Le chrétien et la malédiction de ses ancêtres (partie 1)

Dans le combat spirituel, les déviations ne manquent pas et en voici une qui n’a absolument rien à voir avec la réalité biblique : la théorie de « la malédiction des ancêtres » dont le chrétien doit soi-disant chercher à être délivré. Cette fausse doctrine a neutralisé la puissance libératrice de la croix, culpabilisé et paralysé certains chrétiens dans leur croissance spirituelle.

 

Le verset le plus utilisé à ce sujet est celui-ci : « Tu ne te prosterneras point devant elles (images taillées), et tu ne les serviras point; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements » (Ex 20:5-6). L’essentiel de ces réflexions est tiré du livre anglais « Power Encounter » de Opal L. Reddin des U.S.A.[1]

 

Pourquoi la popularité d’une telle hérésie?

 

Deux raisons peuvent être données pour en expliquer le succès.

 

  1. a) La première est le refus de l’être humain d’assumer ses propres responsabilités. Les théories psychologiques modernes ont convaincu beaucoup de gens qu’ils ne sont pas vraiment pécheurs, mais plutôt victimes de la société en général et des parents en particulier.

 

  1. b) Pendant leurs réunions, lorsque les chrétiens s’approchent pour la prière, ceux qui enseignent cette «malédiction des ancêtres » prétendent être capables de « briser cette malédiction qui est sur eux ». Vivant dans la génération de « l’instantané », la promesse d’une transformation morale rapide est très attrayante.

 

L’influence importante des parents sur leurs enfants

 

Ne sous-estimons pas la puissance de l’exemple parental. C’ est dans le foyer que les parents ont l’inestimable privilège, mais aussi l’immense responsabilité de forger le caractère de leur enfant. Ils peuvent faire de leur maison un havre de bonheur et de paix ou alors un « enfer ».

 

La Parole de Dieu donne aux parents des instructions précises, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. « Ces commande­ments, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu seras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras »(Dt 6:6-7). L’apôtre Paul a dit: « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur »(Ep 6:4).

 

Les parents doivent aussi réaliser que leur mondanité ou leurs propres négligences spirituelles peuvent avoir de tragiques conséquences sur leurs enfants. Les enfants souffrent des péchés de leurs parents, seulement s’ils font le mal comme eux et adoptent leurs mauvaises habitudes. Si Dieu ne tient jamais le coupable pour innocent, il ne considère pas non plus 1’in­nocent pour le coupable (Ex 34:7; Ez 18:17).

 

La théorie des raisins verts et des dents agacées

 

Les Israélites avaient développé une « théologie de la malédiction des ancêtres » en se basant faussement sur un proverbe en circulation en Israël de ce temps-là. C’est pourquoi, le prophète Ezéchiel les reprend en disant: « Pourquoi dites-vous ce proverbe dans le pays d’Israël : Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées? »(Ez 18:2; Jr 31:29).

 

Certains prédicateurs de nos jours utilisent ce verset pour expliquer que la malédiction des parents retombe bien sur les enfants. Mais, dans ce passage, Dieu dit exactement le contraire. Il dit au prophète d’an­noncer à son peuple, qu’ils ne doivent pas l’utiliser. « Je suis vivant! dit le Seigneur, l’Eternel, vous n‘aurez plus lieu de dire ce proverbe en Israël. Voici, toutes les âmes sont à moi; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi; l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ez 18:3-4). Le prophète Jérémie confirme aussi cette réalité en déclarant : « Mais chacun mourra pour sa propre iniquité; tout homme qui mangera des raisins verts, ses dents en seront agacées » (Jr 31:30). Dieu ne tient jamais l’innocent pour coupable.

(Suite « La malédiction des ancêtres n’est pas biblique (Partie 2) » :  https://wp.me/p8REsR-gf)

[1] Opal L. Reddin, Power Encounter, p. 198 à 208

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