Le fondement spirituel du reiki

De nombreux adeptes du Reiki ignorent tout de ce qui se joue dans le monde des esprits lorsqu’une personne s’offre comme canal de l’énergie Reiki: « Véhiculer de la lumière et de l’amour, n’est-ce pas là tout le programme de Dieu ? », disent-ils. Mais voici ce qui se passe lors des initiations : « Dans le rituel de passage, l’initié Reiki doit recevoir une portion de la nature et de la conscience de Bouddha, afin de permettre d’activer de nouvelles forces de guérison» (1). Le Reiki doit permettre un épanouissement progressif de la nature bouddhique ou christique du soi, l’un et l’autre étant quasiment identiques dans la pensée orientale: « Dieu, Christ, Bouddha – peu importe finalement le nom que tu donnes à l’incarnation de la perfection la plus élevée » (1). Le Reiki devient ainsi une forme de divinisation de soi-même : « Tu prends conscience que tu es toi-même responsable de tout, tu es le maître de ta vie et de tes circonstances »[1]. Ceci rappelle « étrangement Genèse 1 : 2 « Vous serez comme des dieux » !

 

La divinisation de l’homme apparaît bien dans la prière que la maîtresse Reiki allemande Brigitte Müller recommanda lors d’une « méditation mondiale de guérison » : « Je commence par moi-même. Je suis une âme vivante, l’esprit de Dieu habite en moi. Moi et le Père, nous sommes un, et tout ce que le Père a m’appartient. En vérité, je suis le Christ de Dieu»1. La prière qui accompagne le premier symbole Choku Rei déclare: « J’entre dans l’éternité. Prends la décision. Entre et accède avec toutes tes énergies au noyau essentiel » 1. Une autre prière, celle du troisième symbole, le Hon Sha Ze Sho Nen, mentionne explicitement l’Esprit de Dieu. Une initiation Reiki correspond donc, pour celui qui la vit, à un retour vers Dieu, la force suprême1.

 

« Ce contact avec la force divine est si impressionnant qu’il reste marqué au plus profond de soi. C’est là que s’inscrit la nécessité de se libérer des représentations de péché, afin de canaliser l’énergie de vie universelle» 1. Lors de la prière prononcée avant le début d’un traitement, la personne demande (en pensées ou de manière audible) de pouvoir être un canal pour le Reiki. « J’élève donc mes mains vers mon front, j’incline ma tête et mon buste et laisse retomber mes mains à la hauteur de mon cœur. Ce rituel est un signe de respect… Joindre mes mains signifie réunir mes éléments yin et yang, mon côté lumière et mon côté ombre» 1.

 

A l’opposé, la démarche chrétienne implique une reconnaissance du péché (« mon côté ombre »), permettant de recevoir, par la foi, le pardon accompli par Jésus-Christ. Il ne s’agit pas d’« harmoniser » le péché mais de le confesser… Le Reiki se veut être une voie de salut personnel. Etre « libéré des représentations de péché » (Reiki) n’est pas synonyme d’être pardonné du péché (Evangile). La puissance du Saint-Esprit est parodiée par une union avec des esprits et énergies cosmiques indéfinis.

 

Le reiki est incompatible avec la foi en Jésus-Christ

 

Le reiki a indéniablement des vertus guérissantes. Mais la Bible nous défend de communiquer avec les esprits et les anges d’un autre monde : ceux-ci sont pour la plupart des suppôts de Lucifer, l’ange déchu, et ne sont donc plus sous l’autorité du Saint-Esprit. Ce sont des esprits de séduction.

 

Doris Sommer, présidente de l’Association internationale de Reiki, maîtresse et formatrice, a déclaré être entrée en contact avec son défunt frère par le biais d’un symbole Reiki. Elle explique également comment entrer en contact avec son ange personnel… « Tu peux toi-même avoir accès intérieurement avec ton ange, qui peut être appelé moi suprême ou chef de l’esprit ; chaque personne dispose d’un tel être qui le conduit, d’un esprit qui le guide…Tu peux écouter directement cet être – ou ton ange. Si tu désires lui donner un nom personnel, alors assieds-toi, donnes-toi un temps de Reiki (par Reiki II tu peux quitter ta conscience via HS et SHK [codes secrets]), puis demande directement à ton ange quel est son nom » 1. Nous avons ici à l’évidence une démonstration de spiritisme, clairement proscrit par l’enseignement biblique, où l’individu devient dépendant des esprits et anges déchus qu’il a appelés à son aide. Les anges placés sous l’autorité de Dieu ne se feraient en aucun cas appeler de cette manière-là, ni ne se révéleraient ainsi.

 

Certains maîtres admettent aujourd’hui que les forces canalisées par le Reiki pourraient ne pas être unilatéralement positives ; Eckart Warnecke, psychothérapeute, maître de training autogène et de Reiki, relate, dans son préambule au deuxième degré Reiki, combien sa vision du monde a été ébranlée suite à une expérience négative. Il déclare : « A quoi bon stocker de la lumière et de l’amour si nous ignorons qu’en même temps des forces sombres et destructrices s’insinuent en nous ? » 1.

 

Il faut donc se poser la question fondamentale: d’où provient l’énergie Reiki? Les Hindous parlent de « prana », les Chinois de « chi », les mystiques musulmans de « baraka », les cabalistes juifs de « yesod » et les Egyptiens de « ka ». D’autres recourent à des interprétations plus scientifiques en qualifiant les énergies cosmiques de bio-énergie. Dans tous les cas, il s’agit de forces issues du cosmos qui ont la faculté de s’associer à l’homme pour lui conférer un meilleur équilibre, de nouvelles forces d’auto-guérison. Ces énergies cosmiques sont activées par l’incantation de noms de dieux ou de maîtres à penser d’un certain système religieux. Cependant, il arrive souvent que seul le premier initié puisse procéder à de telles formulations. Les personnes utilisées comme intermédiaires ou canaux ne savent souvent rien de la source de l’énergie qui leur est administrée. L’on explique parfois ce secret en affirmant que « l’initié ne pourrait de toute façon pas comprendre correctement ». La plupart des maîtres de Reiki prétendent que cette méthode est neutre au plan religieux : « Le Reiki est tout à fait indépendant de la foi et de la vision du monde de celui qui donne et de celui qui reçoit le Reiki. Chez nous, de nombreux maîtres sont des chrétiens…A notre connaissance, l’exercice du Reiki ne lèse en rien des convictions de foi » 1.

 

Cette dernière affirmation, mise à l’épreuve de la Bible, s’avère fausse. Si un être humain a donné sa vie à Jésus-Christ, s’il veut vivre et servir par la puissance du Saint-Esprit, il doit se libérer, au nom de Jésus, du Reiki et des esprits impurs que véhicule cette méthode. Le Nouveau Testament nous met en garde contre l’association avec des puissances de l’air : « Prenez garde que personne ne fasse de vous une proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en Lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en Lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité » (Col. 2, 8-10).


Note :

[1] L’article et la bibliographie originales sont en allemand et ont paru dans le magazine « Christliches Zeugnis » 4/98.

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