; à peine arrivé, il fut comblé d’honneurs en reconnaissance soit de ses dons éminents, soit des souffrances qu’il avait endurées. Il fut nommé successivement secrétaire et interprète au ministère des affaires étrangères, professeur de turc au Collège de France, et premier secrétaire et interprète du roi pour les langues orientales.
En juillet 1817, le comité de la Société biblique britannique demanda à M. Kieffer de continuer la révision et la publication de la Bible turque. M. Kieffer accepta. L’Université de Leyde consentit de nouveau à prêter le manuscrit, et le gouvernement français leva tout droit d’entrée pour le papier et les caractères d’imprimerie qui furent envoyés de Berlin.
En 1827, M. Kieffer qui, entre temps, en 1820, était devenu le premier agent de la Société en France, achevait la révision et la publication de la version d’Ali Bey, et le précieux manuscrit reprenait sa place à l’Université de Leyde, après avoir enfin, au bout d’un siècle et demi, servi dans la maison de Dieu comme un vase d’honneur.
La Bible turque publiée par M. Kieffer a été l’objet d’une révision, faite de 1873 à 1878 par un comité qui s’est aidé de travaux partiels parus depuis 1827. Cette révision a été elle-même révisée, de 1883 à 1885, par un nouveau comité.
Pour faire comprendre l’importance de la traduction de la Bible en turc, il suffira de rappeler que le turc est parlé non seulement dans tout l’empire turc, mais encore dans la plus grande partie de la Perse, et qu’il est en outre la langue écrite comprise par les innombrables tribus tartares.
Sauvé en traduisant la Bible
Au commencement du dix-septième siècle naissait en Pologne, dans une famille Bobowski, un enfant qui reçut le nom d’Albert. Encore tout jeune, il fut enlevé dans une razzia de Tartares, et vendu comme esclave à un noble de Constantinople, qui le revendit peu après au sérail, où il passa vingt ans. Il y reçut une éducation très soignée. Arrivé à l’âge d’homme il renonça publiquement à la foi dans laquelle il était né, embrassa celle du prophète de la Mecque, et, à partir de ce moment, s’appela Ali Bey.
Il était doué d’un remarquable talent pour les langues. Il n’en comprenait pas moins de dix-sept, et parlait avec une parfaite aisance la plupart des langues européennes : l’anglais, le français, l’allemand, etc. Il était encore un tout jeune homme lorsqu’il fut nommé premier interprète du sultan Mahomet IV.
Il rencontra à la cour de ce potentat un homme qui sut non seulement découvrir ses capacités, mais encore leur donner un noble emploi. C’était Levin Warner, ambassadeur hollandais à Constantinople. À son instigation, Ali Bey entreprit ce qui devait être la grande oeuvre de sa vie, la traduction de la Bible en langue turque. On ne sait pas avec certitude s’il traduisit directement sur l’original. Toujours est-il que sa traduction est, d’un style très coulant, qui reproduit toutes les nuances de la langue. Il l’acheva en 1666. Le manuscrit fut envoyé par Levin Warner à Leyde pour y être imprimé. Toutefois, on ne sait pourquoi, il ne fut pas livré à l’impression, et resta tel quel dans la bibliothèque de l’Université de Leyde. Mais cette traduction qui devait si longtemps demeurer inutile avait déjà accompli une grande oeuvre, elle avait ramené son auteur à la foi chrétienne. Ali Bey, dit l’histoire, était décidé à rentrer dans le sein de l’Église chrétienne en recevant le baptême. La mort, malheureusement, survint avant qu’il eût accompli son dessein. Il est permis de penser que l’étude des Écritures n’était pas étrangère à sa décision.
Ce témoignage nous donne la preuve que tout est entre les mains de notre Dieu, et que nous devons lui faire confiance « sans comprendre » parfois… Les parents de ce petit Albert ont payés chèrement pour que le la Parole de Dieu puisse être largement répandue… mais quelle joie pour ceux qui, devant le trône de Dieu, s’entendront dire « C’est bien, bon et fidèle serviteur… » !
La barge PA 3-37 du 6 juin 44 à 6h45
Suite à un documentaire diffusé sur France 5, j’ai voulu partager avec vous l’histoire de Fritz Wunderlich, jeune Allemand de dix-sept ans, servant dans l’armée allemande dans l’une des batteries côtières défendant les côtes Normandes. Nous sommes le 6 juin 1944 au petit matin.
Omaha Beach. La première vague d’assaut débarque à 06h36 avec mille quatre cent cinquante soldats répartis dans 36 barges à fond plat. Les libérateurs doivent parcourir cinq cents mètres à découvert avant de pouvoir trouver un semblant d’abri. La barge PA 3-37 avec quarante soldats débarque à 6h 45 et en moins de dix minutes, trente-neuf soldats de cette barge tombent sous la mitrailleuse de Fritz Wunderlich. Un seul Américain, Stargell, sort indemne de ce cauchemar.

Un autre cauchemar est pourtant en train de naître, et celui–là, c’est dans la vie de Fritz Wunderlich qu’il se développe. En quelques minutes, il vient d’enlever trente-neuf vies. C’est la première fois qu’il est au front, qu’il tire, qu’il tue; pour un baptême du feu c’est un baptême de mort. Trente-neuf jeunes hommes à terre en un seul coup de mitrailleuse. Bien entendu on dira: «c’est la guerre», on entendra les poncifs habituels «Tuer ou être tué»; certes il y aura toujours des gens pour parler de «l’instinct de survie», mais tout cela, ce sont des mots qui ne retirent rien au cauchemar du jeune Fritz. Fait prisonnier, il ne pourra plus jamais oublier ce qu’il a vécu ce matin-là et ce, tout au long de sa vie.
En 2002, soit cinquante-huit ans plus tard, Fritz Wunderlich est encore hanté, chaque nuit, par ces images de jeunes soldats, tombés sous ses balles, avec un numéro de barge qui l’obsède: PA 3-37. Des scènes mémorisées à jamais, que le devoir à accomplir, tout comme le danger imminent, ne pourront jamais adoucir d’aucune manière.
Un après midi de Novembre 2002, regardant un documentaire sur le débarquement de Normandie, il entend le témoignage d’un homme, qui raconte son cauchemar. Trente-neuf de ses amis tombent autour de lui, à la sortie de la barge numéro PA 3-37; il décrit la scène en détails. Cinquante-huit ans après, le choc est terrible pour Fritz. Il laisse tomber à terre la télécommande du téléviseur; il a, face à lui, le seul survivant de la barge PA 3-37, Mr Stargell.

Après de longues semaines d’hésitations, Fritz décide de prendre l’avion pour les États-Unis à la rencontre de Stargell. Il se retrouve bientôt devant sa maison; des enfants jouent au ballon; indéniablement il y a du bonheur ici et de la joie de vivre. Fritz, frappe à la porte et un homme de 75 ans heureux et épanoui, ouvre et demande à ce monsieur ce qu’il veut.
«Monsieur Stargell? Oui moi-même! Je suis Fritz Wunderlich, j’avais dix-sept ans le 6 juin 1944 sur Omaha Beach quand à 6h45 j’ai fait feu sur la barge numéro PA 3-37. J’ai fait ce voyage d’Allemagne jusqu’à vous aux États-Unis pour vous demander de me pardonner de cet acte horrible qui hante toutes mes nuits.»
Stargell, et Fritz tombent tous deux dans les bras l’un de l’autre et pleurent, l’un de regrets et l’autre de joie, celle de pouvoir pardonner. Stargell, raconte qu’il croit en Dieu depuis le drame du 6 juin 44 à 6h45 et qu’il n’a pas laissé sa vie entre les mains de la haine et de la vengeance et qu’au lieu de subir il a préféré vivre. Dieu a reconstruit sa vie, ses pensées et lui a permis de fonder un foyer avec le privilège de rendre témoignage dans les écoles, entreprises, et dans plusieurs villes et villages de sa région.
Stargell et Fritz se retrouvent depuis, chaque année sur les lieux de cette tragédie, pour rendre hommage à leurs collègues disparus, et renforcer les liens de l’amitié, là où il y plus de soixante ans tout les séparait.
Je terminerai avec une phrase d’un orateur chrétien qui disait ceci à propos du pardon: « Le défi n’est pas de pardonner et d’oublier. Le véritable honneur se trouve dans la capacité de pardonner tout en continuant à se souvenir.»
L’adoration de Jésus
L’adoration est le culte suprême rendu à Dieu, qui seul y a droit, Jésus le rappelle :
« Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul » (Mt 4 : 10).
Ni les hommes, ni les anges n’ont droit au prosternement qui extériorise cette adoration. Aussi Pierre releva-t-il Corneille qui s’était prosterné devant lui (Ac 10 : 25 et 26). Paul et Barnabas s’indignèrent contre les habitants de Lystre qui voulurent leur offrir un sacrifice (Ac 14 : 13 à 15) ; l’ange de l’Apocalypse lui aussi refusa l’hommage de Jean (Ap 19 : 10 ; 22 : 9) et lui ordonna : « Adore Dieu ».
A la déclaration de Dieu en Esaïe : « Tout genou fléchira devant moi » (Es 45 : 23), correspond celle de l’apôtre Paul en Philippiens : « Qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre » (Ph 2 : 10).
Pour le Nouveau Testament, l’adoration due à Dieu seul est aussi due au Christ qui s’est laissé adorer de son vivant et après sa résurrection.
| Dieu adoré |
| Mt 4 : 10 * |
| Lc 4 : 8* |
| Jn 4 : 23* |
| Ac 8 : 27* |
| Ac 24 : 11* |
| 1 Co 14 : 25* |
| Ep 3 : 14 |
| Christ adoré |
| Mt 2 : 11* |
| Mt 8 : 2* |
| Mt 9 : 18* |
| Mt 14 : 33* |
| Mt 15 : 25* |
| Mt 17 : 14 |
| Mt 20 : 20* |
| Mt 28 : 9* |
| Mt 28 : 17* |
| Mc 1 : 40 |
| Mc 3 : 11 |
| Mc 5 : 6* |
| Mc 10 : 17* |
| Lc 24 : 52 |
| Jn 5 : 23 |
| Jn 9 : 38* |
| Ph 2 : 10 |
| Hb 1 : 6 |
| Ap 5 : 8 |
Dans la plupart de ces textes (ceux qui sont marqués d’un astérisque *) les Ecritures utilisent le verbe grec «
proskuneo » qui se traduit par adorer. Mais les traducteurs du Monde Nouveau (Témoins de Jéhovah) n’utilisent ce verbe que si l’objet de l’adoration est Dieu. Mais quand ce verbe a pour objet Jésus-Christ, ces traducteurs utilisent l’expression rendre « hommage ». Pour quelles raisons introduisent-ils ce changement dans la traduction du même mot ?
Ajoutons que le service à Dieu seul selon Matthieu 4 :10 est aussi revendiqué par Jésus (Jn 12 : 26).
Le Christ ne réclame pas seulement l’adoration et la foi, mais aussi les prières dont il promet l’exaucement (Jn 14 : 13 et 14 ; 1 Jn 5 : 14 et 15).
| Prière à Dieu |
| Mt 6 : 9 |
| Ep 3 : 14 |
| Jc 1 : 5 |
| 1 Pi 1 : 17 |
| Prière à Christ |
| Mt 8 : 2 |
| Mt 8 : 25 |
| Lc 5 : 8 |
| Lc 0,9875 |
| Jn 15 : 7 |
| Jn 20 : 28 |
| Ac 7 : 59 |
| Ac 9 : 13 |
| Ac 9 : 21 |
| Ac 22 : 18 |
| Rm 10 : 13 |
| 1 Co 1 : 2 |
| 2 Ti 2 : 22 |
| Ap 5 : 8 |
Le Nouveau Testament invite d’autre part à prier au nom de Jésus-Christ, dans de nombreux passages : Jn 15 : 16, 16 : 23 et 24 ; Col 3 : 17…
Jésus par son nom
Dans la Bible, le nom a toujours une signification profonde car il est le reflet de celui qui le porte : un des fils de Noé s’appelait
shem, mot qui signifie « nom » (Gn 5 : 32). C’est de lui que sont issus les Shémites ou Sémites c’est-à-dire « les porteurs du nom » de l’Eternel !
Un nom exprime donc prophétiquement l’essence, le parfum, la personnalité cachée de celui qui le porte au point que parfois le nom de la personne change :
- Abram, père haut et élevé devient Abraham, père d’une multitude de nations ;
- Jacob signifie supplanteur, rusé, trompeur, après sa transformation, il s’appellera Israël, vainqueur pour ou avec Dieu.
Il n’y a rien de surprenant que le nom de Jésus ait été donné par Dieu Lui-même via l’ange annonciateur de la future maternité de Marie : « Tu enfanteras un fils et tu Lui donneras le nom de Jésus, Il sera grand, sera appelé Fils du Très Haut et le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David son père (Lc 1 : 31 à 32). Joseph le fiancé de Marie apprit aussi dans un songe quelle était la volonté de Dieu et le nom de Jésus lui fut aussi précisé : « Elle enfantera un fils et tu Lui donneras le nom de Jésus, c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés » (Mt 1 : 21). C’est un nom qui réellement n’est pas comme les autres par sa portée prophétique : dans le nom de Jésus, il y a le parfum et l’essence même de Dieu ! Le prophète Esaïe, sous l’inspiration divine n’avait-il pas dit : « Un enfant nous est né, un fils nous est donné et la domination reposera sur Son épaule, on L’appellera Admirable, Conseiller, Dieu Puissant, Père Eternel, Prince de la paix (Es 9 : 5). Des attributs divins que nul autre que Lui n’a jamais portés. En effet, dans la personne de Jésus, c’est Dieu Lui-même qui vient sauver l’être humain de ses péchés !
En hébreu, Jésus se dit
Yéshoua. Ce nom est la contraction de deux mots :
Yé, racine du nom de l’Eternel et
Shoua, du verbe
yasha’ qui signifie secours, délivrance, salut, victoire, triomphe, aide, assistance, sauvetage, affranchissement, bonheur (ou être heureux).
Considérant ces qualificatifs dans le ministère messianique de
Yéshoua, le Messie que les nations appellent Jésus, Il est, selon l’étymologie de son nom, « Dieu qui sauve et délivre ».
La racine du nom de Jésus,
Yéshoua, signifie :
- Secours: Nombreux sont ceux qui ont été secourus dans leur détresse par Jésus. Marie, sa mère a prophétiquement dit à Sa naissance : « Il a secouru Israël son serviteur et s’est souvenu de sa miséricorde » (Lc 1 : 54) comme il est écrit « je (l’Eternel) porterai secours à mes brebis afin qu’elles ne soient plus au pillage » (Ez 34 : 22).
- Délivrance, affranchissement : c’est-à-dire, rendre libre quelqu’un en l’arrachant à son esclavage. Jésus n’a pas cessé de le faire tout au long de son ministère et le fait encore aujourd’hui. « Quiconque se livre au péché est esclave du péché, si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libre » (Jn 8 : 34 à 36).
- Salut : C’est-à-dire sauver celui qui est perdu. Il s’agit du point central du ministère de Jésus et la raison de sa venue sur terre ! A sa naissance, déjà, un vieil homme nommé Siméon disait prophétiquement en tenant l’enfant dans ses bras : « Mes yeux ont vu ton salut (Yéshoua), salut (Yéshoua) que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël ton peuple » (Lc 2 : 30). Plus tard, au cours de son ministère Jésus dit à Zachée qu’Il rencontre à Jéricho, caché dans un arbre : « Le salut (Yéshoua) est entré dans ta maison car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19 : 10). A Golgotha, en mourant crucifié, Jésus-Christ donnait son sang pour sauver les humains perdus dans leur péché, Il faisait l’expiation à leur place afin que s’accomplisse ce que le prophète Esaïe avait dit : « Il a livré sa vie en sacrifice pour le péché » (Es 53 : 10).
- Victoire, triomphe : C’est-à-dire, abattre un ennemi et en triompher. « Il a dépouillé les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix » (Col 2 : 15).
- Aide, assistance : C’est-à-dire un soutien et un appui sur lesquels on peut compter, un fondement solide sur lequel on peut s’appuyer sans danger. « J’ai mis pour fondement en Sion une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée et celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir » (Es 28 : 16).
- Sauvetage : avec la pensée du sauveteur qui vient au secours de quelqu’un en danger. Non seulement Jésus offre le salut mais Il vient aider à saisir le salut à ceux qui le Lui demande, comme l’a fait un homme qui demandait une guérison pour son fils : « le père de l’enfant s’écria : Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! » (Mc 9 : 24). « Quand un malheureux crie, l’Eternel entend, Et il le sauve (
yasha’) de toutes ses détresses » (Ps 34 : 6). Le verbe crier est la traduction de
qara’ qui signifie « appeler par le nom ».
- Bonheur ou félicité : C’est-à-dire, être heureux. Le Roi David posait cette interrogation douloureuse dans les Psaumes : « Qui nous fera voir le bonheur ? » (Ps 4 : 7) Une seule réponse : c’est Yéshoua le Messie appelé par les nations Jésus ; Lui donne le vrai bonheur. « Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus–Christ » (1 Th 5 : 9). Un fils d’Israël appelé Paul (ou Saul de Tarse) pouvait dire au tribunal devant le roi Agrippa : « Je m’estime heureux » (Ac 26 : 2) tout simplement parce que le Messie avait transformé sa vie en lui donnant le bonheur et la félicité, c’est-à-dire, la paix du cœur et de l’âme.
Au sujet du ministère messianique de Jésus, le psalmiste écrivit « Tous les rois se prosterneront devant Lui, toutes les nations Le serviront » puis ajoute « car Il délivrera le pauvre qui crie et le malheureux qui n’a point d’aide, Il aura pitié du misérable et de l’indigent et Il sauvera la vie des pauvres, Il les affranchira de l’oppression et de la violence et leur sang aura du prix à ses yeux » (Psaume 72 : 11 à 14). Enfin, toute l’Ecriture souligne que Yéshoua le Messie est Dieu Lui-même qui sauve : « Il n’y a pas d’autre Dieu que moi, je suis le seul Dieu juste et qui sauve » (Es 45 : 21). « Qui sauve » est la traduction du verbe
yasha’ mais dans sa conjugaison on retrouve le mot
mashiah, messie[1] ; on peut donc traduire la fin du verset ainsi : « je suis le seul Dieu juste et (le) Messie ».
Dans le service du culte divin, le peuple d’Israël employait une huile appelée
shemen pour le chandelier, pour l’huile d’onction et pour le parfum (Ex 25 : 6). Le chandelier était la
Menorah, chandelier à 7 branches[2]. Le mot hébreu « menorah » se traduit littéralement par « de la flamme » ou « provenant de la flamme »… Et le nom de Jésus, lumière du monde (Es 42 : 6[3], 49 : 6 et Lc 2 : 30 à 32[4]),
Yeshoua’ possède 7 « épis », ou 7 flammes. Il coïncide avec les 7 lumières de la menorah, les sept esprits devant le trône de Dieu : « Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu » (Ap 4 : 5 ; voir aussi Ap 1 : 4, 3 : 1 et 5 : 6)…
+
= 
Ainsi, Dieu se déclare Messie et le prophète ajoute au nom du Seigneur : « Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! Car je suis Dieu et il n’y en a point d’autre ! » (Es 45 : 22).
« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4 : 12)
____________________________________________________________________________
Notes :
[1] Le texte massorétique retranscrit
mashiah. En hébreu, le texte du Tanakh (acronyme hébreu désignant la Bible hébraïque, formée de trois parties : La Torah, la Loi, en Cinq Livres appelé aussi Pentateuque ; les Nevi’im, les Prophètes ; les Ketouvim, les Écrits ou Hagiographes) est le texte massorétique. Il approuvé pour la pratique du judaïsme. Il est également amplement utilisé dans les traductions de l’Ancien Testament de la Bible. A l’origine le texte massorétique fut compilé, publié et distribué par un groupe de Juifs appelés les Massorètes, entre les 7ème et 10ème siècles. Le texte massorétique contient de nombreuses différences par rapport aux sources plus anciennes telles que la Septante, à la fois de petite et de grande importance. Le mot hébreu mesorah renvoie à la transmission d’une tradition. En réalité, il peut également désigner de manière plus générale l’ensemble de la tradition judaïque. Mais vis-à-vis du texte massorétique, le mot mesorah a une signification très précise : il désigne les annotations en marge des manuscrits (puis des livres imprimés) de la Bible hébraïque et qui renseignent sur des détails textuels, tels que la prononciation exacte des mots. Les plus vieux manuscrits connus contenant des extraits substantiels du texte massorétique remontent approximativement au 9ème siècle et le codex d’Aleppo (peut-être la toute première copie complète du texte massorétique dans un manuscrit) date du 10ème siècle.
[2] A ne pas confondre avec la « HanouKiath », chandelier à huit branches plus une pour l’allumage, qui est le rappel de la victoire de Juda Macchabée sur Antiochus Epiphane en 165 avant JC dans la tradition juive
[3] « Moi, l’Eternel, je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations… »
[4] « Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d’Israël, ton peuple. »