Jésus par son nom

Dans la Bible, le nom a toujours une signification profonde car il est le reflet de celui qui le porte : un des fils de Noé s’appelait shem, mot qui signifie « nom » (Gn 5 : 32). C’est de lui que sont issus les Shémites ou Sémites c’est-à-dire « les porteurs du nom » de l’Eternel !

 

Un nom exprime donc prophétiquement l’essence, le parfum, la personnalité cachée de celui qui le porte au point que parfois le nom de la personne change :

  • Abram, père haut et élevé devient Abraham, père d’une multitude de nations ;
  • Jacob signifie supplanteur, rusé, trompeur, après sa transformation, il s’appellera Israël, vainqueur pour ou avec Dieu.

 

Il n’y a rien de surprenant que le nom de Jésus ait été donné par Dieu Lui-même via l’ange annonciateur de la future maternité de Marie : « Tu enfanteras un fils et tu Lui donneras le nom de Jésus, Il sera grand, sera appelé Fils du Très Haut et le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David son père (Lc 1 : 31 à 32). Joseph le fiancé de Marie apprit aussi dans un songe quelle était la volonté de Dieu et le nom de Jésus lui fut aussi précisé : « Elle enfantera un fils et tu Lui donneras le nom de Jésus, c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés »  (Mt 1 : 21). C’est un nom qui réellement n’est pas comme les autres par sa portée prophétique : dans le nom de Jésus, il y a le parfum et l’essence même de Dieu ! Le prophète Esaïe, sous l’inspiration divine n’avait-il pas dit : « Un enfant nous est né, un fils nous est donné et la domination reposera sur Son épaule, on L’appellera Admirable, Conseiller, Dieu Puissant, Père Eternel, Prince de la paix (Es 9 : 5). Des attributs divins que nul autre que Lui n’a jamais portés. En effet, dans la personne de Jésus, c’est Dieu Lui-même qui vient sauver l’être humain de ses péchés !

En hébreu, Jésus se dit  Yéshoua. Ce nom est la contraction de deux mots : Yé, racine du nom de l’Eternel et Shoua, du verbe yasha’ qui signifie secours, délivrance, salut, victoire, triomphe, aide, assistance, sauvetage, affranchissement, bonheur (ou être heureux).

 

Considérant ces qualificatifs dans le ministère messianique de Yéshoua, le Messie que les nations appellent Jésus, Il est, selon l’étymologie de son nom, « Dieu qui sauve et délivre ».

 

La racine du nom de Jésus, Yéshoua, signifie :

 

  • Secours: Nombreux sont ceux qui ont été secourus dans leur détresse par Jésus. Marie, sa mère a prophétiquement dit à Sa naissance : « Il a secouru Israël son serviteur et s’est souvenu de sa miséricorde » (Lc 1 : 54) comme il est écrit « je (l’Eternel) porterai secours à mes brebis afin qu’elles ne soient plus au pillage » (Ez 34 : 22).

 

  • Délivrance, affranchissement : c’est-à-dire, rendre libre quelqu’un en l’arrachant à son esclavage. Jésus n’a pas cessé de le faire tout au long de son ministère et le fait encore aujourd’hui. « Quiconque se livre au péché est esclave du péché, si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libre » (Jn 8 : 34 à 36).

 

  • Salut :  C’est-à-dire sauver celui qui est perdu. Il s’agit du point central du ministère de Jésus et la raison de sa venue sur terre ! A sa naissance, déjà, un vieil homme nommé Siméon disait prophétiquement en tenant l’enfant dans ses bras : « Mes yeux ont vu ton salut (Yéshoua), salut (Yéshoua) que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël ton peuple » (Lc 2 : 30). Plus tard, au cours de son ministère Jésus dit à Zachée qu’Il rencontre à Jéricho, caché dans un arbre : « Le salut (Yéshoua) est entré dans ta maison car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19 : 10). A Golgotha, en mourant crucifié, Jésus-Christ donnait son sang pour sauver les humains perdus dans leur péché, Il faisait l’expiation à leur place afin que s’accomplisse ce que le prophète Esaïe avait dit : « Il a livré sa vie en sacrifice pour le péché » (Es 53 : 10).

 

  • Victoire, triomphe : C’est-à-dire, abattre un ennemi et en triompher. « Il a dépouillé les dominations et les autorités et les a livrées publiquement en spectacle en triomphant d’elles par la croix » (Col 2 : 15).

 

  • Aide, assistance : C’est-à-dire un soutien et un appui sur lesquels on peut compter, un fondement solide sur lequel on peut s’appuyer sans danger. « J’ai mis pour fondement en Sion une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée et celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir » (Es 28 : 16).

 

  • Sauvetage : avec la pensée du sauveteur qui vient au secours de quelqu’un en danger. Non seulement Jésus offre le salut mais Il vient aider à saisir le salut à ceux qui le Lui demande, comme l’a fait un homme qui demandait une guérison pour son fils : « le père de l’enfant s’écria : Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! » (Mc 9 : 24). « Quand un malheureux crie, l’Eternel entend, Et il le sauve ( yasha’) de toutes ses détresses » (Ps 34 : 6). Le verbe crier est la traduction de qara’ qui signifie « appeler par le nom ».

 

  • Bonheur ou félicité : C’est-à-dire, être heureux. Le Roi David posait cette interrogation douloureuse dans les Psaumes : « Qui nous fera voir le bonheur ? » (Ps 4 : 7) Une seule réponse : c’est Yéshoua le Messie appelé par les nations Jésus ; Lui donne le vrai bonheur. « Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus–Christ » (1 Th 5 : 9). Un fils d’Israël appelé Paul (ou Saul de Tarse) pouvait dire au tribunal devant le roi Agrippa : « Je m’estime heureux » (Ac 26 : 2) tout simplement parce que le Messie avait transformé sa vie en lui donnant le bonheur et la félicité, c’est-à-dire, la paix du cœur et de l’âme.

 

Au sujet du ministère messianique de Jésus, le psalmiste écrivit « Tous les rois se prosterneront devant Lui, toutes les nations Le serviront » puis ajoute « car Il délivrera le pauvre qui crie et le malheureux qui n’a point d’aide, Il aura pitié du misérable et de l’indigent et Il sauvera la vie des pauvres, Il les affranchira de l’oppression et de la violence et leur sang aura du prix à ses yeux » (Psaume 72 : 11 à 14). Enfin, toute l’Ecriture souligne que Yéshoua le Messie est Dieu Lui-même qui sauve : « Il n’y a pas d’autre Dieu que moi, je suis le seul Dieu juste et qui sauve » (Es 45 : 21). « Qui sauve » est la traduction du verbe yasha’ mais dans sa conjugaison on retrouve le mot mashiah, messie[1] ; on peut donc traduire la fin du verset ainsi : « je suis le seul Dieu juste et (le) Messie ».

 

Dans le service du culte divin, le peuple d’Israël employait une huile appelée shemen pour le chandelier, pour l’huile d’onction et pour le parfum (Ex 25 : 6). Le chandelier était la Menorah, chandelier à 7 branches[2]. Le mot hébreu « menorah » se traduit littéralement par « de la flamme » ou « provenant de la flamme »… Et le nom de Jésus, lumière du monde (Es 42 : 6[3], 49 : 6 et Lc 2 : 30 à 32[4]), Yeshoua’ possède 7 « épis », ou 7 flammes. Il coïncide avec les 7 lumières de la menorah, les sept esprits devant le trône de Dieu : « Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu » (Ap 4 : 5 ; voir aussi Ap 1 : 4, 3 : 1 et 5 : 6)…

+

= 

 

Ainsi, Dieu se déclare Messie et le prophète ajoute au nom du Seigneur : « Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! Car je suis Dieu et il n’y en a point d’autre ! » (Es 45 : 22).

 

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Ac 4 : 12)

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Notes :

[1] Le texte massorétique retranscrit mashiah. En hébreu, le texte du Tanakh (acronyme hébreu désignant la Bible hébraïque, formée de trois parties : La Torah, la Loi, en Cinq Livres appelé aussi Pentateuque ; les Nevi’im, les Prophètes ; les Ketouvim, les Écrits ou Hagiographes) est le texte massorétique. Il approuvé pour la pratique du judaïsme. Il est également amplement utilisé dans les traductions de l’Ancien Testament de la Bible. A l’origine le texte massorétique fut compilé, publié et distribué par un groupe de Juifs appelés les Massorètes, entre les 7ème et 10ème siècles. Le texte massorétique contient de nombreuses différences par rapport aux sources plus anciennes telles que la Septante, à la fois de petite et de grande importance. Le mot hébreu mesorah renvoie à la transmission d’une tradition. En réalité, il peut également désigner de manière plus générale l’ensemble de la tradition judaïque. Mais vis-à-vis du texte massorétique, le mot mesorah a une signification très précise : il désigne les annotations en marge des manuscrits (puis des livres imprimés) de la Bible hébraïque et qui renseignent sur des détails textuels, tels que la prononciation exacte des mots. Les plus vieux manuscrits connus contenant des extraits substantiels du texte massorétique remontent approximativement au 9ème siècle et le codex d’Aleppo (peut-être la toute première copie complète du texte massorétique dans un manuscrit) date du 10ème siècle.

[2] A ne pas confondre avec la « HanouKiath », chandelier à huit branches plus une pour l’allumage, qui est le rappel de la victoire de Juda Macchabée sur Antiochus Epiphane en 165 avant JC dans la tradition juive

[3] « Moi, l’Eternel, je t’ai appelé pour le salut, Et je te prendrai par la main, Je te garderai, et je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple, Pour être la lumière des nations… »

[4] « Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations, Et gloire d’Israël, ton peuple. »

2 réflexions sur “Jésus par son nom

  1. Eddy vraiment merci pour ces liens que tu envoie c’est si profond et si révélateur de la personne de Jésus que nous ne pouvons que nous réjouir et en faire emprofité à d’autres autour de nous . Personnellement je m’attache à diffuser théonoptie partout ou je rencontre des chrétiens car ce site est vraiment une très grande bénédiction. Je poste aussi tes prédication et message sur mon Facebook. Merci beaucoup.

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  2. Merci pour cet message, ça montre une fois de plus que nous ne devons pas négliger notre salut car c’est Dieu même qui est venus nous libérer d’où j’ame le titre d’un livre  » Il est venu libéré les captifs » que le Seigneur Dieu tout puissant vous bénisse ainsi que votre famille.

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